Au camp nat, la suite
On retrouve le pote en question dans la rue. Homo pur souche (j’ai rien contre les homos je le précise), il fait la gueule quand il nous voit, nous infâme duo de pétasse qui lui avons piqué les deux Morceaux.
D’un air pincé il nous dit bonjour.
« Bonjour, Enzo, danseur.
- Bonjour, Marion, ramassée dans la rue ! »
On va dans un bar gay, boire quelques verres, on se sent un peu comme deux énormes éléphants dans un minuscule magasin de porcelaine.
Le verre ne s’éternise pas, Show must go on.
Dans la boîte, renommée « cabaret » pour l’occasion, on attaque nos morceaux. Gagné !
Le show démarre : Priscilla folle du désert, plumes, froufrous, paillettes et plateformes shoes. Mon morceau y va de son petit commentaire : « Tu vois moi je suis chorégraphe, alors la danse je préfère quand c’est en rythme avec la musique et le tempo ». Il bat le tempo sur la table.
La soirée se poursuit.
Quand nos morceaux dansent, nous on boit. Pas envie de leur montrer nos formidables pas de danse ce soir.
Roulage de pelles sur les sofas. Dassou me dit
« - Mariiiiooooooon, je peux te dire un truc, mais tu me promets que tu pars pas en courant ?
- Uh ? Vas y.
- Le mien vient de me dire que le tient a fait du X !!!!!! »
Et je suis allée me rechercher une vodka au bar.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (13)Au camp nat
C’était le passage obligé des vacances : le camp naturiste. Lieu où tout est permis, lieu où seuls les pantalons sont interdits.
Souci, comment entrer ? C’est une sorte de bunker, entre celui qui a une carte pour la saison, ou qui a acheté une carte pour la journée. Pour y entrer le soir, c’est pire. Les cartes journées ne fonctionnent pas, il faut avoir réservé dans un restaurant.
C’est ce qu’on a fait, on est allées manger dans un resto du célèbre « camp nat »
Non les gens ne mangent pas nus ! Ils sont habillés, il y a les gens habillés normalement et il y a ceux qui sentent le cul, pardonnez moi l’expression. Femmes de 40 ans, blondes platines, strings, cuir,chaînes, minijupes en lamé argent.
On est sur une terrasse, la bouffe est atroce mais le vin est bon. On a presque terminé de manger quand deux bombes sexuelles débarquent dans le resto. Vingt cinq ans à tout casser, une blonde, une brune, des seins énormes et des jambes interminables. Les hommes frémissent un peu partout, pour peu on jurerait voir une armée de pénis se dresser bien haut.
Le chef nous offre des chapeaux, j’écope d’un Stetson argenté et Dassou d’un Borsalino blanc. Dassou est en jean et argent, je suis toute en blanc. On échange.
Vêtue de nos grands chapeaux, on entreprend de se diriger vers le bar-à-ne-pas-manquer du camp : le Melrose. En chemin, la chair fraîche chapeautée que nous sommes ne passe pas franchement inaperçue, d’autant plus que pour faire couleur locale on a sorti l’artillerie lourde : respectivement minijupe et minishort.
On se fait accoster par deux morceaux. Par « morceaux », j’entends « Morceaux », j’insiste sur le terme car on est tombée nez à nez avec deux incarnations de la statue grecque. Abdos, pectoraux ; biceps, triceps, fessiers en béton, tout y est. Sauf qu’ils ne sont pas de pierre, ils sont danseurs.
On entre donc au Melrose. Queer as folk : l’euphorie, mais avec des hétéros. Quiconque connaît cette série américaine comprendra à quoi je fais allusion, pour les autres, imaginez l’ambiance des plus chaudes des soirées gay avec des filles à poil sur les tables. C’est la folie. Les gens dansent sur les tables, font des strip-teases, tout le monde joue le jeu. Un des morceaux y va de son petit spectacle et fait tomber le caleçon. Il nous le lance, Dassou le fait tournoyer autour de sa tête.
Les morceaux nous parlent d’un spectacle de danse qu’ils veulent aller voir, donné par un pote à eux.
(A suivre…)
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (4)Acoubayo Team
Avant de raconter les vacances, il faut que je raconte ce qu’est le Acoubayo Spirit, car c’est par là que tout commence.
Au commencement il y avait Romy et Marion. Compères de toujours et camarades de mini jupes.
Août 2002 : Samedi soir de vacances, Romy fait Sue Ellen, elle noie son chagrin de midinette dans la vodka pour oublier le mec qui veut pas d’elle. On rencontre une troupe de mecs complètement secs, super drôles. Le lendemain on les revoit à la plage. Ils nous invitent à un apéro le soir même. Un biskit. Un jeu d’alcool super drôle. On fâche les voisins, car une dizaine de garçons dans un appartement c’est bruyant. Fin des vacances, on se reverra sûrement l’an prochain, même heure même adresse.
Août 2003 : Du groupe de mec de l’an passé il reste Thomas, qui nous présente Julien son pote de toujours. Grosses soirées sur la plage, dernier soir on se fait un mexicain, nachos et cucaracha. On migre chez eux pour un biskit. Le premier qui a vraiment pris une dimension mythique. On termine en sous vêtements à se recouvrir de mousse à raser.
Août 2004 : Romy est amoureuse, Julien s’entraîne. Restent Thomas, Céline une nouvelle venue, ainsi que moi. Je suis là que une semaine. Gros n’importe quoi. On engrène même Romy et son copain à la Féria de Béziers. On montre nos parties génitales dans la rue, on s’asperge de sangria et on échoue sur une plage naturiste. Un biskit, c’est rituel. Les sous vêtements valsent, plage naturiste encore.
Novembre 2004 : Julien vient vivre à Lyon. Thomas descend un week-end. Soirées monstrueuses, apéro, boîtes et kolkhoze à 5 dans un studio.
Août 2005 : la naissance du concept, trois filles dans un appart, les mecs pas loin. L’Acoubayo spirit s’empare de nous. Biskits survoltés et n’importe quoi. Défi : « Ce soir on va au Bora et on se fait virer car on aura trop fait n’imp’ ». Raté ! Acoubayo yo, cri de guerre pour jeunes assoiffés, mais aussi concept de vie. Lendemains de soirées où on rigole encore de nos bêtises.
Acoubayo team, c’est nous, Ju, Thomas, Dassou et moi. On se voit pas souvent finalement, mais quand on se voit c’est « grosse caisse », gros n’imp et phrases cultes. Un concept avec ses rendez vous, comme le Acoubayo week end, l’engrène du n’importe quoi fin juin, les biskits, les anniversaires…
Il y a un consensus Acoubayo team, entre nous, pas de cul, rien de rien. Mais, car dieu merci il y a un mais, on se tape les annexes. Toutes mes copines y sont passées : Katia, Céline, Sandra, Céline (une autre), Emilie… Leurs potes aussi : Thimothé, Ben, Jb, Cyriaque, Flo la fiotte.
Cette année, on s’est fait une seule vraie soirée. Mais quelle soirée !
Bref on garde nos rendez-vous, et à l’avenir que l’on soit en couple, rangés, casés,à l’étranger ou toujours les mêmes. Puisse le Acoubayo Spirit vivre longtemps !
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