Catégorie “Les conseils avisés de Marion”

Le patient zéro de la grippe M

23 juillet 2009

Il faut toujours suivre le hasard. Cet apéro, je devais pas y aller, je m’étais juré de faire une semaine « légumes verts ». Parce qu’à force d’un peu trop sortir, je commence à fatiguer moi. Mais j’ai craqué, j’ai remplacé les légumes verts par du citron vert. A ma décharge, il y avait des gens que j’avais pas vu depuis longtemps.

Les mojitos étaient pas assez sucrés, trop de citron, j’ai râlé, un peu.

Puis sans faire exprès, je discute avec un garçon. Il n’est ni chef de projet web, ni geek, ni pubard.Je pense qu’on peut dire mazeltoff. Il reste thésard, mais en sciences dures (CTB ?), pour moi qui vient des sciences molles (CTB ?), poursuivie par l’endogamie, cela tient du miracle.

Je me mets du citron vert dans les cheveux, savoir comment j’ai fait restera un mystère non résolu de l’humanité. Cela le fait rire. Il me raconte d’improbables histoires de canapé jaune citron qui ne passe pas les portes. Cela me fait rire.

Je me fais engueuler, un de mes amis avait failli se battre avec, parce que après trop de mojitos il devient un emmerdeur insolent et impertinent : « si tu rentres avec lui je te renie ». C’est du stalinisme amical. (Pardon toi, tu m’aimes toujours ?)

On tente le picon, c’est meilleur qu’un mojito avec trop de citron.

Les gens partent, on a toujours nos picons, on termine. Il me demande ce que je fais ce week end, je lui file mon numéro, il me file le sien.

Là intervient le drame du répertoire : quand vous avez comme moi plein de garçons gens dans votre répertoire, certains prénoms font répétition. Tout l’art de la guerre étant de leur trouver une caractéristique appropriée pour les retrouver facilement. Ainsi, on voit éclore dans les répertoires des jeunes cons que nous sommes des prénoms associés au nom d’un bar, lieu de la rencontre, ou encore d’un prénom associé au pseudo Twitter pour les gens qu’on connaît via cet affreux réseaux social que l’on déteste tous. Forcément. C’est un vrai choix de sémiologie des rapports humains qui s’opère là : la caractéristique donnant tout son sens à la relation avec la personne. Ainsi, j’ai eu des « Greg plan cul » dans mon répertoire,ce qui est lourd de sens, convenons-en.

J’entre donc son prénom ainsi que le pseudo qu’il me donne, le nom du bar est trop long. Ah, il n’est pas tout à fait étranger aux vies virtuelles : il a un pseudo. J’en pleure de joie.

Dans le métro, il m’envoie un sms.

Hein ? Quoi ? ca existe encore ça ? Il attend pas trois jours ? Je réponds. Il re répond.

Incroyable, les garçons savent donc toujours taper des SMS et recontacter quand ils ont dit qu’ils le feraient. Vu les récents événements je pensais que c’était une sorte de nouvelle grippe, la Grippe M, celle de la mort relationnelle, qui se multipliait comme les petits pains et contaminait les garçons innocents. Mais c’est peut être lui le patient zéro et porteur sain du virus, méfiance.

Draguer en soirée pour son padawan

23 septembre 2008

How I met Your Mother et moi c’est une grande histoire d’amour. Des fous rires toute seule dans mon appart, tellement que je pense que mes voisins ont du me prendre pour une malade mentale.

C’est une somme de concepts relationnels inépuisables. C’est aussi Barney Stinson, le meilleur personnage de série créé à ce jour. Le plus drôle, le plus immoral, le plus génial (awesome en VO).

Barney, il est ce qu’on appelle un WingMan, un acolyte de soirée, un rabatteur de jolies filles pour ses potes.

Moi, bien souvent, je suis une WingGirl.

Prenez un écossais d’1m84. Il est mignon, il est sexy, il est à la mode, il est à vendre (à adopter) mesdemoiselles !

C’est un vendredi soir dans un bar électro, avec DJ, un rien branchouille, un peu bobo, carrément cool, enfin un truc dans le genre. C’est l’écossais d’1m84, l’ami non gay de l’écossais et une Marion.

