Consécration Geek
J’ai remarqué que j’ai été citée à deux reprises sur des forums dédiés à World of Warcraft, le jeu Geek par excellence.
J’ai envie de dire : \o/ ! Et merci à mes lecteurs!
Ps : demain, je ferai peut être un article constructif.
Classé dans Vie du Blog | Commentaires (8)La bataille de Machins
Ce qu’il y a de bien quand on va chez Francky, c’est qu’on sait quand on arrive, mais que l’on ne sait jamais quand on en part.
Mercredi après midi, on avait une session Geek : bidouillage de FTP, de feuilles de styles et de index.php. Tant et si bien que quand ses colocataires sont rentrés, ils nous ont trouvés tous les deux à la même place depuis quatre heures, et très très concentrés à la tâche. On s’est rendu compte qu’il était 18 heures et qu’on avait très mal à la tête.
Pour se refaire une santé, on prend l’apéro au rosé. Francky annonce qu’il fait venir un mignon rencontré sur un site de rencontres gays. Je décide donc d’annuler ce que j’avais de prévu pour 19 heures pour voir le Machin.
Le Machin arrive, on continue sur notre lancée du rosé. On mange des trucs bizarres qui traînaient dans le congélateur depuis l’époque des Pyramides. On rigole, on regarde des vidéos à la con sur Internet, on papote.
A 21h45 je dois partir, car j’ai rendez vous avec un Machin à moi, un joli produit trouvé sur AdopteUnMec.
Francky veut que je le fasse venir. Mon machin est d’accord, car il n’a peur de rien, et que je l’appâte avec un (des) verre(s) de vin blanc, ce qui est déloyal sachant qu’il m’a très bien expliqué qu’il n’était qu’un pillier de bar notoire. Je lui explique qu’il ne sera pas le seul réchappé des sites de rencontres et il trouve le thème IRL très sympa.
Il y avait les battles de Tecktonik, avec Francky on a créé malgré nous les battles de machins.
Ressituons les protagonistes : nous avons JeuneMachin, 20 ans, blondinet tout droit issu d’une bonne famille avec une bonne éducation. Il porte un polo noir et un jean avec une ceinture à boucle, et une coupe courte en épi. Un Quentin de la Star-Ac en blond.
De l’autre nous avons DandyMachin, le mien donc, 26 ans, vidéaste et graphiste free-lance, pur produit de la culture underground. Il porte une chemise avec une cravate, un jean crade avec des bottines (si, si), une coupe mi longue à frange avec des bouclettes au niveau des oreilles. Une sorte de Julien Doré sans la barrette.
Deux personnes qui n’ont rien en commun, plus un Jeune Machin qui aime bien lancer des piques acerbes et un DandyMachin qui a l’humour caustique. Cela ne pouvait que faire des étincelles, de la fumée, du feu et des cendres.
On les laisse parler ensemble, à tout hasard de cul, de sentiments, et de relations amoureuses. JeuneMachin soutient que le cul pour le cul c’est mal et que le sexe n’est pas primordial dans une relation. DandyMachin soutient que toutes les relations sont différentes et que même le cul pour le cul peut apporter aussi. Ils débattent âprement.
Avec Francky on compte les points, on s’envoie des SMS : « Francky, on devrait peut être les laisser essayer tout ça ensemble non ? ». On s’éclipse dans la cuisine pour ricaner.
Il y a des entractes aussi. Quand je vais aux toilettes, il parait que DandyMachin dit qu’il voudrait bien coucher avec moi. Quand DandyMachin va aux toilettes, JeuneMachin me confie tout ça à l’oreille.
La battle se termine on ne sait comment. Francky et JeuneMachin se rapprochent sur la banquette, je discute rencontres en ligne avec Dandy Machin pendant qu’il me caresse subtilement le dos.
