Blonde et frileuse

29 janvier 2007

Retour d’un jeudi soir arrosé avec Dassou, on dort chez une copine dans un lit deux places :

« Dassou mais pourquoi tu te colles à moi comme ça, il y a pas assez de place dans le lit ?
- Mais j’ai froid… »

Pas qu’une histoire de chaussures

24 janvier 2007

Suite à mon passage de refuge sous une couette bien chaude la semaine dernière, j’ai fait un week end de n’importe quoi.

Vendredi, soirée électro avec Dassou et pleins de potes. Je me trouve un SMACS, il n’est pas gay, il est stewart : yala! J’ai joué à camion-pouet-pouet toute la soirée et le bar était notre meilleur ami.

Samedi, sortie dans un bar branchouille. Dassou est dans une forme exceptionelle, elle pousse son cri caractéristique de quand elle est bien partie : “Yiiiiiiiiiiiiiiiii”. On piccole, on fait n’importe quoi, Dassou embrasse un mec qui ressemble à Borat (dans la vraie vie); je tombe sur un gars que j’avais dragué dans un autre bar branchouille, mais en juillet. (la soirée précedant l’article: “mortes de faim!”).

“-Bah David pourquoi tu as pas rappelé après être passé me voir à ma caisse, c’est mon tee shirt qui t’a fait peur?
(c’était l’époque où je bossais dans la grande distribution)
- Mais enfin marion, je suis passé à ta caisse avec une bouteille de champ’ et une boîte de capotes, c’est toi qui aurait du me contacter…”

En fait, j’avais même pas vu le contenu de son caddie…

5h30, on est plus que trois dans le bar, limite ils nous poussent à coup de balai pour nour faire partir.

On a pas sommeil. On part en after, à pied. Sur le chemin, Dassou qui porte de magnifique escarpins vernis a mal, mais alors très mal aux pieds. Bonne joueuse, je lui propose d’échanger nos chaussures, je lui laisse mes superbes bottes (qui font pas mal aux pieds) et j’enfile ses escarpins sadiques :
“Putain Marion on dirait une vieille catin avec les escarpins vernis et tes collants résilles!” Forcément les collants résilles marrons et les escarpins vernis noir c’est pas le top.

En after mes pieds souffrent le marty. Je me mets pieds nus. On pose les escarpins sur le bar, en évitant soigneusement de croiser le regard des barmans. Dassou, 7 heures du mat, toujours autant en forme fait tournoyer un escarpin autour de sa tête “Yiiiiii”, et là le patin anti-dérapant qu’il y avait à l’intérieur tombe sur le bar. On éclate de rire et on se cache.

Je tombe sur un mec que j’avais dragouillé il y a très très longtemps, à l’époque où j’avais 18 ans et demi, les cheveux très courts et que je pansais mes plaies sentimentales. Je rechope le numéro : 32 ans et marchand d’art cela ne se laisse pas (plus) passer. Il me prête ses Todds et essaie les escarpins, mais il arrive pas à marcher avec.

8 heures du matin : “Oh putain Dassou c’est huit heures!”

On chope le métro, un gars bourré me parle, il me reconnaît car il est barman dans un pub où je vais souvent. C’est fun le métro le dimanche matin.

Le lendemain, mes pieds me font toujours mal, mais je rigole quand même: qu’est ce que cela fait du bien!

Discussion

20 janvier 2007

Samedi, 15 heures, on rentre de notre hébergement pour la nuit post beuverie avec Dassou.

“- Putain Dassou tu te rends compte que je couche pas avec ceux avec qui je sors, et que je couche avec ceux avec qui je sors pas.
- Ah ouais il y a un souci dans l’énoncé là”

Irrécupérable

19 janvier 2007

Je suis finalement sortie de chez moi. Hier soir c’était soirée d’anniversaire pour Pierrot. J’avais organisé un complot toute la semaine : comme il adore le Japon on allait tous arriver déguisés en japonais.

J’en profite pour me déguiser en écolière : « Marion, tu nous avais pas dit que c’était actrice porno le thème ! ». Mfff…

Dans chaque soirée appart, il y a systématiquement un mec mignon, le pote d’un pote qui traîne, vous ne le connaissez pas mais vous avez très envie de le connaître. C’est le SMACS, le Seul Mec A priori Chopable de la Soirée.

Le SMACS du soir est en kimono de karaté, je tente une approche :

« Oh tu es beau avec tes poils » (Toujours flatter le SMACS)
« Je vais me chercher un verre tu en veux un ? » (Toujours faire boire le SMACS, pour lever ses dernières inhibitions)

Ensuite on se rend tous dans un bar, parce que la voisine nous menace. Sur la piste je me retrouve à embrasser le SMACS.

Ensuite un pote me prend à part et me dit :
« - Euh Marion, il vient de me dire qu’il était gay
- Ah. »

Sur le principe rien de grave, c’est même plutôt marrant. Mais quand même :

1) Je peux me la mettre derrière l’oreille, et ça, c’est rude
2) Il devrait vraiment y avoir une police des soirées, des gens accrédités pour empêcher que le SMACS soit gay
3) Il devrait avoir une police spéciale rien que pour moi, qui fasse le tri pour m’empêcher de tomber sur des gays, des mecs louches, des mecs dépressifs, des salauds, des harders, des danseurs, etc.

