Se fier aux apparences
Flo je crois qu’elle a encore plus de copains hétérosexuels et bien de leur personne que moi. A chaque soirée elle en ramène un différent, voire plusieurs. Ce qui est marrant, ça nous fait un accompagnateur de charme pour nos virées. Du moment qu’il accepte qu’on dise qu’il est gay, pour ne pas faire peur aux autres garçons, tout va bien.
Hier, cela n’échappe pas à la règle, un copain sympa de Flo nous accompagne en virée. C’est un vrai connard de type 1, et il le vit très bien, merci. Il a grosso modo quatre nanas en rotation auxquelles il ne fait pas de promesse. Enfin un garçon bien.
Dans une discothèque parisienne, pendant que je drague un garçon plein d’humour mais à l’orthographe désastreuse (on en reparlera) Flo roule des pelles à son serveur du moment. 1m85 de muscles et d’UV. Notre accompagnateur tombe lui sous le charme d’un 95D qui bloblote, et pas le notre hélas.
Blonde platine, faux 95d, bouche en silicone, nez anormalement en trompette. Je cite souvent André Manoukian en disant que des fois certaines personnes sentent « trop le savon et pas assez la foufoune ». Là je dirai que cette demoiselle sentait trop le plastique et pas assez la foufoune.
Bref. Il roule des pelles à sa dulcinée. Puis on les voit disparaître. Le serveur de Flo me dit « Oh merde, il est pas au courant ?
- Au courant de ?
- C’est un Trans pas encore opéré ».
Je pense que Serveur plaisantait, mais sinon, gageons que le jeune homme a du vite s’en rendre compte.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (9)Vodka-potes
Je ne vous ai pas raconté, mais samedi j’étais à Lyon pour un retour fracassant en mes terres natales. Il y avait quasi tout le monde. Quand je dis tout le monde je parle des gens que j’aimais très fort au temps où le lundi matin je me rendais encore en amphi. J’en ai profité pour faire des câlins à Chérie, avant qu’elle parte un mois en Egypte, la fourbe ; pour chanter faux, pour souhaiter un joyeux anniversaire à Greg, à Gautier, et à Marianne. Faire un câlin à Sexy Geek ; revoir la grande, l’immense Dassou, prévoir les suites parisiennes avec Francky et Pierrot qui me rejoignent bientôt. J’ai aussi revu la quasi-totalité de ma promo de l’an dernier.
Merde, putain, on a tous pris un an dans la gueule.
Samedi Aprem, j’ai joué à « Vis ma vie d’élu local » avec Romain. Ce qui veut dire faire le tour des troquets de l’arrondissement en parlant de nos vies sentimentales, tout en faisant des sourires aux patrons de bar et autres tenanciers de magasins louches.
Dimanche matin, j’ai dit au revoir à Chérie sur le pont de la Guillotière, car on a encore été les deux seules malades de notre petit groupe à être à bloc toute la soirée, suffisamment pour sortir d’une boîte quand le jour se lève et dire « Merde ! Il fait jour ». Je lui ai fait un câlin, je lui ai dit qu’elle me manquait, et j’ai eu la vague impression que le lundi on allait se retrouver en amphi avec le 20 minutes, pour faire des mots croisés.
Un peu comme j’avais subitement remonté le temps. En fait nos sensations doivent être gravées à jamais dans nos mémoires, et lors de circonstances similaires, elles se re-pointent l’air de rien.
Pourtant non, notre petite époque d’insouciance est terminée, j’en ai déjà parlé. Je suis bien sûre nostalgique de cette jolie période. Nostalgique, mais pas triste comme j’ai pu l’être en septembre, à pleurer chaque jour que Dieu faisait l’éparpillement de mon petit groupe de potes.
Car cela ne fait même pas trois mois que je suis à Paris, ils sont passés à une vitesse folle et je dois reconnaitre que Paris et moi on s‘entend plutôt bien.
Il faut dire que pour une « célibataire de 22 ans », c’est peu ou prou le paradis. Il y a plein de garçons célibataires, des endroits où sortir, et le pire c’est qu’il y a même des gens avec qui le contact se fait facilement.
Chérie me disait que je suis une sorte « d’animal social » : quoi qu’il arrive je trouve un moyen de me faire des copains pour aller boire des Mojitos et éructer sur nos vies sentimentales.
