La guerre des relous
On ne le dira jamais assez : les rues, les bars, les pique-niques, les boîtes, les bus, les métros, les couloirs, les avenues sombres et les ruelles glauques sont remplies de relous. Et c’est pénible, c’est une attention constante pour les éviter.
Alors des fois, je me prends l’envie d’être une justicière, une redresseuse de torts, et je me lance dans un combat anti relous. Une guerre sans merci qui laisse des victimes sur le trottoir.
Cible numéro 1 : les videurs de boîtes de nuit.
C’est toujours bien de se mettre bien avec les videurs, ils te laissent rentrer gentiment, prendre l’air si tu as trop picolé. Mais d’une manière générale, ce sont juste une armée de relous dotés d’un pouvoir trop gros pour eux. Donc parfois je sévis. Alors un soir, dans mon bar favori, je suis allée voir le videur et j’ai tâté ses abdominaux en riant grassement, comme un gros relou qui me mettrait la main aux fesses. Il a pas compris et m’a demandé d’arrêter, excédé. Chérie, qui a vu la scène, est venue m’empêcher de nuire en me parlant doucement. « Ca va aller Marion, ça va aller ».
Cible numéro 2 : les mecs du dance-floor
Neuf fois sur dix, dans les boîtes à relous que l’on trouve à tous les coins de rue, sur le dance-floor, ils sévissent, se frottent, te parlent, t’attrapent par la taille quand tu vas aux toilettes. Alors, un soir, dans un bar latino de République, on a sévit. On était trois filles, on a ciblé tout garçon de plus d’un mètre 80, autrement appelés les « morceaux », et on fonçait dessus en faisant les Woo Girls afin de leur caresser le torse de nos mains baladeuses: « ohhhh c’est beau ». Aucun garçon n’a osé nous embêter ce soir là, et quant aux morceaux qui avaient de l’humour, soit un sur dix, on a pu leur rouler des pelles.
Cible numéro 3 : l’accosteur
L’expression « boîte à relous », rappelle fortement l’expression « la boîte à meuh », alors, quand on rencontre un relou, des fois on fait le geste qui retourne une boîte qui fait meuh. Absurde, mais délicieux.
Un soir dans notre bar préféré, un relou est venu voir Chérie pour lui demander « on se serait pas déjà rencontrés ? ». LA phrase de drague qui n’était même plus acceptable dans les années 80.
Alors, elle a sévit. Elle l’a regardé dans les yeux en souriant, a fait le geste de la boîte que l’on retourne et a dit « Meuh ».
Cible numéro 4 : le mec bourré
C’est l’été, et avec lui sont arrivés plein de pique-niques en plein air le soir. Ainsi que tous les mecs bourrés qui vont avec. Si vous mettez quatre filles en train de prendre l’apéro sur le champ de Mars, vous pouvez être sûr qu’une pluie de relous va s’abattre. Un peu comme la pluie de sauterelles, en pire.
Ainsi, on a rencontré Marc. Relou bourré de classe internationale. Il a commencé par courir autour de notre petit groupe de filles. On a tenté le croche patte, il est revenu. On a tenté de lui demander gentiment d’arrêter, il est venu nous parler. On a tenté de l’insulter, il est resté à discuter. Marc, c’était le summun du relou, aucun amour propre et une propension énorme à emmerder son prochain.
Alors j’ai sévi. J’ai commencé par un traditionnel « Allez à poiiiil », très classe. Comme il n’a pas voulu, j’ai embrayé sur « petite bite », encore plus classe. Comme cela n’avait pas d’effet, je lui ai dit qu’il avait les yeux fous. Les filles ont éclaté de rire et j’ai embrayé sur « tu ressembles à Einstein, mais en arabe ». Là, enfin, il est parti.
Filles opprimées de tous pays, pour la guerre contre les relous, laissez moi vous conter ma méthode infaillible.
Je suis plus reloue que les relous.
8 réactions effrénées à “La guerre des relous”
Marion, je peux le dire, tu déchires.
Hey, j’aimerais bien être la cible numéro 2…
10% des mecs ont de l’humour… Quelle déception…
Putain, c’est trop bon cet article ^^ Marion, ta méthode, je vais l’adopter!
« dans les années 80″oh la belle référence à Calvin Harris…Sinon excellente déclinaison du concept chinois de Sun Tzu: »la meilleure défense c’est l’attaque »
pardon la phrase entre guillemets c’était « acceptable dans les années 80″
Connaissant Marion, la référence n’est pas consciente.
Marion, il te faut lire Mort aux cons.
J’adore cette note !
Marion
les relous accosteurs, ça m’a bien fait rire le coup du geste de la boîte à relous « meuh » C’est pour ça que je te le dis ! Merci !
Daniel