Dassou et les relous
Après Hélène et les garçons, le Miel et les abeilles, il y a Dassou et les relous.
Quand on est une fille, accompagnée d’une autre fille, que l’on sort d’une boite de nuit, et que l’on porte une robe/une jupe/des talons/une burka, il y a des chances que des relous nous fassent « oh mademoiselle ! »
A 15-16 ans, cela nous flattait avec Dassou, on s’arrêtait même pour discuter.
A 17-18-19 ans on avait réalisé que c’étaient des relous qui allaient faire tourner nos numéros à tous leurs potes relous si par malheur on sympathisait. Donc on ne répondait plus, et cela donnait du :
« Oh mademoiselle !
- ….
- Salope ! »
A 20 ans, on s’est dit qu’il fallait réagir différemment :
« Oh mademoiselle !
- Oui ? Bonsoir messieurs. Plait-il ?
- Euh…. On t’trouve charmante t’as vu.
- Ah. Merci bien messieurs, mais nous ne pouvons pas nous attarder là, nous sommes attendues par nos amis. Encore merci et bonne soirée à vous »
Plutôt efficace.
Il doit y avoir une théorie des relous n’empêche. Comment ces garçons pensent qu’en hélant une fille dans la rue, et en lui courant littéralement après comme ça, cela va marcher ? Peut être qu’un jour cela a marché, une fois, avec une fille dépressive, que le mec l’a dit à tous ses potes, et qu’ils ont tous fait pareil, et que par un effet de buzz c’est devenu un phénomène qui revient souvent ?
En tout cas ce week-end, Dassou est devenu un danger public.
On sort classiquement d’une boîte, on rentre à pied sur nos talons qui nous font mal. Damien se propose de nous ramener à pied, celui-ci n’étant plus très frais on entreprend de faire le chemin seules.
Premier groupe de relou.
« Oh mademoiselle ! »
On trace, on ne répond pas.
Relou : « Connasse, tu pues d’la gueule »
Là j’ai failli répondre que c’était à cause de l’alcool, mais Dassou m’a devancée : « Et ta sœur ? ».
On trace plus vite.
Une smart s’arrête : « Oh les filles ! » Dassou visiblement énervée :
« Quoi ?! Pourquoi tu t’arrêtes toi ?! Tu ne peux même pas nous ramener avec ta caisse de merde ! Casse toi, tu pues, t’es moche, t’es con, ta caisse c’est de la merde, tu sers à rien ! »
Le tout bien articulé, en rythme, avec cœur et ferveur.
A l’intérieur les mecs ont protesté, mais elle hurlait tellement que j’ai rien entendu. Puis un cheval blanc (en vrai une voiture blanche) qui contenait des garçons avec qui j’avais sympathisé dans la boîte s’est arrêté pour nous sortir de là.
Dassou c’est un danger public d’1m73, mais c’est mon danger public préféré.
14 réactions effrénées à “Dassou et les relous”
C’est hallucinant cette attitude, j’ai jamais compris non plus.
Mais le pire c’est que les relous emmerdent aussi très souvent les groupes de mecs (en infériorité numérique flagrante bien sur) pour demander clopes, shit, textos et cie.
Faites quand même gaffe les filles, répondez pas et surtout essayez de pas rentrer toutes seules. Il suffit d’une fois. J’ai une copine une fois qui a pas voulu qu’on la ramène et c’est passé à un cheuveu de très mal finir (elle a réussi à claquer la porte de chez elle au nez d’un mec qui lui courait après dans la rue)
Depuis la règle c’est : quelque soit le temps que ça prend et quelques soient les protestations, on ramène toutes les filles systématiquement.
Le taxi, très pratique quand tout le monde est bourré et que personne ne peut conduire. A inclure dans le budget d’une soirée réussie.
1.73 avec ou sans talon ?
Dassou c’est mon modèle ! Je veux la même.
La drague, fléau nnuméro 1 de notre époque …
Quand j’habitais à Lyon un groupe de relous était venu m’emmerder, je leur avait dit « Nan mais j’ai le Sida », j’ai jamais vu des mecs partir aussi vite ^^
@Eracius : oui je sais, tu as raison, on a une petite tendance à l’inconscience des fois…
@Simon : parisien
@Lex’ sans talons!
@ G : Hum, elle est prise, mais rassure toi, elle a ses ptits côté vengeance rouge aussi, entre deux payages de plots.
@So : ahaha tu l’avais racontée celle là, mais je suis toujours aussi fan <3
Mes 4 grand-parents se sont rencontrés « dans la rue », l’un des couples à un café ‘mademoiselle vous déjeunez seule » et l’autre « mademoiselle, voulez-vous aller dancer ? », alors ça ne date pas d’hier ET ça marche
@L’homme Ikea : ça se compare quand même pas à « vazi mam’zelle t’es trop bonne ! »
Heureusement que la drague au culot fonctionne encore, c’est la manière qui fait la différence entre un relou et un gentleman
J’pense pas que ce soit de la drague ce genre d’interpellation…j’pense que c’est pour passer le temps. Ces types, ils e font chier, ils n’ont rien à faire, ou ils sont bourrés et font les malins entre couilles. Si tu réponds gentiment, ils sont contents, tu leur fais passer le temps. Si tu réponds pas et qu’ils t’insultent, après ton départ, ils vont parler de toi pendant 20 minutes, ça leur fait passer le temps. Dans tous les cas, ça les occupe ! Moi, ça m’arrive jamais ce genre de trucs…je veux dire je me suis fait « interpellée » plein de fois, mais jamais une insulte, et jamais un relou m’a fait perdre mon temps. généralement, un sourire + un « bonne soirée » et ça glisse…
Mademoiselle, t’aurais un chewingum steplé ?
- Non
Mademoiselle, t’aurais pas du temps a me consacrer steplé ?
- …
Mademoiselle, t’as fait tomber quelque chose
- De quoi tu parles ?
Mon coeur
Tout cela avec la tonalité qu’il faut.. les relous n’arrivent pas à avaler leur salive.
Garçon sans la cédille ça fait …
GG pour le speech aux trolls de la Smart
Joies de la sortie de boite…
Cela dit, je suppose que le jour où plus aucun jeun’s-à- baggy-sous-le-paquet nous hélera grossièrement dans la rue,parce que nous sommes devenues trop veille,grosse et/ ou trop insignifiante, nous le vivrons mal non?
bisous
Sublimette (qui aime beaucoup la nouvelle configuration de ton blog …)
@ l’homme Ikea : délicieusement old school^^
@Ludivine : rah tu as de la chance, moi je me suis déjà faite accostée par un mec qui me demande « hé tu m’suces? ».
La classe.
@Bao : ahahah le coup de faire tomber mon coeur, quel poète
@Pim sur le coup j’ai vaguement flippé, mais j’ai rigolé dessus trois jours durant après
@Sublimette : ohh merci pour le blog
n’empêche que tu as raison, le jour où on m’accostera plus dans la rue je me sentirai définitivement vieille/grosse/moche…
« Peut être qu’un jour cela a marché »
Même aujourd’hui et plus qu’une fois, sinon, ils ne le feraient pas :/.