Le patient zéro de la grippe M
Il faut toujours suivre le hasard. Cet apéro, je devais pas y aller, je m’étais juré de faire une semaine « légumes verts ». Parce qu’à force d’un peu trop sortir, je commence à fatiguer moi. Mais j’ai craqué, j’ai remplacé les légumes verts par du citron vert. A ma décharge, il y avait des gens que j’avais pas vu depuis longtemps.
Les mojitos étaient pas assez sucrés, trop de citron, j’ai râlé, un peu.
Puis sans faire exprès, je discute avec un garçon. Il n’est ni chef de projet web, ni geek, ni pubard.Je pense qu’on peut dire mazeltoff. Il reste thésard, mais en sciences dures (CTB ?), pour moi qui vient des sciences molles (CTB ?), poursuivie par l’endogamie, cela tient du miracle.
Je me mets du citron vert dans les cheveux, savoir comment j’ai fait restera un mystère non résolu de l’humanité. Cela le fait rire. Il me raconte d’improbables histoires de canapé jaune citron qui ne passe pas les portes. Cela me fait rire.
Je me fais engueuler, un de mes amis avait failli se battre avec, parce que après trop de mojitos il devient un emmerdeur insolent et impertinent : « si tu rentres avec lui je te renie ». C’est du stalinisme amical. (Pardon toi, tu m’aimes toujours ?)
On tente le picon, c’est meilleur qu’un mojito avec trop de citron.
Les gens partent, on a toujours nos picons, on termine. Il me demande ce que je fais ce week end, je lui file mon numéro, il me file le sien.
Là intervient le drame du répertoire : quand vous avez comme moi plein de garçons gens dans votre répertoire, certains prénoms font répétition. Tout l’art de la guerre étant de leur trouver une caractéristique appropriée pour les retrouver facilement. Ainsi, on voit éclore dans les répertoires des jeunes cons que nous sommes des prénoms associés au nom d’un bar, lieu de la rencontre, ou encore d’un prénom associé au pseudo Twitter pour les gens qu’on connaît via cet affreux réseaux social que l’on déteste tous. Forcément. C’est un vrai choix de sémiologie des rapports humains qui s’opère là : la caractéristique donnant tout son sens à la relation avec la personne. Ainsi, j’ai eu des « Greg plan cul » dans mon répertoire,ce qui est lourd de sens, convenons-en.
J’entre donc son prénom ainsi que le pseudo qu’il me donne, le nom du bar est trop long. Ah, il n’est pas tout à fait étranger aux vies virtuelles : il a un pseudo. J’en pleure de joie.
Dans le métro, il m’envoie un sms.
Hein ? Quoi ? ca existe encore ça ? Il attend pas trois jours ? Je réponds. Il re répond.
Incroyable, les garçons savent donc toujours taper des SMS et recontacter quand ils ont dit qu’ils le feraient. Vu les récents événements je pensais que c’était une sorte de nouvelle grippe, la Grippe M, celle de la mort relationnelle, qui se multipliait comme les petits pains et contaminait les garçons innocents. Mais c’est peut être lui le patient zéro et porteur sain du virus, méfiance.
Classé dans Galerie de portraits, Les conseils avisés de Marion, Marion et ses bêtises, Ne le dites à personne, c'est du buzz | Commentaires (6)La tournée des blogs
Même si j’en parle pas beaucoup ici, ou si peu, je suis une greluche, une pure, une dure, qui a le besoin compulsif d’acheter au moins une fringue par mois. Juste pour pouvoir se dire qu’elle a quelque chose de neuf à se mettre sur le dos. Même si c’est juste un T-shirt chez H&M.
Ce qui fait que j’entasse pas mal de fringues et qu’au bout d’un moment il y en a que je ne mets plus du tout. Bon là, j’ai tout laissé chez mes parents quand j’en suis partie, ce qui fait que le placard de ma chambre d’ado déborde de fringues inutilisées et pourtant tout à fait utilisables. Je me dis que je devrais les donner, faire le tri, que ça fera plaisir à ma mère, qui pourra entasser ses propres fringues dans mes placards et je pourrais aussi en faire quelque chose d’utile, comme les donner.
Alors Une fois n’est pas coutume, je relaie une chaîne qui sert à quelque chose.
Vous voyez la bannière à droite dans la colonne? Tournez la tête… Oui, voilà.
C’est un projet réalisé par la Halle aux vêtements pour le Relais (Emmaüs France). Une collecte de vêtements. Toute personne peut aller donner en magasin les vêtements dont il n’a plus l’utilité.
Plus d’infos par là.
Et en parallèle, comme les blogueurs sont sympas et leurs lecteurs aussi on relaie l’opération et on lance une salve de commentaires.
