Trois hommes et une Marion

30 avril 2007

Ce n’est pas parce que j’ai du travail scolaire que j’ai opté pour une vie de nonne, à boire des tisanes et à regarder la télé dans un pyjama moche pour me distraire de mon labeur.

Non, il ne faut pas déconner non plus.

Bref, hier soir, soirée « grosse caisse » (ce n’est pas moi qui le dit), avec des potes qui célébraient leur nouvel appart avec Dassou, moi et une tripotée d’ingénieurs parisiens fraîchement émoulus.

Quelques détails : partir à pied, se perdre, mais en profiter pour arracher des affiches de Nicolas Sarkozy (et j’assume), terminer la « source » (notre gourde) pendant ce long trajet. Sur place, faire de la merde, raconter des conneries, des photos bêtes, et chanter « ma préférence à moi » au bar dans un endroit tout sauf « années 80 ».

Je ne sais pas si c’est un dégât collatéral de l’autobronzant, ou bien l’arrivée du printemps qui met les mâles en rut, mais je ne savais plus ou donner de la tête. Dans l’ordre :

Je suis tombée sur « Le Grec », un mec rencontré cet été en vacances, à qui j’avais dit (gravement saoule) : « Toi le Grec, ce soir c’est ton soir ». Il est un peu trop mon type de mec, dans le genre brun viril on ne fait pas mieux. Il est prof de tennis, ça le rend ultra sexy, mais il n’a pas forcément beaucoup de conversation.

Ensuite, je me suis faite attaquer par un des ingénieurs parisiens en goguette avec nous. Mimi, très drôle, et super décadent (il a rigolé à toutes mes blagues!). Il est quand même un peu relou à me coller comme ça.

Enfin, je suis tombée sur un Canadien avec qui je papotais en « franglais ». A croquer, il me demandait gentiment « Kiss me! ». Mais il s’obstinait à me parler en français, alors que je comprenais quand même mieux en anglais.

C’était un peu le bordel : les potes de l’Ingénieur qui vont discuter avec le Canadien pour m’éjecter de là, les potes du Grec qui me disent « mais c’est quoi ce gars » en parlant de l’Ingénieur, lequel critiquera la chemise du Grec,etc.

J’en ai réutilisé une phrase de Dassou « Putain, là j’en ai un devant, un derrière je sais plus quoi faire. »

On a aussi et surtout bien rigolé.

Pour conclure : d’après vous, qui était à mes côtés quand je me suis réveillée le dimanche matin?

Marion : côté Off

26 avril 2007

Bon je délaisse un peu l’écriture de nouveaux posts, mais vous le savez tous (et toutes), que la grande histoire (ou pas) de ce blog ce sont des soirées et des bêtises. En ce moment, c’est rush de fin d’année sur divers dossiers à rendre. Donc j’ai pas le temps de “faire de la merde”. Désolée!

Promis je reviens Asap (moui j’aime bien les expressions ridicules).

J’ai pas trouvé mieux

20 avril 2007

Je déteste mon prof d’espagnol, c’est une espèce de fou furieux qui enseigne la littérature espagnole et qui essaie de nous, pauvres bougres dans une formation généraliste n’ayant rien à voir avec la littérature, faire comprendre des trucs obscurs.

En plus il met des notes dégueulasses et pour lundi, comble du comble, il a ajouté à la dernière minute un oral. (Salaud!)

Bref, je suis nulle en espagnol, je ne le parle absolument pas, dont j’ai opté pour la stratégie mini jupe blanche, compensées et chemisier rayé car mon prof est avant tout un homme.

Arrière boutique II

18 avril 2007

J’avais rendez vous à 19h30, je suis arrivée à 19h40. Là je flippe quand même, car je ne saurais vraiment pas le reconnaître. Je suis devant la boutique, je l’appelle « Oui attends je suis dans l’arrière boutique ». Il sort, on va boire un verre sur une terrasse pas très loin. Coca light pour moi, notez comme je suis sage, une pression pour lui.

On papote, je le cuisine un peu sur les circonstances de notre rencontre que j’ai fortuitement oubliées.

Lors de cette fameuse soirée « Chic, détail choc ». Il y avait des photographes d’un obscur site de clubbing lyonnais. Je passais par là avec ma grosse croix en strass et j’ai été prise en photo avec Minelli. S’en suivirent une longue conversation de certainement trente secondes et de langoureuses pelles. Cinq minutes plus tard, il devait partir, je lui ai donné mon numéro.

(Note : remarquez que je suis ingérable tout le temps et que cela ne me choque même plus, au point de ne pas m’en souvenir…)

Revenons à hier soir, nous voilà sur cette terrasse à papoter de tout et de rien. J’apprends qu’il est vieux, (34 ans…), célibataire et qu’il fait beaucoup la fête. Je lui raconte que je suis étudiante et que j’adore les soirées à thème.

J’ai pas sorti l’artillerie lourde vestimentaire, plutôt informelle vu il fait beau, petite robe rayée et chaussures compensées, un peu de hauteur que diable, tu t’adresses à un vendeur de chaussures! Ma robe était quand même subtilement déboutonnée de deux boutons, histoire de montrer un peu mon décolleté délicatement bronzé. Il a formidablement fonctionné : j’avais envie de lui dire « Regarde moi dans les yeux », vu qu’il bloquait bêtement dessus . Finalement, un mec c’est simple, qu’il aie 22 ans ou 34, il suffit de lui montrer une paire de nichons pour capter son attention.

