La main au cul

23 février 2012

Je fais partie de cette race d’urbains actifs à la chance rare, de ceux qui auraient du jouer au loto le jour où ils ont trouvé leur logement. Non je n’ai pas de terrasse, j’ai bien mieux que ça : je suis à 10 minutes en transport de mon travail. Pire que tout, j’ai deux bus et un métro qui assurent le trajet. Je pourrais marcher, oui, mais je me fais seulement quand il ne fait pas froid.

C’était un soir habituel, j’avais raté les bus, je devais être chez moi assez rapidement, alors dans un éclair de folie, j’ai décidé de prendre le métro pour deux stations. Bien sûr, le métro est rempli à craquer, il l’est aussi un dimanche soir à 22h, alors un soir de semaine, je n’allais pas échapper à la bousculade.

Je laisse passer une première rame, je monte dans la deuxième. Tout le monde se serre, je suis comprimée de partout, je me fais toute petite, je serre mon sac contre moi comme une petite vieille.

Au bout d’un moment je réalise qu’un sac m’oppresse fortement le haut de la cuisse. Je tourne un peu la tête pour voir, je m’agite, un bras disparaît de mon champ de vision, et je réalise que ce n’était pas un sac qui frottait le haut de ma cuisse, mais un mec, qui était proprement en train de me tripoter. Je le regarde, il me tourne ostensiblement le dos, musique très fort dans les oreilles.

C’est le moment où le métro a choisi d’arriver à ma destination. Je suis descendue ; j’étais sciée de ce qui venait de se passer, et d’un coup d’un seul je me suis sentie tellement conne.

A me dire que j’aurais du lui filer un violent coup sur l’épaule, le traiter de con, de connard, de dégueulasse, lui demander c’est quoi ton problème pauvre type, et lui hurler touche à ton cul connard. Lui foutre la honte devant tout le monde comme on dit.

J’aurais voulu, j’aurais du être capable de lui dire ça, mais putain l’effet de surprise et l’incongruité de la situation ont fait que j’en ai pas été foutue. Des filles comme moi, qu’un gros dégueulasse se permet de tripoter comme ça, l’air de rien, profitant de la situation, je suis sûre qu’il y en a plein, qui sont tellement sous l’effet de la surprise qu’elles arrivent pas à se défendre.

Alors voilà, j’ai pas envie que ça se reproduise, mais si ça doit arriver, je fais un vœu : d’être capable de lui rentrer dans le lard à ce gros porc, et si on s’y met toutes, avec un peu de chance, ils y réfléchiront à deux fois.


75 réactions effrénées à “La main au cul”

  1. Bernard le 23 février 2012 14:24

    Comment le mec peut savoir que ça te gêne si tu ne lui dis rien ?
    Il est pas télépathe merde !

  2. Juliette le 23 février 2012 14:25

    Il m’est arrivé une chose similaire ya pas deux semaines. J’étais seule dans la station de métro, je vérifiais si j’avais pas eu d’appel, en stagnant sur l’escalator. Un type arrive, met une de ses mains sur mon sein gauche. Pas « comme ça pour toucher juste », non, il pose sa main délicatement, mon sein gauche bercé dans le creux de sa main.
    J’ai eu le réflexe de pousser son bras, ça l’a fait rire et il a dit « bah quoi ? C’est à tout le monde, moi aussi j’ai le droit ». Et il est parti en riant.
    Je ne lui ai rien dit, déjà parce que je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui m’arrivait, j’entendais continuellement le « c’est à tout le monde, moi aussi j’ai le droit » et je me sentais dans une autre dimension. Et quand je me suis réveillée, j’osais rien dire, on était seuls dans la station, s’il est capable de toucher les seins d’une femme sans éprouver de honte ou de scrupules, que serait il capable de faire encore ?

    Ce qui est blessant, c’est pas seulement leurs réactions, c’est aussi de se dire qu’on est pas capable de réagir quand il le faudrait, et ça rumine en nous. Pour eux, « c’est rien, c’est qu’une main », ils auront oublié dans la minute qui suivra. Mais pour nous, c’est limite si ça ne nous hante pas pendant quelques temps.

  3. iPaupiette le 23 février 2012 14:26

    J’ai une fois réagit à ça, et le mec a sorti « mais Mademoiselle, nous sommes tous compressés, c’était pas fait exprès », alors qu’il avait juste casé sa main sous ma jupe ostensiblement.
    Finalement, j’ai eu encore plus honte que si j’avais pas réagit je crois.
    Depuis, je suis en scooter, et c’est c’est vraiment cool.

  4. La Ménagère Trentenaire le 23 février 2012 14:26

    Quand j’étais en banlieue, ça m’arrivait tout le temps dans mon RER blindé. Faut croire que je les attirait.

    Et puis je sais pas pourquoi, j’avais honte, je disais rien. Après tout, comme on était serrés, il avait peut-être pas fait exprès ? Ou j’ai peut-être cru que c’était une main alors que c’était une malette ?(Oui, je sais, je suis désespérément naïve…)

    Et puis un jour, j’étais assise dans mon RER, et le mec assis à côté me fout limite sa main entre les cuisses ! Là c’était sûr que c’était pas innocent, alors pour une fois je me suis pas démontée et j’ai gueulé « Ca va aller, là ? ». Lui, il faisait genre je comprends pas de quoi elle parle (c’était un étranger), elle est folle… Et l’autre mec qui était en face de nous dans le RER, il disait rien. En gros, j’me suis retrouvée encore plus conne que quand je disais rien, et je suis descendue à la première station.

    Depuis, heureusement, je vis ailleurs, dans un coin plus civilisé. Mais du coup je ne sais pas ce que je ferai si ça se reproduisait.

  5. Marion le 23 février 2012 14:26

    @ Bernard : C’est une plaisanterie?

    @ Juliette : Voilà c’est exactement ça, et je te laisse te délecter du commentaire de Bernard au dessus.

  6. jid le 23 février 2012 14:27

    A peu près pareil, sauf que moi c’est l’entrejambe que l’on m’a palpée (j’avais 25 ans).
    Mon agresseur a même réussi à se payer le luxe de me faire parler et de me demander d’aller à l’hotel, tellement surpris que je n’ai pas réussi à être désagréable.

  7. Leah le 23 février 2012 14:31

    Ca m’est arrivé tellement de fois dans le métro et d’être littéralement paralysée, de ne pas pouvoir dire/faire quoi que ce soit. Pourtant, je ne suis pas une fille qui me laisse facilement marcher sur les pieds en temps normal, mais dans ces cas-là c’est parfois presque impossible de faire sortir un son de ma bouche…

    Et puis tu sais, parfois le métro est tellement blindé que tu as quand même 5 minutes d’interrogation « est-ce qu’il est vraiment en train de me tripoter ou je rêve ? ». Le temps que tu réalises que oui, tu es en train de te faire toucher le cul allègrement, t’es déjà à ton arrêt.

    J’aimerais bien être un peu plus courageuse et lui foutre mon poing dans la gueule mais c’est pas encore gagné.

  8. Bernard le 23 février 2012 14:31

    Le monsieur en question n’a pas pu savoir que vous n’aimiez pas ce qu’il faisait, puisque vous ne lui avez rien dit. A l’heure actuelle, il pense même peut-être que ça vous a plu… Et maintenant sur votre blog, vous criez au scandale. Un peu facile.

    En plus vous détournez les faits avec votre titre « la main au cul », alors que la main du monsieur était simplement sur votre cuisse…

  9. iPaupiette le 23 février 2012 14:36

    Rassurez-moi 5 secondes, Bernard ne fait que salement troller, non ?