Lecteur, c’est à toi de jouer. En commentaire, laisse ta promesse de don, si tu as 3 kilos de pulls qui te servent à rien dans tes placards, met le en promesse de don ici en cliquant sur ajouter un commentaire, comme tu sais bien le faire.
Une promesse de don de 3 kilos (juste une promesse, cela ne t’engage à rien) c’est 5 euros qui seront reversés par la Halle au Relai. A la fin de l’opération, le 20 décembre, ce sera reversé sous forme de bon d’achat à l’association partenaire.
Imaginez, si on est 10 à promettre 3 kilos, cela fait 50 euros pour le Relai. Alors à vos comms, à vos promesses, à vos estimations de placards encombrés. Et si vous voulez vraiment donner quelque chose, direction le magasin le plus proche.
Edit 11h32 : En commentaire, il faut dire je promets 3 kilos, 1,5, 6, 9, ce que vous voulez dans la limite du raisonnable et non « je vais vider mon placard ». Sur les blogs, seule la promesse compte! Merci^^
Classé dans Ne le dites à personne, c'est du buzz | Commentaires (8)Où l’on se découvre Pintade Parisienne
Cela fait une semaine que je dois vous en parler, mais je trouve toujours une bonne occasion de pas le faire : une semaine de folie au taff, un week-end organisé en conséquence, des rencontres au hasard, une rupture de non relation. Bref. Oublions tout ça, et plongeons un peu dans le monde merveilleux des Parisiennes.
Il y a une semaine, je me suis retrouvée grâce à Gaetan dans une opération pour blogueuses parisiennes. Moi la lyonnaise débarquée il y a peu. Le pitch c’est que le bouquin «Les Pintades » arrive enfin dans sa version parisienne. Pour les incultes, cela raconte la vie, les rites, les us et les coutumes des filles d’une ville.
Pour l’occasion, une troupe de blogueuses a été lâchée dans Paris pour relever des défis, résoudre des énigmes et être donc une vraie pintade, débrouillarde, cultivée, gourmande, séductrice. J’étais dans une équipe de choc : Juliette, Noémie et Cathy. Même que dans d’autres équipes il y avait plein d’autres filles que je lis tous les jours et à qui j’ai même pas osé parler.
Petit florilège : dans une librairie érotique on regarde une étagère, le gérant nous dit « non mais ça c’est pour les initiés. » et je soupçonne Noémie d’avoir rougit. Dans une boutique de fringues je réalise que le gérant est un garçon connu à la sortie d’une discothèque qui nous avait parlé de ses baskets hors de prix. On m’a massé les mains, et j’ai kiffé. J’ai eu plein de gentils et mignons cadeaux, qui vont de la paire de tongs au CD d’électro pointue qui améliora grandement ma non culture musicale. J’ai été infoutue de reconnaître un verre de Côtes du Rhône. J’ai grignoté des bonbons et des smoothies, on a fait mumuse avec un Polaroïd, Customisé un book de nos aventures du jour.
Le soir j’ai commencé à lire le livre, que je n’ai pas encore eu le temps de terminer, hélas, mais j’ai déjà éclaté de rire à plusieurs reprises. J’ai même flippé : je suis presque déjà contaminée par la parisienne attitude : je commence à fantasmer chez Maje (honte à moi), avec une copine on va aller dans des ventes privées, je vis seule avec un chat, je bois du mojito, je fais mes courses au Monoprix.
C’est bon la honte.Hu hu.
Ah oui, la vidéo (avec moi dessus,et une petite mine car je suis sortie la veille et tout et tout) est là.
Classé dans Ne le dites à personne, c'est du buzz | Commentaires (12)I want You : Martin Solveig, Ford Fiesta et garçon à la barbe douce
Je me joins à la liesse générale pour vous mettre le nouveau clip de Martin Solveig. En partenariat avec la nouvelle Ford Fiesta.
Ah ce que j’ai pu « danser » sur du Solveig quand j’étais jeune, innocente et en discothèque…
Une Ford Mustang, une Alice Tagglioni bonasse à souhait. La salope. Et un mec à la barbe toute douce. Rhhhhh
Je tiens à préciser que si je diffuse ce clip c’est uniquement parce qu’on m’a dit que je pourrais rencontrer le mec à la barbe toute douce. (Oui j’ai des fantasmes monomaniaques, je sais)
Laurent m’a envoyé ceci en me disant « qui parle mieux d’amour post moderne que toi Marion ?». Je ne sais pas si je parle d’amour post moderne. Mais si l’amour post moderne c’est un Lavomatic torride, je crois que je suis assez pour.
En plus il y a un site créé pour l’occasion : http://www.lovefactory.fr/.
A quand la Barbe Douce factory ? Hein ?
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