Quand les mecs sont des pleureuses…
Aujourd’hui je sévis ici.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (0)Spéciale dédicace
Un garçon insiste pour avoir une dédicace sur mon blog. Comme il vient gratter à la porte de l’open space pour l’avoir en faisant des yeux de chien battu, je m’exécute.
Cela dit, je demande aux lecteurs qui passent par là de lui expliquer comment on fait pour être cité ici. (Hu hu hu)
Nb : demain un article, un vrai. Si si.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (6)Ce qui me chagrine aujourd’hui
Je dois être une grande idéaliste.
Quand quelqu’un a de l’importance pour moi, s’il m’annonce qu’il fête son anniversaire, qu’il y a des potes qu’il veut me présenter, je bloque la date. Point final. On ne transige pas. On ne discute pas. Parce que c’est beaucoup plus important que tout autre agenda social.
Naïvement je pense que c’est pour tout le monde pareil. Quand quelqu’un fait partie de votre vie depuis longtemps, je me plais à penser que aller à son anniv devient quelque chose d’important.
Je pense ne plus jamais fêter mon anniversaire. Car entre les personnes que je connais depuis très longtemps pour qui ce n’est pas une priorité, et les annulations pour cause de force majeure (taff, tunes, soucis familiaux, que j’excuse et qui peuvent arriver à tout le monde) qui tombent toutes en même temps, cela me fout le moral dans les collants.
Je suis une grande idéaliste, il est vrai. J’avais dans l’idée de présenter tel garçon qui a compté à Dassou, mon amie d’enfance. Dans l’idée de présenter les gens rencontrés à Paris à ceux qui me connaissent depuis très longtemps. Juste histoire de me dire que tous ces gens s’entendent très bien et que c’est cool, qu’on passe une bonne soirée et qu’on se marre bien.
Non sans déconner, je suis donc une grande idéaliste.
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… ans.
Et ouais. Je vous raconterai ce qui me chagrine, ou pas.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (9)Vis ma vie…de merde II
Dans mon malheur, Le Cadeau a le numéro de la demoiselle qui est au Trucmush avec un monsieur qui a le numéro de mon Francky national. Car quand Francky a finalement eu son logement à lui, on avait échangé nos doubles de clefs, juste au cas où. Bien nous en a pris.
Le Cadeau prend son vélo pour faire le tour du quartier. Oui, ce garçon est un peu bobo : il mange du fromage acheté chez le fromager, il circule en vélo et ne jure que par Linux. D’ailleurs le bar, on y est arrivés en vélo, moi le suivant maladroitement, morte de peur, sur un Velib. Il en a d’ailleurs conclu que le vélo c’était pas mon truc.
Bref, mon Francky est tel un scout, toujours prêt. Il rappliquera avec mes clefs d’ici une heure trente, chez moi. . Je laisse le Cadeau, héros des temps modernes de la soirée : il me file un ticket de métro, avec même son numéro dessus.
Le lendemain, j’entreprends de ranger tout le bazard que cela a créé.
Première étape, comme j’ai plus d’ordinateur, je vais à la Poste chercher un annuaire. Et vous savez quoi? Il n’y en a plus. Des fois la modernité je vous la foutrais au cul.
Deuxième étape, je pars à l’aveugle, je vais chercher un magasin Bouygues Telecom pour renouveler ma carte Sim. C’est un peu compliqué car ma ligne de téléphone est encore au nom de Maman, mais devant mon air triste et désemparé, le vendeur solutionne tout ça en un coup de fil. L’espace d’un instant je deviens Bernadette, 60 ans, pour lui. Grâce lui soit rendue.
Troisième étape : Porter plainte au commissariat le plus proche. L’officier de Police me dit que je fréquente des bars louches. Hem.
