[Chronique Chroniquante] Jean qui rit et Jean qui pleure
Lecteur, lectrice, j’inaugure une nouvelle rubrique. Une chronique. Un récit de trucs inintéressants sous un angle précis. J’avoue c’est un pur exercice de style, je sais bien que vous vous foutez de mes semaines, seul vous intéresse de savoir avec qui je couche. Carrément. Mais blague à part, j’ai pas envie que le concept tue le récit, qu’on s’embourbe à tourner autour du pot, à bloguer pour des idées d’accord, mais bloguer lent. Alors voilà, je chroniquerai de la façon la plus ennuyeuse du monde ma vie. Ou pas.
Samedi, au Musée des Arts Décoratifs, nous admirions l’expo de jouets. Aller au musée un samedi, c’était juste une clause de bonne conscience avant d’aller tuer des zombies dans une salle d’arcade, puis siffler des vodkas quelque part. On est tombés sur une représentation de « Jean qui rit, Jean qui pleure », ce vieux machin que ma mère me sortait quand j’étais toute petite.
Jeudi, Jean riait, Jean pinçait les fesses du petit frère de Simon, j’en avait bu de la vodka-jet. Pour une fois, le « pardon aux familles, toussa » s’appliquait parfaitement. Rassurez vous le petit frère était du genre majeur. Vendredi, Jean pleurait, la gueule de bois, j’en aurais pleuré.
Samedi, encore, Jean riait. j’ai chanté au karaoké, faux, et fort, en dansant, telle une candidate qui veut séduire Dédé Manoukian. J’en devenais ridicule. J’ai fait les chœurs sur Francky Vincent, avec Francky tout court, parce que vas-y-Francky-c’est-bon-bon-bon. J’ai chanté sur Dalida aussi, une histoire de caramel, bonbons et chocolat; et j’ai lancé des piques à ceux qui ne chantaient pas : ils auraient quand même pu faire les chœurs eux aussi.
Dimanche soir et lundi soir, j’ai retrouvé ma colocataire éphémère, Chérie, qui loge chez moi le temps d’avoir son appart à Paris. Toute conversation sérieuse terminait en histoire de bite, immanquablement, j’en ai ri.
Hier soir, j’ai vu des Led s’allumer et s’éteindre, au 104, haut lieu culturel parisien. C’était du Light Painting, ou comment dessiner avec de la lumière. Ce happening organisé par Yahoo, se déroule cette semaine un peu partout dans Paris. Alors si vous voyez des loupiottes et des points d’exclamation, c’est de cela qu’il s’agit, un moment d’art dans la rue qui est « certifié brillant ». (Plus de photos et d’explication sur http://www.pointdexclamation.fr)
J’en ai pas pris de photos, d’autres le font mieux que moi. Par contre, je me suis essayée au Light Painting. Mais ma vaine tentative de dessiner un sourire sur un mur avec mes lampes s’est soldée par un bel échec. J’en ai souri, aussi.
10 réactions effrénées à “[Chronique Chroniquante] Jean qui rit et Jean qui pleure”

Un exercice, hum ? Ca n’y ressemble pas vraiment.
Comment ça?
Si si pour moi c’est un exercice, au sens ou j’ai envie de m’essayer à choisir un angle de narration et de ton pour raconter des trucs. Ce que je fais pas forcément, entre mes histoires de bite à la chute immuable et mes théories fumeuses
Disons : ça ressemble à un prétexte.
Tu avais besoin d’un prétexte ? D’un texte ? Etc.
Prétexte pour?
Je ne sais pas ; je ne sais plus.
Au revoir !
« Au revoir »
Raconte, ma chère, kro-nique, la bière nous changera des mojitos, et non, tu n’est pas ennuyeuse
Je trouve sympa cette chronique chroniquante comme tu l’appelles même si je préfère les billets sur des « idées ». Mais bon si ça peut permettre d’avoir des billets plus souvent, je dis banco !
Sinon HS, je viens de finir la saison 3 de « How I met… » (série découverte sur tes conseils) et j’ai trouvé pas mal, en particulier l’épisode avec Britney qui se débrouille bien ds son rôle de cruche (bon ok ct pas trop dur pr elle mais mais fallait assumer !).
Marion,
Chaque paragraphe représente presque un vice ^^ (oui les happenings de Yahoo,c ‘est un vice lol)
Sinon faudra voir un autre essai pour voir si la sauce prend
13 jours depuis ta dernière « chronique »… Marion, où es-tu ? Qui va me faire sourire le matin en prenant mon thé ?