Histoire de perceptions

29 janvier 2008

Sur le blog d’un lecteur que je connais dans la vraie vie, j’ai lu que j’étais une « Serial Choppeuse ». Je lui ai évidement posé la question du pourquoi du comment de cette appellation absurde, et il m’a dit que c’était vrai car « je savais ce que je voulais » et qu’en plus je l’obtenais.

Bon alors, je tiens à rétablir la vérité pour lui, et pour tous ceux qui croient que j’arrive à obtenir ce dont j’ai envie. Non rassurez vous, c’est faux. En vrai, c’est systématique dès qu’un garçon me plait, il ne sera pas pour moi. Il y aura un truc qui n’ira pas, quelqu’un sera déjà passé avant moi, il sera pédé, salaud, goujat, névrosé, à l’étranger. (La fameuse théorie de l’indisponibilité) Bref, je cumule les râteaux, les vrais, ceux qui alimentent mon blog et font quand même un peu rire.

Ensuite, quelque chose comme trois quarts d’heure plus tard, Mister N me dit que je suis « un super pote ». Avec tout ce que cela implique comme conséquences en termes de solitude et d’angoisses de finir à moitié dévorée par un berger allemand. D’accord, je l’ai déjà expliqué, j’ai toujours eu des rapports amicaux privilégiés avec les garçons, et j’ai le syndrome de la bonne copine.

Pourtant, je ne suis pas que ça. Même si je suis un « super pote », je suis aussi sensible, exigeante, chieuse et parfois drôle. Certes, je suis une geekette qui adore les machines, les sites Web et les machins bizarres en code, mais je déteste le foot et les jeux de guerre. Je ne suis pas tant un pote que ça en somme. En plus je suis une fille dans tout ce que l’on fait de pire : en talons hauts, robe, jupe, chemisier et avec une obsession certaine pour les produits de beauté et les belles chaussures. De même que jamais on ne m’emmènera camper ou encore crapahuter pour un Road-trip sans salle de bain.

C’est marrant ces histoires de perception, comme si l’on s’attachait tous à ne voir en quelqu’un qu’une infime partie de ce qu’il est complètement. Moi la première, qui dit que Jod est un salaud, alors que c’est aussi un mec adorable, qui dit que Francky est un pédé décadent, alors que il doit être le mec le plus sensible au monde, complètement cœur d’artichaut et joliment accro au thé aux fruits rouges.

Je vais de ce pas me chercher une pelle et apprendre à creuser.

J’assume

28 janvier 2008

Il faut le savoir, si je porte une robe elle sera forcément très au dessus des genoux, pareil pour les jupes. En plus, je suis fan de mini-shorts. Que ce soit avec des collants opaques, des bottes cavalières, des low-boots, ou mes bottes à talons, je n’ai jamais des longueurs de vêtements forcément très décentes. (Sauf quand je porte un jean, évidement)

Donc forcément, j’entends souvent des réflexions à ce sujet

On peut me dire : « Elle est courte ta robe ». Je m’en fous, j’assume.

On peut me vanner et me demander si c’est le réchauffement climatique que j’anticipe. J’assume.

De même que le « Mais Marion c’est l’hiver », cela me fait mourir de rire, et j’assume.

Quand je rentre chez moi le dimanche matin après une soirée où j’ai dormi chez Nath, et que je croise des Témoins de Jéhovah qui me tendent une image pieuse et me disent: « Tenez pour le salut de votre âme ». J’assume.

Je peux me faire regarder bizarrement par tout ce que le métro compte de personnes âgées et de grenouilles de bénitier. J’assume.

On aura beau me dire que « une fille qui porte une robe ras le frifri, il ne faut pas s’étonner qu’elle se fasse agresser ». J’assume.

Par contre, quand en me rendant chez Nath pour une soirée filles dont le thème est « Court », je croise une bande de Tecktonik Killers : crêtes, gilets avec des étoiles et 15 ans d’âge grand maximum et qu’ils lancent un : « Elle a pas froid aux jambes ». Non je trouve que c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité.