Quatrième étape : Je tente d’aller à la banque, récupérer de l’argent histoire de racheter un verrou et manger, confirmer mon opposition. Vis ma vie de merde numéro 1001, le réseau est en panne pour la journée. Vis ma vie de merde numéro 1002 : j’ai une putain de banque régionale, et mon compte est à Lyon, ce qui va complexifier la tâche.
Finalement, 6 jours après le drame, j’ai presque retrouvé une existence civilisée : un peu de liquide pour manger, un téléphone en état de marche, il n’a pas la 3G pour autant, faut pas déconner, un pass Navigo pour ne plus me ridiculiser en sautant les portiques dans le métro, une CB commandée par fax.
Le seul drame restant à déplorer : dans ma cuisine, mon chat s’est glissé entre mes pieds, je lui ai marché dessus, j’ai trébuché, et dans ma chute, j’ai arraché la poignée de la porte du frigo.
Je demande à Pierre Richard de sortir de mon corps.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (9)Vis ma vie… de merde. Part 1
Tout a commencé dimanche. Mon PC m’a dit qu’il refusait désormais de lancer Windows. Un user32.dll manquant. J’ai appelé tous mes geeks en panique pour savoir comment démarrer en mode sans échec.
Echec : user32.dll m’en voulait toujours.
Je prends mon mal en patience, en attendant un docteur de PC pour nous sauver. Je suis sortie la veille, donc le principe de la journée c’est fixer un écran béatement. J’allume ma freebox, je regarde si j’ai des trucs sur le disque dur. Genre des séries. Des How I Met Your mother qui trainent. Peine perdue, le disque dur est désormais défectueux. Je ruse : je branche mon disque dur externe en USB sur la Freebox. Victoire! Cela marche. Echec, elle ne lit pas tous les formats. Je suis bonne pour me refaire la saison 1 de Gossip Girl. La seule qui fonctionne en entier. Dur.
Le lundi soir, pour me remettre de mes émotions, je suis dans un bar avec une joyeuse bande. Au milieu, un nouveau. Grand, châtain, un joli sourire et une bonne descente. C’est une copine qui l’a emmené, je demande si je peux toucher. Elle me dit que oui, je peux me faire plaisir sans contraintes.
Ni une, ni deux, j’engage la conversation. Il est fumeur, je l’accompagne dehors. On papote. Une fois de nouveau à l’intérieur, je lui roule une pelle. Il se laisse faire. On le nommera Le Cadeau.
Mardi c’est glandouille de jour férié. Siestes, douche qui s’éternise et plus si affinités. Le soir, je suis à nouveau dans un bar, à papoter tranquillement avec Le Cadeau. Mon sac à mes pieds. Debout, au comptoir. On se roule une pelle. On papote. A un moment, je me rend compte qu’un truc cloche. Je n’ai plus de sac, on me l’a subtilisé sournoisement.
Drame. Branle bas de combat. Dedans j’avais mes clefs, ma CB, mon téléphone, mon appareil photo, ma carte d’identité, les jolies mitaines Maje que je venais d’acheter, et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois. Il est mardi soir, 22h15 et je suis à la rue.
A suivre.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (9)Travail et intimité
Lecteur, lectrice, je vais te décevoir, mais, malgré ce titre racoleur, je ne te raconterai pas ici comment j’ai cassé un bureau avec un collègue. Hélas? Ou pas. Et je précise que je n’ai cassé aucun bureau ces derniers temps. Hélas? Oui.
Ce dont on parlera ici c’est des parallèles étranges que l’on peut faire entre vie sentimentale et vie professionnelle.
Tenez par exemple, trouver un taff c’est limite partir à la chasse à l’homme sur un site de rencontres : on se connecte à Internet, on met son profil (CV sexuel?) à jour, on épluche les offres (les profils?), on envoie un mail sympa. On a une piste, une touche. Éventuellement on transforme cela en entretien. On transpire, on se lave les cheveux, on a peur, on se dit quoi mettre, on essaie des tenues : chemise? Ouverte comment? Jupe? Talons? Rhgnn….
