Le moment de solitude du week-end

31 août 2008

Samedi après midi, je suis dans un magasin qui vend ce dont j’ai besoin pour accueillir une adorable bestiole. La vendeuse, cheveux gris au carré, stricte, entre 50 et 60 ans me conseille sur les croquettes :

« Sinon vous avez les Royal Canin…
- Ah ? Canin ? Ils font les chats aussi ? »

Elle me regarde, il y a un blanc, et me dit :

« Pardon ?
- Euuuhhhh, je faisais de l’humour ».

Je me suis subitement sentie très seule.

L’amour post-moderne

28 août 2008

Dans un de ses mails concernant sa Ford Fiesta, Martin Solveig et un garçon avec une barbe douce, Laurent m’avait dit « qui parle le mieux d’amour post moderne que toi Marion ? ».

J’étais restée bête. L’amour post-moderne ? Qu’est ce que c’est que ce machin encore ? Encore un truc opaque donc il a le secret ?

Puis j’ai réfléchi, chose qui ne m’arrive que peu, rassurez vous.

Wikipédia nous dit « La postmodernité est un mouvement philosophique et intellectuel (à ne pas confondre avec le postmodernisme), de la fin du XXe siècle qui tente, après l’effondrement des idéologies de s’inscrire dans le prolongement du structuralisme et du déconstructivisme, tout en critiquant l’héritage du freudisme et du marxisme. »

Une critique des anciennes idéologies ? Moi qui râle tout le temps contre l’héritage judéo-chrétien (dédicace à Francky) ? Formidable.

Mais en amour ?

J’ai réalisé que Garçon Correct était tout sauf post-moderne. Il est même sorti tout droit d’un scénario que Bridget Jones n’aurait pas renié, que Carrie a du voir et revoir. Fin de l’année 1999 tout au plus.

Je prends ton numéro, je te recontacte, je t’emmène au jardin des Tuileries pour une balade main dans la main, je te fais des câlins. Des bisous partout. Je te présente même tes potes. A un moment je me suis même dit : « mais enfin il en existe encore des mecs comme ça ? ».
Puis à la fin je te jette comme une vieille capote usagée au motif que je préfère ma vie de célibataire.

Mister Big lui-même n’aurait pas osé, c’est dire.

N’hurlez pas au connard, je l’ai déjà fait pour vous.

Mais si on remarque la situation, il met une espèce de dichotomie extrême entre « être avec quelqu’un » et « ma vie de célibataire ».Ce qui est Old School, terriblement Old School. Désolée.

Parce que sans être dogmatique, j’essaie parfois, je prêche inlassablement la théorie du bricolage relationnel et de l’amour liquide.

On m’a aussi dit un jour « dans le fond on cherche tous quelqu’un qui nous bouleverse ».

C’est exactement ça, l’amour post moderne c’est bidouiller ses plans culs, ses plans câlins, et ses coups d’un soir. Se dire en rigolant, bourrés, en pleine nuit : « Oh ! et si on jouait à aller aux Tuileries ? ». Où l’on tâte, où l’on expérimente, où l’on touche, où l’on gratte, où l’on piétine. C’est partager ses histoires avec ceux qui vivent presque les mêmes, tout en attendant quelqu’un qui nous bouleverse.

L’inconnu du métro

28 août 2008

Je me rendais tranquillement à mon apéro hebdomadaire sur le pont des Arts. Debout dans le métro, je manque de me vautrer. Je me rattrape tant bien que mal à un siège. Un grand black me parle :

« Oh tu sais je t’aurais rattrapée…»

Je hausse un sourcil vers lui, je rougis. Je souris. Collégienne.

Il poursuit : « ça m’aurait fait très plaisir de te prendre dans mes bras en plus ».

Han! De la drague! Culoté! Même pas relou!

Il me demande si j’ai un copain, me dit qu’il aimerait bien me revoir. Je suis prête à céder et à prendre son numéro, prête à tenter le hasard d’une rencontre fortuite, d’avoir à vous raconter mes aventures avec l’inconnu du métro. Je demande son numéro, il dit qu’il ne le donne pas, il n’a pas d’email non plus.