Phase irascible

18 janvier 2007

J’ai pas la patate, je suis irascible, je me terre sous ma couette et puis c’est comme ça.

"Ce n’était pas moi"

16 janvier 2007

Jeudi dernier, France 2 découvrait le phénomène des jeunes qui se biturent-express. Le reportage m’a plutôt fait rire. Je m’y suis reconnue, (les écoles, toujours les écoles), mais quand même, je n’ai jamais vu d’épidémie de comas éthyliques, ni des gens boire juste pour aller jusqu’au coma ou vomir,ni des alcooliques avérés, et pourtant des soirées j’en ai organisé ! Enfin bref, pas mal de raccourcis et d’exagérations.

Ce reportage a quand même oublié un important aspect de la soirée étudiante : un phénomène étrange et mystérieux que je nommerais « le consensus du ce n’était pas moi ».

C’est quand lors d’une soirée vous faites des cochoncetés dans un coin sombre avec un individu du sexe opposé (ou pas), mais vous ne rentrez pas avec. Vous vous dites au revoir par un bisou et un « euuuuuuh ».

Si par hasard vous le croisez en cours, c’est par exemple votre voisin en partiel, il y a plusieurs options : soit le terrible : « euh salut », soit le néant absolu, on se regarde même pas, on a trop honte, bref ce n’était pas nous.

C’est quand même étrange, cette personne avait sa main sur vos nichons quelques temps auparavant, et là, rien, ni un regard ni un bonjour !

Il y a vraiment des choses que je ne m’explique pas.

Envie d’en savoir plus?

10 janvier 2007

Moi j’aime les hommes, les vrais, les virils, les musclés, les tatoués.

Voilà c’est dit.

Des candidats?

Se lever le matin? Même pas peur!

9 janvier 2007

Vous avez déjà eu quelque chose qui vous donne envie de vous lever le matin ? Même s’il fait très froid et que vous êtes très fatigués ?

Moi oui, et cela fait trois ans et demi que ça dure.

En ce moment c’est grosse période de partiels. Le petit groupe de quatrièmes années sympas auquel j’appartiens n’aime pas vraiment les partiels.

Mais même en partiel on trouve le moyen de se marrer: on se pose en amphi: « ca va chéri ? » « Bon on va se planter là mais le premier qui sort a gagné ! » , « dites on chante ? », « oh Marion regarde il y a ton « ex » juste à côté ».

Les vacances? C’est une torture, tout le monde est chez ses parents,à s’ennuyer, attendant désespérement que sonne le glas qui va le ramener à Lyon.

Car on a toujours un truc à faire, une blague à raconter, des potins à suivre, un cours à ne pas suivre, une soirée à organiser, de la merde à faire, une réunion, quelqu’un à embêter, notre mémoire sur le feu…

Autour d’une bière après le partiel, on a dit : « bon ce semestre on envoie du lourd, mais encore plus, on rate rien et on en profite à fond »

Putain, et dire que c’est bientôt fini…

Le métro, mes bottes et moi

3 janvier 2007

Je vous ai parlé de ma grande trouvaille de décembre ? Non ?!

En fait, j’ai trouvé de superbes bottes de marque, marrons, en cuir, avec de hauts talons. Exactement ce que je cherchais. Le mieux dans l’histoire c’est qu’elles étaient à moitié prix. Bref, j’aime ces bottes et je les admire en bavant chaque jour que Dieu fait.

Je les ai mises pour le réveillon, assortie de jolis collants marrons plus ou moins en résille, plus ou moins en dentelle ; d’un short chocolat et un chemisier en satin.

Le problème des bottes à talons, ce sont les talons.

Jugez plutôt :

Lendemain du réveillon, je rentre chez moi, j’ai quand même enfilé un jean, car si pour le 31 on a le droit de se balader à 21h dans le métro beaucoup trop maquillée, les cheveux brushés, et les jambes nues, c’est moins évident le lendemain à 15h.Enfin surtout quand on a pas dormi, qu’on a un regard de panda et les cheveux approximatifs, on assume tout de suite moins le mini-short.

Bref, Céline, mon jean, mes bottes et moi allons prendre le métro. Il a plu. Dans l’escalier je rate une marche avec une botte, l’autre botte a le talon qui rate la deuxième marche : Bam ! Je suis 4 marches plus bas, les genoux sur le bitume de la station de métro.

Céline est morte de rire, moi, un petit peu moins, je me suis rattrapée sur les genoux et dans la foulée je me suis mis un énorme coup de talon sur le tibia droit. Je pleurniche et je m’insulte.

Mon jean n’est pas déchiré mais j’ai quand même mal.

Bilan : un énorme bleu sur le tibia droit, et le genou de la même jambe passablement écorché. Je vais devoir laisser tomber les jolis collants transparents pour un moment.

Le soir mes parents me demandent pourquoi je boîte, je leur explique mon exploit. Ma mère me demande si j’étais pas un peu fatiguée quand j’ai pris le métro (elle devait soupçonner un infâme mal de crâne post champagne), mon père beaucoup plus réaliste et naïf à la fois :

« Mais non elle est juste maladroite »

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