Archives pour septembre 2008

L’engrène

28 septembre 2008

On m’a dit un jour « Marion tu engrènerais un Afghan ».

Rien que ça. Parce que pour la petite histoire, cette personne connaît Monsieur Bureau, et me disait qu’à l’époque, Monsieur Bureau se la jouait garçon sage, respectable qui ne boit même pas d’alcool. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, il m’a sauté dessus sans autre forme de procès, dans un état complètement second. Soit il est un grand simulateur, soit il a vécu entre temps un grand traumatisme pour changer à ce point.

Mais là n’est pas le sujet.

Ce week-end, j’ai eu une Dassou survoltée tout le week-end. Toute personne qui nous a approchées a du se recevoir une salve d’électricité en pleine poire. On a fait une soirée avec des gens, qui sont devenus survoltés, eux aussi : Francky d’amour, Simon, le Garçon Insolent et hétéro sexuel, Damien…

Apéro chez moi, des personnes folles, on chante dans le métro, on débarque à Grands boulevards, on mange des crêpes, on chante « veeeent frais, vent du matin » à tue-tête. On appelle des gens, on chante sur leurs répondeurs.

L’engrène c’est ça. Individuellement ces gens sont presque normaux, en groupe, alors qu’ils ne se connaissaient pas, ils sont devenus fous.

On investit un bar. Avec Dassou, on se trouve une victime pour lui chanter « à poil ! à poil ! à poil !». Le garçon ne comprend pas. Feinte un mini strip tease. On n’est pas contentes, mais alors pas du tout. Quel petit joueur. On continue : « à poil ! à poil ! à poil »

Simon vient en renfort « quoi tu sais pas te foutre à poil ? Fiotte ! Regarde ce que je fais moi ! »

Et furtivement il sort sa bite. Vlan, paf.

Le mec est outré : « Mais c’est un manque total d’éducation ! »

Nous, on a trouvé ça très drôle.

Draguer en soirée pour son padawan

23 septembre 2008

How I met Your Mother et moi c’est une grande histoire d’amour. Des fous rires toute seule dans mon appart, tellement que je pense que mes voisins ont du me prendre pour une malade mentale.

C’est une somme de concepts relationnels inépuisables. C’est aussi Barney Stinson, le meilleur personnage de série créé à ce jour. Le plus drôle, le plus immoral, le plus génial (awesome en VO).

Barney, il est ce qu’on appelle un WingMan, un acolyte de soirée, un rabatteur de jolies filles pour ses potes.

Moi, bien souvent, je suis une WingGirl.

Prenez un écossais d’1m84. Il est mignon, il est sexy, il est à la mode, il est à vendre (à adopter) mesdemoiselles !

C’est un vendredi soir dans un bar électro, avec DJ, un rien branchouille, un peu bobo, carrément cool, enfin un truc dans le genre. C’est l’écossais d’1m84, l’ami non gay de l’écossais et une Marion.

Il bave sur une jolie brune au bar. :
« mais enfin Simon vas lui parler !
- Je vais pas aller lui parler comme ça… »

Parce qu’il est timide Simon, des fois. Je m’approche de la demoiselle et de son amie.

« Bonsoir mesdemoiselles ! Vous connaissez Simon ? »

Simon, en off : « J’y crois pas… Elle l’a fait… »

Il discute avec elle, embraye la conversation, se dépatouille comme il peut. Je m’occupe à droite à gauche. Celui qui n’est pas gay dragouille à droite à gauche aussi.

Horreur, malheur. La jolie brune semble être intéressée par celui qui est hétérosexuel pour de vrai. Il la joue plus fine, au lieu d’accaparer la jolie brune, il discute avec la copine faire valoir. Bon je lui parle à lui aussi pour l’occuper, en tout bien tout honneur. Histoire de laisser de la place pour mon padawan.

Enfer et damnation, un relou charge la jolie brune. J’arrive en renfort, attrape le relou par le bras, lui faire mon plus grand sourire, lui dis que je le trouve trooooop mignon.

Bon j’ai eu ensuite toutes les peines du monde à m’en débarrasser de ce relou là, je crois que c’est Celui qui est hétéro qui est venu m’aider, à grands renforts de « lâche ma femme ! » (Citation non contractuelle). C’est beau la solidarité.

Bilan : Comment draguer en soirée :

1) Il faut avoir un Wingboy ou une Wingirl, pour racoler et nous sauver en cas de coup dur
2) Il faut toujours discuter avec la copine faire-valoir.
3) A la fin, il ne faut pas oublier de prendre un numéro, une adresse mail, une ID de fiche adopte un mec. La jolie brune a le FB de Simon, et le numéro du garçon hétérosexuel. La salope, elle ne s’emmerde pas.

