Fosse aux lions
Mister N, l’ami du mot juste:
« Je pense que nous sommes jetés, dès que nous avons à faire aux relations, dans une fosse aux lions à laquelle nous ne sommes absolument pas préparés, et que chacun se démerde pour y survivre comme il peut en se berçant parfois de douces illusions. »
Tous les mêmes?
Ce blog est un endroit léger où je mets en action mon humour lourd. De ce fait, je ne parle pas des minis drames sentimentaux qui traversent furtivement mon existence, ou si peu. Déjà parce que je ne vis pas de drames mais des loses. Et la lose, c’est drôle. (Cf le contenu entier de ce blog)
Ensuite parce que je suis quelqu’un de résolument optimiste, que je m’attache pas facilement, et que mes amis sont finalement plus importants que tous les abrutis notoires qui traversent ma vie affective.
Voilà qui est dit.
Pour le reste, des fois j’essaie de verser dans l’affectif hors amitié. Cela m’arrive, j’ai trop écouté Patrickkkkkkk : « Mais essaie ! » Evidement cela échoue, je me demande encore pourquoi j’essaie. Toujours est t’il que j’ai laissé traîner quelques allusions sur ce blog sur feu un guêpier sentimental qui gravitait en septembre.
J’utilise ce terme de « guêpier » car cela me fait penser à une sorte de piège : on s’enfonce dans un bordel immonde, on se retrouve dans un fouillI de nœuds et de non-dits au point que l’on ne puisse plus en sortir.
Pour démêler tout ça, on réfléchit beaucoup et on fait appel à toute la compétence que l’on peut trouver autour de nous : copines, amis, amies, Maman (lol), potes, courrier du cœur, voyance en ligne. Bref.
A Strasbourg, j’ai d’ailleurs eu le droit à une démonstration de grosse compétence de la part de quelqu’un. Il m’a expliqué exactement pourquoi le guêpier était ce qu’il était et pas autre chose. Froidement, méthodiquement, doucement pour bien que je comprenne. C’était néanmoins vaguement ce que je soupçonnais, hélas.
Le pire dans l’histoire c’est que toute cette compétence s’est effectuée sans même que je lui raconte les détails, il avait eu tout au plus quelques brides d’infos via MSN. Mais rien de plus. Rien sur les personnes, rien sur l’histoire. Juste à l’intuition, au feeling, à la connaissance de la psychologie masculine.
Il a poussé la compétence jusqu’à prévoir les termes exacts que le guêpier pouvait employer à mon égard : « Il pense ça de toi », et effectivement, le « ça » m’a été dit après au mot près.
D’abord j’admire l’artiste. Je m’incline, chapeau bas.
Ensuite je flippe, parce que ça me donne vaguement l’impression qu’il n’y en a tellement pas un pour rattraper l’autre que les mecs arrivent même à savoir ce que va dire exactement un de leurs congénères dans une situation précise.
Je sais que j’ai une énorme tendance aux généralisations, j’ai assisté à beaucoup trop de cours de Sociologie, ce qui me donne cette foutue habitude de penser le « mec » comme un ensemble social avec ses propres codes, rites, habitudes, langage, et que ce mode de pensée horripile beaucoup de personnes.
Mais quand même, si un mec arrive à savoir exactement, au mot près, ce que ressent un autre mec et à comprendre pourquoi, je me dis qu’il y a vraiment un comportement masculin type, qu’on aura beau râler comme quoi « Y’en a des biens » et que les exceptions existent : sans déconner, vous êtes biens tous les mêmes.
Maximes de Jod, numéro 1
Juste avant la fin de la dernière année scolaire. On avait fait une énorme et monstrueuse soirée dans une école voisine et amie.
On était surtout avinés et très bêtes. Notre routine à nous quoi.
Jod avait rechopé un de ses anciens machins. Il a fait son Jod, son salaud avec humour et distinction. En gros, son unique but de mec saoul était de la ramener chez lui. Ce qu’il a fait, avec moult « je t’aime » et « tu me manques ».
Convenons que ce n’est pas classe du tout.
Le pire c’est qu’il a réussi, alors qu’au départ c’était quand même la fille qui l’avait largué.
Pire du pire, c’est qu’il a réussi à coucher avec elle, alors qu’elle était indisposée, et je ne fais pas de dessin. Qu’il s’est endormi comme un porc et que le matin il avait « encore sa chemise et ses chaussettes ».
Triple pire, elle en a redemandé, l’a rappelé, ils se sont revus peu avant son déménagement, et là elle pleurniche encore plus ou moins après.
Voici donc la sagesse du mâle du jour : « plus t’es sale, plus elles en veulent ».
Je crois que les filles sont profondément masochistes.
