La main au cul

Je fais partie de cette race d’urbains actifs à la chance rare, de ceux qui auraient du jouer au loto le jour où ils ont trouvé leur logement. Non je n’ai pas de terrasse, j’ai bien mieux que ça : je suis à 10 minutes en transport de mon travail. Pire que tout, j’ai deux bus et un métro qui assurent le trajet. Je pourrais marcher, oui, mais je me fais seulement quand il ne fait pas froid.

C’était un soir habituel, j’avais raté les bus, je devais être chez moi assez rapidement, alors dans un éclair de folie, j’ai décidé de prendre le métro pour deux stations. Bien sûr, le métro est rempli à craquer, il l’est aussi un dimanche soir à 22h, alors un soir de semaine, je n’allais pas échapper à la bousculade.

Je laisse passer une première rame, je monte dans la deuxième. Tout le monde se serre, je suis comprimée de partout, je me fais toute petite, je serre mon sac contre moi comme une petite vieille.

Au bout d’un moment je réalise qu’un sac m’oppresse fortement le haut de la cuisse. Je tourne un peu la tête pour voir, je m’agite, un bras disparaît de mon champ de vision, et je réalise que ce n’était pas un sac qui frottait le haut de ma cuisse, mais un mec, qui était proprement en train de me tripoter. Je le regarde, il me tourne ostensiblement le dos, musique très fort dans les oreilles.

C’est le moment où le métro a choisi d’arriver à ma destination. Je suis descendue ; j’étais sciée de ce qui venait de se passer, et d’un coup d’un seul je me suis sentie tellement conne.

A me dire que j’aurais du lui filer un violent coup sur l’épaule, le traiter de con, de connard, de dégueulasse, lui demander c’est quoi ton problème pauvre type, et lui hurler touche à ton cul connard. Lui foutre la honte devant tout le monde comme on dit.

J’aurais voulu, j’aurais du être capable de lui dire ça, mais putain l’effet de surprise et l’incongruité de la situation ont fait que j’en ai pas été foutue. Des filles comme moi, qu’un gros dégueulasse se permet de tripoter comme ça, l’air de rien, profitant de la situation, je suis sûre qu’il y en a plein, qui sont tellement sous l’effet de la surprise qu’elles arrivent pas à se défendre.

Alors voilà, j’ai pas envie que ça se reproduise, mais si ça doit arriver, je fais un vœu : d’être capable de lui rentrer dans le lard à ce gros porc, et si on s’y met toutes, avec un peu de chance, ils y réfléchiront à deux fois.

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76 commentaires

  1. Kirikou : T’inquiète, on avait compris :) Et encore heureux qu’il en existe des mecs comme toi !

  2. Reese

    Franchement, je ne pensais pas que ce genre de comportements survenaient avec une telle fréquence. Moi qui en suis à m’excuser lorsque j’effleure par mégarde un sein ou une fesse (parce que oui, ça arrive ^^) et a être limité plus gêné que la demoiselle… Bon courage aux victimes de ce genre d’incivilités insupportables.

  3. Pieter

    Je suis un homme et ça m’est arrivé aussi et par la gente féminine également ! bon courage tant que tu vivras à Paris ;)

  4. june

    Petite histoire qui risque de faire plaisir à un certain nombre de personnes ici.

    J’étais, il y a quelques années, dans un RER de la banlieue parisienne.

    Le cas classique, un pervert met la main aux fesses d’une des voyageuses de mon wagon, juste au moment de descendre du train.

    Celle -ci s’est mise à hurler : » Au viol, au viol… il m’a touchée…police, police ».
    Le type de démentir, cela aurait pu s’arrêter la.
    Mais pas de chance, la police était sur le quai de la gare.
    C’est a ce moment que j’ai décidé de partir, laissant la voyageuse et le salaud s’expliquer avec les policiers.
    Je vous laisse imaginer la suite de l’histoire.
    Mais à mon avis le « violeur » à du passer un mauvais quart d’heure.
    Il y pensera a deux fois avant d’agir à nouveau de la sorte.

    ps: Je suis un homme, et pourtant il ne me viendrait pas à l’esprit de faire une chose pareille.
    Je pense qu’il y a un vrai problème d’éducation dans notre société quand je lis que ces situations ne sont pas si rare que cela.