Il bave sur une jolie brune au bar. :
« mais enfin Simon vas lui parler !
- Je vais pas aller lui parler comme ça… »

Parce qu’il est timide Simon, des fois. Je m’approche de la demoiselle et de son amie.

« Bonsoir mesdemoiselles ! Vous connaissez Simon ? »

Simon, en off : « J’y crois pas… Elle l’a fait… »

Il discute avec elle, embraye la conversation, se dépatouille comme il peut. Je m’occupe à droite à gauche. Celui qui n’est pas gay dragouille à droite à gauche aussi.

Horreur, malheur. La jolie brune semble être intéressée par celui qui est hétérosexuel pour de vrai. Il la joue plus fine, au lieu d’accaparer la jolie brune, il discute avec la copine faire valoir. Bon je lui parle à lui aussi pour l’occuper, en tout bien tout honneur. Histoire de laisser de la place pour mon padawan.

Enfer et damnation, un relou charge la jolie brune. J’arrive en renfort, attrape le relou par le bras, lui faire mon plus grand sourire, lui dis que je le trouve trooooop mignon.

Bon j’ai eu ensuite toutes les peines du monde à m’en débarrasser de ce relou là, je crois que c’est Celui qui est hétéro qui est venu m’aider, à grands renforts de « lâche ma femme ! » (Citation non contractuelle). C’est beau la solidarité.

Bilan : Comment draguer en soirée :

1) Il faut avoir un Wingboy ou une Wingirl, pour racoler et nous sauver en cas de coup dur
2) Il faut toujours discuter avec la copine faire-valoir.
3) A la fin, il ne faut pas oublier de prendre un numéro, une adresse mail, une ID de fiche adopte un mec. La jolie brune a le FB de Simon, et le numéro du garçon hétérosexuel. La salope, elle ne s’emmerde pas.

L’inconnu du métro

28 août 2008

Je me rendais tranquillement à mon apéro hebdomadaire sur le pont des Arts. Debout dans le métro, je manque de me vautrer. Je me rattrape tant bien que mal à un siège. Un grand black me parle :

« Oh tu sais je t’aurais rattrapée…»

Je hausse un sourcil vers lui, je rougis. Je souris. Collégienne.

Il poursuit : « ça m’aurait fait très plaisir de te prendre dans mes bras en plus ».

Han! De la drague! Culoté! Même pas relou!

Il me demande si j’ai un copain, me dit qu’il aimerait bien me revoir. Je suis prête à céder et à prendre son numéro, prête à tenter le hasard d’une rencontre fortuite, d’avoir à vous raconter mes aventures avec l’inconnu du métro. Je demande son numéro, il dit qu’il ne le donne pas, il n’a pas d’email non plus.

« Donne moi un endroit demain soir, j’y serai » me dit-il.
- Demain je ne peux pas….
- Tant pis laissons faire le hasard… »

Absurdité d’une rencontre, magie du quotidien.

"Pourquoi t’es encore célibataire?"

30 avril 2008

C’est la question que toute personne célibataire fortement intéressée par une autre personne célibataire lui posera à un moment ou à un autre. A la longue je suis sûre que cela pourrait être interprété comme un signe clair d’intérêt et devenir l’équivalent du « tu veux sortir avec moi ? » de nos douloureuses années collèges. Un code, un rite qui dit « toi plaire moi ». Connard 1er a d’ailleurs osé me la poser, ce qui montre le manque de subtilité de la question.

Mais c’est juste le test le plus parfait pour détecter la petite bête, le truc caché qui nous dit « n’y va pas », « n’y va pas » plutôt que « c’est pour toi que j’irai là bas. »

Voyons voir ce que l’on peut répondre ; en toute honnêteté et toute franchise évidement.

« J’ai vécu une histoire longue et j’ai eu du mal à m’en remettre. » Horreur malheur, j’entends déjà les casseroles tinter derrière la personne : ex copine jalouse, cœur brisé, alcoolisme pour oublier. Sauf un certain penchant pour le drame et l’assistanat social, mieux vaut partir sans se retourner.

