Malédiction disponible

30 septembre 2007

Je vous ai déjà parlé de mon irrésistible tendance à ne m’intêresser qu’à des mecs indisponibles.

Je m’en plains souvent et beaucoup, mais je sais qu’au fond, inconsciemment je le fais exprès, comme si mon cerveau était incapable de porter de l’intérêt aux mecs disponibles.

Le pire, c’est que même le « hasard » me suit dans cette habitude désastreuse pour mon équilibre relationnel. Admirez donc l’artiste.

Hier soir, anniversaire de Nath, on échoue dans une boîte de nuit blindée. A priori plusieurs centaines de mecs, des mignons, des vieux, des jeunes, des saouls, des sobres. Donc théoriquement j’ai de quoi choper quelque chose.

Ce qui arrive, je tombe littéralement sur un mec sur la piste, enfin, disons que je le bouscule. On engage la conversation, je soutiens mordicus qu’il est dans un état pire que moi. Il me prouve le contraire en se mettant à cloche pied, en passant son bras sous sa jambe et en se touchant le nez. Evidement avec mes talons je n’y arrive pas. Je proteste. Je râle que comme j’ai des chaussures de fille ça ne compte pas. On papote, il m’offre une vodka pomme, il prend un rhum ananas (pouah c’est trop sucré ça). On papote. On se roule des pelles, il a de faux air de Sexy Bâtard dans le regard. Bref, c’est le genre de moment qui donne généralement prolongation autour d’un verre en journée.

Et bien non, il est IN-DIS-PO-NI-BLE ! Mais je vous laisse deviner pourquoi. Celui qui trouve exactement gagne une photo dédicacée!

Votez Montcuq

24 septembre 2007

Demain, je reprends les cours dans mon M2 de Geekette, avec un cours de sémiologie de Web, de la comm’ des orgas et un cours de règles de rédaction multimédia. J’ai aussi passé l’été sur le Web 2.0, et en ce moment je bloque sur Facebook. Que cela soit dit, je suis fan, à la limite de l’autisme et de l’addiction. J’ai ainsi trouvé un magnifique exemple de ce que le pouvoir des Internautes représente.

Monopoly a lancé une opération 2.0. Il s’agit de voter sur leur site pour élire les villes qui remplaceront les traditionnelles rues sur une nouvelle édition du plateau de jeu.

Sur le principe pas de problème, pleins de marques se servent d’Internet pour communiquer, et à fortiori en se servant de cette spécificité participative. Cela marche même plutôt bien. (Tout le monde a vu la campagne “Dove Evolution” non? )

Sauf que là, les Internautes ont été plus forts que le marketing. La ville qui pour l’instant récolte le plus de voix est Montcuq. Grâce à un relais de mails, de groupes FaceBook, de contacts MSN, forums, blogs, cette blague de potache crée le buzz et embête un peu Hasbro. La société s’est engagée à respecter le vote. Le plus fort c’est que les Internautes appliquent les règles du marketing viral pour saboter une opération de communication.

Cela fait des années que je ne joue plus au Monopoly, mais là, je fantasme déjà sur la possibilité d’acheter Montcup. (La blague était facile)

Je n’ai rien contre la World Company, et je suis plutôt passionnée de publicité et de communication. Mais là je suis complètement fan. J’aime l’humour potache et le côté petit internaute qui utilise les armes de la publicité pour en contrer une.

Si vous aussi vous voulez voter pour Montcup, c’est ici.

Cliquez sur “Ville Joker”. Entrez “Montcup” (dans le Lot) et votre adresse email.

NB : Il y a pas mal d’articles qui tournent sur le sujet et qui expliquent les faits beaucoup mieux que moi! Checkez Google Actu!

Gay Idol

24 septembre 2007

Il y avait Dalida, Madonna, Mylène Farmer. Maintenant il y a Marion. Oui c’est officiel, je suis en train de devenir une icône gay. La semaine passée fut une folle semaine à tous les sens du terme : soirées, guêpier sentimental, soirées, pré rentrée dans mon master en 2.0, création de buzz en guise de vengeance post-saloperie, drame, tremblements, crampes à l’estomac. Mais au milieu de tout ça, j’ai remarqué que je passais mes soirées uniquement en compagnie de beaux et sexy jeunes hommes gays. Cela va de faire la maquerelle pour GayGeek auprès de son mignon du soir :

« T’es gay ? »
- Oui et lui ?
- Aussi, amusez vous bien ! »

En passant par créer des connections de gays en soirée : « Viens avec moi je vais te présenter quelqu’un ».

Ou encore en papotant dans une cuisine, sur MSN ou bien sur Facebook.