« Donne moi un endroit demain soir, j’y serai » me dit-il.
- Demain je ne peux pas….
- Tant pis laissons faire le hasard… »

Absurdité d’une rencontre, magie du quotidien.

Obsession Barbe Douce

26 août 2008

J’ai toujours préféré les bruns aux blonds. Même si à 17 ans, je suis sortie 9 mois avec un pompier blond. (Je vous raconterai ça un de ces jours c’est à crever de rire).

Le drame c’est que c’est de pire en pire. Aujourd’hui ceux qui m’affolent sont ceux qui transpirent la virilité. Les grands, les bruns, les hommes, les vrais.

Limite mes copines se moquent de moi.

Prenons Monsieur Bureau (grand brun, branché, peau mate, barbe douce, voix grave, etc.) que je croise une énième fois dans le métro ce matin. Je l’ai proprement esquivé, en me cachant derrière mes cheveux, en courant à la sortie, en changeant de voiture. Je suis complètement psychopathe, je l’avoue.

Tout à l’heure j’ai montré une photo de lui à Flo (merci Facebook), qui n’aime pas : « Avoue Marion, c’est juste la barbe hein ? »

J’avoue, c’est la barbe douce. Cela m’affole. Dès que je vois un mec avec une barbe douce, je ne peux pas m’empêcher de toucher. Mais attention pas les barbes d’ados avec trois poils qui se battent en duel, ou les barbes vaguement châtains. Non, les barbes douces, régulières, bien taillées.

Le week-end dernier, j’ai revu un pote que je n’avais pas vu depuis le mois de novembre. Il arborait une jolie barbe toute douce : « La rase surtout pas hein ! ». Il m’a regardée comme si j’avais perdu l’esprit.

Le pire c’est que cela doit être à la mode le style bucheron, parce que dans le métro, dans les rues, dans les bars, je suis persuadée qu’il y en a de plus en plus.

Alors voilà, je le confesse, je suis monomaniaque de la barbe douce.

Panique au Monoprix

25 août 2008

Quand une fille rompt avec un garçon, plusieurs solutions s’offrent à elle. Recontacter tous ses plans culs, les anciens, les probables qui lui ont dit « quand tu seras de nouveau seule on pourra coucher ensemble dit ? ». Aller chez le coiffeur. Manger de la glace. S’empiffrer de chocolat. Picoler comme un trou. Voir des copines.

Je ne vous dirai pas celles que j’ai choisies, je ne vais pas vous gâcher le suspense. Pour l’indice sachez que ma consommation d’alcool reste stable dans ses sommets, que le coiffeur qui retouchera à mes cheveux après le traumatisme que j’ai vécu n’est pas encore né. Pour le reste c’est à l’avenant.

Mais toujours est il que samedi j’étais au Monoprix avec Capu pour acheter des cônes à la vanille chocolat. Plantées devant le rayon glaces, on rigole sur le fait que, non, je n’irai pas chez le coiffeur, mais qu’à la place je mange de la glace.

Quand tout à coup un pot de glace vole dans notre direction et atterri violemment sur le cou de Capucine.

« Aie ! »

Une dame “énervée” pestait, tempêtait, râlait, jetait des pots de glaces. « Vous rigolez sur moi ! ».

« Hein ? »

Elle nous insulte, nous crie après.

On quitte le rayon glaces, un peu flippées. On va voir un vigile pour le prévenir qu’une dame peu commode jette des pots de glace sans raison et qu’on veut d’la glace. Il intervient. La dame proteste hurle, crie, nous insulte. Parle toute seule. Tempête.

On chope nos glaces, on court au rayon Coca. On lui passe malencontreusement devant.

« Mais vous me provoquez, vous appelez le vigile alors que vous vous moquez de moi ? »

Elle nous court après, en nous insultant, on prend la fuite en courant. Mini course poursuite. Toujours dans ce malheureux Monoprix.

La vie est une sombre jungle.