« J’ai jamais trouvé quelqu’un avec qui j’accrochais vraiment ». Un éternel insatisfait ? Aïe, tout porte à croire que vous non plus vous ne serez pas ce crochet parfait.

« Je suis beaucoup sorti et j’ai eu quelques petites histoires ». Ainsi que beaucoup de one-shots. La lanterne rouge du crevard se met à clignoter sournoisement.

« J’ai rencontré les mauvaises personnes (connards, salopes, grognasses, pédés, lesbiennes, etc) ». Bon à partir d’un moment quand on ne rencontre que des mauvaises personnes c’est qu’on le fait exprès. A ce niveau là c’est la névrose qui pointe. (Et je sais de quoi je parle)

« J’ai vécu plusieurs histoires longues et là la dernière s’est terminée ». Un point ! Cela montre que tu n’es pas un enfoiré affectif inapte à s’engager. Après reste à savoir pourquoi toutes ces relations ont foiré…

Ce n’est pas simple, le mieux à faire finalement serait de ne jamais répondre et de rouler une pelle à la personne directement : on gagnerait du temps. Mais la bienséance veut que l’on réponde aux questions. On peut se faire une version plus Aldo Maccione à Saint-Tropez : « c’est parce que je ne t’ai pas encore rencontré (e) »

Quant à moi, si on me pose la question je peux dire au choix que je n’ai vécu qu’un enchaînement de catastrophes plus prévisibles les uns que les autres et que je collectionne les mecs pas fait pour moi aussi joyeusement que d’autres collectionnent les timbres.

Ou alors je peux mentir et dire « Ah mais c’est parce que pendant 5 ans j’ai consacré tout mon temps à mes études et mes potes, il n’y avait pas trop de place pour un mec ».

Je passe ainsi pour une intello et une no life, ou bien une alcoolique potache, pour ceux qui connaissent la réalité de la vie étudiante, reste à savoir si c’est mieux que se passer pour une névrosée.

Mais depuis Paris j’ai une technique imparable : « Bah, c’est normal cela ne fait même pas deux mois que je suis sur Paris ».

Le coup de la provinciale égarée, cela marche à tous les coups. A croire que les garçons adorent tout ce qui sent le savon.

[Docteur 2.0 Love] Jeune demoiselle cherche à se lancer

11 avril 2008

Il y a quelques jours, j’ai reçu un gentil mail d’une gentille demoiselle qui venait demander des conseils à l’experte en relations msnesques et 2.0esque que je suis. (On ne se moque pas).

La demoiselle a 17 ans et est à la recherche de l’âme sœur, jusque là que du très normal. Elle a ainsi rencontré un charmant jeune homme sur Skyrock.

Oui, Skyrock, on te pardonne parce tu as 17 ans, mais tu verras, une fois que tu auras ton bac, tu iras sur Facebook et tu pokeras des inconnus comme tout le monde.

En gros, ils discutent sur MSN, le courant passe bien, mais le jeune homme n’est pas souvent connecté.

Oui, cela existe, des gens qui ne sont pas connectés sur MSN toute la journée. Il y en a même qui n’aiment pas MSN. En fait, non, MSN personne n’aime vraiment (ça bouffe les ressources de l’ordi, c’est chronophage, on est agressés par les gifs animés et le langage SMS) mais tout le monde s’en sert.

Donc la demoiselle veut savoir s’il faut lui faire comprendre, indirectement, directement, ou attendre que cela se passe. Voici donc les conseils de Marion sur ce cas (facile le cas quand même) :

1) Je suis toujours partisante sur prenage de couilles et du fonçage dans le tas. Qui ne tente rien n’a rien. Donc, oui, fonce, et directement. Propose lui un truc (café, ciné, musée, mais pas club échangiste, tu n’es pas majeure) et attends de voir comment il réagit.

2) Un peu de subtilité ne nuit pas quand même. Il est formellement interdit de lui envoyer un MMS de toi toute nue, ou de l’appeler alors que tu es saoule pour lui crier ton amour.

3) En parlant d’alcool, si tu te retrouves par hasard en soirée avec ce jeune homme, ne t’allumes pas non plus à la vodka glace pour te donner du courage : vomir sur ses baskets cela fait mauvais genre.