  5. cassandre

    Salut Marion,

    à quand le prochain article ? il y a du laisser aller !

  6. Serendipity

    Je vais être un peu longue, mais c’est arrivé hier, alors c’est encore une façon d’évacuer…
    Hier à midi, j’étais sur un escalator pour sortir du métro place de la Nation à Paris et tout d’un coup, je sens une pression au creux interne derrière mon genou droit.
    Je me retourne, et là je vois un type de la propreté RATP (que j’avais vu à la porte de la rame juste avant de sortir et de descendre et qui m’avait semblé me regarder un peu trop) qui retire de dessous ma robe très très lentement, comme à regret, son index et son majeur tendus (main vers le haut, comme un gynéco si vous voyez ce que je veux dire les filles…)!!!
    A l’intérieur, je lui criais « mais ça va pas, t’as un problème!! », mais je n’ai réussi qu’à émettre une espèce de grattement de gorge « réprobateur ».
    Le type avait la tête baissée, et il l’a gardée baissée quand il s’est déporté ensuite sur la gauche et a commencé à monter. Il est allé jusqu’en haut comme ça puis a tourné, toujours la tête baissée. Et moi, je m’en voulais de ne pas avoir crié.
    J’ai cru que je pourrais gérer.
    Mais après mon rdv (où je n’ai pas brillé, c’est clair!), je suis allée à un guichet de la RATP pour signaler. La nana m’a dit d’envoyer une réclamation au service client!!
    J’ai dû insister pour laisser un témoignage écrit tout de suite. Etlà, la nana me demande si je vais porter plainte… Je me mets à pleurer et à trembler. Alors c’est venu tout seul: OUI je veux porter plainte. Le type a la cinquantaine et bosse dans le métro tous les jours, je suis certainement pas la première à qui il a fait ça (en plein midi, escalator place de la nation à Paris, quasiment personne), et si je ne fais rien, je ne serai certainement pas la dernière.
    J’étais dans un tel état (avec les dents qui claquaient) que la femme a changé de comportement et est devenue adorable. Je suis passée dans la salle derrière le guichet pour reprendre mes esprits. Les agents de sécurité sont venus, adorables, réconfortants, me rassurant en me disant que ce n’était pas ma faute, que j’ai le droit d’être en robe (au genoux, avec collant opaque noir, tu parles d’une tentation!… mais même si j’avais été habillée plus « sexy », ça n’aurait en rien excusé ou rendu ça acceptable) et mignonne (à presque 40 ans, ça fait toujours plaisir… avec le recul de 24h, parce que sur le coup…).
    Avec mon témoignage, ils ont repéré la caméra de surveillance, revu les images et les faits sont avérés.
    Du coup, ils ont appelé la police, qui est venue me chercher pour m’accompagner Gare de Lyon pour mon dépôt de plainte.
    Ils se sont arrangés pour que ce soit un gardien de la paix femme qui la prenne.
    ça m’a fait du bien d’être confortée.
    Je suis une victime, il s’agit d’une agression sexuelle. Non, ce n’est pas rien. Et oui, j’ai raison de porter plainte, surtout que ma chance, c’est qu’il l’a fait face caméra, et qu’il portait un blouson bleu avec bande jaune de la Propreté RATP… il sera retrouvé: on sait qui est son employeur, facile!