Le chant du cygne du Coq

28 janvier 2008

Dans le Bordel Branché on tombe souvent sur des jeunes hommes totalement imbus d’eux-mêmes qui jouent les petits coqs contents d’eux. Samedi, avec Dassou, on tombe sur l’un deux, on le connaît déjà depuis longtemps, hélas, donc on prend des nouvelles.

Il nous prend évidement de haut, il est content de lui et surtout complètement raide.

Le Coq : « Ouais, les filles, j’ai fait ceci, j’ai fait cela, maintenant je fais, ça, je suis parti à Cancun…»

Marion : « Et ta bite sur mon épaule ? »

On le laisse en plan. Un fou rire incontrôlable de quinze minutes s’en est suivi.

Marion 2.0

27 janvier 2008

Depuis septembre, je papote sur MSN avec Simon, que je connais grâce à ce très cher blog. Quand il m’a annoncé qu’il faisait un stage en communication pour un site de rencontres amoureuses d’un nouveau genre, je suis évidement aller m’inscrire pour tester le machin.

Le concept c’est que en tant que fille, j’ai le pouvoir de décider à qui je parle ou pas. Cela évite grandement les énormes relous qui spamment les boites de messagerie, et cela donne des échanges assez savoureux avec ceux que l’on a mis dans son panier. Car oui, autant assumer l’étalage de bidoche des sites de rencontres pour en faire un « supermarché d’hommes sur Internet. »

Bref, ceci n’est pas un billet sponsorisé pour AdopteUnMec, encore que, j’espère que Simon me rémunèrera en nature, il doit bien avoir des copains, mais toujours est t’il qu’au départ je n’avais pas vraiment de profil dessus. Pas de photos, mon prénom en guise de pseudo, je m’en servais juste pour rire un peu avec Preux Chevalier Blond sur les fiches des autres, tomber sur un mec de ma promo de l’an dernier, retrouver des copains du Net qui viennent depuis d’autres sites, enfin bref cela m’amusait beaucoup.

Puis pendant les vacances de décembre, je me suis prise au jeu, j’ai commencé à adopter des garçons, à discuter, à envoyer des messages presque drôles. C’est ainsi que j’ai eu un échange avec un charmant jeune homme à propos des Nabaztags et de la geekerie en général.

Je n’ai plus vraiment le temps de bidouiller dessus actuellement, alors je n’ai pas poursuivi mes expériences dans la vie réelle.

Sauf que.

Hier soir, soirées filles, en fin de soirée, on brasse au bar, on papote, on rigole, on discute, on pousse des cris, on chante. Un garçon me dit « tu es dans les blogs toi ! ». Hein ?

Je tilte rapidement : c’est le charmant garçon qui possède un Nabaztag. On papote. Puis : « C’est toi le Monde Tranquille de Marion ? »

Oh merde.

La recherche Google du jour

25 janvier 2008

Je regarde mes statistiques, et je vois que quelqu’un a cherché « transformer un râteau en plan cul ».

Mon blog est d’ailleurs plutôt bien référencé sur cette requête. Les mystères de Google sans doute.

Comme je suis une gentille fille, je vais y aller de mon petit conseil. Tu cherches à transformer un râteau en un plan cul ? Alors à moins que les fabricants de Sex Toys ne deviennent particulièrement créatifs, je doute que cela soit possible.Par définition si tu te prends un râteau c’est que l’on ne veut pas de toi, même pour une nuit.

Désolée.

Bordel branché

25 janvier 2008

J’ai une confession à faire. Un truc honteux à avouer. Je sais que je vais décevoir des gens ici, que idéologiquement ce n’est vraiment pas correct, que c’est limite immoral et très nul.

Mais voilà, je me lance : j’adore sortir dans des boîtes « branchées ».

Si, vous savez, le genre d’endroits ou le videur est très tatillon, où il faut montrer pattes blanches et carte Gold (surtout si on est un garçon).