Elle n’a pas tort, mais quand même, je voudrais dire à Paris qu’elle est bien gentille, mais par sa faute je deviens une sorte de monstre d’indisponibilité :
Hier soir : Soirée Blogueurs avec Laurent pour le lancement d’un gel pour les cheveux Got2 Be. Je n’ai pas relayé le buzz, mais bon Laurent avait besoin d’une accompagnatrice, vous me connaissez dès qu’il s’agit de gel…
Ce soir : Soirée chope avec Flo. Depuis le temps qu’on se la prévoit.
Samedi soir : Connard 1er, que je vais peut être réussir à voir enfin, veut que l’on se fasse un ciné. Un film, un truc normal. Genre un premier rendez-vous. Des fois il me fait peur.
Dimanche soir : Un plus très jeune homme avec qui je communique numériquement veut me tester autour d’un verre, pour savoir si je suis assez endurante pour faire une vraie énorme soirée avec lui et ses potes. Ouais, il y a encore des gens qui doutent de mes capacités, je vous jure.
Lundi soir : Si je me souviens bien, un message Twitter m’a proposé un verre ce soir là non ?
Mardi soir : Soirée Geek chic et Simon n’oublie pas de venir, merci.
Mercredi soir : Le grand, l’immense Mister N monte sur Paris pour 24h. L’accueil sera à la hauteur de sa réputation. Merci à Canard et à Flo de réserver leur soirée… et leurs forces.
Jeudi soir : Soirée à l’agence, de réputation un tout petit truc calme, intimiste, avec des gens assis sur les canapés de l’accueil, de la tisane et des légumes verts.
Vendredi : Un Serial-poker veut que l’on se poke en vrai, même que je n’ai pas le droit d’annuler.
Bienvenue sur l’agenda tranquille de Marion.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (6)Il y a une vie après la Tecktonik
Vous allez me dire que je suis obsédée par l’habillement masculin en ce moment. A défaut d’autre chose, bande de coquins. Mais là, c’était juste énorme, faut que je le confesse.
Dans le métro, n’ayant pas d’Ipod, j’observe les gens. On a les activités que l’on mérite.
En face de moi ce matin, un mec en costard.
Non je ne lui ai pas sourit parce qu’il portait un joli costard, j’aurais pu, et cela aurait donné un article autrement plus croustillant.
Mais en fait, il portait un énorme diamant à chaque oreille, enfin, un brillant, plutôt. Puis il avait aussi une coupe mulet aussi : court dessus, rasé sur les côtés, et long derrière. Evidement le « court dessus » formait une mini crête.
Un TCK Boy déguisé en jeune actif. Enfer et damnation.
Sans déconner, il aurait pu être mignon ce mec avec son joli costard, mais pour cela il lui faudrait un autre coiffeur. Cela m’attriste ce manque de cohérence de ligne vestimentaire. Je préfère un TCK en slim, au moins il est dans son élément. Mais un TCK en costard, c’est un coup à se dégouter du costard.
Le plus drôle dans l’histoire c’est qu’en descendant du métro, il m’a fait un clin d’œil, forcément, à le regarder fixement comme ça, il a du s’imaginer que j’en voulais à son corps.
Je crois que je vais m’acheter un Ipod.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (14)Mec en costume
Sexy Bâtard, il était grand, fort, sexy, musclé, et il le savait. Son seul énorme, et je pèse mes mots, complexe, c’était sa calvitie naissante. J’ai envie de dire qu’il y a quand même une justice dans ce monde. Si bien qu’il ne supportait pas qu’on lui touche les cheveux, et encore moins qu’on lui fasse remarquer cet état de fait. Quelle petite nature.
Un soir, alors qu’il me parlait de son taff, pour lequel il se devait de porter un costume qui fait mâle :
« Tu m’as jamais vu en costard ?
– Euh non pourquoi ?
– Parce que je suis trop beau en costard, tellement que j’en oublie que je perds mes cheveux »
Son costard, c’est sa robe rouge à lui. La tenue dans laquelle il se sent beau et désirable. Marrant de constater que même les connards ont des faiblesses.
Toujours est-il que je tiens à revenir sur mes affirmations concernant le fantasme de l’uniforme. Parce qu’il avait raison Sexy Bâtard, de penser qu’il pouvait se taper n’importe qui une fois son costard enfilé.
Hier j’ai vu une photo de Connard 1er en costard. Je dois avouer que là, je m’incline, c’est un connard sans subtilité, mais putain, en costume, il envoie.