  10. Bernard le 23 février 2012 14:39

    Le métro est aussi un lieu de rencontres, ipaupiette, voilà tout ce que je dis…

  11. Marika le 23 février 2012 14:43

    HOLY SH!T LE BERNARD !!!!!!! HOLY SH!T

  12. La Ménagère Trentenaire le 23 février 2012 14:44

    Mmm, et si on allait toutes péter la gueule au Bernard ?

    @Bernard, t’es un con fini à la pisse ou bien ?

  13. iPaupiette le 23 février 2012 14:44

    Chez moi, une rencontre ne commence pas par une main aux fesses non consentie.
    Mais après, je suis surement une être humain femelle étrange.

  14. Mentalo le 23 février 2012 14:46

    Moi je propose à Bernard et à tous les petits spirituels dans son espèce que nous, les filles, leur mettions la main au paquet sans ménagement, juste pour voir « si c’est à tout le monde » et « si ça ne les dérange pas ».

    Les transports, c’est pas le salon de l’agriculture. Les filles, pas des vaches dont on palpe la croupe sans autorisation préalable.

    Et non, dans environ 100% des cas, ça ne nous plaît pas.

  15. Marion le 23 février 2012 14:47

    Moi je propose surtout que Bernard termine sa pause dej à troller, et retourne sur le papier qu’il doit certainement rendre pour son journal préféré.

  16. NiouzMum le 23 février 2012 14:58

    Je comprends ta réaction, et comme on s’en veut après.
    Certains sont vraiment des PORCS ! Qui pensent agir en toute légitimité en plus ! Faut vraiment qu’ils soient malheureux dans leur vie !!!

  17. Cécile le 23 février 2012 15:34

    Et ben… ça me rend triste, parce que j’aurais pu écrire ce texte quasiment mot pour mot. C’est donc du vécu pour moi aussi, j’ai cependant « la chance » de n’avoir eu à supporter cela qu’une fois, c’était déjà il y a plusieurs années, et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier.
    Je me souviens m’être retournée brutalement pour voir quel sombre connard était en train de me tripoter, et je me souviens aussi qu’à part être rouge de surprise, de colère, de honte aussi, j’ai rien dit, je suis descendu à l’arrêt suivant, complètement perturbée et honteuse de ne pas avoir hurlé.

  18. Bernard le 23 février 2012 15:45

    Et bien Marion, je vous félicite pour vos méthodes. Je n’ai jamais été insultant, je ne vous ai pas offensé, j’ai juste exprimé une opinion, et vous menacez ma carrière professionnelle pour ça… Une réaction bien plus courageuse que celle que vous avez eu dans le métro. Mais derrière un écran, c’est tellement plus facile.

  19. Ethaniel le 23 février 2012 15:51

    Une solution possible : le krav maga.

  20. Laurent le 23 février 2012 16:05

    Dites moi Bernard, Mercredi j’organise un dîner avec des amis. Vous pouvez m’y accompagner ? Ils vont adorer vos opinions sur l’art de la séduction et de la rencontre.

    (Vous aurez reconnu la référence au célèbre « Dîner de cons »)

    Bernard est finalement représentatif d’un quidam moyen (très très moyen) qui pense que l’attouchement sans demande préalable est une méthode de séduction apprécié de la gente féminine.
    Vous dire si le combat des femmes n’est pas fini est donc inutile au vu de ce beau spécimen !

  21. Cha le 23 février 2012 16:27

    Je tiens à féliciter Bernard pour son admirable capacité à exprimer son « point de vue ».

    Effectivement, il est tout à fait logique de faire de telle rencontre dans un métro. Comme chez le marchands de fruits & légumes du coin au final. On touche on palpe pour voir si c’est mur ou ferme. A la courge ou à la poire de dire ensuite si ça lui plait ou pas. Ironie, quant tu nous tiens.

    Franchement ! On sait tous pertinemment qu’il faut se révolter contre cela. Le problème c’est l’état de choc qui empêche de le faire.
    Vous n’exprimez pas un point de vue mais vous cherchez à faire de la provoc’ – et bien maladroitement en plus.

  22. do le 23 février 2012 16:48

    troll un jour, troll toujours… malheureusement, comme Bernard, certains ce nos chers contemporains mâles n’ayant pas la chance de pouvoir draguer gagnant, choisissent délibérément les occasions de ce genre pour œuvrer en toute impunité. ils connaissent parfaitement « l’effet de surprise » en leur faveur et en jouent.
    pour ma part, une de mes clés pointues m’a servit une fois et même si au final je ne suis pas sure que l’intention était la, la main baladeuse a disparu comme par enchantement!

  23. P0temkin le 23 février 2012 16:52

    Bernard, ou la preuve que la gent masculine est décidément d’une connerie sans borne.
    Non, mais sérieusement, tu ne vois même pas le mal dans un comportement aussi déplacé ? C’est « facile » de crier au scandale sur son blog sans avoir réagi avant ? C’est certainement la même chose, pour toi, les femmes qui portent plainte pour viol, parce que « après tout, sur le coup, la salope, elle devait bien en avoir envie, hein ! » Effectivement, c’est bien connu, la main baladeuse du dernier des porcs est toujours « le toucher d’un homme dont le simple désir doit faire mouiller la plus belle des femmes »… J’en connais qui mériteraient de se faire émasculer au sécateur rouillé pendant qu’on leur enfonce une pelle plein de graviers dans l’anus.

    Bernard, au nom des hommes, j’ai honte de te compter parmi mes congénères.

  24. Marion le 23 février 2012 17:53

    « Des filles comme moi, qu’un gros dégueulasse se permet de tripoter comme ça, l’air de rien, profitant de la situation, je suis sûre qu’il y en a plein, qui sont tellement sous l’effet de la surprise qu’elles arrivent pas à se défendre. »

    Indeed.

    Moi je me suis levée, j’ai changé de place, mais je n’ai rien dit. Trop sous le choc.
    Après j’ai eu honte. Je me suis dit que j’aurais du, vraiment, dire, faire quelquechose, mais j’étais comme bloquée.

  25. Violette le 23 février 2012 17:58

    Rien à voir avec ce @#!*£$! de Bernard, mais j’ai découvert ton blog aujourd’hui, et tous les articles que j’ai pu lire m’ont fait rire! Merci d’avoir donné un peu d’éclat à une journée de boulot plutôt morne!

  26. Billy le 23 février 2012 18:55

    J’ai lu attentivement tous les commentaires, et il est vrai que celui de Bernard me parait déplacé …

    Un attouchement sexuel est puni par la loi, il ne faut pas l’oublier. Si c’est répressible, alors c’est interdit.
    Il y a des tas d’incivilités dans le métro mais certains crétins adorent en profiter, et font certainement cela régulièrement !

    Si des femmes peuvent être choquées ou traumatisées suite à cela, ce que je peux parfaitement comprendre étant donné la gravité de la chose, surtout si cela va jusqu’à sous la jupe … Vous avez toujours le recours judiciaire.

    Il est vrai que c’est long, usant, et que cela a peu de résultats. Mais peu de résultats ne veut pas dire qu’il n’y en a pas ! Si les actes sont répétés le mec sera facile à retrouver.

    La meilleure des choses est de tenter d’oublier cela, et de se préparer à hurler lorsque cela se reproduit !

    Etant un homme je ne comprend pas vraiment l’amusement qu’éprouvent ces gens, peut-être sont-ils en manque car ils sont moches ou idiots … Ou les deux, aucune idée.