Je sais, c’est mal, dans ces trucs les gens se regardent, se jaugent, se prennent pour les rois du monde, et il n’y a même pas une bonne ambiance. Je ne vais pas essayer de vous convertir, mais moi si j’aime ce genre de lieux hostiles c’est qu’ils sont en vérité très accueillants pour la greluche que je suis.

D’abord, ce qui est chouette, c’est qu’on peut être « trop ». Trop maquillée, trop lookée, les cheveux trop lisses, les talons trop hauts. On a le droit, c’est fait pour.

Forcément, si toutes les filles sont des greluches déguisées en bonasses, les mecs se doivent d’assurer. Ils sont d’abord plus vieux, certes, il y a des vieux beaux qui draguent sans vergogne des minettes de 20 ans de moins qu’eux, mais hormis cela un mec est beaucoup plus attirant à 26 ans qu’à 22, surtout quand il porte une belle chemise et de belles chaussures. Donc pour chasser, c’est toujours drôle.

Puis, pour les soirées filles c’est le rêve. Le videur est toujours heureux de voir arriver cinq filles beaucoup « trop ». Les garçons sont toujours très contents aussi. On peut faire du bordel, crier, chanter, danser, prendre des photos bêtes, montrer nos seins, ou bien enlever nos soutifs et les faire tourner au dessus de nos têtes. (Je sais, je passe de bonnes soirées)

Même avec des potes, c’est drôle, pour le même genre de bordel que celui énoncé ci-dessus. Surtout quand Ju, décide de faire le coup de La Montre (action qui consiste à enrouler son sexe autour de son poignet et de demander aux gens autour s’ils veulent l’heure) à des minots à la sortie. Lesquels, tous grignets qu’ils étaient, se sont bien rendus compte que à cinq contre un ils ne faisaient pas le poids face à Ju et ses 1m96 : « Euh ouais d’accord, bon les gars on y va ».

En plus, à Lyon, l’entrée étant gratuite, ce n’est pas forcément plus cher que d’aller dans des boîtes plus étudiantes à 12 euros l’entrée.

Je n’ai pas encore parlé de la faune qu’on y rencontre. Sociologiquement c’est intéressant, il y a les tables avec les pseudos starlettes, mannequins et transfuges de la Real-TV, les footballeurs ivres morts entourés d’une quinzaine de greluches, les jeunes cadres dynamiques et célibataires de trente ans au bar, et les filles qui dansent sur la piste pour attirer le chaland.

Enfin, malgré tout ça je trouve encore le moyen de tomber sur la seule personne que je pensais jamais trouver là bas, et que j’ai vraiment pas envie de voir, Abruti 1er, le roi des connards, le prince des andouilles, qui passait par là. Mais passons.

Objectivement ce sont des bordels légaux, les filles cherchent des mecs avec des sous, les mecs cherchent des filles aux cheveux lisses et comme j’ai un sens de l’humour particulièrement douteux, cela m’amuse follement.

Demain, comme vous êtes gentils, on verra ensemble ma prochaine expérience sociologique tirée de cet endroit.

Heath Ledger

24 janvier 2008

Ce n’est pas mon genre de commenter l’actualité, je laisse ça à tous ceux qui le font beaucoup mieux que moi, mais hier j’ai appris que l’acteur Heath Ledger était décédé, retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel pour des raisons obscures.

La première fois que je l’ai vu dans un film, c’était, comme à peu près tout le monde, dans BrokeBack Moutain. J’étais en Angleterre, et nous étions allés le voir au ciné. Pendant toute la séance, j’avais bloqué sur lui, car il me rappelait furieusement quelqu’un. Au bout de quinze minutes à chercher, à réfléchir, paf ! C’est tombé comme une évidence, il ressemblait beaucoup à Sexy Bâtard, même regard, même physionomie, sauf que lui il était blond.

Bref, cela me fait vraiment bizarre.

NB : Pour ceux qui n’étaient pas là cet été, Sexy Bâtard était mon fil rouge, mon salaud à moi. Propulsé au rang de concept, il a été le sujet de nombreux articles et discussions sur ce blog. , ici, , , ici, et puis .

