Une histoire de série
Il y a des séries dont on se passerait bien.
Ma série du moment n’est pas Sex and the city (hélas), ce n’est pas non plus Prison Break (hum…) ,Desperate Housewives, ni même Derrick (hourrah).
Ma série est une série noire. Il y a des fois les circonstances s’acharnent contre vous et cela vous met en boule. Je passe sur cette foutue histoire de Concours express auquel je peux pas participer. Mais il y a également le kéké de l’article “mais essaie” qui me fait une mort téléphonique et un hébergeur internet qui me brise les couilles à ne pas vouloir me répondre sur son forum de support.
Le pire, c’est que ce matin j’ai cassé mes lunettes.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (3)Petite colère du Week end
Si je suis une étudiante glandeuse qui rêvasse pendant les cours et dessine des phallus sur les cahiers de ses potes, j’aime aussi profondément m’investir dans un projet.
L’an dernier c’était le BDE, une année à cent à l’heure, de réunions qui finissent tard en soirées qui terminent mal, à gérer les clashs, les histoire de cul internes, les merdes de dernières minutes, les objections des autres étudiants ; organiser l’Inté, faire de l’humour potache, terrifier les premières années, gérer et aimer cette équipe de bras cassés qui était la mienne. J’étais une présidente un peu décadente, j’aimais profondément ça, et j’en retiens que je ne peux pas vraiment rester inactive.
Cette année on avait un projet. C’était de participer à un concours où il faut créer le supplément régional d’un hebdo. L’an dernier la chargée de communication de l’école avait repris le projet et monté une équipe.
Bien joué ! Belle réussite pour eux : ils avaient terminé troisièmes du concours.
Bref, le concours est reconduit pour cette année. On voulait intégrer l’équipe pour le gagner.
Ambitieux ? Complètement.
Gautier avait postulé tout de suite en juin. Génie de la photo et futur journaliste, il a à son actif plusieurs articles publiés, une émission de radio et il est un des lauréats du concours photo organisé par l’Equipe Magazine. C’est aussi un de mes meilleurs potes avec qui je fais de l’associatif depuis trois ans.
La rentrée arrive, il engrène Céline, de gros seins mais une jolie plume, elle fait partie de ma tribu de copines dévergondées, passionnée de journalisme et cinq ans de radio.
Il engrène également Constance et moi, le binôme créatif.
Le concours consiste à créer un supplément régional de A à Z. Rédaction, conception, diffusion. Mais surtout ce qui intéressait le binôme c’était la recherche publicitaire et la promotion des ventes. Ouais, on est des futures communicantes, enfin du moins on essaie.
Bref une sorte de « Dream Team », qui aurait fait office de Soviet lors d’une expérience complètement démente.
Le souci, c’est que évidement il y avait beaucoup d’appelés pour peu d’élus.
Bilan de l’opération, madame la chargée de comm’ veut pas passer des entretiens de motivation, certainement qu’elle n’a pas le temps. Elle a pris les premiers arrivés. Pour une équipe de dix personnes, je suis arrivée onzième.
Elle voulait me mettre en joker, une onzième personne, vu que la probabilité d’une défection est très probable.
Mais non, j’ai reçu un gentil mail me disant qu’elle avait du donner cette place de joker à une deuxième année pour assurer la transition avec les années suivantes. Soit je peux comprendre. Mais le problème c’est que l’an prochain le deuxième année en question sera en troisième année, et donc il sera en mobilité, c’est-à-dire pas là !
Bref, je suis furax, énervée, blasée.
Elle a construit un peu au hasard une équipe composée uniquement de journalistes, à l’exception de Constance, pour un concours où la promotion des ventes et le budget pub’ sont monstrueusement importants. Il faut harceler des gens au téléphone, faire des plaquettes, négocier, et se montrer plus pourri que les pourris. Cela m’aurait fait bander.
Les gagnants de l’an dernier ? Une école de commerce de Montpellier car ils avaient su gérer un bon contenu et de grosses rentrées publicitaires. Dois je rappeler que les écoles de commerce ne forment pas vraiment les gens à l’écriture ?