Dandy s’en va, je l’accompagne dans la cage d’escalier. Il me saute dessus, JeuneMachin épie derrière la porte en ricanant. On descend dans le hall de l’immeuble, roulage de pelles pour le féliciter d’avoir si vaillamment tenu la distance face à son adversaire. Une vieille rombière en vison sort promener son Chiwawa, il est deux heures du matin. Elle nous regarde bizarrement, on éclate de rire. Il file, je remonte.
Et là on a vécu un immense instant de poésie.
JeuneMachin : « Mais Marion tu vas pas le revoir hein ? Il en veut qu’à ta chatte ». (top classe)
Marion : « Alors que ce soit clair, si j’ai envie de me faire sauter, je me fais sauter si je veux, point. »
Et sur ce coup d’éclat, je me suis enroulée dans un plaid, et je me suis endormie.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (5)How to end a relationship
Il y a plein de méthodes plus ou moins odieuses pour quitter quelqu’un. La classique longue et périlleuse discussion en tête à tête, l’odieux SMS « jte kit, mapel plu ». La terrible mort communicationelle, le silence radio de plus en plus dur à mettre en œuvre au vu des nombreux outils qui nous relient. Il y a aussi le, désormais culte, post it que Carrie Bradshaw a retrouvé collé sur son ordinateur un matin, qui disait « Je suis désolé, mais je peux pas ». Top classe.
On peut aussi faire comme Harry Potter et Cho Chang dans l’Ordre du Phénix et « arrêter de se parler ».
J’ai testé tout aussi pratique : la rupture via Facebook.
Je n’ai pas laissé un message sur le wall de l’intéressé, je ne lui ai pas non plus envoyé un message privé pour lui annoncer.
Non j’ai fait tout aussi efficace : j’ai tout simplement changé mon statut de « In an open relationship with » pour un joli et libre statut « single », sans prévenir la personne impliquée dedans.
Je ne suis pas un monstre, non. J’étais juste dans une relation Soufflé au Fromage. Et une open en plus, sans promesses ni prières, celle dont on a besoin à ce moment précis, mais on sait que cela ne durera pas aussi longtemps que les impôts.
En fait, comme un soufflé au fromage, le statut Facebook, (ridicule convenons en, mais je l’assume toujours autant), se justifiait car on se voyait assez souvent au départ. Puis le soufflé est retombé, et faute de temps, on n’a plus trop envie de se voir. Donc j’ai viré mon statut, tout simplement.
L’autre ingrédient du soufflé m’a demandé si j’étais fâchée contre lui, je lui ai expliqué la situation, et il était tout à fait d’accord avec moi.
Mes pronostics pour ma prochaine aventure : la tarte à la bière.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (10)Party Animals
Je suis un animal de soirées. Quand j’étais plus jeune, je sortais pour draguer avec mes copines. Aujourd’hui avec les sites de rencontres on peut rencontrer des mecs charmants sans même bouger de son fauteuil, alors non, je ne sors plus pour trouver l’homme de ma vie.
Je sors juste parce que j’adore ça. Je préfère même quand c’est imprévu et que cela donne lieu à une tonne de situations complètement surréalistes. D’accord, bien souvent les gens autour de moi, (et moi aussi, j’avoue) ont un peu bu. Mais ce n’est pas que l’alcool. C’est tout simplement le concept même de nuit qui produit des nous nocturnes totalement différents de nos nous diurnes. La nuit est tout simplement une autre réalité.
Samedi soir avec Chérie, après que les garçons se soient enfuis en courant d’un bar bizarre qui passait de l’électro vaguement inaudible. On s’est retrouvée dans le cas typique du : « Bon on reste pour finir notre bière et on part après ». Mais cela ne s’est pas vraiment passé comme cela.
On se ballade avec notre bière, ne faisant pas trop attention à la musique. Au bar, on bouscule un jeune homme :
« Oups, pardon !
- Hey les filles vous buvez quoi ? Shooters ?!
- Euh …
- Shooters !!!! »
Je vous jure qu’on n’a pas fait exprès de le bousculer.