Fin d’une histoire, continuité du reste

23 août 2008

J’ai toujours considéré le célibat comme une retraite paisible. Un lieu béni où je suis perpétuellement désolée pour hier soir, parce que j’aurai roulé des pelles aléatoirement, chanté toute la soirée, montré un bout de sein, un truc stupide dans le genre. Où je peux draguer n’importe quel mec, papoter, séduire, casser un bureau, rencontrer un connard. Lui rouler une pelle si j’en ai envie, pêcher à l’aveugle sur Adopte un mec. Me faire des potes, des amis, faire rire mes copines.

Etre célibataire c’est sécurisant. On sait de quoi demain sera fait. Alors que quand on est dans une relation, notre humeur a une vague tendance à s’accorder selon les atermoiements de l’autre. Un message et tout va, pas de message, tout fout le camp.

Je sais, c’est vengeance rosesque comme attitude. Mais je suis une fille.

Toujours est il que garçon correct n’est plus ni correct, ni taquin, ni rien. Il est juste un garçon qui a estimé qu’il fallait en rester là, selon des motifs de garçon qui n’a pas envie d’une relation là tout de suite maintenant.

Au départ, comme toute vengeance rose qui se respecte (pour ceux qui ne suivent pas, la vengeance rose c’est l’étape avant la vengeance rouge), j’ai crié, râlé, l’ai traité de connard déguisé en mec bien. C’est vrai ça, il m’a sorti de ma retraite paisible en me disant qu’il allait démonter mes théories ! Le goujat, le pleutre ! Comment a-t-il osé ! Question rhétorique ! En plus il a tout fait pour que je m’attache à lui, à débarquer comme ça avec sa bite et son couteau ! Surtout sa bite ! Goujat, traître ! Connard de mec ! Infâme mécréant ! Saloperie ! Qu’on lui coupe sa bite et qu’on lui confisque son Iphone, ça lui fera les pieds !

J’en fais trop ?

Exact. Disons que je m’auto parodie.

En fait, ce n’est pas si grave que cela, je ne voulais pas y aller au départ, je disais même à Canard et à Mister N que je tentais une expérimentation pour savoir si j’étais relationnable. Vous comprenez après tout ce temps en célibataire je me demandais si c’était encore possible, si les garçons-avec-lesquels-on-sort existaient encore. S’ils n’avaient pas disparu, torpillés par les multiples plan culs et bricolages relationnels divers. Dans ma chance, je suis tombée sur un spécimen totalement Old School, pour qui les relations existent pour de vrai. Ce qui fait que je dois être relationnable quelque part.

J’ai pris un risque, j’ai joué, passé des bons moments sans même penser à l’expérimentation. Puis ça s’est terminé, end of story. Lecteurs, soyez ravis, je retourne à mes phénomènes de foire de garçons qui ont vu de la lumière et qui sont entrés.

Puis, à Paris, ici, tout va très vite, on n’est pas bien à un moment car on sent qu’on va se faire plaquer. Le lendemain on se perd dans le métro après sa soirée filles car au lieu de se concentrer sur notre itinéraire on a trouvé plus drôle d’appeler des gens pour leur chanter des chansons. (Je suis d’une bêtise inouïe des fois) On se retrouve à l’autre bout de Paris, on rentre tant bien que mal chez soi à 2h du matin. Le lendemain on fait rire la terre entière avec nos galères de fille éméchée.

Hier j’ai même vécu une soirée juste incroyable. Une soirée qui s’annonçait normale, sur un canapé à papoter, mais qui par le plus grand des hasards s’est terminée à chanter, crier, piailler pendant 3h sur des chansons de Boys Band ou bien des années 80, avec un Dj de choc complètement halluciné face à trois filles qui hurlaient, chantaient, criaient, ponctuaient chaque clip de « qu’est ce qu’il est beau putain » ou bien de « ohhhh une coupe mulet ». J’en suis sortie à 7h30 du matin, m’endormant épisodiquement dans le métro, sautant sous ma couette dès qu’elle fut à proximité.

N’arrêtez pas le monde, je ne veux pas en descendre.