6 mois plus tard

22 septembre 2008

Mea Culpa chers lecteurs, je me suis absentée un peu trop longtemps. Merci pour les commentaires et les remarques de ceux qui se sont inquiétés un peu. Rassurez vous, je vais très bien, je n’ai pas disparu numériquement non plus. On reprend les affaires ici.

Mercredi soir, j’ai quitté l’agence. Fin de ma période de (stage de) six mois là bas. J’ai rangé mon poste de travail en bordel. Fait une dernière blague pourrie à midi : devant un magasin nommé « Boulgui », j’ai répondu « boulga ! ». J’ai fait ce que j’ai pu, hein.

C’est con à dire, mais 6 mois c’est à la fois hypra court et à la fois hypra long. Suffisamment long pour rencontrer des gens, sympathiser, tâter de l’humour Geek, ricaner avec sa collègue de droite parce que il y a quand même des mecs trop canons dans l’agence. Apprendre plein de trucs aussi.

Mais suffisamment court pour que cela passe à la vitesse de l’éclair. Forcément, être accaparée, même à souffrir sur des back-offices dont on aurait jamais soupçonné que des trucs aussi relous existaient encore. Apprendre, toujours, patauger, comprendre des trucs, taper des mails, être à dispo pour toute question, voir défiler des milliers de blogs et de slides power point, ouvrir Dreamweaver, Toshop et Word, cela occupe.

C’est marrant mais sur Twitter je réclamais du contenu à corps et à cris. Un peu de narration. Partir d’un point A pour aller à un point B. C’est un peu le bilan que je ferai de ces 6 derniers mois, premiers pas dans la vie pro, premiers pas à Paris, énormément de rencontres, de coups de coeurs amicaux et autres, des coups de bourre, de grisou, et de pieds au cul aussi. Je suis allée d’un point A à un point B.

J’ai vécu des histoires, j’en ai raconté certaines, et je vais continuer, bêtement, à en raconter ici, à les créer ailleurs. Prochaine histoire : trouver un taff, dans le Web, bien évidement.

Marion la guigne

15 septembre 2008

J’ai déjà du vous dire en substance que je suis quelqu’un qui attire un phénomène mystérieux, et néanmoins reconnu, qui se nomme la guigne. Si je devais en faire une définition, je dirai qu’elle correspond à cette foutue habitude qu’ont les choses de partir en vrille au moment où j’en ai le plus besoin.

Je me dis que je ne suis pas la seule à qui cela arrive, certes, mais quand même.

Prenez mon ascenseur, cette odieuse petite cage à lapin. Il ne peut contenir qu’une seule personne. Pourtant depuis le tragique jour de mon déménagement, où il a séquestré une nuit durant mes placards, et où le reste du déménagement a du se faire en montant les escaliers, on coulait des jours heureux. A me hisser sans se plaindre au 8ème étage, et ce, même si je lui amenais un ou une invité. Même si l’invité en question était là pour aller au 8ème ciel, oh oh oh !

Six mois de cohabitation douce. Pas une seule panne, pas un seul petit incident technique qui m’aurait contrainte à monter 8 étages en colimaçon.

Vendredi, 22h, j’héberge Chérie et ses 35 kilos de bagages, en escale parisienne avant un week-end londonien chez son amoureux.

Je vais la chercher à la gare, on arrive chez moi. En bas, au rez-de-chaussée. On court vers l’ascenseur bien aimé. L’insolent annonce « en panne ». Ce qui veut dire qu’entre 21h30, heure à laquelle je l’ai pris pour descendre, et 22h30, heure à laquelle nous avions 35 kilos de sacs à monter, il a décidé de se mettre au chômage technique.

Je peux vous assurer que 8 étages, en colimaçon, à pied, avec 35 kilos de sacs, même à deux, c’est sportif.

Mon meilleur ami homosexuel

11 septembre 2008

Je vous ai déjà expliqué que comme toute célibataire qui se respecte j’ai des copains homosexuels. Avec lesquels je peux parler chiffons, garçons, boissons. Dire du mal des garçons et des pétasses blondes.

Un soir, j’ai rejoint mon nouveau meilleur ami homosexuel parisien pour une soirée resto japonais, film triste. Il arrive comme d’habitude, bronzé, tiré à quatre épingles, son parapluie Burberry à la main.