Il se nomme Marc-Antoine et porte des lunettes noires, des Wayfarer. Chérie qui , décidément, ne comprendra jamais rien à la mode lui dit qu’il a l’air con avec ses lunettes. Je prends sa défense : « Mais non, ce sont pas des lunettes, ce sont des Wayfarer ».
Marc-Antoine a acquiescé fortement. Mais je crois que Chérie n’a (toujours) pas compris la blague.
Ils partent fumer une cigarette sur le pont. J’en profite pour aller aux toilettes où je surprends un garçon à dire que les filles passent toujours un temps fou aux toilettes. Je lui dis qu’il est sexiste, il me répond que j’ai de jolis yeux.
Pendant que Chérie parle journalisme avec Marc-Antoine, qui lui aussi fait une école de ce truc là, mais dans une obscure formation qui coûte très cher. J’envahis le dance floor. Un blondinet me fait des sourires, on papote, on danse un peu. Il se peut que l’on s’embrasse, et là, drame. Je me rends compte qu’il a une énorme érection.
Mais vraiment énorme. Je suis gênée, je ne laisse pas les garçons totalement insensibles, mais là quand même, c’était trop démesuré pour n’être que de mon chef et je me mets à soupçonner l’effet euphorisant d’une drogue quelconque.
Je reste à me dépatouiller avec Marc (encore un) et son énorme protubérance. Chérie a abandonné Marc-Antoine à ses lunettes noires et un autre garçon lui propose un verre. Sauf qu’il vole une bouteille au bar pendant que le barman a le dos tourné. Il se fait vite attraper par le videur :
« Monsieur, s’il vous plait…
- Ah ? Au temps pour moi, je l’ai pas fait exprès ».
La lumière s’allume, le barman nous chasse tous à coups de balai.
On se retrouve dehors, à papoter avec Protubérance et Voleur de Bouteille. Un garçon encore plus obscur que nous tous réunis vient nous taper la causette. Chérie lui parle étoiles, devoir de mémoire et journalisme, encore : « Tu vois cette étoile là haut dans le ciel ? Et bah elle porte ton nom, comme ça le monde se souviendra de toi. »
Pendant que je prends un fou rire frénétique à cause de la protubérance, qui est décidément bien accrochée : « Chérie, chérie, regarde il a une énorme érection »
Protubérance : « Mais t’es indécente ! »
Marion : « Mais c’est toi qui est indécent »
On se débarrasse de tout le monde, du garçon aux étoiles, de Protubérance et du Voleur de bouteilles. On marche en direction de l’appartement.
Chérie me dit : « Marion, j’ai envie d’une cigarette », pile au moment où deux garçons passent à côté de nous. Je les accoste, ils ne lui offrent pas une, mais deux cigarettes. Ils ont les bras remplis de jus de fruits, et sont suivis de leurs copains trentenaires :
« Oh des softs !
- Ouais mais c’est pas pour boire que du soft
- On peut s’inviter en After ? »
(Marion, inconsciente)
Hop là. On se retrouve quelques minutes plus tard en train de papoter avec une tablée de trentenaires autour d’une vodka orange. En bons strasbourgeois, ils nous disent que c’est pas bien de rentrer à pied toutes seules.
On ne reste pas longtemps quand même, et on fait le trajet du retour en chantant.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (6)Au poil!
S’il y a bien un sujet qui peut occuper toute une tablée pendant un long moment ce sont les histoires de poils. Lors du repas du soir quand même, on n’est pas dégueulasses à ce point. Mais toujours est il que tout le monde a son avis sur la question : les garçons quand il s’agit des filles s’en tiennent à du un-peu-quand-même mais rien-de-temps-en-temps-c’est-bien-aussi.
Concernant les leurs, ils nous expliquent que la tondeuse leur fait très peur et que la crème ça pique, ce n’est pas qu’ils y mettent de la mauvaise volonté, et les filles de s’insurger que c’est pareil pour elles. Bon pas tous, il y a des garçons qui se font des missions cire et je ne sais pas lesquels sont les plus à plaindre.