    Maintenant, il faut savoir que seules 21% des plaintes pour agression sexuelle aboutissent à une mise en examen, et que seuls 15% des auteurs sont effectivement condamnés, ça fait peur!
    Et si on compte viols + agressions sexuelles, 19% des auteurs seulement sont condamnés (et encore, en général au tiers de la condamnation maximale possible, sans compter les sursis…), ce qui en fait les crimes et délits les moins condamnés en France… quand on regarde les enquêtes faites par des députés ou « ni putes ni soumises » sur le sujet, et qu’on voir les raisons invoquées par les procureurs pour déclasser des viols en agressions sexuelles (ah bon, le médecin dit qu’il y a eu pénétration violente et non consentie, mais en fait, il n’y en a pas vraiment eu…!!!), ou décider de ne pas poursuivre, ça ne me donne pas vraiment confiance dans la justice (qui, ne l’oublions pas, impose pour l’auteur présumé une enquête de personnalité, mais pour la victime, c’est enquête de personnalité + CREDIBILITE eh oui…).
    Non, les mentalités n’ont pas encore évolué ou si peu…

    Décourageant, mais je maintiendrai ma plainte whatever.
    A 19 ans, quand mon oncle m’a obligée à lui faire une fellation, je n’ai pas porté plainte car j’avais trop honte, je me disais que j’aurais dû savoir réagir et pas être paralysée avec en disque rayé dans la tête « non Maman, non, c’est pas possible » et aussi parce que j’avais le sentiment que ma grand-mère, pour qui il était « Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit » en une personne, et qui avait eu un triple pontage avec angine de poitrine, en serait morte…
    Alors cette fois-ci, 20 ans plus tard, oui, je porte plainte pour deux doigts sous ma robe… et alors?

    (désolée d’avoir été aussi longue, j’en ai profité pour un petit « coup de gueule »…)

  7. cedric

    sans vouloir lever l’indignation des lecteurs. est ce qu on peut faire une liste de ce qu’un homme ( ou une femme ) a le droit de faire dans le metro ou en boite ou dans un autre lieu public a un(e) inconnu(e)? Je crois que situer le contexte est important… par exemple hier j’était au cinema il y avait une fille a quelque places de moi, tres jolie, j avais envie de m installer a coté d’elle. mon coeur battait tres fort mais je n ai rien fait. comment auriez vous réagi ?

    Personnellement dans ce genre de situation deux emotions sont en conflit; la premiere c est l audace et l excitation de faire quelque chose d interdit, la deuxieme plus calme ou l on se dit j’ai deja quelqu’un que j aime ou ca n avancera a rien. Entre les deux, mon coeur balance et des fois j’y vais, des fois je m abstient.

  8. Laurent

    Et l’inverse ?
    Vous est-il jamais arrivé de vivre l’inverse ?
    Je veux dire : une fille « provoquant » un mec ?

    je partageais jusque là toutes les indignations évoquées ici ou entendues de la bouche de mes amies. Et puis un jour…

    Le RER B était bondé. Le conducteur avait une façon très particulière d’accélérer, par à-coups, comme au volant d’une 2 CV récalcitrante.
    À Cité universitaire, deux étudiantes montent. Je me pousse pour les laisser se faire une place et tente de trouver un peu d’air pour lire mon article de finance internationale (si, si). Au premier soubresaut de la rame, l’une d’elles me tombe dessus. Elle s’excuse, je souris, son amie se marre.
    Re-soubresaut de la rame et re-collision. Visiblement très amusée, son amie se met à feindre de la pousser sur moi. Re-soubresaut et re- (vous avez compris). Bref, à force de frottements entre ses fesses et mon sexe, je bande.

    Le RER s’arrête en station. De nouveaux voyageurs essaient de monter. Il repart avec cette façon bien à lui. Re-. Là, réflexe, j’attrape mon étudiante par la taille pour l’empêcher de tanguer. Contre moi. Fermement.
    Elle ne bouge pas. Je bande comme un âne et elle ne bouge pas.

    Dans ma tête passent tous les récits de ces amies que vous connaissez mieux que moi. Et pourtant, je serre cette taille contre moi. Et pourtant, je sais au regard de son amie qu’elle n’y est pas indifférente.
    Nous échangeons quelques mots à peine compréhensibles dans le brouhaha souterrain. Je la serre toujours contre moi, elle ne cherche pas à bouger d’un millimètre.