C’est officiel, j’ai le fantasme du mec en costume.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (15)Il parle de quoi ton blog?
A 22 ans, j’ai quitté ma province, bien décidée à empoigner la vie.
Non en fait, il y a trois mois je suis venue à Paris, avec mes robes, mes chaussures et un blog. Juste ça.
Petit amas de Php grâce à qui j’ai pas mal socialisé : entre les gens que je connaissais depuis quelques mois et que j’ai enfin rencontrés en vrai, ceux avec qui j’ai twitté, puis mon inattendu enfermement dans la maison du lapin.
Ceux qui ne lisent pas me demandent souvent : « Mais il parle de quoi ton blog ? »
Et là, je suis bien embêtée. Je ne peux pas dire à tout le monde que j’ai un blog qui parle de bite, même si dans le fond c’est bien le nœud (sans jeu de mot) du problème. Il y a des gens avec qui cela ne passerait pas.
Je peux leur dire que j’ai un blog de fille, cela pardonne beaucoup de futilité comme concept « le blog de fille ». Mais ici ce n’est pas « les crèmes tranquilles de Marion », moi la cosméto, les fringues, et les chaussures, je trouve qu’il y a des gens qui le font mieux que moi, je sais juste les acheter, et tenter de les porter avec grâce. Et croyez moi, ce n’est pas gagné.
Contrairement à ce que Romain, celui qui me pourrit mon espace vital d’open-space, pense, je ne parle pas de cul non plus. Parce que pour parler cul, il faudrait que je pratique plus souvent.
Je parle de bite sans parler de cul, je parle des filles sans parler de girly-attitude, je suis Geekette mais j’ai ni Iphone, ni Nabaztag (à mon grand regret cela dit).
Je suis inscrite sur un site de billets sponsorisés depuis trois mois aussi, et je n’ai pas été foutue d’en écrire un seul, même quand il fallait parler de bite.
Ce blog c’est un peu le même bordel que mon appart.
Mine de rien, quand j’ai commencé à écrire ici, il y a presque deux ans, je savais strictement pas dans quel guêpier j’allais encore me fourrer : je ne lisais même pas d’autres blogs à l’époque. J’écrivais pour mes potes, on se marrait bien quand même, puis par on ne sait quel miracle du référencement et des backlinks, des inconnus sont venus, et on a commencé à discuter et à élaborer des théories qui, à défaut de changer le monde, nous ont occupé quelques moments derrière l’ordi.
Alors voilà, je sais toujours pas comment définir ma ligne éditoriale, mais même si je parle à des gens qui font du Web 2.0, du buzz, ou de la crème de jour, ce blog restera ce petit espace d’expression pour protester contre les connards et dire que les filles sont compliquées. Bon, j’ai pitié de vos yeux quand même, il se pourrait que le thème change, mais rien de plus.
J’en profite pour le rappeler, les garçons, une rubrique se nomme « la sagesse du mâle », elle est pour vous, alors vous pouvez m’envoyer votre venin par email, je publierai. Le droit de réponse c’est important.
Classé dans Vie du Blog | Commentaires (17)L’imaginaire qui fait mâle
Hier soir je rejoignais Simon (et normalement Flo, mais cette petite nature nous a lâchés) pour un Happy Hour. Forcément je tiens à en profiter avant que l’on nous interdise ça aussi.
Dans le métro, il y avait une colonie de militaires en tenue.
Je suis sûre qu’il y a des filles que cela émoustillerait, mais moi, non cela ne me fait rien du tout. Mais alors rien.
Pour moi un militaire c’est un bourrin à moitié chauve, et qui, en plus porte une tenue ridicule.
Pour moi, un Stewart, c’est un vendeur de Coca. J’ai trop voyagé en low-cost.
Pour les pompiers c’est pareil, aucun effet, faut dire qu’à 17 ans j’étais sortie avec un pompier volontaire, et qu’il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.
Un flic ou un CRS me donne juste envie de partir en courant. Mon côté anarchiste, sans doute.
Un médecin ou un infirmier ? Ah, berk, j’ai une sainte horreur de tout ce qui touche au milieu médical.
C’est officiel, je n’ai pas le fantasme de l’uniforme.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (13)Connard 1er est une star
On me demande souvent pourquoi je perds mon temps avec Connard 1er. C’est vrai ça, c’est un connard, il quittera jamais sa copine pour moi de toutes façons, il veut juste « me sauter », me « trouve moche mais baisable ».