Une fois le rendez vous passé, on débrieffe la terre entière comment ça s’est passé, ce qu’on s’est dit, ce qu’on s’est dit à la fin : « je vous rappelle », « A bientôt », « vous ne convenez pas ». Enfer et damnation. On attend ensuite prostré derrière le téléphone, on hésite à relancer, on trépigne ou bien on est mort de trouille.
Une fois en place, on développe une intimité. Tenez, le mec avec qui je parle le plus en ce moment, c’est un prestataire que j’avais environ 10 fois par jour au téléphone la semaine dernière. Au départ on est cordiaux, les mails sont formels, à base de “cordialement” et de “tu trouveras en PJ”, puis on devient intime, on se met à faire des blagues. Oh! Il m’a lancé une preuve d’affection : un smiley dans un email! Comme c’est mignon. Si on continue comme ça on pourrait se rouler des pelles virtuellement.
Avec un mec c’est pareil, du blanc des yeux, tous gênés, on passe au blanc de la bite, débridés. Pardon. Avec un collègue du blanc des yeux on passe à la camaraderie solidaire. C’est beau.
Ah et on a des petits surnoms aussi, j’ai un flasheur qui se nomme Fayaz. J’ai arbitrairement décidé de le surnommer « Fayazounet », oui, bon… Il m’a soutenu que un surnom aussi ridicule ne prendrait jamais. Peine perdue, vendredi il s’est rendu compte que notre grand chef à nous l’avait appelé « Mon Fayazounet » et m’a regardé totalement désespéré : “Marion….”
C’est pas étonnant que après les études, le taff soit un haut lieu de rencontres, cela créé des liens ces petites bêtes.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (4)Vis ma vie…de quartier
Il était 5 heures, Paris s’éveillait.
En fait non, il était 6 heures, je prenais le premier métro, pour rentrer tant bien que mal chez moi, après une soirée mouvementée. Les détails de cette dernière ne seront pas révélés. Si vous tenez vraiment à le savoir, j’ai juste été comme on m’attendait. Stupide, bête à souhait, con. Une bonne soirée donc.
Je monte dans le wagon qui s’arrête en face de moi. Je tombe nez à nez avec Mr Bureau. Je m’assois en face de lui. Il me dit « Salut ». Je lui dis « Salut. ». Ce sont donc les premiers mots échangés en 5 mois à se croiser entre deux métros. On se dit rien, il regarde ailleurs, je rigole toute seule. Il descend un arrêt avant moi, il aurait été plus agréable je lui aurai couru après en lui demandant si on ne pouvait pas recasser un bureau là tout de suite maintenant. Entre voisins de quartier, faut bien coopérer.
Dimanche après midi, me voilà à la laverie. Un inconnu m’aborde pour me demander comment cela fonctionne toute ces machines. On papote, on se chambre gentiment. Je fais une blague pourrie :
« Marion tu as vu le film Saw I ?
- Non moi j’ai vu Saw 6 ».
Il ne part même pas en courant, il n’allait quand même pas dire adieu à caleçon, chaussettes, couvée pour si peu. Un de mes collègues passe dans la rue, entre me dire bonjour et repart.
L’inconnu de la laverie est sympa, drôle, bavard. On échange nos numéros.
C’est officiel, j’adore mon quartier.
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (10)Menthe Fraîche et patience épique
Avec le garçon point, j’ai losé, j’ai merdé. On s’est fâché tout le week end, j’ai donc pas eu de rose au réveil, et encore moins d’aspirine. Entre temps on s’est réconcilié, via d’épiques messages Facebook, et colegram. (huhu) Voilà pour le contexte
Lors d’une session mojito avec Jérémie, j’ai eu la bonne idée d’envoyer des SMS à garçon point. C’est une de mes manies dramatiques : j’envoie des sms pathétique au bout d’un verre. Surtout aux garçons que j’aime bien.
