La guerre des relous, version été

25 août 2009

Lecteurs, lectrices, désolée de l’absence, sans même prévenir, mais vous l’aurez compris, comme beaucoup de gens à cette époque de l’année j’étais en vacances.
Direction le Sud, mise au vert auprès de mes parents, un week end de fiesta avec Dassou, des soirées stupides avec Damien et quelques jours à Aix avec Mister N, sa Douce, Mister C en renfort de choc et même le garçon aux suédoises qui passait par là.

Les vacances sont propices à quelques scènes estivales que l’on ne voit pas ailleurs, nées d’une subtile alchimie entre la chaleur, l’insouciance et la vodka pomme, comme la guerre des relous, qui devient encore plus impitoyable en été.

Avec Dassou, on attire généralement tous les relous de la boîte : les pots de colle, les douchebags, et les rouleurs de pelles fous, ils sont pour nous.

Dassou, comme c’est ma meilleure amie, elle a décidé de joindre la lutte avec moi.

On a donc fait le geste de la boîte à relous dès qu’ils nous parlaient. Retourner la main, et faire « meuh ». Hélas le relou du Sud, autrement appelé « le relou des plages » est un relou insistant et la plupart d’entre eux revenaient à la charge un peu plus tard dans la soirée.

Au groupe de relou numéro un, Dassou avait décidé de sourire bêtement sans rien dire. Tandis que les relous lui parlaient, lui parlaient, parlaient, et se confrontaient à un mur, souriant, certes, mais un mur quand même. J’ai donc décidé d’intervenir et j’ai dit :

« – Mais arrêtez de lui parler, ça sert à rien, elle vous répondra pas, elle est débile.
- Elle parle pas français ?
- Elle parle pas du tout, elle est limitée »

Si mes souvenirs sont bons, j’ai réussi à nous en débarrasser.

Au groupe de relous numéro deux, on a décidé de pas parler du tout et de continuer à sourire bêtement. Ils ont tenté une approche en anglais, en me demandant de dire quelque chose.

R « Hey, les gars, comment on dit en anglais qu’il faut qu’elles disent un mot ?
R2 : « Say something !
R : Mademoiselle ! Say something !
M : Champignons.
R : Elle a dit champignon, elle est française !
M : Herpès ?
R : Allez parle nous !
M Syphillis ?
R : Non mais t’inquiète pas on a des capotes.
M : Cystite !
R2 : (à R1) Elles sont de « cystite » ! C’est où ça ? (à moi) Where is it ? Where are you from ?
Rappelons à nos lecteurs que la Cystite n’est pas une ville, mais une infection urinaire.

Si mes souvenirs sont bons, je crois qu’ils se sont lassés.

A un autre moment, alors qu’un autre relou me parlait, Dassou a tenté d’intervenir, partenaire de guerre efficace :
R : « Vous êtes au camping les filles ? ». Ce a quoi Dassou a répondu « J’ai une gueule à aller au camping ? ».

Il est parti. Hourrah. Dassou c’est un général de guerre mondialement connu.


13 réactions effrénées à “La guerre des relous, version été”

  1. Une blonde dans la ville le 25 août 2009 13:44

    Ta façon de rembarrer les relous dragueurs est cultissime, je suis fan.

  2. ninie le 25 août 2009 14:15

    Je viens de découvrir ton blog et j’aime beaucoup. Tu m’as fait rire et m’a rappelé un certain nombre de souvenirs. Moi aussi j’attire les relous, pourtant je ne fais rien pour hein, mais ça tombe toujours sur moi! Va comprendre!!

  3. krys le 25 août 2009 15:18

    la cystite n’empêche pas de faire un peu d’alpinisme sur un joli mont de vénus :)

  4. Jules le 25 août 2009 16:39

    « J’ai une gueule à aller au camping ? »

    Exceptionnel !

  5. Grr le 25 août 2009 20:34

    Brancher une fille, c’est l’assurance d’être bien accueilli avec manière et distinction.

  6. Mlle Jones le 25 août 2009 23:37

    Ce soir, j’ai très envie de façonner une statue à ta gloire… mais comme je suis une personne normale, je me contenterais d’applaudir bien fort!

  7. Pejee le 26 août 2009 11:50

    Alors là je dis bravo, un texte magnifique et tellement vrai Et c’est un commentaire d’un gars rangé qui a pu être relou par le passé (avec 3g ca aide) et qui adore observer les mouvements migratoires et rites des relous et autres espèces du genre (dans le Sud, tu as la chagasse, qu’il ne faut pas confondre avec la cagole, sur Paris le Kevin avec ou sans sa Kevina…).
    Pour expliquer le pourquoi du retour à la charge du relou, rien de plus simple. Il fait le tour du site de « drague » et selon la taille du lieu et son pouvoir d’achat d’alcool (ou son état d’ébriété de départ) il revient à son point de départ sans se souvenir si il a été assez convainquant avec la fille avec qui il a parlé au début (il se dit qu’il était pas assez chaud)…ou il a tout simplement oublier (tout comme il a pu oublier le type de boisson qu’il a dans son verre…

  8. Jack Larsen le 27 août 2009 10:16

    Oh punaise! Magistral!
    t’as quand même des mecs qui comprennent rien (oh putain la liste des gonorhées, un très grand moment « blogesque ») et des filles qui ont l’art de remballer avec talent.

  9. Grenoblois le 28 août 2009 11:56

    La question est donc : comment aborder une fille ?

  10. Xavier le 28 août 2009 19:04

    > Dassou c’est un général de guerre mondialement connu.

    Ah, non. C’est un char, Dassou.

    Le char Dassou.

    Je…

    euh…

    [sors]

  11. Flo le 29 août 2009 18:51

    hinhinhin

  12. obligatoire le 8 septembre 2009 14:27
  13. Les filles dont on a rien à foutre ! | Paroles d'Hommes le 11 septembre 2009 8:47

    [...] chez Marion [...]

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