4) Si après lui avoir fait comprendre que bon, quand même, tu passerais bien à autre chose que MSN et qu’il n’a pas le temps, trop de trucs à faire. Bref, qu’il te fait piétiner, tergiverser, appeler toutes tes copines pour leur demander ce qui lui arrive : fuis et ne te retourne pas. Bien souvent, s’acharner ça sert juste à se rendre ridicule.

Rencontres virtuelles

1 avril 2008

J’adore les sites de rencontres, et ceci n’est pas un poisson d’avril.

En fait je suis maniaque. Maman, si tu lis ces lignes, ce que je n’espère pas, je ne plaisante toujours pas, tu peux continuer d’aller brûler des cierges pour que je passe l’aspirateur.

Je n’aime pas le bordel relationnel. J’ai une sainte horreur des relations où l’on joue, des relations ambigües, des potes que l’on ne sait pas si cela en est vraiment, et des rencontres dont on ne sait pas ce qu’elles veulent vraiment dire. Je n’aime pas les « on ne sait pas ».

Moi j’aime savoir où je mets mes bottes. (En ce moment, chez le cordonnier chinois en bas de chez moi pour réparer la fermeture éclair de la botte droite, mais là n’est pas la question)

Sur les sites de rencontres les relations sont limpides : garçon parle à fille, fille parle à garçon, et vice versa. On checke les fiches, on essaie de voir les défauts rédhibitoires : un jogging Lacoste Jaune poussin, un pantalon en lin d’altermondialiste, un déficit en orthographe. On communique sur le fond d’une drague gentillette, on s’organise un rencart, la mayonnaise prend, on couche ensemble, youhou ! Tout va bien. La mayonnaise ne prend pas, youhou ! On repart en chasse, tout va toujours aussi bien.

Simple, clair, efficace, rationnel. Le Taylorisme adapté aux coucheries. J’aime.

Comme disait Ford : je peux choisir n’importe quel mec, pourvu qu’il ait une grosse bite. Hem ou pas.

En plus, l’avantage d’avoir 22 ans c’est que je maîtrise les codes d’Internet et des rencontres virtuelles. Sans déconner, vous verriez les copines quarantenaires de ma mère, qui partent en chasse sur Meetic, histoire de refaire leur vie auprès d’un fringuant divorcé/veuf. Vous rigoleriez.

Maman me racontait ce week-end qu’une de ses copines était folle amoureuse d’un homme qu’elle n’a eu qu’au téléphone, par chat et WebCam, qu’il l’appelait « ma petite puce », mais qu’elle comprenait pas pourquoi elle pouvait pas l’appeler pendant qu’il était en vacances.

Alors des fois j’aurai envie de leur expliquer :

- Tomber amoureuse virtuellement c’est du virtuel, du vent, du binaire, du code. Alors on évite les drames, et on ne s’emballe pas avant plusieurs rencarts.

- Internet ne résoudra pas vos problèmes relationnels. Pire c’est un agrandisseur de réalité, tout problème de la vrai vie deviendra encore plus gros avec ceux qu’on connait virtuellement. Plus ridicule aussi. Cf la relationnite aigue de la copine de ma mère.

- Des garçons qui veulent juste coucher avec vous, il y en a autant que de partout. L’avantage c’est que là, ils sont direct, à vous de zapper ce dangereux cochon, ou non.

- Ne jamais tout miser sur un seul cheval, ne jamais mettre ses œufs dans le même panier. Cynique, chronophage mais efficace.

En vous remerciant.

Nb : Une série sur comment survivre sur les sites de rencontres, ça vous dit?

Qu’est ce qui fait craquer les filles?

18 mars 2008

Je suis un peu une seconde maman, en plus tolérante, pour toute une horde de garçons maladroits avec les filles. Sur MSN, on vient m’expliquer la dernière aventure (catastrophe) en date, et on me dit souvent : « mais comment je peux lutter face à un mec pareil ?» (Le mec pareil étant évidement grand, fort, musclé, viril, etc)

LeGeek m’a même demandé si Mister N était un beau gosse de la mort qui tue pour choper comme ça.