Notons ici que je les ai supprimé très vite, je ne voulais pas lire ceci ce matin. Pas courageuse pour un sou que je suis.
Mon premier message disait quelque chose d’obscur à quoi il a répondu “Il veut rien dire ton message…. o_O”. Oui le Smiley, en ASCII dans le texte.
Je me suis pas démontée et j’ai persisté en répondant un truc encore plus obscur. Puis sans attendre sa réponse, j’en ai renvoyé un encore plus pathétique qui devait lui prouver par A+SMS à quel point il était formidable comme garçon et à quel point il devait certainement avoir une image totalement sublimée de moi. Moquez vous, cela me fait plaisir
La menthe fraîche, cela me rend romantique. Je vous jure que c’est la menthe, la preuve le whisky me rend sexuellement agressive, j’ai des témoins.
Il m’a répondu “Tu t’enflammes non?”
Ce à quoi j’ai répondu “Je m’enflamme pas, je suis allumée au mojito”. Humour, tout ça
Il a dit “je me disais bien aussi”.
Les garçons compréhensifs sont formidables. Ou alors il est juste fou
Classé dans Marion et ses bêtises | Commentaires (11)Mais pourquoi tu racontes ça?
C’est une question qu’on me pose souvent. Pourquoi et comment tu fais pour raconter “tout ça”?Non c’est vrai, je raconte sans presque aucune pudeur mes histoires de mecs, de lose, de bite et mes immenses catastrophes.
En fait toutes ces histoires de bite, c’est pas important. Si, si. C’est juste un support pour exprimer des théories fumeuses, puisque en soirée quand je commence à divaguer sur les rapports hommes/femmes, ou sur la nouvelle insertion des supports 2.0 dans nos parades amoureuses, on me regarde comme si j’étais une forcenée, une échappée de l’asile, ou bien une pauvre fille qui finira dévorée par son chat. C’est de la théorie par l’exemple foireux.
Mon blog, c’est rien de plus que ma tribune à moi, le seul endroit où je peux trouver des gens qui viennent me lire parce que c’est moi, qui tapent “monde de Marion” dans Google, qui viennent rire cinq minutes sur le dernier concept fumeux, ou bien sur la dernière fois que j’aurai payé mes plots (volontairement ou bien par inadvertance), ou fait une blague qui est tombée super à plat. Ce qui arrive trop souvent.
Je m’étonne toujours d’être invitée à des trucs, à des machins pour faire de l’influence. Tenez ce week-end j’ai participé à un rallye de blogueuses, il y avait plein de ces filles que je lis tous les jours, c’était super chouette, je vous ferai le compte rendu dès que j’aurai un peu de temps pour le mettre correctement en forme. Dans le fond, ces bonus en nature ne sont que des bonus justement. D’ailleurs je tiens à le préciser : je suis lue par une majorité de garçons. Je n’ai donc pas une thématique féminine à proprement parler.
J’adore bloguer, c’est limite une drogue, un réflexe. Je me dis à chaque fois “Oh ce mec là, il ferait une histoire bien drôle”, mes copines me racontent leur histoires, je compile, et j’en fais une théorie sans aucune justification sociologique valable, juste sur ce que l’on a vu, expérimenté, cassé nos dents sur : c’est mon côté anthropologue des relations amoureuses qui foirent. Avouons que des fois je le fais limite exprès, je crois, enfin certainement.
Alors voilà, pourquoi je blogue? Parce que j’aime bien ça, tout simplement. Raconter ma vie, écrire, vous faire sourire. Le plus savoureux c’est quand un garçon me dit paniqué « Hé! Tu dis pas ça sur ton blog hein? » Comme si j’étais une menace pour sa réputation numérique. N’aie crainte jeune froussard, tu auras un pseudo, comme tout le monde.
Et au final ce que je préfère c’est quand on me dit : “Marion ton article m’a fait rire”. Ca c’est chouette : être influente, je m’en fous, tout ce que je veux c’est être amusante.
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