On va manger : sushis makis pour moi, sashimis pour lui. On papote, il me parle de sa salope d’ex, je lui parle de mon goujat d’ex, on parle boulot, mode de vie, séries TV. On part se promener, je le mets en concurrence avec mon Francky, lui disant qu’il imite mieux Nicolas Sarkozy que lui. Il trépigne, est jaloux : « quoi ? Il y a quelqu’un qui l’imite mieux que moi ? ». On pense devant une boutique de déco, il me dit qu’il adore ce genre de cuisine design.

On fonce vers le ciné pour voir « Le premier jour du reste de ta vie », à la sortie on dit que c’est beau et touchant. On prend un bus, on rentre.

C’est sympa les soirées tranquilles avec son meilleur ami homosexuel.

Ou pas.

Si quelqu’un a volé la testostérone de Connard 1er, sa bite, sa virilité, son côté bête sauvage qu’il me les rende. Merci.

Pont des blagues (ou pas)

10 septembre 2008

Mes gentils collègues avaient décrété que toute blague pourrie se nommait une « Marion ».
J’ai expliqué cela à Connard 1er, que cela a beaucoup fait rire. En échange, il a fait des blagues pourries pas drôles et a ajouté : « Alors une blague pourrie drôle c’est une Marion, et une blague pourrie pas drôle c’est une « Connard 1er »! » (c’est son prénom à la place hein !).

Mardi soir, ponts des arts, il y a une exposition photo sur les ravages du paludisme. Connard 1er commente :

« Je savais pas que le palu tuait autant de gens…
- Ah ouais ? On peut mourir d’illettrisme ? » (Ce qui est une Marion)
- Tu parles de mon ex là? (ce qui n’est pas une blague, si si)
- Bah, non, palu, pas-lu, illétrisme, quoi.

(temps de réflexion, éclat de rire)

- Ahhhhhhh, très, très bon Marion, très très bon.

Connard 1er, il est nul en blagues, mais il est vraiment bon public.

NB : Je n’arrive mystérieusement pas à me souvenir d’une blague estampillée « Connard 1er »

Garçons et soutifs

9 septembre 2008

Il y a un apparat féminin qui reste une sorte de mystère insondable pour le mâle moderne.
Ce truc qui enveloppe nos jolis seins, qui les rends pigeonnants, rapprochés, bombés, coqués, recouverts de dentelle, et j’en passe.

Il y a des garçons qui se la jouent à la Joey Tribianni (de Friends pour les incultes) et qui d’un coup, de deux doigts le dégrafent en un temps record. Hop ! Plus rien ! Ils feraient sortir un lapin de leur chapeau que ce serait la même chose.

Il y a les garçons qui maîtrisent le concept, les agrafes dans le dos par exemple, et moins bien la théorie. Donc ils s’appliquent, respirent un grand coup, tendent la langue, farfouillent notre dos, et dégrafent l’intrus, et terminent pas un « Hé oh ! je sais dégrafer un soutif hein ! »

Oui, oui, oui.

Puis il a les garçons pour qui ce truc est un mystère, qui bataillent, trépignent, luttent contre le monstre à bretelles. Cela n’arrive pas qu’aux lycéens de nos années de jeunesse, un garçon qui a eu une fille dans son lit pendant 3 ans m’a dit : « Non mais c’est normal que je ne sache pas faire, une fille maquée elle est tout le temps sans soutif (comprendre au moment opportun), donc tu n’as pas à le dégrafer ». C’est beau la vie de couple.

Il y a aussi les esthètes et les non esthètes. L’esthète, curieux et raffiné, va frémir à la vue d’un Aubade ou d’un Chantal Thomas. Il apprécie la lingerie fine, les jolies courbes et les bretelles bien placées. Le non esthète enlève le bazar et puis c’est tout. Chantal qui ? Aubaquoi? C’est pas un gel douche?

Les temps sont durs pour les soutifs.

Paroles, paroles, paroles

7 septembre 2008

Lors d’une discussion téléphonique avec la légendaire Dassou, meilleure amie depuis environ 20 ans pour ceux qui ne suivraient pas, on a conclu que la pire chose qu’un mec pouvait faire à une demoiselle c’était de lui faire croire à quelque chose pour se rétracter ensuite.

Parce que Dassou, avant de trouver celui qu’elle nomme « Le Bon », elle a expérimenté toutes sortes de connards : le GO du Club Med, le mec riche, la petite frappe du coin, le DJ, le barman, l’ancienne star de real-tv psychopathe, le mannequin qui ne sait pas parler français correctement, et j’en passe. Bon, il y a eu des mecs normaux dans le tas aussi, enfin je crois. Tous lui ont fait croire à un truc, que quelque chose se passait entre eux, et elle se voyait déjà, non pas en haut de l’affiche, dans une relation saine et équilibrée avec eux.