    C’est un comportement déplorable et j’espère que cela ira en s’améliorant mais bon on est pas parti pour.

    Je souhaite beaucoup de courage à toutes les femmes qui ont été victimes de cela, et osez briser le silence ce n’est pas une fatalité. Si vous ne le souhaitez pas, tentez d’oublier mais ne vous rongez pas l’esprit à cause de cela.

    Vous êtes victime et pas auteur. Ne l’oubliez pas. Vous n’avez pas souhaité avoir cette situation. Avec le temps les esprits ont tendance à inverser les rôles alors que ce n’est pas le cas.

    Bonne fin de journée à tous !

  27. syl le 23 février 2012 19:18

    Les soirées, les métros à l’heure de pointe, les grands boulevards pendant les soldes ou Noël, j’ai toujours adoré tripoter les fesses des filles dans ces moments là ! C’est excitant de pouvoir les toucher à cet endroit intime sans qu’elles puissent l’empêcher, sans qu’elles savent exactement d’où ça vient tellement c’est bondé.

    Je me suis fait choper qu’une seule fois, c’était le 14 juillet 2007 dans un bal des pompiers près de Chatelet. La nana était interloqué : « Hé !!! Tu m’as mis la main au cul ?!! » C’était trop marrant, j’ai fait style c’est pas moi, je vois pas de quoi elle parle

  28. Robert le 24 février 2012 0:52

    je te déconseille fortement de prendre à partie violemment ce genre d’énergumène. Pour une raison simple : soit cela ne servira à rien (c’est un comportement asocial irrationnel plutôt typé pathologie…) au mieux ; et au pire, et bien je te laisse imaginer. Grosse honte, donc explosion et là tu peux tout prendre : une main dans la gueule, un coup de couteau. Tout ça à cause d’un petit frustré… cela en vaut il le coup ?

  29. Lilith le 24 février 2012 4:15

    Je crois qu’on est une majorité à ne pas réagir, système de domination tacite, intégrée depuis un moment (« Fais attention à ne pas rentrer trop tard, c’est dangereux pour une fille ».) Dans un cas plus extrême, je pense à Despentes qui raconte son viol et précise qu’elle n’a pas osé sortir son couteau de son sac, de peur que l’agresseur ne l’utilise contre elle. La peur que l’agresseur ne fasse encore plus mal est souvent constatée chez les victimes de viol et c’est le même schéma dans le cas d’un attouchement, d’autant que dans un transport bondé, il y a toujours un léger doute sur l’intention (ça m’est arrivé aussi, comme à beaucoup de filles, je pense… On se demande toujours si on se fait VRAIMENT tripoter ou non, c’est tellement surprenant à chaque fois).

    @syl: « C’est excitant de pouvoir les toucher à cet endroit intime sans qu’elles puissent l’empêcher [...] » Je suis atterrée par une négation aussi naturelle d’un des droits les plus fondamentaux de la personne (disposer de son corps). Vous faites de la femme un objet donc l’unique but est de satisfaire vos pulsions ; il existe des films et des accessoires pour ce genre de choses. Le pire, c’est que je ne suis même pas certaine que vous soyez conscient de la violence de vos propos.

    « Je me suis fait choper qu’une seule fois [...] » Non, je peux affirmer sans grand risque que vous vous êtes fait « choper » presque à chaque fois, mais que personne ne vous a fait la remarque.

    Enfin, juste pour le plaisir: *sans qu’elles saCHent serait plus correct, votre niveau de français ne semble pas dépasser la hauteur à laquelle vos mains se baladent: celle du cul…

  30. Gentil Salaud le 24 février 2012 7:26

    A mon avis, c’est pas grave, tant qu’il dit « pardon Madame » au lieu de « pardon mademoiselle »…

    Blague a part, le fait qu’on soit choque est plutot bon signe: ce n’est pas une habitude. Pour les mecs c’est la version racket de portable dans le RER, mais la c’est plus la peur que le choc qui rend muet.

    Par contre ca prepare pour la prochaine fois, et je ne peux que conseiller le recours a la violence physique. Si vous interpellez le connard, il fera comme Syl le Troll, il fera style de rien, ou au mieux du « pardon je suis desole », puis recommencera avec la prochaine. Une bonne claque, CA ca va marquer son inconscient.

    Le fait qu’il profite d’un train bonde indique qu’en fait c’est un gros pleutre, en aucun cas il n’osera repondre physiquement a mon avis. Il sera juste interloque… sous le choc de ce que vous avez ose lui faire! Retour a l’envoyeur.

  31. Marine le 24 février 2012 11:18

    Salut Marion!
    Cet article me touche car quand j’avais 16 ans il m’est arrivé une chose du même goût…
    Je replace le contexte, je suis en banlieue lilloise et dans les 2 extrémités du tram les sieges sont placés en style boxe, 2 x 2 sièges qui se font face.
    Il est 7h15, j’ai 25 minutes de trajet donc je m’assoie dans un de ces boxes côté fenêtre. Il y a un homme en face de moi, mais je n’y prête pas attention, comme tous les ados à cette heure là j’ai les écouteurs vissés sur les oreilles et je comate.
    Et quelques minutes avant le terminus, je regarde un peu autours de moi, l’homme que j’ai en face de moi, je baisse les yeux un peu dans le vague, et là… je vois son gland dépasser de son jogging.
    Je n’ai rien su dire, moi, ado rebelle et grande gueule, je l’ai regardé interloquée, et lui me fixait, surement en train de se faire des commentaires pervers dans sa tête… Je ne sais pas si j’ai été la seule à le voir étant donné qu’il faisait dos au reste du wagon, car personne n’a rien dit non plus…
    Quand j’en ai parlé à ma mère en rentrant le soir, elle m’a dit que ce n’était qu’un pervers qui s’exhibait à des jeunes filles qui n’osaient rien dire…
    Aujourd’hui j’ai 22 ans, je ne prend plus que rarement les transports en commun, mais je pense (j’espère), que si une chose pareille se reproduit je ne resterai pas paralysée par le choc..

    Voilà ma petite histoire personnelle, désolée si j’ai fait un petit pavé. ;-)

    Une fidèle lectrice qui poste son premier commentaire :-)

  32. B. le 24 février 2012 13:40

    Ça m’est arrivé il y a à peine quelques semaines et j’étais avec des amis !
    On rentre en bus de soirée, il est 23h, celui-ci est plein à craquer. Derrière moi je sens une main mais je me dis « on est serrés » et je pouvais me décaler un peu sur la gauche, donc c’est ce que je fais. Sauf que le mec y est revenu et cette fois pas de doute, il « caresse ». Sauf que mon arrêt arrive, que tout le monde est en train de changer de place pour laisser passer les gens qui sortent (ça a donc duré 5 micro secondes). Je ne veux pas louper mon arrêt et mes amis sont devant moi, en plus je sais que ça va mal se passer si je l’ouvre donc je suis sans rien dire. Je l’ai quand même dit tout de suite à mes potes, en frissonnant de dégoût à moitié. Et je me suis faite engueulée parce que je n’avais rien dit évidemment.
    Et dans ma tête, je ne sais pas pourquoi, tournaient en boucle les mots et les visages des femmes égyptiennes qui se font harceler sexuellement chaque putain de jour et je n’arrêtais pas de me dire « c’est pas grave, par rapport à elles, putain, c’est pas grave. »

  33. Elizabeth le 24 février 2012 14:54

    Moi aussi, ça m’est arrivé, et pareil, le choc est tel que tu n’oses rien dire. Comme toi, les insultes viennent après, en sortant du métro.
    Depuis quelques temps, beaucoup moins : ces vicieux ne doivent être attiré que par les ados.