    Finalement, nouvel arrêt en gare. Mon rendez-vous, je dois sortir. Je balbutie un au revoir tellement insignifiant que je l’ai oublié. Je sors. Nos regards se croisent.

    C’était station Saint-Michel.

    Qu’a-t-elle pensé, elle, lorsque ses yeux m’ont fixé depuis l’intérieur de la rame ?

  9. @serendipity : Merci pour ton témoignage, tu as entendu parler de la campagne « je n’ai pas porté plainte » qui a circulé sur Twitter il y a peu?

  10. Ça ne m’est jamais arrivée, j’le savais que j’avais pas un beau cul :(

  11. serendipity

    @marion:
    Malheureusement non, je n’ai pas vu cette campagne: je ne suis pas encore sur twitter

    @agoaye:
    A mon avis, ce n’est pas que tu n’as pas un beau c.. c’est que tu n’es pas tombée sur un pervers… alors je pense que tu peux t’estimer chanceuse!!

    @Cédric:
    entre s’asseoir à côté d’une nana dans un ciné parce qu’elle te plaît (et éventuellement essayer de nouer une conversation) et la peloter sans lui demander son avis ou qu’elle t’y ait invité, il y a une marge, qui s’appelle la bienséance et le respect…
    Maintenant, draguer une nana alors que tu as déjà quelqu’un dans ta vie, ça ne regarde que toi… :P

  12. Gui

    J’aime beaucoup la réaction de Agoaye.
    Ca montre que ce n’est pas si simple.

    Les gens qui font ça sont certainement en manque et peut-être cons, moches et malheureux, et alors ?
    est-ce une raison de les accabler encore plus ?
    Peut-être qu’ils pensent que c’est une technique de drague, peut-être qu’ils pensent que de toute façon ils n’ont aucune chance.
    Après c’est vrai qu’il y a aussi cette réaction des femmes à se laisser faire, sidérées, puis à se révolter intérieurement…
    Il y a une souffrance indéniable.
    mais il y a tout de même un paradoxe, les femmes se veulent de plus en plus « libérées » et les hommes osnt de plus en plus complexés. Il y a une grande violence là-dedans des deux côtés.
    …ce serait bien que les femmes disent simplement « s’il vous plaît, vous pourriez arrêter… »
    il y a cette très belle scène dasn « Il était une fois dasn l’ouest » où le héros dit à Claudia Cardinaleà propos des ouvriers du chemin de fer auxuquels elle va apporter de l’eau « si s’avisent de te pincer les fesses, fais comme si c’était pas trop grave. »

    voici la scène :
    http://spqrxx.blogspot.fr/2011/05/blog-post.html

  13. Ce genre de situation me frustre au plus au point. « J’aurais dû dire ça, j’aurais dû faire ça, et puis pourquoi je n’ai rien fait à la fin ? »… C’est vrai, on ne fait jamais rien ou rarement, prises par surprise, étonnée, bref, sur le cul (c’est le cas de le dire). Et puis on est tout simplement révoltées.
    Ce genre d’individus, de jeunes primates, ont-ils conscience qu’en faisant cela il n’ont AUCUNE chance ? Est-ce donc par simple provocation ?
    De l’irrespect en tout cas, ça c’est certain.

  14. la dinde de compétition

    Une fois, je devais avoir 25 ans, j’ai bien senti un mouvement étrange répétitif dans le bas du dos, mais bon je me suis dit sur le moment «soit c’est un parkinson ou alors en hypoglycémie». Arrivée au boulot un collègue me dit «tiens tu as une tache bizarre dans le dos» tout en se reculant en tirant une drôle de mine dégoutée.J’enlève mon manteau, je regarde et en effet ! Là, tout le film de la rame de métro m’est remonté en mémoire…

  15. Mais enfin, @Bernard, il suffit d’un peu d’empathie pour se rendre compte que personne ne peut apprécier d’être tripoté comme un vulgaire objet.