Je suis plutôt une adepte du court dessus, nuque et côté dégagés pour ma personne, et pour les garçons c’est bien d’avoir une vue dégagée, aussi. Je me comprends.
Mais là encore il y a plusieurs écoles : ceux et celles pour qui le poil c’est sale, non ce n’est pas sale, cela fait des millénaires que l’on se reproduit avec nos poils, l’hygiène n’a rien a voir là dedans. Ceux pour qui c’est bien mais pas trop. Il y a aussi les partisans de la coupe d’été et de la coupe d’hiver, où l’on laisse repousser dès que la bise est venue histoire de ne pas prendre froid.
Il y a aussi la catégorie de la friche politique, des filles qui, quoi qu’on leur dise, refusent toutes ces méthodes de Jardin-anglainisation de leur intimité. On en trouve sur le Net, des mouvements pour le retour du poil féminin. Cette manie du Buisson Anglais ou de la Pascal Obispo (Admirez mes métaphores) ne serait qu’une façon supplémentaire d’aliéner la condition féminine. C’est vrai que je suis de la génération FHM moi, celle qui a vu des filles lisses de partout et avec plein de silicone dedans, ces femmes objets qui font hurler les féministes. Je suis une grosse égoïste mais je n’arrive pas à m’insurger contre ces pratiques, tellement cela fait partie de mon paysage. Pourtant je me définis bien souvent comme une féministe. Mon féministe doit se placer ailleurs, il faudrait que je me penche sur la question.
Mais je crois qu’on peut le dire bien fort, l’épilation est un acte politique.
Classé dans Réflexions métaphysiques d'une écervelée | Commentaires (6)L’homme idéal
Quand j’ai vu cette vidéo chez Laurent, j’ai ricané. D’abord parce que je suis bon public et que je trouve ça drôle. Une bonne dose d’humour et je me fais avoir à tous les coups.
Ensuite parce que je me suis sentie vaguement coupable. On pourrait même me jeter en pâture sur le banc des accusées, et au premier rang s’il vous plaît.
Voilà, je suis désolée, pardon de faire comme une grande partie de mes congénères féminines : de tellement fustiger ces incapables de mecs, qui seraient inaptes à assouvir nos fantasmes sur l’homme idéal.
Ma sœur, ma propre sœur, m’a dit que l’on abusait. On a une génération d’écart toutes les deux, je l’ai déjà dit, et forcément en 17 ans les choses ont vraiment changé. Pour elle on demande aux garçons d’être à la fois virils mais pas machos, forts mais sensibles, protecteurs mais étouffants, sexy mais pas coureurs, machos mais pas goujats, drôles mais sérieux, etc.
Ce qui, convenons en, n’est certainement pas possible sans une bonne dose de schizophrénie. Evidement nos exigences démesurées sont des machines à produire des salauds, des goujats, des lâches, des connards. (Les gars, admirez comme je vous dédouane de toutes les horreurs que vous faites)
Donc voilà, je ne suis pas que désolée pour hier soir, je le suis aussi pour tout ça, et je l’affirme : l’homme idéal n’existe pas.
NB : Par contre, si je pouvais passer commande d’un garçon sexy plein d’humour et de charisme ce serait super sympa. NB2 : J’ai évidement acheté le magazine dont il est question, GQ, pour me tenir compagnie dans le train. Si l’on n’est pas allergique aux pages de publicités, GQ est un magazine sympa, joli, avec des chroniques assez marrantes et de la mode branchée à souhait. Par contre, si votre concept de l’habillement est purement utilitaire, que vous supportez pas les publicités : passez votre chemin, et vite. Je doute fort que la tendance « moustache » pour le mâle 2008 vous parle énormément.
Week-end Choucroute
J’’espère que le silence de mes flux RSS ne vous a pas échappé, ou pire, chagriné. Mais j’étais en week-end à Strasbourg chez Chérie et Gautier afin de faire le plein de bonne humeur et de saucisses.