    J’en ai parlé récemment à ma mère, de tout ce que j’ai eu à subir, et je l’ai senti triste, que je ne lui en ai pas parlé plus tôt, et que tout cela me soit arrivé.

    MARRE !

  34. Céline le 24 février 2012 19:13

    Le plus triste dans tout ça, c’est la quantité de témoignages qu’on pourrait récolter facilement…

    Moi aussi, comme beaucoup, j’ai subi cette situation.
    En pleine journée, je rentre dans mon immeuble et commence à monter l’escalier. Un (jeune ?) homme m’a suivie et a profité de ma position surélevée pour bien passer sa main entre mes cuisses. Puis il a fait demi-tour, sans un mot, tranquillement, et est sorti de l’immeuble.

    Le pire, et ça rejoint les autres commentaires, c’est que je suis restée totalement pétrifiée, à me demander ce qui venait de m’arriver. Le temps que je réagisse et que je redescende les marches, le « monsieur » était déjà loin. Et même, de toute façon, j’aurais été bien incapable de savoir quoi lui dire.
    9 ans après, je m’en souviens encore trop précisément et ai toujours ce sentiment d’avoir été salie.

    Et un témoignage de plus, un…

  35. Aline le 25 février 2012 9:54

    Moi ça m’est arrivé plusieurs fois quand j’étais plus jeune et donc j’ai eu le temps de peaufiner mon attitude. La dernière fois il y a deux ans, j’ai regardé le type et je lui ai dit : « est-ce que vous pourriez arrêter de me tripoter s’il vous plaît ? »
    Le problème c’est que dans la cohue c’est difficile de savoir si le mec en question le fait exprès ou non mais il m’arrive régulièrement d’avoir l’impression qu’un mec frotte exprès sa bite contre mon cul. Je ne sais pas si je suis érotomane ou si mon cul attire les pervers. Les deux sont probables.

  36. Julie le 25 février 2012 15:44

    Il m’est arrivé un truc similaire, il y a quelques années… J’étais dans un train pour un trajet de 2h et à 1/2h de mon arrivée, le wagon était plus qu’à moitié vide, je somnolais les yeux fermés, un peu épuisée de la journée et un peu migraineuse quand un mec d’un groupe de supporters de foot est venu m’embrasser directement sur la bouche…

    J’ai hurlé, puis quand j’ai compris ce qu’il venait de se passer je me suis mise à pleurer. Ben eux qui se marraient, ça les a drôlement déstabilisés, l’un d’entre eux est venu me parler pour s’excuser, s’assurer que je n’étais pas mineure etc etc…

    Et depuis, je ne suis vraiment pas tranquille dès que je dois prendre les transports en commun, c’est-à-dire assez régulièrement !

  37. Ana le 26 février 2012 19:44

    Ma grand-mère me racontait le dernier métro pendant l’Occupation, et qu’elle prenait la main qui la tripotait, la levait bien haut en disant « elle est à qui cette main baladeuse ? » :p
    Sinon oui, ça arrive souvent. Pour avoir déjà réagi en giflant le mec (pas dans le métro, minuit du nouvel an sur les Champs, pas la meilleure idée que j’ai eu), je peux te dire que ça ne sert à rien… Le gars et ses potes se sont foutus de ma gueule et je me suis sentie encore plus humiliée -_- heureusement mes copines qui s’étaient toutes fait tripoter par lui avant moi m’ont remercié, mais bon, en soi ça ne sert vraiment à rien… Un con reste un con.

  38. Olivia le 27 février 2012 15:01

    Oui j’ai vécu la mm situation mais avec une bite carrément entre les fesses (l’avanatage d’être ronde c’est que c’est plus facile pour viser sic)
    Bref je t’attends à mon cours mercredi prochain de Self defense pour que tu racontes ton histoire et qu’on travaille des techniques Amazon training qui aident à se défendre et bien réagir.
    En tout cas rassures toi on se dit toutes « j’aurai du » c’est normal mais si c’est super enervant

  39. Princesse Poisson Rouge le 28 février 2012 22:16

    Ça m’est arrivé une fois, dans le métro à Toulouse. Du monde juste ce qu’il faut pour qu’il ne reste plus de places assises mais pas assez pour qu’on soit entassé debout. Donc, pas mal d’espace. Je suis debout, à tenir la barre centrale avec quelques personnes autour quand un mec vient se coller derrière moi et m’attirer contre lui en passant son bras sur ma poitrine.

    Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’aurais jamais cru pouvoir réagir, mais je lui ai massacré les orteils (Converses VS talons aiguilles, victoire des talons!) et mis un pouce dans l’œil. Et je suis vite sortie de la rame!

    Bon, il m’a fallu près d’un quart d’heure pour pouvoir me remettre de la sensation d’enfoncer un doigt dans l’œil. mais ce qui m’a le plus choquée, c’ets que personne autour ne m’aurait aidée! Tout le monde a détourné les yeux!!!

  40. légaré le 29 février 2012 5:18

    Tout d’abord je tenais à féliciter Marion pour son blog.
    Je me suis retrouvé par hasard dans ce blog (le hasard qui fait bien les choses)..
    Je tenais a apporté mon point de vu sur le sujet,bien-sur mes demoiselles faut pas se laisser faire quitte a user de la violence physique. Soyez en sur les soit disant hommes qui expriment leur perversion de cette manière sont en générale des laches.UNE BONNE TARTE DANS LA GUEULE sa réveille! surtout surtout ne pas se laisser faire et pour les demoiselles qui regrettent la passivité des gens face à l’acte sachez que dans cette époque peu sont les gens courageux.(chacun pour soi)
    Allez big up les filles..

  41. P0ouet le 29 février 2012 12:41

    Ca m’est arrivé dans le tram à Strasbourg l’an dernier, il ne restait plus grand monde parce qu’il arrivait à son terminus mais je suis sure que d’autres personnes l’ont bien vu.

    Le pire c’est que je n’ai pas réagi, je me suis juste poussée, et il a recommencé ! O.o du coup j’ai gueulé et tout le monde m’a regardé bizarrement, puis je suis sortie…
    J’ai tremblé pendant quelques minutes après, j’aurais tellement aimé lui mettre un bon coup de pied bien placé. Si ça m’arrive de nouveau, j’espère que je serais moins surprise et que je réagirai…

  42. Raimbault Emmanuelle le 3 mars 2012 12:59

    Et bien la même chose m’est arrivée mais non pas dans le métro ou la proximité joue en la faveur de ces gros porcs mais dans une boutique de jouets avec mon fils!Je cherchais des fléchettes(bref je m’éclatais)et le responsable de la boutique s’est mis en quête de ces dites fléchettes puis ne les trouvant pas me fait signe de la main de passer devant lui ce que ja fais en toute innocence et il me plaque la main sur la fesse en appuyant fermement et là…Le Jacky Chan qui sommeille en moi s’est réveillé:direct comme un réflexe il s’est pris ma main sur la tronche,cinglante au point que j’en ai eu mal !je lui ai hurlé dessus dans tte la boutique devant ses vendeuses qui à mon avis devaient subir le même traitement car elles souriaient.Je suis sortie atterrée mais quand même il s’est pris une belle torgnole!