N’empêche, j’ai passé des supers bonnes soirées sans même penser à l’infâme guêpier dans lequel je me suis encoure fourrée. Je peux aussi les traiter de fiottes pour de bonnes raisons. Discuter de leur toute relative notion de fidélité, faire des câlins et des bisous sans me dire qu’il y a une espèce de je ne sais pas quoi d’ambiguïté qui se profile. Ils peuvent me dire que je ressemble à leur mère je n’irai pas crier au complexe d’Œdipe mal placé. On peut aussi parler chiffons et beaux mecs. Boire comme des cochons et brailler des saloperies.

Comme dirait Francky : « Je suis le mec idéal, car moi je comprends les filles ! »

Sans déconner, je vous aime mes lapins.

NB : Et pas seulement parce que vous aussi vous aimez la bite. Vous êtes égalements drôles, gentils, spirituels, sympas, bien habillés et tout le tralala :)

Maman

21 septembre 2007

Hier soir on m’a dit ça : “Toi t’es belle on dirait ma mère”.

Greg m’a dit de le prendre comme un compliment au motif que l’énonciateur est gay. Mais j’ai tout de même un gros doute.

Goujat

20 septembre 2007

Je pourrais les appeler des salauds. Des briseurs de coeur, des connards aux petits oignions. Mais non, je suis une fille polie, ils seront des goujats. Une espèce qui se ballade innocemment dans les villes, dans les stations balnéaires et même dans les campagnes.

Il y a le goujat Sexy Bâtard, aussi appelé le Jod dans les milieux étudiants, celui qui tire tout ce qui bouge en faisant des promesses qu’il ne tiendra jamais. Il y a le goujat qui prend l’avion, celui qui goujatte au motif qu’il part au delà de l’atlantique pour deux mois. Il y a le goujat qui fait la fiotte, celui qui se sent tout gêné parce qu’on a osé lui dire qu’il nous plaisait, et qui n’y voit que des mauvaises solutions. Il y a le goujat des plages, celui qui vous abandonne au bar parce que vous avez refusé d’aller folâtrer sur le sable avec lui. Il y a le goujat gros crevard, qui tire tout ce qui bouge juste pour faire augmenter le score.

Un peu comme les mauvaises herbes ils se reproduisent et atteignent des taux de croissance records. Sûrement la faute à ma génération de vingtenaires qui veulent le whisky, le coca, les glaçons, la paille, le verre, le coup d’un soir, et la tendresse d’une relation qui dure.

Quels sont les vôtres alors? Suis je la seule à expérimenter cette catégorie de la population?

(Ne voulant pas froisser mon important lectorat masculin, admettons qu’il y a aussi une belle tripotée de goujattes en liberté. Même si ce mot n’a grammaticalement pas de féminin. )

C’est bête un garçon

19 septembre 2007

Dassou fait souvent preuve d’une infinie sagesse. Je crois qu’elle comprend d’ailleurs beaucoup mieux que moi la nature profonde des garçons. Extrait

“Non mais Dassou il le sait que je l’aime bien ce mec!
- Tu lui as dit?
- Bah non, mais ça se voit, tout le monde le sait….
- Bon écoute Marion, un mec ça ne comprend jamais rien. Il peut être intelligent, fin et tout ce que tu veux, mais quand il s’agit des filles, ils sont incapables de comprendre ce qu’on leur veut. Il faut leur expliquer par A+B que un et un font deux”

Le pire dans l’histoire c’est qu’elle a eu raison.

Rugby

18 septembre 2007

C’est la mode du moment, coupe du Monde oblige. Tout le monde y va de son petit avis sur les rugbymen. Ces brutes épaisses pleines de muscles, ces morceaux qui jouent un jeu auquel je comprends rien. Je ne suis pas la seule à rien n’y comprendre, hier soir aux informations (lol) ils ont dépêché un expert qui nous expliquait toutes les fautes et actions du match d’hier soir.

N’empêche que le jeu moi je m’en fous totalement, ce qui me plait c’est de voir ces mâles se rouler dans la boue, s’arracher les tee-shirts et se jeter dans un bac à glaçon après le match.
Je l’ai déjà dit, j’aime les hommes, les vrais, (les virils, les musclés, les poilus), et les un peu machos aussi, alors les rugbymen, je fais comme toutes les filles en ce moment : je fantasme dessus à défaut de comprendre quoi que ce soit au match.

Mais c’est purement un effet de mode, car en général, je suis un peu contre les gros machins plein de muscles. Trop de muscle tue le muscle.

Pour répondre à la demande de mon lectorat en terme nouvelles expérimentations, j’ai rencontré un rugbyman, un vrai. Il n’est pas dans l’équipe de France, mais il joue à un niveau suffisamment élevé pour que je puisse le traiter de brute épaisse.