Ils sont tous les deux en école de Journalisme et sont plongés dans la vocation jusqu’au cou. Si bien qu’avec Nicolas, lui digne serviteur du Grand Capital en école de commerce, et moi, geekette devant l’éternel, on se regardait d’un air perplexe quand ils parlaient papiers, angles, reportages, interviews et Ricard pur.
On est différents mais on n’est pas amis pour rien, alors on a refait le monde, ainsi que des blagues pourries autour d’une raclette, d’une saucisse de foie, et de quelques bouteilles de vin blanc :
« - Mais la saucisse de foie c’est du pâté non ? Pourquoi ils présentent ça en forme de saucisse ?
- Parce que sinon les Alsaciens en mangeraient pas »
Durant les journées on a visité la ville, comme de vrais touristes : des quartiers typiques alsaciens jusqu’au Parlement Européen. Sauf que mon vertige s’est bêtement rappelé à moi quand on m’a dit qu’il fallait monter 360 marches d’un escalier en colimaçon pour aller tout en haut de la cathédrale. Globalement, j’ai le vertige sur un tabouret, alors j’ai plutôt visité l’intérieur de la cathédrale.
Le samedi soir on est allés boire des (bonnes) bières dans un bar qui se nomme « l’Happy Hour » : je vous laisse imaginer le massacre. Pardon à tous ceux à qui j’ai laissé d’inaudibles messages sur leur répondeur. On a ensuite atterri dans un obscur bar vaguement underground. Les garçons sont partis en courant, mais avec Chérie on y a vécu de grands instants de surréalisme, je raconterai cela dans un prochain article.
Puis on a continué de refaire le monde et des blagues pourries. Mais heureusement que ce n’était qu’un week-end, car j’ai tellement un humour éponge qu’à la fin je commençais à faire « des blagues de journaleux » (dixit Chérie). Oh merde.
En bref, un week-end choucroute sans choucroute, mais avec beaucoup de vitamines. On reviendra.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (7)Avis aux Mybloglogueurs
Hum, je sais pas si vous avez remarqué, mais “Mybloglog change”.
Ils nous offrent un nouveau widget à afficher sur notre blog, plus joli, plus interactif, mais le mien a vraiment une drôle de gueule. Qui a testé le nouveau widget? Ca marche chez vous?
Classé dans Vie du Blog | Commentaires (6)"Le changement, c’est quand on prendra les Arabes en stop" Coluche
Nb : ajout de la musique suite aux commentaires
Quand j’étais au lycée je n’étais pas trop « bande de copains ». J’avais plutôt deux ou trois copines, Dassou en tête, avec lesquelles je soignais ma timidité et tentais de comprendre pourquoi le reste de la classe ne m’aimait pas.
Donc les groupes de lycéens je les ai beaucoup plus observés que je n’y ai participé. Il y a des constantes qui font tourner le groupe : le couple qui se fait des bisous, les trois copines mignonnes et bien habillées qui ricanent, le mec charismatique, le rigolo de service, etc.
Tout à l’heure, dans le bus, j’observais un groupe de lycéens. Il y avait la minette avec une frange et un jean slim qui faisait des bisous à son copain, la copine de la minette, tout aussi minette qu’elle mais sans mec autour de son cou, le garçon qui attirait l’attention de tout le monde, donnait les directives : à quel Mac Do ils allaient manger, si il y avait des contrôleurs, le tout dans un blouson de cuir bien élimé. Les clichés ont la vie dure. Sauf que.
Il y avait aussi dans ce groupe deux garçons, qui devaient avoir seize ans, qui se faisaient des bisous super tendrement, se souriaient, se câlinaient.
J’ai eu une pensée émue pour mes copains gays, pour tous ceux qui n’ont fait leur coming-out que bien après le Bac, qui ont toujours des problèmes pour le faire accepter à leurs familles, pour cet ancien copain de l’époque croisé un jour dans ce même bus qui m’a avoué que en fait il était gay, pour tous les mecs que je connais pas qui un jour, au lycée, se sont fait traiter de « sale pédé ».