La réponse est oui, certes, mais pas que.

Car j’ai un scoop à vous annoncer : une grosse bite et une belle gueule ne font pas tout.

J’ai pratiqué, je le dis donc en connaissance de cause, les mecs qui arrivent avec leur bite et leur couteau pour tout bagage, on s’en lasse plus que vite.

Je ne pense pas être un cas à part, mais, voilà, moi, ce qui me fait craquer, ce qui me fait rester, surtout, c’est l’humour. Tout ce qui contient un minimum de finesse et d’intelligence. Et croyez moi, c’est très rare.

Coco Chanel disait qu’il n’y avait pas de femmes laides, il n’y avait que des paresseuses.

Marion vous le dit bien fort, à vous, mes geeks préférés, mes timides favoris, mes losers et mes lecteurs : il n’y a pas de garçons moches, il n’y a que des garçons sans envergure.

MSN is evil

17 février 2008

Je dois avoir MSN depuis juin 2003. C’est précis, je sais, j’ai une mémoire quasi maniaque des dates. A l’époque j’avais un seul contact, qui était une de mes grandes copines de lycée, et de MSN donc, et l’on se faisait mutuellement réviser le Bac. Je me rappelle qu’on tournait encore sous MSN 5, celui qui avait encore les émoticônes cachées, et une interface vraiment moins étoffée que maintenant. Je crois qu’il n’y avait même pas encore d’avatar.

Aujourd’hui, j’ai évidement la même adresse, mais beaucoup plus de contacts. Je reste une intégriste quand même : je n’aime toujours pas les gifs animés, surtout ceux qui se glissent dans les phrases, et le langage SMS. Si bien que je râle quand j’ai des contacts qui écrivent « ke » en lieu et place de « que », et je ne parle pas de ma détestation du « sa va ».

Je peux vous le dire, MSN c’est le diable, le démon, Satan, le mal absolu.

D’accord, c’est bien, il y a des personnes avec qui j’ai devellopé une grande amitié rien que via cet outil du malin.

Mais il reste quand même un complicateur de relations humaines, quelque chose d’énorme.

Ah ça oui, c’est pratique pour draguer l’air de rien, pour prendre la température sans trop se mouiller. Mais quand on est supposément censé avoir des rapports privilégiés avec une personne et qu’elle ne vient pas nous parler alors qu’elle est connectée c’est le drame.

« Marion qu’est ce que je fais, il me parle pas, je le wizze, je le poke ou je l’appelle ? » (véridique)
Envoie lui un fax plutôt.

On se demande pourquoi cette personne ne vient pas nous parler et on doute : « je comprends pas : tout allait bien au téléphone, et là il me parle pas ! Tu crois qu’il m’en veut ? Qu’il veut plus me voir ? ».
Et s’il avait simplement autre chose à faire que de passer son temps sur MSN ? (Oui il y a des gens connectés qui ne répondent jamais, cela existe)

« Putain, c’est tout le temps moi qui vais lui parler, sinon il fait jamais le premier pas, ça veut dire qu’il s’en fout hein ? ».
Change de cible cocotte.

Il y a même pire : « Regarde, il/elle m’écrit ça, ça veut dire quoi ? » « Regarde cette conversation, c’est en bonne voie tu crois ? ».
Dois-je rappeler que l’on souffrait assez en explication de texte au collège pour en rajouter maintenant avec des phrases totalement obtuses sur un canal de communication qui permet toutes les dérives ?

Comme si les rapports humains n’étaient pas assez compliqués, il a fallu que l’on se rajoute cet outil diabolique pour encore plus nous perdre dans des océans de questions existentielles.

Sur MSN, la gestion des Ex est dramatique, entre le fait d’épier leurs pseudos, photos, et commentaires de pseudo, pour savoir s’ils sont plus malheureux que nous, et le fait de faire exprès de mettre des pseudos, photos, commentaires de pseudo qui montrent qu’on est plus heureux qu’eux, c’est à en perdre son latin.
Tant qu’à faire, je suggère l’emploi du comm’ de pseudo qui dit «A mes exs je viens de réaliser grâce à Roger que vous aviez tous un sexe minuscule et des oursins dans le portefeuille.» Cela marche toujours.