  43. Ju le 3 mars 2012 13:29

    Je m’éloigne carrément du sujet de base, mais ça me rappelle une autre mésaventure.
    Je me baladais dans un magasin avec mon neveu, qui devait avoir 4 ans. Un magasin de bijoux, moi je regarde la vitrine pendant que lui avait ses mains dessus. La vendeuse lui demande de retirer ses mains, parce que ça tâche les vitres, c’est vrai que je faisais pas trop gaffe parce que j’étais attirée par un bijou, mais je lui demande quand même de retirer ses mains. Ils les enlèvent puis après 5 minutes, ils les reposent dessus. La vendeuse est venue, l’a pris par le poignet, lui a donné une tape sur la main et l’a pointé du doigt en disant « t’écoute ce qu’on te dit maintenant ».
    Je suis parti, parce que je n’arrivais pas à répondre à la vendeuse. J’arrive sur le parking, et là, je me dis que, quand même, c’est pas son rôle de frapper un enfant qui a mis ses mains là où tous les adultes les mettent aussi, de toute façon. Et pourquoi, dans un moment comme ça, on ne sait jamais quoi répondre ? Pourquoi on se laisse faire parce qu’on ose pas ?

    Donc, j’y suis retournée, je lui ai dit ce que je pensais, parce que ça me tenait à coeur. Et ensuite, pfiou, ça m’a fait un bien fou. Peut être aussi parce qu’en osant lui dire ce que je pensais, les autres clients m’ont soutenu, ont dit que j’avais raison d’agir comme ça, et que mon neveu et moi avions subi une injustice en quelques sortes.

    Je regrette simplement de pas pouvoir (c’est peut être une question de politesse, d’éducation ?) répondre dès que je ressens une injustice, une gène. Pourquoi, alors qu’on sait ce qu’on ressent, on ne peut pas l’exprimer sur le coup ? Là, au moins, j’ai eu la chance de pouvoir quand même m’exprimer, mais c’est pas toujours le cas.

  44. Anna le 4 mars 2012 0:07

    Pour Ju: effectivement, comportement inadmissible de la part de cette vendeuse. Cela dit, toi qui parle d’éducation et de politesse, même « attirée par un bijou », tu aurais vraiment du surveiller ton neveu, surtout s’il avait déjà eu une remarque juste avant, c’est la moindre des choses – mais je ne valide pas du tout le geste de la vendeuse.

  45. Grehito le 6 mars 2012 10:47

    Ma première réaction fut de réagir aux propos d’un certain B…. (mérite-t-il d’être nommé?), mais je me suis finalement auto-censuré. Ce genre d’individu ne mérite sans doute pas qu’on s’attarde sur son cas hormis pour lui vomir dessus peut-être, déjà mes 4 lignes me semblent de trop.

    Evidemment c’est inadmissible et le nombre de réactions montre à quel point c’est un sujet et problème de société ! Triste constat.

    Il m’est arrivé une fois, il y a quelques années, alors que j’étais étudiant parisien, une petite altercation dans le métro. Un individu a proprement mis la main au cul à ma copine, oh non pas un mouvement égaré dans un freinage trop brut, ou quoi que ce soit d’excusable (! ?) par trop de monde. Une vraie main au cul « en règle ». J’ai vu le changement de tête de ma copine, sa stupeur, sa tête qui se retourne interloquée, elle, sans voix, alors que d’habitude si prompte à réagir et à pousser sa vindicte. J’étais à 1m d’elle et du coup j’ai spu suivre du regard le mouvement de sa tête et immédiatement vu qu’une main se trouvait là où elle n’avait pas à être ! 2 secondes, une éternité, et un mon OOOOOHHHH !!! est sorti. Le gars => « quoi »? , tous les regards sur moi : forcément je suis le trouble-fait qui a déragé tout le monde en gueulant. Moi : » tranquille? ». Le gars « quoi? » Il me bouscule ! je lui rends bien. Il se relève, sort un couteau. On plonge hors du métro qui venait d’ouvrir ses portes et on a tracé comme des malades. Triste banalité des transports franciliens.
    Mais surtout après analyse et réflexion on arrive à une situation figeante pour n’importe qui, une dualité terrible : se laisser faire avec tout le dégoût ensuite, la honte/culpabilité, presque le mépris de soi de n’avoir par réagis où le risque du couteau?
    Au delà du ressenti personnel, je peux presque imaginer que pour tous ceux et celles qui ont été les témoins muets de la scène d’alors cela a pu malheureusement faire germer l’idée qu’il eut mieux valu ne pas réagir. Je me dis presque parfois qu’à cause de moi, de ce qu’elles ont vu, certaines personnes n’oseront pas réagir, se laisseront faire, que j’ai crée au sein du public de cette rame les conditions pour que ce genre de geste existe en toute impunité et puisse se renouveler à loisir. C’est assez terrible je trouve d’arriver à de telles conclusions. Malgré ce, si je suis à nouveau témoin de ce genre de chose, je ne suis pas certain que je m’empêcherai recommencer à réagir.
    Bref, bien que mâle, je compatis, vraiment.

  46. Sophie le 7 mars 2012 10:45

    C’est effectivement choquant ton histoire Ju. La vendeuse a eu de la chance, cela aurait pu très mal se terminer pour elle…

  47. Marionette le 22 mars 2012 12:34

    J’ai une copine à qui c’est arrivé: elle lui a dit devant tout le monde « Mais qu’est ce que vous faites? Vous pouvez arreter là?! » et le mec de se défendre « quoi? non mais heu calme toi!!! j’ai rien fait moi ».
    Du coup elle lui a hurlé dessus :  » non mais tu crois sérieusement que moi jvais m’imaginer qu’un gros dégueu comme toi me frotte la main contre mon cul juste pour le plaisir? juste parce que j’aime que des inconnus se frottent à moi? CONNARD ».
    Apparemment le wagon entier a rigolé et il y avait un gros vide autour du mec, tout penaud.
    Ca m’est également arrivé et tout comme toi Marion, je n’ai pas réussi à réagir de la sorte, tellement j’étais sur le coup de la surprise. Les filles, apprenons à réagir comme ma copine pour que ces connards sachent qu’on est pas des jouets!!

  48. Kirikou le 26 mars 2012 15:46

    Salut à tous et à toutes ^^. Je voudrais vous faire partager mon point de vue (d’homme si je peux le dire ainsi comme ça). Personnellement, je trouve également inadmissible un tel comportement même si je le comprends dans une certaine mesure. Je le comprends dans le sens où ça peut être excitant, le coté surprise, inattendu, instantané, où l’on rentre impunément dans l’intimité de l’autre pour son propre plaisir et son propre égo. Et comme dans chaque agression, la victime se cache dans le silence car elle ne sait pas comment réagir.Il y a aussi le coté pseudo ‘accident’ qui, dans les pornos, finit toujours par une partie de jambe en l’aire hyper torride et interminable.

    Bon, enfin bref, je comprend ces ‘petites’ agressions, mais je ne les admets du tout. Ca montre encore que les hommes n’ont pas vraiment changé par rapport à l’époque préhistorique, et c’est vraiment dommage. Cela va faire un bon bout de temps que nous ne sommes plus des animaux mais je me trompe peut être.

    Et c’est ce genre de comportement, qui se banalise de plus en plus, qui mène au viol aggravé.

    Enfin bon, je voulais vous faire partager mon point de vue, mais apparemment je ne suis pas un homme puisque je ne partage pas le point de vue des commentaires des autres hommes.

  49. Kirikou le 26 mars 2012 15:49

    Et je suis désole pour les erreurs de syntaxe, je ne me suis pas relu. Je ne suis qu’un homme après tout.