On ne se moque pas, le connard est persuasif.

Le garçon qui fait croire des choses est la pire espèce que l’on puisse inventer, à mi chemin entre le connard de type 3 et le connard de type 2, c’est le connard de type 2,5.

Toujours est il qu’il n’y a pas longtemps, est apparu le garçon qui ne promet rien, qui m’a dit entre deux bières blanches qu’il voulait me revoir vite, qu’il me détestait d’être ce que je suis, et qui m’a ensuite envoyé un des messages de mec bourré le plus chouette que j’aie jamais reçu. Mais il ne me promet rien, ne crie pas au loup de la relation pour autant. Du coup j’ai fait pareil et dans un sens c’est reposant.

L’amour courtois

5 septembre 2008

Je rejoins donc Connard 1er dans le métro, pour qu’on aille au ciné tous les deux. Je l’emmène à une avant première blogueur, je joue avec le feu. Rien n’a filtré. Ouf.

On papote, il m’explique sa terrible rupture avec blonde première. Qu’il a effectivement fait une crise de jalousie à cause d’un inopportun gay jeune homme qui a peloté la fesse gauche de la demoiselle. Qu’il lui a dit, classement, par téléphone qu’il ne se voyait pas avec une fille comme elle. Trop délurée, qui remettait pas assez les mecs en place. Connard 1er est un salaud méditerranéen. Il l’assume. Ensuite ils ont recouché ensemble, puis c’est elle qui l’a plaqué. Il en est très affecté. Que lui n’a jamais dragué une fille en soirée. J’éclate de rire.

« Bah j’ai pris ton numéro discrètement non ? »

Il conclut en disant qu’il arrête les Barbies, que ses potes lui ont dit « enfin tu réalises ! ». Qu’elle ne parlait que de « fringues et de voitures ».

Il me raconte son été, qu’il est sorti avec deux filles, d’abord une blonde « encore plus chagasse que l’autre », puis une italienne « un peu comme toi ». Connard 1er me flatte, Connard 1er est transparent.

Je lui explique mon été, mes péripéties avec un garçon (pas si) correct.

Connard 1er m’effleure, se rapproche de moi pour me parler près, m’attrape par la taille. Connard 1er dit qu’il est célibataire, qu’il est cœur d’artichaut, que les filles l’ont toujours plaqué. Je me moque. Connard 1er dit que l’image sociale qu’il renvoie n’est pas ce qu’il est. Serions nous donc des porcs limités ?

Il me glisse que je suis une fille qui lui correspond. Je lui dis que je peux réussir à faire de lui un mec cool.

Connard 1er me fait la bise tendrement, me dit que c’était super, qu’on se voit ce week-end.

Connard 1er m’avait dit être un garçon Old School. Effectivement, cela est vrai. Il tente l’amour courtois, la drague douce.

J’ai un peu peur qu’il se mette à réciter des poèmes maintenant.

Max la Menace

5 septembre 2008

Grâce à la douce Noémie, je suis allée voir Max la Menace en avant première dans les locaux de la Warner.

Ce ne serait pas spontanément un film que j’irai voir, je suis une fille la plupart du temps, alors les films d’action, je m’abstiens. Et pourtant j’ai bien aimé.

Pourquoi ? Parce que c’est drôle. Parce qu’ils ont repris dans un seul film tous les clichés sur James Bond et parce que max est un Viedemerde.fr à lui tout seul.

« Je me blesse avec mes propres fléchettes empoisonnées qui font dormir. VDM »
« Je me retrouve en public le cul à l’air au moment même ou c’est mon triomphe. VDM ».

Il y a des gags un peu partout, quelques répliques bien senties, une allusion à Chuck Norris qui a fait rire tous les geeks de la salle, il nous en faut peu. Anne Hathaway est mimi comme tout, Max est tête à claques, le président US est criant de vérité (joke). Pure parodie d’un film d’action, les cascades sont improbables, les personnages surhumains : imaginez, l’actrice sauve le monde en talons aiguilles. Va falloir qu’elle me file son secret.

N’ayant jamais vu la série, je ne peux me prononcer sur la question, mais c’est quand même un film distrayant et funky à souhait.

A voir lors d’un dimanche pluvieux ou bien un soir de rupture.

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