Je reste un chouya plus longtemps que prévu, mais je devais quand même rejoindre des potes pour l’apéro, le coca light c’est mignon mais faut pas déconner non plus!

Pas d’arrière boutique, mais j’ai une remarquable intuition car j’ai reçu hier soir un SMS de sa part nous invitant, mes seins et moi, à visiter l’arrière boutique en sa compagnie.

Arrière boutique

17 avril 2007

Allez, j’ai pris mon courage à deux mains. Je dois voir Minelli tout à l’heure.

Voici le Sms qu’il m’a envoyé ” Je termine à 19h15, passe à la boutique à 19h30, on aura le temps de prendre un verre”.

Moi je pense qu’il veut sauvagement m’attraper dans l’arrière boutique….

Question existentielle

15 avril 2007

Lecteurs, Lectrice. Je fais appel à vos talents d’interprètes.

(Et tout le monde commente, j’ai besoin de vous là, je vous ai fait rire, alors maintenant vous allez me donner votre avis)

Suis je la seule à remarquer une différence entre “On va dans cette boîte et on fait n’imp!” et “On va dans cette boîte (NB : c’est toujours la même) on retrouve des potes et on fait la fête!”, paroles prononcées par la même personne à quelques mois d’intervalles?

Berk, toujours

15 avril 2007

Moi j’ai tellement pas envie de grandir que je régresse : comme les petits enfants j’ai une dent qui pousse et qui me fait super mal.

On s’est mal comprises…

14 avril 2007

Je conseillais une copine qui séchait sur un sujet d’exposé :

« Demande à Jod, il est passé dessus…

-Attends, mais il est passé sur qui encore?

- Sur ce sujet….

Les oiseaux et le printemps

13 avril 2007

Je n’aime pas voir des oiseaux en cage. Mais comme je ne fais pas encore la loi chez moi (enfin chez mes parents), on avait une petite volière avec cinq ou six tourterelles. Au fil des années elles se sont envolée, revenant nous dire bonjour de temps en temps sur la terrasse.

Mes parents en ont racheté au fur et à mesure. Mais à l’automne dernier il ne restait plus qu’une femelle, que l’on a mise dans une petite cage pour passer l’hiver au chaud.

La pauvre! Elle s’est ennuyée, elle ne chantait plus, elle a passé l’hiver dans la buanderie toute seule, s’arrachant les plumes et s’agitant dans tous les sens.

Ces derniers jours, c’est un peu l’arrivée des beaux jours. Elle va enfin pouvoir rejoindre sa volière. Papa, dans un élan d’arche de Noé, lui a offert un copain mâle.

Première action: elle reste dans son coin, toute tremblotante (véridique), pendant qu’il découvre les lieux et saute de perchoir en perchoir.

Deuxième action: elle se réfugie dans le nid.

Troisième action: il la rejoint.

Et vas y que ça roucoule.

Je me refuse catégoriquement à voir dans mes oiseaux une métaphore de quoi que ce soit.

Grandir? Berk

10 avril 2007

Je sais que la personne dont je parle ici va pas apprécier d’être épinglé de la sorte, mais elle m’a causé un torrent de réflexion. Donc elle assume!

Bref on papotait tranquillement sur Msn, quand il (car c’est un garçon) m’explique qu’il compte avoir des enfants à 27 ans. Il en a 22, je lui dis qu’il a le temps. Il me répond qu’il ne compte pas les faire avec une inconnue, ce qui veut dire que il cherche actuellement la mère de ses enfants.

C’est le genre de choses qui me déclenche un traumatisme durable, moi j’ai du mal à trouver un mec qui tienne la route pour boire un café.

Ensuite, j’avais une très bonne copine que je vois plus du tout, elle a déserté ma vie tout comme j’ai déserté la sienne. Récemment j’ai appris que cette copine de grosse caisse était enceinte d’une petite fille. Elle a vingt deux ans et n’a pas terminé ses études. Autre personne, autre choc, en août je serais accaparée à terminer mon mémoire tout en préparant (si tout va bien) ma future collocation à quatre dans la capitale pour mon M2.

Ajoutez à cela l’immense Dassou qui se met en couple avec un mec plus vieux, les gens qui s’installent à deux, et tout le reste.

Vous aurez une étendue de mon désarroi : j’ai pas encore vingt deux ans, je n’ai aucune,mais alors aucune envie que ma période d’insouciance étudiante se termine. J’ai repéré chez HM un super mini short rouge copie du Kenzo qu’ils ont montré dans ELLE. J’ai encore envie d’organiser des soirées à la con, de rencontrer des tringles et d’en rire. Les assiettes de pâtes que je partage avec mes potes avant une soirée sont à peu près ce que l’on a inventé de mieux. Ces mêmes potes que l’on retrouve le teint gris le lendemain aussi. Les couples qui n’ont plus que des amis couples me font peur. Me projeter dans un avenir autre que celui de Samantha Jones et Carrie Bradshaw, fait de copines célibataires, de shopping, de mecs stupides qui défilent et de verres après le boulot; me semble totalement inconcevable. J’ai également du mal à imaginer des vacances autrement qu’avec des copines en train de faire les connes dans des soirées mousses.

En bref, le raisonnable, très peu pour moi! Grandir? Berk.

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