  50. Kirikou le 26 mars 2012 16:04

    enfin quand je dis « je ne suis pas un homme puisque je ne partage pas le point de vue des commentaires des autres hommes. » je pense évidemment à Bernard et à l’autre ‘violeur récidiviste’ qui se vante de ces actes (ce sont des propos très fort car je ne comprend pas qu’on puisse en être fier à ce point et ça me revolte)

  51. Marion le 26 mars 2012 16:06

    Kirikou : T’inquiète, on avait compris :) Et encore heureux qu’il en existe des mecs comme toi !

  52. Reese le 27 mars 2012 18:35

    Franchement, je ne pensais pas que ce genre de comportements survenaient avec une telle fréquence. Moi qui en suis à m’excuser lorsque j’effleure par mégarde un sein ou une fesse (parce que oui, ça arrive ^^) et a être limité plus gêné que la demoiselle… Bon courage aux victimes de ce genre d’incivilités insupportables.

  53. Pieter le 31 mars 2012 21:46

    Je suis un homme et ça m’est arrivé aussi et par la gente féminine également ! bon courage tant que tu vivras à Paris ;)

  54. june le 7 avril 2012 11:39

    Petite histoire qui risque de faire plaisir à un certain nombre de personnes ici.

    J’étais, il y a quelques années, dans un RER de la banlieue parisienne.

    Le cas classique, un pervert met la main aux fesses d’une des voyageuses de mon wagon, juste au moment de descendre du train.

    Celle -ci s’est mise à hurler : » Au viol, au viol… il m’a touchée…police, police ».
    Le type de démentir, cela aurait pu s’arrêter la.
    Mais pas de chance, la police était sur le quai de la gare.
    C’est a ce moment que j’ai décidé de partir, laissant la voyageuse et le salaud s’expliquer avec les policiers.
    Je vous laisse imaginer la suite de l’histoire.
    Mais à mon avis le « violeur » à du passer un mauvais quart d’heure.
    Il y pensera a deux fois avant d’agir à nouveau de la sorte.

    ps: Je suis un homme, et pourtant il ne me viendrait pas à l’esprit de faire une chose pareille.
    Je pense qu’il y a un vrai problème d’éducation dans notre société quand je lis que ces situations ne sont pas si rare que cela.

  55. cassandre le 10 avril 2012 18:36

    Salut Marion,

    à quand le prochain article ? il y a du laisser aller !

  56. Serendipity le 11 avril 2012 0:45

    Je vais être un peu longue, mais c’est arrivé hier, alors c’est encore une façon d’évacuer…
    Hier à midi, j’étais sur un escalator pour sortir du métro place de la Nation à Paris et tout d’un coup, je sens une pression au creux interne derrière mon genou droit.
    Je me retourne, et là je vois un type de la propreté RATP (que j’avais vu à la porte de la rame juste avant de sortir et de descendre et qui m’avait semblé me regarder un peu trop) qui retire de dessous ma robe très très lentement, comme à regret, son index et son majeur tendus (main vers le haut, comme un gynéco si vous voyez ce que je veux dire les filles…)!!!
    A l’intérieur, je lui criais « mais ça va pas, t’as un problème!! », mais je n’ai réussi qu’à émettre une espèce de grattement de gorge « réprobateur ».
    Le type avait la tête baissée, et il l’a gardée baissée quand il s’est déporté ensuite sur la gauche et a commencé à monter. Il est allé jusqu’en haut comme ça puis a tourné, toujours la tête baissée. Et moi, je m’en voulais de ne pas avoir crié.
    J’ai cru que je pourrais gérer.
    Mais après mon rdv (où je n’ai pas brillé, c’est clair!), je suis allée à un guichet de la RATP pour signaler. La nana m’a dit d’envoyer une réclamation au service client!!
    J’ai dû insister pour laisser un témoignage écrit tout de suite. Etlà, la nana me demande si je vais porter plainte… Je me mets à pleurer et à trembler. Alors c’est venu tout seul: OUI je veux porter plainte. Le type a la cinquantaine et bosse dans le métro tous les jours, je suis certainement pas la première à qui il a fait ça (en plein midi, escalator place de la nation à Paris, quasiment personne), et si je ne fais rien, je ne serai certainement pas la dernière.
    J’étais dans un tel état (avec les dents qui claquaient) que la femme a changé de comportement et est devenue adorable. Je suis passée dans la salle derrière le guichet pour reprendre mes esprits. Les agents de sécurité sont venus, adorables, réconfortants, me rassurant en me disant que ce n’était pas ma faute, que j’ai le droit d’être en robe (au genoux, avec collant opaque noir, tu parles d’une tentation!… mais même si j’avais été habillée plus « sexy », ça n’aurait en rien excusé ou rendu ça acceptable) et mignonne (à presque 40 ans, ça fait toujours plaisir… avec le recul de 24h, parce que sur le coup…).
    Avec mon témoignage, ils ont repéré la caméra de surveillance, revu les images et les faits sont avérés.
    Du coup, ils ont appelé la police, qui est venue me chercher pour m’accompagner Gare de Lyon pour mon dépôt de plainte.
    Ils se sont arrangés pour que ce soit un gardien de la paix femme qui la prenne.
    ça m’a fait du bien d’être confortée.
    Je suis une victime, il s’agit d’une agression sexuelle. Non, ce n’est pas rien. Et oui, j’ai raison de porter plainte, surtout que ma chance, c’est qu’il l’a fait face caméra, et qu’il portait un blouson bleu avec bande jaune de la Propreté RATP… il sera retrouvé: on sait qui est son employeur, facile!

    Maintenant, il faut savoir que seules 21% des plaintes pour agression sexuelle aboutissent à une mise en examen, et que seuls 15% des auteurs sont effectivement condamnés, ça fait peur!
    Et si on compte viols + agressions sexuelles, 19% des auteurs seulement sont condamnés (et encore, en général au tiers de la condamnation maximale possible, sans compter les sursis…), ce qui en fait les crimes et délits les moins condamnés en France… quand on regarde les enquêtes faites par des députés ou « ni putes ni soumises » sur le sujet, et qu’on voir les raisons invoquées par les procureurs pour déclasser des viols en agressions sexuelles (ah bon, le médecin dit qu’il y a eu pénétration violente et non consentie, mais en fait, il n’y en a pas vraiment eu…!!!), ou décider de ne pas poursuivre, ça ne me donne pas vraiment confiance dans la justice (qui, ne l’oublions pas, impose pour l’auteur présumé une enquête de personnalité, mais pour la victime, c’est enquête de personnalité + CREDIBILITE eh oui…).
    Non, les mentalités n’ont pas encore évolué ou si peu…

    Décourageant, mais je maintiendrai ma plainte whatever.
    A 19 ans, quand mon oncle m’a obligée à lui faire une fellation, je n’ai pas porté plainte car j’avais trop honte, je me disais que j’aurais dû savoir réagir et pas être paralysée avec en disque rayé dans la tête « non Maman, non, c’est pas possible » et aussi parce que j’avais le sentiment que ma grand-mère, pour qui il était « Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit » en une personne, et qui avait eu un triple pontage avec angine de poitrine, en serait morte…
    Alors cette fois-ci, 20 ans plus tard, oui, je porte plainte pour deux doigts sous ma robe… et alors?

    (désolée d’avoir été aussi longue, j’en ai profité pour un petit « coup de gueule »…)

  57. cedric le 14 avril 2012 13:17

    sans vouloir lever l’indignation des lecteurs. est ce qu on peut faire une liste de ce qu’un homme ( ou une femme ) a le droit de faire dans le metro ou en boite ou dans un autre lieu public a un(e) inconnu(e)? Je crois que situer le contexte est important… par exemple hier j’était au cinema il y avait une fille a quelque places de moi, tres jolie, j avais envie de m installer a coté d’elle. mon coeur battait tres fort mais je n ai rien fait. comment auriez vous réagi ?