Oh Girls just wanna have fun

22 août 2008

J’avais dit : « Rendez vous à 21h45 » à l’arrêt de métro, me disant que comme ça on sera peut être là pour 22h.

Gagné, on est toutes là à 22h. A la bourre, toujours, car on ne sait pas quoi mettre, on hésite sur les chaussures, les vernies ou les spartiates à talons, on se met du fond de teint sur le jean.

Bingo. Une soirée filles. A boire du vin blanc, draguer le serveur, et dire du mal des garçons.
On va dans un bar sympa, qui nous propose du vin blanc à volonté. Le coquin.

Jeu du soir : qui a les talons les plus hauts ? (Variante féminine du « qui a la plus grosse ?)

Flo est la grande maîtresse des lieux, elle connait le patron, s’est tapé le barman, a limite refait la déco du truc. Limite je me demande si elle n’a pas un petit lit de camp caché quelque part.
Capu découvre, pousse des oh et des ah.

On papote, on discute, on dit du mal des garçons, ces connards de mecs. On a une nouvelle théorie, on sait qu’on va se faire larguer dans 72h et 25 minutes. Montre en main.

Flo dit qu’elle aimerait bien se faire larguer quand même, parce que cela voudrait dire qu’il y aurait eu une relation avant. J’aime sa logique implacable. Mais en attendant, elle dragouille le serveur, 1m85 de muscles et d’UV. Ah ? Elle lui a même roulé une pelle dans un coin sombre. La coquine.

Capucine bidouille son appareil photo, on fait des photos pas cadrées. On chante faux du Dalida.

Des garçons nous offrent du champagne. On danse sur du disco avec nos talons. On chante. On pousse des yiiiii.

Les soirées filles c’est toujours aussi chic.

Adopte une chatte

21 août 2008

Je sais, elle est facile. Mais il y a peu, So’ a trouvé ce petit être adorable perdu à un arrêt de bus.Elle est orpheline, n’a plus sa maman, elle est trop mignonne et a besoin d’un foyer. Sachant que je deviens bête comme mes pieds dès que je vois un animal (garçons compris), car mon chien lyonnais me manque. Je me dis qu’il me faut un animal de compagnie.

Je l’adopte cette demoiselle? Je compte l’appeler Pénélope, pour au moins faire une blague graveleuse dans le nom de mon chat.

Avis, objections?

NB : Notons que là pour le coup on est vraiment sur un blog de fille.

Problème de Flux RSS?

20 août 2008

Qui rappelons le n’a toujours rien à voir avec l’ancien empire soviétique.

Donc pour les boulets qui m’envoient des mails me disant que mon flux RSS ne marche pas c’est que vous aviez le RSS Doctlear et non le RSS feedburner.

Donc on ouvre son agrégateur préféré, et on modifie l’adresse du flux pour : http://feeds.feedburner.com/lemondetranquilledemarion

En vous remerciant.

La blague affreuse du week-end

20 août 2008

Je ne fais pas que des blagues graveleuses sur les grosses bites et les gros rouleaux, je fais aussi des blagues d’un mauvais goût certain, sur les noirs, les arabes, les femmes, les homosexuels, les enfants, les vieux. Je m’en excuse par avance.

Un soir de ce week-end, une rentrée de boîte à pied, toujours accompagnée de Dassou, on esquive quelques relous quand un garçon de type antillais vient gentiment nous parler.

« Bah les filles vous ne voulez pas me parler ? »

On avait esquivé tous les mecs qui passaient sans distinction de savoir s’ils sentaient le relou ou non.

Marion : « Bah non t’es noir ».

Le garçon est vaguement décontenancé. Dieu merci, il a de l’humour, et on continue à papoter en marchant, et évidement je continue sur ma lancée, sans pour autant dire qu’il a une grosse bite. Mon humour est pourri, mais pas jusque là.

A un moment, Dassou, qui me trouve vaguement ingérable pour le coup, lui dit « elle plaisante hein ».

Marion : « Ouais c’est de l’humour noir ».

Désolée.

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