Non vraiment, MSN, c’est bien, mais cela devrait être interdit d’avoir les personnes avec lesquelles on couche dans ses contacts, parce que vraiment ce n’est plus possible.

Allez, tous ensemble ! Bloquons et supprimons l’adresse de nos contacts qui sont un peu plus que des potes !

NB : je me moque, je me moque, mais je crois que je fais pareil.

Survivre sur FaceBook II : la drague

11 février 2008

Les rencontres amoureuses ne sont pas le cœur de métier de Facebook. C’est possible, certes, mais il faut être un peu subtil.

Contrairement aux sites de rencontres, on n’a pas accès à toutes les fiches, et ces dernières ne sont pas des vitrines où tous les garçons se prétendent « sensibles », « romantiques », « attentionnés », et à la recherche d’une fille « intelligente », « sensible », « cultivée ». Alors qu’en vrai, n’importe quel morceau de bidoche pas trop avariée ferait très bien l’affaire. Pas de fiche, pas de présentation, donc, et encore moins un moteur de recherche pour chercher toutes les filles blondes de la région.

Alors comment on procède pour trouver des innocentes et fraîches jeunes filles?

La première méthode est la méthode par affinités : renseignez votre profil sur vos centres d’intérêts. Au choix : « poésie ». Cela va faire un lien, et il vous suffira de cliquer dessus pour avoir la liste des personnes qui ont mis « poésie » dans leur profil. Avec un peu de chance parmi la multitude et après 25 tentatives ratées, vous trouverez une cible célibataire qui vous trouvera à son goût. (Vous pouvez aussi faire ça avec la fonction recherche du site)

Il y a la méthode des groupes, ces machins auxquels on adhère pour avoir leur nom sur notre profil. Vous pouvez y faire votre marché parmi les membres de vos groupes. Vous êtes dans le même groupe, c’est déjà un point commun. Notons qu’il y a des groupes expressément dédiés aux rencontres et à la drague entre leurs membres, ce qui peut aussi être une solution.

La dernière méthode est spécialement dédiée à la drague sur Facebook : les applications du type « are you interested ? » ou bien « would you date ?», au choix. Elles nous font défiler des photos de membres, et l’on doit choisir qui nous plait, ou non. Les membres font pareil de leur côté ce qui nous donne l’opportunité de savoir qui on intéresse. Avec un peu de chance, il y en aura des pas trop monstrueux dans le tas.

Ensuite, comment on aborde ?

Le nerf de la guerre si vous voulez mon avis. Un subtil équilibre entre copinage et séduction. Une fois la cible repérée, que ce soit par hasard, aléatoirement, ou par application dédiée, il faut l’aborder. Que ce soit clair : il est interdit d’ajouter à ses amis sans autre forme de procès. Est-ce que vous abordez les gens dans la rue en leur faisant la bise ? Non ? et bah alors, comment ça se fait que des relous m’ajoutent à leurs amies sans même se présenter ? Forcément, moi dans ma grande naïveté, je demande si on se connaît… « Ah en fait non mais je voulais discuter avec toi… »

Bref. La moindre des politesse c’est d’envoyer un message au préalable, expliquant avec subtilité les motifs de sa venue. Les « t bonne » et autres « kikoo sa va », sont bien évidement prohibés.

Il y a le poke aussi. Poker équivaut à dire « Coucou je suis là ! ». Mais ce n’est pas très poli avec les gens que l’on ne connaît pas, alors on évite, et on réserve les pokes compulsifs à ses (vrais) amis.

J’espère que cette litanie de conseils vous permettra de trouver l’amour, le vrai sur Facebook. Au pire, les sites de rencontres marchent toujours très bien.

Survivre sur FaceBook I

7 février 2008

A moins que vous ayez passé les trois derniers mois sans connexion Internet au fin fond de la Patagonie intérieure, vous n’avez pas pu échapper à ce mot : « FaceBook ». Cet endroit presque chaleureux que l’on déteste autant que l’on adore, qui nous fait flipper autant qu’il nous fait procrastiner.