Premier constat : J’étais dans une école ou le garçon qui dépassait le 1m75 était rare. De fait, avec mon 1m70, j’étais relativement frustrée et j’enviais ces petits formats qui pouvaient se taper n’importe quoi.
Là avec son 1m85 et ses 85 kg à vue de nez, je me sens comme une petite chose pour lui faire la bise. Youhou !

On va boire une bière, on papote, pas longtemps car j’ai d’autres obligations. Je le chambre néanmoins sur sa qualité de brute épaisse. Là, hop, il m’attrape par le cou pour me faire taire.
Moi : « Mais qu’est ce que c’était que ça ? »
Lui : « Un câlin viril »

Deuxième constat : Même leurs câlins sont virils.

Laurent/StaubProjekt

14 septembre 2007

Il vient de finir une chouette école de commerce mais reste un artiste presque maudit. Il se retrouve dans des soirées décadentes presque par hasard. Il bosse dans la publicité et parcourt les ruelles pour capter l’instant qui a du sens. C’est un salaud malgré lui, un Peter Pan au cœur d’artichaut. Il aime les trucs opaques auxquels je comprends rien, la poussière et la lumière

Il est tout en nuances et il fait des photos. Il a un Facebook, un Blog, un Virb et désormais un book. Il cherche une galerie pour exposer, et on le retrouve ici, et ici.

Marion a tout essayé

14 septembre 2007

Dassou me disait l’autre jour : “Et si tu essayais avec d’autres mecs?”

Sans déconner.

Le truc c’est que j’ai tout essayé :

Les bruns virils
Les blonds sexy
Les artistes maudits
Les biens membrés
Les Irlandais
Les Anglais
Les Grecs
Les étudiants
Les avocats
Les agents immobiliers
Les salauds
Les gentils
Les mous
Les durs
Les gauchistes
Les sarkozystes
Les catholiques
Les athés
Les pédés
Les acteurs pornos
Les clubbers
Les fiottes
Les machos
Les brutes épaisses

Mais pas les roux, “ah non pas les roux” (Fatal Bazooka)

Problème, mon coiffeur disait toujours : “les roux ils puent du bout”

Houston, je crois qu’on a un problème.

Terrifiantes

13 septembre 2007

Avec Dassou, quand on se fait d’énormes soirées chocs, ce qui est hélas de plus en plus rare, on choque pas mal de mecs et on adore ça, vilaines filles que nous sommes.

On a deux spécialités. La première c’est de raconter d’énormes bêtises. Je me rappelle l’été dernier, on discute avec un pompier et on lui a innocemment demandé quand est ce qu’il sortait sa grosse lance. Le mec aura dit à son pote, horrifié: “Non mais tu as entendu ce qu’elles m’ont demandé?”. Il est parti et on a éclaté de rire.

Notre deuxième spécialité, c’est d’être tellement ingérables et bourrées que l’on peut sentir la peur dans les yeux du garçon. Il y a deux ans, toujours en vacances, on était dans une monstrueuse soirée dont l’unique but était de se faire sortir de la boite pour avoir fait trop n’importe quoi, on avait réussi, mais avant j’avais discuté avec un mec, sobre :

“Ah putain? t’as pas bu là?
- Euh non je bois jamais…”

J’appelle Dassou en renfort :

“Dasssssssssssou, regarde putain, il est sobre.
- Hein? C’est pas possible! (et s’adressant au mec: ) Donc tu es sobre? Bon alors dis moi, est ce que je sens l’alcool?”

Elle lui souffle dessus, salement, le mec a un mouvement de recul, terrifié, et elle part contente de sa bêtise. Il me dit :

“Non mais tu vois là, t’es mignonne, tu aurais pas bu on aurait pu discuter , mais là ça va pas être possible”.

Pauvre garçon.

Tout ça pour vous dire, que samedi, Mr Ambition m’a fait strictement la même chose avec son “t’es dans les nuages”. Mais ce n’est pas tout.

Auparavant il a discuté avec cette pauvre Nat qui n’en demandait pas tant, il lui a ainsi dit que le quartier de la Croix Rousse était révélateur de la mauvaise gestion de la ville, (comprenez, l’horrible municipalité de gauche), il lui a également qu’on aille boire un verre avec Tom, Nat, lui et moi, pour discuter, le fou.

Ensuite, une fois Nat partie, Cha a réussi l’exploit de rater son siège et de s’affaler par terre. Mr ambition n’a rien trouvé de mieux à faire que d’envoyer un SMS à Nat : « Ta copine est tellement « lucide » qu’elle vient de tomber de son perchoir à même le sol, bonne nuit au plaisir, Mr Ambition ».

J’adore, je suis fan, j’en veux encore.

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