Oui je sais, j’ai d’énormes soucis existentiels.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (4)C’est la rentrée
6 mois d’Erasmus, 5 semaines au pays où la vie est moins chère (sic), 3 semaines de vacances endiablées. Un début septembre actif…Terminé tout ça !
C’est la rentrée. Nous y voilà, lundi matin 8 heures, comme des cons dans le Grand Amphi, à se marrer grâce au prof de sociologie de la culture qui fait des blagues sur nos préjugés culturels : « On dit que l’allemand est travailleur et discipliné et le français râleur, imaginez le pauvre type qui habite à la frontière allemande, à 10 km près il passait du stade de râleur à celui de discipliné ! » « Notez aussi que l’espagnol est fier et ombrageux et l’italien séducteur ».
Discussions de rentrée post semestre de mobilité :
« - et t’es partie où toi ?
- Bah je me suis pris des tôles en Egypte et toi ?
- oh bah des caisses en Angleterre moi ! ».
On retrouve ses habitudes, la machine à café, sa place en amphi, ses potes, le secrétariat toujours pris d’assaut.
Voir ceux qui ont changé, les cheveux qui ont poussés, ceux qui ont des coupes bizarres, ceux qui ont grossi.
4ème année, c’est la dernière, dans 9 mois on ne sera plus là. Faut penser aux masters, aux concours (« tu tentes les concours journalisme ? » « Ouais je vais devoir apprendre le Monde par cœur, et toi Marion ? » « Oh bah concours pour un master en comm’, je vais devoir apprendre le Communicator par cœur… »),à son sujet de futur mémoire…
On se sent comme des vieux cons : « Ce qu’ils sont jeunes les premières années !».
Mais c’est aussi des projets, des bilans, des objectifs, des soirées aussi : ressouder nos liens de vieux cons.
Putain, ça m’avait manqué !
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (3)"Mais essaie!"
J’ai vaincu la guigne !!!
En fait non je l’ai contournée… Profitant de nos potes communs, j’ai réussi à revoir ce « mec qui a une copine mais qui me le dit pas ».
J’étais chez lui ce matin !
Des fois, s’acharner c’est bien.
Y aura-t-il une suite à cette beuverie au rhum dans son salon ? Excellente question. On verra.
NB : J’assume entièrement la Bridget-Jonisation de ce blog.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (3)Marion la guigne
Je suis un cas clinique de poisse, de loose, de guigne. Un aimant à situation à la con. Une intégriste des trucs qui foirent.
Jugez donc sur pièces.
Lundi soir, j’organise une soirée pour les Erasmus de mon école (vie étudiante quand tu nous tiens). Pub sympa pour grosse affluence. Rien a gratter au niveau des Erasmus.
J’erre ma pinte à la main. Je me retrouve nez à nez avec un torse. Là je bloque : « Mais c’est ma veste !!! » Il portait sur son torse nu ma veste en velours H&M que j’avais lâchement abandonnée sur une chaise.
Je m’assure qu’il n’est pas gay, il porte ma veste quand même. On papote, on discute. Il porte ma veste donc je le surveille, histoire qu’il ne la salisse pas. Qui a dit prétexte ?
Soit, on échange aussi nos colliers : il prend mon pendentif en forme de cœur, je prends sa chaîne de mec. On rigole, il me plaît bien, mignon, gentil, drôle. Bref il y a rapprochement certain.
Fin de soirée. Lui : « Bon bah c’est l’heure d’échanger nos affaires », moi : « On peut aussi échanger nos numéros ! ».(Notez que je me mets à la finesse). Devant la sortie du pub, je tente une approche de type buccal. Je me fais repousser gentiment : « on se reverra mais là ma vie est compliquée »
Voilà qui ne sent pas bon.
Confirmation auprès d’un pote en commun : « il m’a dit que tu lui plaisais, qu’il aimerait bien te revoir, mais en fait il a une copine ».
La tuile…
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