Complètement. Je suis parfaitement d’accord, mais outre le côté anthropologie du connard, j’ai un blog à alimenter, merde, qui me fait continuer à lui répondre sur Facebook, ce que je préfère chez ce mec c’est sa finesse.
Il a l’art du compliment d’abord : « la beauté ça fait pas la salade », « j’ai envie de faire l’amour à un cerveau », « tes yeux me donnent envie de te faire l’amour », « remet ta robe rouge », « j’apprécie cette correspondance sucrée ».
Il ose aussi des trucs que jamais personne n’oserait dire ou faire : me dire en douce dans un coin alors que sa copine est à côté « Marion on se revoit pour boire un verre hein ? » ; écrire « ma copine sera pas en vacances la semaine où je te propose que l’on se voie, je ne fais pas dans le pathétique ! », ou encore oser m’écrire, toujours sur Facebook « j’ai trop de taff je ne vois même plus ma future ex ».
Connard 1er, t’es une star pour moi, sans déconner.
Un truc qui m’a beaucoup fait rire aussi, c’est que dans le Journal de Bridget Jones, à un moment, son connard à elle lui propose un rendez vous : un dimanche soir. Bridget commente : « c’est moi ou ça sonne faux un rendez vous un dimanche soir ? ». Oui Bridget, il y a des jours pour les rendez-vous amoureux, et le dimanche soir, cela sent le plan connard, il ne faut pas se faire d’illusions.
Je vous le donne en mille, Connard 1er veut me voir dimanche soir.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (20)L’attaque des fiottes tueuses
Je tiens à déclarer l’état d’urgence, l’alerte maximum, prévenir tout le monde qu’une catastrophe se trame. Les fiottes sont de retour.
Je les avais expérimentées il y a de cela très longtemps. Puis j’avais subit sans comprendre.
Le garçon qui me soulève, pendant une soirée, dans une pièce fermée à clef, d’un seul bras pour me plaquer contre le mur. Fort et viril le mec hein, je suis pas un mini-fomat. Puis, non plus rien, on ne couchera pas ensemble. Celui qui me chauffe déloyalement sur un canapé, puis non plus rien, il doit rentrer chez sa grand-mère faire sa valise. Véridique.
Un observateur amusé m’a demandé : « Mais enfin Marion tu leur fais quoi pour qu’ils refusent de coucher avec toi ? ». Je pensais que je devais embrasser très mal en fait.
Puis j’ai lu l’article de Flo, et celui du Ra7or, et je me suis souvenue qu’il y avait des garçons qui ne couchaient pas. Forcément avec mes histoires de Connard 1er, le seul parisien qui veut coucher avec moi, j’avais oublié cet état de fait.
Il paraîtrait donc qu’à force de jouer les walkyries du cul, les amazones du string et les grandes filles indépendantes, les garçons feraient les chochottes. Merde quoi, ils ne sont pas des objets, pas des fournisseurs d’orgasmes à la demande, donc devant une nana trop entreprenante qui leur saute au paf dès le premier soir ils feraient les fiottes et prendraient la fuite.
Bande de petites natures. Qu’est ce que vos aînés ont fait pendant toutes ces décennies ? Hormis user de ruses insoupçonnée pour enlever les soutiens gorges de nos grande sœurs ? Hein ?
Alors voilà, si on veut vous sauter au paf, on vous saute au paf. Allez les gars, prenez pas peur, on mord que si on nous le demande, doucement en plus, sauf si le contraire est demandé expressément. Et puis pour paraphraser Coluche, on ne vous viole pas, violer c’est quand on veut pas, nous, on veut.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (17)Les 35 heures du lapin, mon récit partial et subjectif
Enfin, mon récit est arrivé, sans se presser, avec son cheval et son grand chapeau. En fait, non, sans couvre-chef et sans monture, mais ce n’est pas grave.
Les 35 heures du lapin, j’y suis allée en étant morte de trouille, rien que ça. Pas tant pour la performance de rester éveillée pendant 35 heures, non je vous rappelle que j’ai de longues années d’études derrière moi et que voilà entre les week-ends de « tournois sportifs » et les week-ends d’inté, donc j’ai de l’expérience niveau fiesta alors qu’on n’a pas dormi.
En fait je flippais parce que j’y allais un peu à la hussarde, en connaissant en tout et pour tout ce sale gosse de Romain, qui depuis une semaine pompait mon espace vital dans l’open-space, et Thien avec qui je twittais. Ce qui fait qu’il restait 32 personnes que je ne connaissais pas.