    Personnellement dans ce genre de situation deux emotions sont en conflit; la premiere c est l audace et l excitation de faire quelque chose d interdit, la deuxieme plus calme ou l on se dit j’ai deja quelqu’un que j aime ou ca n avancera a rien. Entre les deux, mon coeur balance et des fois j’y vais, des fois je m abstient.

  58. Laurent le 16 avril 2012 22:00

    Et l’inverse ?
    Vous est-il jamais arrivé de vivre l’inverse ?
    Je veux dire : une fille « provoquant » un mec ?

    je partageais jusque là toutes les indignations évoquées ici ou entendues de la bouche de mes amies. Et puis un jour…

    Le RER B était bondé. Le conducteur avait une façon très particulière d’accélérer, par à-coups, comme au volant d’une 2 CV récalcitrante.
    À Cité universitaire, deux étudiantes montent. Je me pousse pour les laisser se faire une place et tente de trouver un peu d’air pour lire mon article de finance internationale (si, si). Au premier soubresaut de la rame, l’une d’elles me tombe dessus. Elle s’excuse, je souris, son amie se marre.
    Re-soubresaut de la rame et re-collision. Visiblement très amusée, son amie se met à feindre de la pousser sur moi. Re-soubresaut et re- (vous avez compris). Bref, à force de frottements entre ses fesses et mon sexe, je bande.

    Le RER s’arrête en station. De nouveaux voyageurs essaient de monter. Il repart avec cette façon bien à lui. Re-. Là, réflexe, j’attrape mon étudiante par la taille pour l’empêcher de tanguer. Contre moi. Fermement.
    Elle ne bouge pas. Je bande comme un âne et elle ne bouge pas.

    Dans ma tête passent tous les récits de ces amies que vous connaissez mieux que moi. Et pourtant, je serre cette taille contre moi. Et pourtant, je sais au regard de son amie qu’elle n’y est pas indifférente.
    Nous échangeons quelques mots à peine compréhensibles dans le brouhaha souterrain. Je la serre toujours contre moi, elle ne cherche pas à bouger d’un millimètre.

    Finalement, nouvel arrêt en gare. Mon rendez-vous, je dois sortir. Je balbutie un au revoir tellement insignifiant que je l’ai oublié. Je sors. Nos regards se croisent.

    C’était station Saint-Michel.

    Qu’a-t-elle pensé, elle, lorsque ses yeux m’ont fixé depuis l’intérieur de la rame ?

  59. Marion le 18 avril 2012 17:54

    @serendipity : Merci pour ton témoignage, tu as entendu parler de la campagne « je n’ai pas porté plainte » qui a circulé sur Twitter il y a peu?

  60. Agoaye le 18 avril 2012 18:20

    Ça ne m’est jamais arrivée, j’le savais que j’avais pas un beau cul :(

  61. serendipity le 22 avril 2012 19:51

    @marion:
    Malheureusement non, je n’ai pas vu cette campagne: je ne suis pas encore sur twitter

    @agoaye:
    A mon avis, ce n’est pas que tu n’as pas un beau c.. c’est que tu n’es pas tombée sur un pervers… alors je pense que tu peux t’estimer chanceuse!!

    @Cédric:
    entre s’asseoir à côté d’une nana dans un ciné parce qu’elle te plaît (et éventuellement essayer de nouer une conversation) et la peloter sans lui demander son avis ou qu’elle t’y ait invité, il y a une marge, qui s’appelle la bienséance et le respect…
    Maintenant, draguer une nana alors que tu as déjà quelqu’un dans ta vie, ça ne regarde que toi… :P

  62. Gui le 2 juin 2012 9:43

    J’aime beaucoup la réaction de Agoaye.
    Ca montre que ce n’est pas si simple.

    Les gens qui font ça sont certainement en manque et peut-être cons, moches et malheureux, et alors ?
    est-ce une raison de les accabler encore plus ?
    Peut-être qu’ils pensent que c’est une technique de drague, peut-être qu’ils pensent que de toute façon ils n’ont aucune chance.
    Après c’est vrai qu’il y a aussi cette réaction des femmes à se laisser faire, sidérées, puis à se révolter intérieurement…
    Il y a une souffrance indéniable.
    mais il y a tout de même un paradoxe, les femmes se veulent de plus en plus « libérées » et les hommes osnt de plus en plus complexés. Il y a une grande violence là-dedans des deux côtés.
    …ce serait bien que les femmes disent simplement « s’il vous plaît, vous pourriez arrêter… »
    il y a cette très belle scène dasn « Il était une fois dasn l’ouest » où le héros dit à Claudia Cardinaleà propos des ouvriers du chemin de fer auxuquels elle va apporter de l’eau « si s’avisent de te pincer les fesses, fais comme si c’était pas trop grave. »

    voici la scène :
    http://spqrxx.blogspot.fr/2011/05/blog-post.html

  63. Camille le 21 juin 2012 21:49

    Ce genre de situation me frustre au plus au point. « J’aurais dû dire ça, j’aurais dû faire ça, et puis pourquoi je n’ai rien fait à la fin ? »… C’est vrai, on ne fait jamais rien ou rarement, prises par surprise, étonnée, bref, sur le cul (c’est le cas de le dire). Et puis on est tout simplement révoltées.
    Ce genre d’individus, de jeunes primates, ont-ils conscience qu’en faisant cela il n’ont AUCUNE chance ? Est-ce donc par simple provocation ?
    De l’irrespect en tout cas, ça c’est certain.

  64. Harlocksama le 3 juillet 2012 16:36

    Je viens de découvrir ce blog à l’instant tout à fait par hasard…
    Et j’ai pris le temps de lire ta belle présentation.

    Concernant ce sujet, et étant un mec relativement macho, je ne saurais que te donner qu’un conseil.

    Le Tantō.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tant%C5%8D

    Je te suggère celui là que je trouve pas mal.
    http://www.slobodianswords.com/All%20Knife%20Photos/Large%20Knife%20Photos/Tanto%2016%20Lg.jpg

  65. la dinde de compétition le 12 juillet 2012 19:14

    Une fois, je devais avoir 25 ans, j’ai bien senti un mouvement étrange répétitif dans le bas du dos, mais bon je me suis dit sur le moment «soit c’est un parkinson ou alors en hypoglycémie». Arrivée au boulot un collègue me dit «tiens tu as une tache bizarre dans le dos» tout en se reculant en tirant une drôle de mine dégoutée.J’enlève mon manteau, je regarde et en effet ! Là, tout le film de la rame de métro m’est remonté en mémoire…

  66. Myroie le 19 septembre 2012 13:53

    Mais enfin, @Bernard, il suffit d’un peu d’empathie pour se rendre compte que personne ne peut apprécier d’être tripoté comme un vulgaire objet.

    D’ailleurs ces pervers le savent bien : ils s’arrangent toujours pour tripoter à un moment où on peut prendre ça pour une erreur : dans les trains bondés, notamment.

    Je ne pense pas qu’on puisse être assez stupide pour s’imaginer une seule personne qui tolère ce genre de comportement. Ou alors vous êtes stupide, Bernard ?