    D’ailleurs ces pervers le savent bien : ils s’arrangent toujours pour tripoter à un moment où on peut prendre ça pour une erreur : dans les trains bondés, notamment.

    Je ne pense pas qu’on puisse être assez stupide pour s’imaginer une seule personne qui tolère ce genre de comportement. Ou alors vous êtes stupide, Bernard ?

  16. gatsu

    Salut les filles , je suis désolé pour vous , mais, nous ne sommes pas tous pareil , il m’est arrivé une ou deux fois dans le bus d’avoir la main sur les fesses d’une fille , mais réellement parce que tout le monde est rentré d’un coup a un arrêt , après c’est soit on reste les bras en l’air (très classe !) , ou en bas le long du corp , et la pas le choix … ce que je fais pour éviter la baffe dans la gueule et tout qui proco , c’est d’essayer de tourner la main (au bon moment) de manière a ce que ce soit le dos de la main qui touche , tout ça pour dire que ça peut réellement arriver , après d’autres en profite , parce qu’ils n’ont pas la même vision de la femme , et ne savent (peuvent ?) construire des liens avec , pour former une relation conventionnelle , je ne dis pas ça pour excuser mes congénères , mais plutôt pour essayer de comprendre , psychologiquement ce qui les poussent a faire ça , et la un traitement de choc peut peut être faire l’ affaire , j’avoue , un homme c’est parfois assez mal foutu !

    ce a quoi je dis , pourquoi ne pas ré ouvrir des maisons closes ? je suis sure que ça éviterait bien des pulsions sexuelle malencontreuse de ce genre très honnêtement

  17. gatsu

    par contre c’est bizarre , moi en tant que mec , me faire pincer le cul en boite ça ne me dérange pas trop ;p

  18. Jean

    @cedric La France n’est pas encore les USA, même en ayant quelqu’un dans ma vie, je suis au cinéma ou je croise une jolie inconnue, j’irai, si l’envie semble pressante, faire un compliment à la fille. Qu’elle soit réceptive ou non, cela se limitera au compliment. Point barre mais j’aurais eu l’audace de dépasser ma timidité et de lui parler.
    Pour l’ensemble : ce message est écrit longtemps après la diffusion de « Complément d’enquête » (« harcèlement de rue, etc. ») : il faut bien observer que la rue et les transports en commun sont devenues des zones de danger imminent pour les femmes (enfin pour celles qui ne pratiquent ni d’art martial, ni la répartie cinglante spontanée) en proie à un machisme lourd. Dès lors où vous vous sentez en danger avec un pervers, il faut mettre le « prédateur » en difficulté pour éviter que la merde, le souvenir crasseux reste dans l’esprit (ce sentiment d’impuissance, d’inaction qui pourrit parfois toute une vie). Tous les hommes ne réagissent pas de la même manière au vu d’une mini-jupe ou d’un pantalon moulant. Le mettre aussitôt mal à l’aise dès lors que votre espace vital est approché de façon inappropriée. C’est pourtant simple d’insulter ou de le repousser au milieu d’une foule dense (cela peut in/directement encourager les autres femmes présentes). Peut-être moins évident de se défendre quand ce sont des sauvageons en meute… Renseignez-vous sur les méthodes de self-défense ou les astuces à connaître (comment se servir d’un objet banal comme arme de dissuasion, etc) Réapprendre à se servir de son portable pour filmer l’agresseur à son insu ou pas quand ce n’est pas lui qui le fait à son tour… Bonne chance, bon courage pour celles qui me liront
    PS : je confirme néanmoins le témoignage de Laurent, il en existe aussi des filles comme celles-ci.

  19. [email protected]

    Parce que Bernard est un homme ! Et que TOUS les hommes(même votre mari/copain ) ne seront absolument pas horrifiés si une femme leurs met la main aux coui*** dans le métro. Ca les fera surtout sourire :) Au mieux ils pousseront la main gentiment.