En repensant à tout cela, je me suis dit que finalement les choses changeaient quand même un petit peu.
Classé dans Réflexions métaphysiques d'une écervelée | Commentaires (9)MSN is evil
Je dois avoir MSN depuis juin 2003. C’est précis, je sais, j’ai une mémoire quasi maniaque des dates. A l’époque j’avais un seul contact, qui était une de mes grandes copines de lycée, et de MSN donc, et l’on se faisait mutuellement réviser le Bac. Je me rappelle qu’on tournait encore sous MSN 5, celui qui avait encore les émoticônes cachées, et une interface vraiment moins étoffée que maintenant. Je crois qu’il n’y avait même pas encore d’avatar.
Aujourd’hui, j’ai évidement la même adresse, mais beaucoup plus de contacts. Je reste une intégriste quand même : je n’aime toujours pas les gifs animés, surtout ceux qui se glissent dans les phrases, et le langage SMS. Si bien que je râle quand j’ai des contacts qui écrivent « ke » en lieu et place de « que », et je ne parle pas de ma détestation du « sa va ».
Je peux vous le dire, MSN c’est le diable, le démon, Satan, le mal absolu.
D’accord, c’est bien, il y a des personnes avec qui j’ai devellopé une grande amitié rien que via cet outil du malin.
Mais il reste quand même un complicateur de relations humaines, quelque chose d’énorme.
Ah ça oui, c’est pratique pour draguer l’air de rien, pour prendre la température sans trop se mouiller. Mais quand on est supposément censé avoir des rapports privilégiés avec une personne et qu’elle ne vient pas nous parler alors qu’elle est connectée c’est le drame.
« Marion qu’est ce que je fais, il me parle pas, je le wizze, je le poke ou je l’appelle ? » (véridique)
Envoie lui un fax plutôt.
On se demande pourquoi cette personne ne vient pas nous parler et on doute : « je comprends pas : tout allait bien au téléphone, et là il me parle pas ! Tu crois qu’il m’en veut ? Qu’il veut plus me voir ? ».
Et s’il avait simplement autre chose à faire que de passer son temps sur MSN ? (Oui il y a des gens connectés qui ne répondent jamais, cela existe)
« Putain, c’est tout le temps moi qui vais lui parler, sinon il fait jamais le premier pas, ça veut dire qu’il s’en fout hein ? ».
Change de cible cocotte.
Il y a même pire : « Regarde, il/elle m’écrit ça, ça veut dire quoi ? » « Regarde cette conversation, c’est en bonne voie tu crois ? ».
Dois-je rappeler que l’on souffrait assez en explication de texte au collège pour en rajouter maintenant avec des phrases totalement obtuses sur un canal de communication qui permet toutes les dérives ?
Comme si les rapports humains n’étaient pas assez compliqués, il a fallu que l’on se rajoute cet outil diabolique pour encore plus nous perdre dans des océans de questions existentielles.
Sur MSN, la gestion des Ex est dramatique, entre le fait d’épier leurs pseudos, photos, et commentaires de pseudo, pour savoir s’ils sont plus malheureux que nous, et le fait de faire exprès de mettre des pseudos, photos, commentaires de pseudo qui montrent qu’on est plus heureux qu’eux, c’est à en perdre son latin.
Tant qu’à faire, je suggère l’emploi du comm’ de pseudo qui dit «A mes exs je viens de réaliser grâce à Roger que vous aviez tous un sexe minuscule et des oursins dans le portefeuille.» Cela marche toujours.
Non vraiment, MSN, c’est bien, mais cela devrait être interdit d’avoir les personnes avec lesquelles on couche dans ses contacts, parce que vraiment ce n’est plus possible.
Allez, tous ensemble ! Bloquons et supprimons l’adresse de nos contacts qui sont un peu plus que des potes !
NB : je me moque, je me moque, mais je crois que je fais pareil.
Classé dans Les conseils avisés de Marion | Commentaires (17)