Vendredi, minuit moins une, on entre dans la maison. C’est rose, c’est rempli de lapins, de Wii et de gadgets pour les geeks, le thème est respecté et tout le monde retombe en enfance : on déballe les voitures électroniques, les hélicos, et swim, swim, swim, on les fait rouler, voler, rouler, cogner des pieds. Entre temps on nous sert à boire et à manger. Je suis hypra méga intimidée quand même, de mettre tous ces visages sur tous ces blogs, et pas des moindres les blogs. Ce soir c’est disco quand même, donc tout le monde récupère des perruques, des lunettes, et des grands chapeaux. Moi j’adore mes oreilles de lapin. Il y a un dance-floor, puis des cours de tectonik. Je regarde ça, des purs et durs TCK font une démo, des blogueurs tentent de faire pareil, et ils sont beaucoup plus drôles.
Je l’avoue, la nuit du vendredi est rude. Comme dans tout, c’est toujours le premier tiers qui fait le plus mal.
Dans la maison il y avait des PC avec une connexion Internet, ce qui fait que l’on a pu suivre ce qui se passait sur Twitter, sur nos boites mails, sur les blogs, et sur nos blogs. Il y a pire qu’un Geek, il y a le Geek communiquant.
Le samedi matin, c’est match d’impro, douches, petit dej, sommeil clandestin pour les petites natures dont je tairais le nom. Je suis naze en impro, mais il y en avait des très très forts, ce qui fait qu’au final, j’ai bien bien rigolé entre les blagues pourries et les impros improbables.
Midi : buffet de sushis, on nous gâte quand même. L’atelier de sculpture sur carottes démarre alors que j’étais sous la douche. Tant mieux d’ailleurs, avec ma légendaire adresse j’aurai été capable de me couper un morceau de main, et cela aurait été très moche à l’écran.
14h : Laurent débarque en guest auto proclamé (accompagné de Gogo, Capu et Angie), taggué au rouge à lèvres un « Thien » et un « MDM » sur chaque joue, plus un cœur sur le front. Notre fan club ! Je tiens quand même à lui interdire de recommencer un truc pareil, car enlever du rouge à lèvre au coton imbibé de démaquillant sur le visage d’un mec c’est un peu l’enfer sur terre. Merci.
15h : j’ai gagné un soin pour le visage. Là, j’avoue, je me suis endormie. Pas longtemps hein, juste 40 minutes, mais je mets n’importe qui au défi de rester éveillé alors que vous êtes allongé sous une couverture, avec une serviette chaude autour du visage et que l’on vous masse le cou. Ah mais.
16h : De retour dans la maison. J’ai râté la samba, j’évite le stretch. Moi sur un tapis à me plier en deux, c’est juste un coup à se casser quelque chose. Des guests sont venus pour dire bonjour. Je me fais étaler à Guitar Heroe, je twitte, je geeke, je constate avec émotion qu’il y a au moins aussi autiste que moi derrière un écran. Chabadabada. Je zappe le poker, je suis vraiment trop nulle.
Puis vient l’apéro. Ah, l’apéro. Entre temps, je vois des démonstrations de déroulage de capote sur une bouteille de coca. Ce qui est un peu présomptueux hein, mais je dis ça je dis rien. Champagne donc. Saloperies à grignoter. Ah ! J’adore ! Musique. Thien s’empare du micro et pose des questions à tout le monde. La mayo a vraiment pris, l’ambiance est bon enfant, ça papote, ça rigole. Le repas vient, je papote connards et salauds avec Capucine, ma wing-girl du soir, et je tiens à dire qu’elle tient pas du tout le champagne.
La soirée est juste énorme, on saute de partout sur le dance-floor : le mélange douteux du champagne + fatigue + adrénaline. On accueille Loana qui est « comme on l’attendait » : compensées de 25 cm, elle doit être rudement petite en vrai, jean boot cut, et bustier rose. Elle embarque un de nos chapeau rose, c’est ce que l’on appelle faire couleur locale. On danse avec le lapin aussi, sexy le lapin, grand, rose, et recouvert de fourrure. Puis on aura droit à des cours de pôle dance. Elles sont impressionnantes de souplesse les danseuses et je suis morte de jalousie.