    Par contre si c’est un autre homme … alors la ils vont considérés ça comme une agression violente , et ça risque de très mal finir.

  20. audrey

    Mesdames, cela me scandalise et me terrifie de constater que ces agissements sont si fréquents, dans quelle société vivons-nous et où allons-nous? Va-t-il falloir que nous sortions toutes en armure?

    Moi qui suis ordinairement une « petite chose » plutôt calme, douce, effacée, tolérante et pleine d’empathie, je me suis surprise à me métamorphoser en une boule de violence en situation d’agression: je devais avoir une petite vingtaine d’années, j’étais en boite de nuit avec des amis, j’étais alors en couple donc autant dire aucunement intéressée par les garçons que je pouvais croiser, j’étais même en jean (ça évitera des réactions idiotes vues et re-vues du type: « tu devais jouer à ta salope en mini jupe léopard »; Je montais des escaliers dans la boite, j’étais la dernière de mon groupe, lorsque le mec derrière moi m’a tranquillement empoigné une fesse. L’alcool n’excusant pas tout, mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis retournée et je lui ai assigné un bon coup de boule.. qui l’a fait dévaler tous les escaliers.

    Je vous assure que j’ai été la première à être choquée par mon acte, je n’ai jamais été exposée à la violence, je ne m’en pensais absolument pas capable et je ne sais pas si j’en serai un jour capable à nouveau! Sur le moment je n’ai pas réfléchis, son acte m’a fait « pété un plomb » et « bam ».
    Bon, j’ai eu mal, j’ai même eu un beau bleu mais je ne regrette rien, cet enfoiré y réfléchira peut être à deux fois avant de recommencer et ça aura servi de leçon aux personnes qui étaient autour. Ultime satisfaction, c’est lui qui a été sorti de la boite par les videurs, pas moi!

    La violence n’est pas la solution, je suis la première à le penser, et il est regrettable d’y être poussé mais, tout de même, je ne suis pas peu fière de moi!

    Ce qui m’inquiète c’est que je me prends régulièrement à rêvasser de posséder une arme (une fausse, ou une non chargée, rassurez-vous… quoique ;) ) dans le but de mettre littéralement à genoux tous les abrutis mal élevés que je croise et de les voir se confondre en excuses et me supplier de ne pas leur faire de mal.
    Alors que je suis restée cette gentille « petite chose » douce et discrète.. et que je bosse aujourd’hui dans le social!

    C’est angoissant de constater ce que les comportements d’une minorité ont pu développer chez moi… notre société créera-t-elle des petites « Rambo en talons » prêtes à sauter à la figure du premier homme qui leur adressera la parole? Ce serait regrettable.

  21. jai lu l’article, et les commentaires, et jai ete assez etonnee de l’intensite de l’aggresivite des commentaires envers « bernard », qui ne faisait qu’expliquer le point de vue de celui qui vous a tripote la cuisse dans le metro, il n’a pas defendu cette facon de faire des rencontres, mais apres tout le metro est un leiu de rencontres et en boite de nuit ca se passe souvent comme ca, bref beaucoup d’agressivite enver un bernard qui ne faisait qu’apporter sa pierre a l’edifice de la comprehension des relations humaines.

  22. Pink

    Cet article n’est plus tout récent mais je devais laisser un commentaire, car j’ai vécu une expérience similaire, un pelotage en règle dans le métro(j’ai encore le souvenir précis du dégoût que j’ai ressenti quand la main de mon agresseur s’est enlevée après que je l’ai remarqué, comme si il prenait tout son temps), et ça libère un peu d’en parler et de voir tant de témoignages sur le sentiment d’impuissance, et les regrets qui s’en suivent quand on les connaît.. Merci d’avoir écrit cet article, même si, d’un autre côté, ça me rend furieuse de voir que ces comportements sont si répandus et presque considérés comme anodins par la majorité.

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