  67. gatsu le 26 octobre 2012 7:44

    Salut les filles , je suis désolé pour vous , mais, nous ne sommes pas tous pareil , il m’est arrivé une ou deux fois dans le bus d’avoir la main sur les fesses d’une fille , mais réellement parce que tout le monde est rentré d’un coup a un arrêt , après c’est soit on reste les bras en l’air (très classe !) , ou en bas le long du corp , et la pas le choix … ce que je fais pour éviter la baffe dans la gueule et tout qui proco , c’est d’essayer de tourner la main (au bon moment) de manière a ce que ce soit le dos de la main qui touche , tout ça pour dire que ça peut réellement arriver , après d’autres en profite , parce qu’ils n’ont pas la même vision de la femme , et ne savent (peuvent ?) construire des liens avec , pour former une relation conventionnelle , je ne dis pas ça pour excuser mes congénères , mais plutôt pour essayer de comprendre , psychologiquement ce qui les poussent a faire ça , et la un traitement de choc peut peut être faire l’ affaire , j’avoue , un homme c’est parfois assez mal foutu !

    ce a quoi je dis , pourquoi ne pas ré ouvrir des maisons closes ? je suis sure que ça éviterait bien des pulsions sexuelle malencontreuse de ce genre très honnêtement

  68. gatsu le 26 octobre 2012 7:49

    par contre c’est bizarre , moi en tant que mec , me faire pincer le cul en boite ça ne me dérange pas trop ;p

  69. Jean le 5 novembre 2012 1:32

    @cedric La France n’est pas encore les USA, même en ayant quelqu’un dans ma vie, je suis au cinéma ou je croise une jolie inconnue, j’irai, si l’envie semble pressante, faire un compliment à la fille. Qu’elle soit réceptive ou non, cela se limitera au compliment. Point barre mais j’aurais eu l’audace de dépasser ma timidité et de lui parler.
    Pour l’ensemble : ce message est écrit longtemps après la diffusion de « Complément d’enquête » (« harcèlement de rue, etc. ») : il faut bien observer que la rue et les transports en commun sont devenues des zones de danger imminent pour les femmes (enfin pour celles qui ne pratiquent ni d’art martial, ni la répartie cinglante spontanée) en proie à un machisme lourd. Dès lors où vous vous sentez en danger avec un pervers, il faut mettre le « prédateur » en difficulté pour éviter que la merde, le souvenir crasseux reste dans l’esprit (ce sentiment d’impuissance, d’inaction qui pourrit parfois toute une vie). Tous les hommes ne réagissent pas de la même manière au vu d’une mini-jupe ou d’un pantalon moulant. Le mettre aussitôt mal à l’aise dès lors que votre espace vital est approché de façon inappropriée. C’est pourtant simple d’insulter ou de le repousser au milieu d’une foule dense (cela peut in/directement encourager les autres femmes présentes). Peut-être moins évident de se défendre quand ce sont des sauvageons en meute… Renseignez-vous sur les méthodes de self-défense ou les astuces à connaître (comment se servir d’un objet banal comme arme de dissuasion, etc) Réapprendre à se servir de son portable pour filmer l’agresseur à son insu ou pas quand ce n’est pas lui qui le fait à son tour… Bonne chance, bon courage pour celles qui me liront
    PS : je confirme néanmoins le témoignage de Laurent, il en existe aussi des filles comme celles-ci.

  70. [email protected] le 17 novembre 2012 17:46

    Parce que Bernard est un homme ! Et que TOUS les hommes(même votre mari/copain ) ne seront absolument pas horrifiés si une femme leurs met la main aux coui*** dans le métro. Ca les fera surtout sourire :) Au mieux ils pousseront la main gentiment.

    Par contre si c’est un autre homme … alors la ils vont considérés ça comme une agression violente , et ça risque de très mal finir.

  71. audrey le 21 novembre 2012 14:30

    Mesdames, cela me scandalise et me terrifie de constater que ces agissements sont si fréquents, dans quelle société vivons-nous et où allons-nous? Va-t-il falloir que nous sortions toutes en armure?

    Moi qui suis ordinairement une « petite chose » plutôt calme, douce, effacée, tolérante et pleine d’empathie, je me suis surprise à me métamorphoser en une boule de violence en situation d’agression: je devais avoir une petite vingtaine d’années, j’étais en boite de nuit avec des amis, j’étais alors en couple donc autant dire aucunement intéressée par les garçons que je pouvais croiser, j’étais même en jean (ça évitera des réactions idiotes vues et re-vues du type: « tu devais jouer à ta salope en mini jupe léopard »; Je montais des escaliers dans la boite, j’étais la dernière de mon groupe, lorsque le mec derrière moi m’a tranquillement empoigné une fesse. L’alcool n’excusant pas tout, mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis retournée et je lui ai assigné un bon coup de boule.. qui l’a fait dévaler tous les escaliers.

    Je vous assure que j’ai été la première à être choquée par mon acte, je n’ai jamais été exposée à la violence, je ne m’en pensais absolument pas capable et je ne sais pas si j’en serai un jour capable à nouveau! Sur le moment je n’ai pas réfléchis, son acte m’a fait « pété un plomb » et « bam ».
    Bon, j’ai eu mal, j’ai même eu un beau bleu mais je ne regrette rien, cet enfoiré y réfléchira peut être à deux fois avant de recommencer et ça aura servi de leçon aux personnes qui étaient autour. Ultime satisfaction, c’est lui qui a été sorti de la boite par les videurs, pas moi!

    La violence n’est pas la solution, je suis la première à le penser, et il est regrettable d’y être poussé mais, tout de même, je ne suis pas peu fière de moi!

    Ce qui m’inquiète c’est que je me prends régulièrement à rêvasser de posséder une arme (une fausse, ou une non chargée, rassurez-vous… quoique ;) ) dans le but de mettre littéralement à genoux tous les abrutis mal élevés que je croise et de les voir se confondre en excuses et me supplier de ne pas leur faire de mal.
    Alors que je suis restée cette gentille « petite chose » douce et discrète.. et que je bosse aujourd’hui dans le social!

    C’est angoissant de constater ce que les comportements d’une minorité ont pu développer chez moi… notre société créera-t-elle des petites « Rambo en talons » prêtes à sauter à la figure du premier homme qui leur adressera la parole? Ce serait regrettable.

  72. olympe le 23 février 2013 2:29

    jai lu l’article, et les commentaires, et jai ete assez etonnee de l’intensite de l’aggresivite des commentaires envers « bernard », qui ne faisait qu’expliquer le point de vue de celui qui vous a tripote la cuisse dans le metro, il n’a pas defendu cette facon de faire des rencontres, mais apres tout le metro est un leiu de rencontres et en boite de nuit ca se passe souvent comme ca, bref beaucoup d’agressivite enver un bernard qui ne faisait qu’apporter sa pierre a l’edifice de la comprehension des relations humaines.

  73. de grands millésimes le 26 février 2013 17:18

    Curieuse de savoir que ce genre de comportement existe vraiment.. Je ne sais même pas comment cela est possible.

    achat de vins

  74. Pink le 10 septembre 2013 4:14

    Cet article n’est plus tout récent mais je devais laisser un commentaire, car j’ai vécu une expérience similaire, un pelotage en règle dans le métro(j’ai encore le souvenir précis du dégoût que j’ai ressenti quand la main de mon agresseur s’est enlevée après que je l’ai remarqué, comme si il prenait tout son temps), et ça libère un peu d’en parler et de voir tant de témoignages sur le sentiment d’impuissance, et les regrets qui s’en suivent quand on les connaît.. Merci d’avoir écrit cet article, même si, d’un autre côté, ça me rend furieuse de voir que ces comportements sont si répandus et presque considérés comme anodins par la majorité.

  75. Les féministes vont-elles trop loin ? | Une sociologue chez le coiffeur le 19 octobre 2013 21:16

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