(Nb : Article en plusieurs parties, deux ou trois, je verrai selon la longueur…)

Autant le dire, Facebook, c’est un peu une trappe à l’inactivité, mais c’est aussi, comme tout réseau social, le moyen de faire des rencontres ou au moins d’établir des contacts. Mais comme tout lieu de socialisation, c’est la jungle, alors dans ma grande expérience geekesque de l’endroit, voici tous mes conseils pour survivre sur FaceBook.

1) Savoir où l’on met les pieds

On a tous reçu ce mail un jour « Machin veut être votre ami sur Facebook », suivi d’un lien qui nous invitait à venir nous inscrire. Facebook est un ré-seau so-cial. Je passe sur le côté totalement pléonastique du terme : sorti des réseaux techniques, s’il réunit des personnes, le réseau est par essence « social ».

A la base FaceBook est un truc d’étudiants américains et anglo-saxons, si bien qu’au début on ne pouvait pas s’inscrire sans une adresse mail à l’en tête de l’université. Ils l’ont ensuite ouvert au reste du monde, voyant que ça marchait bien, et dans la foulée aux développeurs d’applications, et on a donc le FaceBook que l’on connaît, avec nos copains d’amphi que l’on attaque avec des vampires.

Parmi les sites les plus connus de « social networking », on trouve Facebook, MySpace, LinkedIn, Viadeo pour les Français. Sachant qu’on peut les diviser arbitrairement en deux catégories : une utilisation amicale et ludique, et une utilisation à visée professionnelle.

Même si, depuis son ouverture au reste du monde, FaceBook ne compte pas que des étudiants qui s’échangent leurs photos de soirées, mais une belle proportion d’actifs. (Ne nous voilons pas la face, c’est plus un truc d’actif branchouille qui travaille dans les secteurs « hype » qu’autre chose.) Cela reste tout de même un truc récréatif où l’on socialise plutôt que l’on ne cherche à développer sa carrière. Allez donc faire un tour sur Viadéo, ou sur LinkedIn si vraiment vous ne voyez pas la nuance.

Donc sur FaceBook, on s’amuse avec des applications qui servent à rien, on espionne ses contacts pour savoir avec qui ils couchent, on voit la tête horrible que l’on avait à la soirée de la veille, parce que nos amis postent des photos et disent gentiment « Regardez c’est lui là ! » en nous taguant sauvagement. On garde aussi un vague contact avec les personnes que l’on a connu dans une autre vie, au lycée, au collège, à l’étranger.

2) Big Brother is watching you

Voilà. On y est. Le nerf de la guerre sur FaceBook, c’est l’espionnage. A quoi cela sert d’avoir ses ex dans ses amis si ce n’est pas pour savoir qui ils se tapent ?

En plus là où FaceBook est quand même bien fait, c’est qu’il nous envoie des notifications pour nous dire « Untel est désormais célibataire », « untel est désormais fiancé ». Le problème majeur de tout ça, c’est quand même qu’on a le droit à (un peu) de vie privée, et qu’il y a des personnes dont on ne veut pas qu’ils sachent ce que l’on trafique de nos journées et de nos nuits.

Par défaut votre profil est relativement ouvert, et pourvu en informations diverses et variées, si vous avez bien voulu les remplir. Pour peu que vous adhériez à un « Network » (à tout hasard « France »), toutes les personnes de ce network peuvent aller sur votre fiche, et le network France, cela commence à faire beaucoup de monde.

Donc il faut restreindre les accès. Une page « Privacy » vous permet de dire ce que vous voulez montrer ou non, et vous faire une page limitée pour le reste du monde. Les photos, vidéos, et autre trucs compromettants, c’est quand même bien de les cacher.

Si vous avez des « amis » sur FaceBook qui ne sont pas intimes au point de savoir que samedi dernier vous étiez en train de danser la salsa sur une table. C’est possible de leur cacher aussi, en leur attribuant un profil limité, toujours sur cette fabuleuse page où l’on contrôle la diffusion de sa vie privée.

Vous pourrez aussi me répondre que le plus simple serait de ne pas s’inscrire du tout, certes. Mais après se priver d’un tel outil de procrastination et d’amusement, ce serait trop dur, non vraiment.

(A suivre…)

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