Fin de soirée, je tiens à dénoncer, la délation c’est le mal, mais cela dort de partout. Moi aussi, d’ailleurs, j’ai fait un micro sommeil : 30 minutes avachie sur deux poufs. Je me réveille pour le break dance. Toutes mes félicitations à ceux qui font encore des pompes à cette heure-ci.
Début de matinée, une maquilleuse me refait une « beauté ». Enfin, non disons qu’elle m’applique généreusement du fond de teint et autres poudres, ce qui fait que je ressemble à un être humain, enfin un truc dans le style. Oh yeah ! Même si je suis tellement crevée que j’ai failli m’endormir alors qu’elle me mettait du fard à paupières. La classe.
Matinée : un magicien vient nous empêcher d’errer sans but dans la maison. Forcément après tout ce temps à faire les cons, à danser, à papoter, plus personne n’arrive à faire une phrase correcte, donc pour rester éveillé la seule chose à faire c’est d’errer. Après les tours de carte, on a le droit à une séance d’hypnose. Impressionnant, voire même flippant.
Fin des 35 heures, ultime séance photo, compte à rebours, taxi pour rentrer à la maison. Puis 15 heures de sommeil. Rah.
Après ce résumé parfaitement subjectif, réalisé à partir de ma vision à œillères. Je tiens quand même à dire que si j’ai participé à cette opération c’était comme tout le monde pour le fun. Je suis pas (et ne serai jamais) blogueuse influente, je ne parle pas de sujets qui rapportent de l’argent, et encore moins de trucs sérieux. Pour les avis sur l’opé en elle-même, en matière de buzz et de RP, de cohérence, etc, je vous laisse chercher et aller voir ailleurs, ce n’est pas la ligne éditoriale de ce blog.
Mais sans déconner, ce truc c’était vraiment chouette.
L’impression d’avoir passé un week end en colo, rencontrer plein de gens sympas, faire le plein de nouvelle têtes, rire, déconner.
Mention spéciale à tous ceux à qui j’ai parlé, à ceux qui m’ont fait rire avec leurs blagues pourries, avec qui j’ai sauté de partout en bas sans forcément parler, Dam (et Stan qui est parti tôt), Thien, Angie, Tarik, “Ma pétasse blonde préférée”, Capucine, Laurent (pas celui avec les coeurs, l’autre), Romain, Lovny, Raf, Lionel, Greg (etc, etc) et tous les autres avec qui j’ai pas forcément eu le temps de parler plus, à regret. Mention spéciale à l’agence aussi, qui même si elle nous a fait repousser les limites de nos petits corps, nous a rudement bien gâté, qu’on a eu à manger à profusion, plein de café, plein de red bull, des taxis pour rentrer chez nous, des massages du corps, des gentils hôtes et hôtesses pour nous aider. Parce qu’au bout de 24 heures sans sommeil je sais même plus faire marcher une machine à expresso moi : « mais elle se met où la capsule ? et il faut de l’eau aussi ? »
Pour finir c’est vrai que c’est dommage que vous n’ayiez pas eu le son, vous avez râté quelques blagues cultes, et petites phrases bien graveleuses, dont par mesure de précaution, je ne divulgue pas les auteurs : « Mais les filles vous me proposez de prendre une douche avec vous hein ? », « Me tape pas avec des baguettes », « Que de la gueule toi, hein », « Ohhhh t’es trop gentil toi, je te fais un bisou » ; « oh là là, j’étais en string papier en train de me faire masser le corps… » ; « C’est bien toi tu ne pourrais pas être mon père » ; « ce n’est pas des lapins qu’on devrait sculpter dans les carottes » (celle là est de moi, je l’assume).
Maintenant nous pouvons reprendre une activité normale.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (19)35 heures du lapin : j’ai tenu!
Je suis donc chez moi, donc mon petit appartement, de retour des 35 heures du lapin. Je vais commencer par prendre une douche, puis me mettre au lit, et enfin quand j’aurais un peu dormi je ferai un long compte rendu de ces 35 heures complètement intenses.
Mais pour ceux qui sont sceptiques, sachez que j’ai passé de super moment dans ce loft version blogueur. Là ça me fait d’ailleurs le même effet de nostalgie teintée d’épuisement que j’avais quand je rentrais des Week-end d’Inté de l’école ou bien des week-ends-ends entre potes. Trop de silence, trop de calme, personne à qui raconter des blagues pourries dues au manque de sommeil. Vraiment bizarre.
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