Filles et Garçons

24 janvier 2008

C’était le sujet d’un mini débat de filles sur MSN hier soir.

J’ai plein de potes garçons, plein. Je dois d’ailleurs avoir une copine fille pour trois copains garçons, ce qui fait que l’amitié garçon/fille, je pense que c’est possible, sans ambiguïté, ni rien de tout cela.

Je l’ai déjà dit, je suis quelque part définitivement accro aux relations sociales, ce qui fait que je me rapproche facilement des personnes, et qu’elles ont une vague tendance à me raconter leurs déboires. Filles comme garçons. Spécialement les garçons.

Chérie me dit toujours que je souffre du syndrome de la bonne copine, que mes moult amitiés avec les garçons expliqueraient à elles seule mon irrésistible tendance aux catastrophes sentimentales. Forcément, tous les mecs biens, ce sont déjà mes amis. Certes.

Mais, mes potes, je les aime moi. Même s’ils sont tous sexy, mignons, drôles et parfaits, je n’en voudrais pour rien au monde, et je n’ai jamais décelé d’ambiguïté avec qui que ce soit.

Avec les Acoubayo Boyz, on peut boire comme des cochons, courir nus sur la plage et en rire grassement. Je peux emmener Sexy Geek faire du shopping, parce que, non vraiment, il a besoin d’une chemise. Je peux passer deux heures au rayon des « Que sais je ? » à la FNAC avec Greg en rigolant bêtement. Gogo peut m’engréner un dimanche soir à boire du Gin horrible et à refaire le monde jusqu’à quatre heures du matin. Je peux leur présenter des copines aussi. Et encore, je ne parle pas de la mafia Gay, les chouchous avec lesquels on peut draguer en binôme.

Pourtant, beaucoup de personnes n’y croient pas à ce genre d’amitié. Même si je ne renie en rien mes amitiés actuelles, force est de constater que j’ai foiré lamentablement une d’entre elles. Face à un séducteur, à un Aldo Maccione de dernière zone, ce que je pensais détenir comme une jolie histoire d’amitié a viré au cauchemar sordide où l’on en vient à se détester autant que l’on s’adorait.

Et vous, vous y croyez ?

Kit Mains Libres

22 janvier 2008

Je sais pas si vous avez remarqué, mais dans les rues et les transports en commun on voit de plus en plus de gens qui parlent tous seuls qui ne sont pas forcément au téléphone en train de bavarder dans une oreillette.

Il y a quelques semaines, j’attendais placidement le bus un dimanche midi pour rentrer chez moi. Il avait du retard, cela ne me dérangeait pas trop, j’avais dormi à peine 4 heures donc je me foutais bien qu’il arrive 10 minutes plus tard ou plus tôt. A côté de moi, debout, une dame s’énervait à haute voix, toute seule : « Putain de bus de merde toujours en retard, ils sont payés à quoi ? Gna gra gna gra ». Elle tapait du pied, hurlait, criait, grognait.

Hum.

Un autre matin, je me pose dans le tramway, placide comme à chaque fois que je prends les transports, une dame énervée s’assoit à côté de moi, et s’énerve à voix haute, toute seule : « Mais c’est pas possible ces gens de merde à être lents comme ça, ils me font chier ».

Double Hum.

Un autre matin, très tôt, dans le premier métro avec Francky. Une bande de jeunes sur les sièges à côté commence à simuler des actes sexuels. Ce qui nous fait beaucoup rire. Une dame en face, parle toute seule, encore, « Gnia gnia gnia ces jeunes, nia gnia gnia ». On n’en a pas compris plus.

Triple Hum.

Je crois que la solitude fait des ravages.

La recherche Google du soir

21 janvier 2008

Je viens de remarquer qu’à l’instant quelqu’un avait cherché sur Google : “conseil pour un rencart”.

Ce qui donne la page suivante : page. Il est donc arrivé sur l’article : “l’art subtil du premier rencart” C’est bien de se sentir utile des fois !

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