La meuf de l’un des leurs

1 décembre 2011

A 18 ans, Dassou a eu l’incroyable idée de sortir avec un mec chiant. Un vrai de vrai, apprenti comptable, golfeur, sportif, du sud, et qui aspirait à habiter pas loin de chez ses parents, en hériter et acheter une jolie maison avec piscine, tandis que sa copine resterait mince tant qu’il pourrait lui payer son abonnement à la salle de sport et se nourrissait de légumes verts uniquement.

Pendant ces quelques mois d’errance, elle a eu l’immense honneur de participer à des cousinades. Dîner où les cousins d’une même famille se retrouvent entre eux autour d’une table pour discuter. Concrètement quand elle m’a raconté ces dîners, je ne l’ai jamais crue.

Au moment du dîner, à table, les garçons, de 20 à 30 ans, se mettaient d’un côté de la table et de l’autre, les filles s’installaient. Dassou se mettait près de son dulciné, afin de ne pas se sentir trop seule. Mal lui en prenait, aucun garçon ne lui parlait vraiment, pas de « et tu fais quoi dans la vie ? » « et euh ça va ? », elle attendait que le temps passe en buvant un verre de vin. Si par malheur un garçon la prenait en pitié, et lui parlait, c’était la soupe à la grimace du côté féminin. A la fin du repas, les filles se levaient comme par enchantement, tandis que les mecs restaient à papoter. La première fois, Dassou ne s’est pas levée, un garçon l’avait justement prise en pitié, lui parlait de ses études et puis pas besoin d’être 12 par assiette non plus. Elle a donc eu droit peu après à une jolie réflexion d’une cousine : « tu aurais pu venir nous aider. »

Cette histoire, je l’ai entendue plein de fois, elle a été racontée à qui voulait l’entendre, surtout après sa rupture, hein. Mais jamais je n’y ai vraiment cru, je me disais qu’on était en 2003, que ce n’était pas possible, pas à un dîner chacun dans son coin de la façon la plus naturelle du monde comme si c’était normal, et puis la remarque sur la fille qui n’aide pas en cuisine, non soyons sérieux.

Jusqu’au jour où j’ai vu une situation de ce type de mes propres yeux. Nous étions dans le Sud, à une soirée – apéro sur une terrasse, où l’on s’installe autour d’une table. Je connaissais une partie des convives, des locaux croisés quelquefois, le Dernier Garçon avec moi. On arrive, le Dernier Garçon a droit à une accolade chaleureuse et tapage dans le dos, gros bisous et « oh c’est trop cool de te voir » de ceux qu’on connaissait un peu. Moi j’ai eu droit à la bise, pincée. Bien sûr, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même et me dire que je suis un être particulièrement désagréable qui ne mérite qu’une bise pincée, ce qui est souvent vrai. En fait, hasard de l’échantillon, nous accompagnaient un autre couple, avec une demoiselle très solaire, celle qui attire les gros bisous et les accolades chaleureuses, accompagnée d’un garçon rustre et silencieux qui n’attire pas les accolades chaleureuses en général. Bref tout le contraire du Dernier Garçon et moi. Le garçon a eu droit à une accolade chaleureuse et à un « salut mon pote » enjoué qu’il a considéré d’un air suspect, il avait vu la personne émettrice 1 heure dans sa vie, la fille à une bise pincée.

Assis, on se met dans un petit coin, à côté des garçons, tandis qu’un groupe de fille se tenait de l’autre côté. Chacun discute dans son coin, aucun garçon ne me parle, à l’exception de ceux avec qui je suis venue et du mec qui a invité tout le monde, à moi ni même à la fille à qui tout le monde parle en général.

Concernant la fin du repas, mais c’était sans doute une hallucination, mais j’aurais juré voir des garçons se lever, partir fumer un peu plus loin tandis que les filles se levaient et rangeaient les bouteilles. C’est là que le garçon un peu autiste et désagréable (mais qu’on aime bien pour ça) avec qui l’on était venus m’a demandé :

« Mais qu’est ce qu’elles font ?
- Bah elles débarrassent »

Bien sûr, pour dire au revoir, rebelote, accolades et bises pincées ont été bien réparties.

Quand j’ai raconté cette histoire à Dassou, elle n’a pu que confirmer, avant de m’en raconter une autre.

Il y a peu, elle a eu la bonne idée d’accompagner Monsieur Dassou à une soirée où elle était la seule fille parmi des garçons qu’elle ne connaissait que peu. Pour la compréhension de l’histoire, il faut aussi savoir que Dassou est une demoiselle éminemment solaire au charme auquel aucun garçon ne résiste. Je vous le donne en mille, personne ne lui a parlé. Sauf qu’elle aurait été toute seule auprès d’un groupe de mecs similaires, mais sans être identifiée comme en couple, ils auraient fait la queue à tour de rôle pour tenter d’attirer son attention et sympathiser. C’est déjà arrivé.

Parallèle amusant, j’avais avant le dîner précédemment raconté, également fait une soirée avec les mêmes individus, des garçons, le Dernier Garçon, et moi. je m’y étais sentie aussi souhaitée qu’une verrue.

C’est juste qu’à cette soirée, Dassou était la meuf de l’un des leurs, pas juste la fille qu’on tolère à nos soirées car on va vouloir la draguer. Celle qu’on ne touche pas, et pour être sûr de pas la toucher, on ne lui parle surtout pas.

La réciproque en soirée « filles » est sans doute vraie, mes échantillons ne sont tellement pas scientifiques que je ne peux pas en tirer de conclusion. Mais quand même, l’existence même de ces quelques situations me fait un peu grincer des dents et me dit qu’il y a encore du boulot en matière de rapports aux autres.


26 réactions effrénées à “La meuf de l’un des leurs”

  1. XAvier le 2 décembre 2011 1:18

    « [je] me dit qu’il y a encore du boulot en matière de rapports aux autres »
    Quelle conclusion! Quelle surprise! Je vis en Australie actuellement et je peux te dire que le rapport à autrui est tellement décalé par rapport à ce que je peux connaître à Paris que j’en suis encore parfois tout étonné. Des inconnus qui s’aident naturellement dans le metro, qui discutent naturellement dans la rue, qui préviennent lorsque quelque chose tombe de de ton sac, qui remboursent le commerçant lorsque celui-ci a remboursé trop de monnaie (une étude a montré que 95% des Australiens rendaient l’argent lorsque trop leur était remboursé ! Je m’éloigne du sujet là !).… Bon ce n’est pas tout rose mais il y a quand même un vrai décalage !

  2. Marion le 2 décembre 2011 11:21

    Xavier, j’utilise une conclusion très light car je ne suis qu’une simple blogueuse et n’ai pas vocation à donner des leçons ou à changer le monde non plus. . Mais sinon pour l’incivisme en France, ça, c’est évident, et je suis du genre à ramener un portefeuille plein de sous à son proprio…

  3. Laurence le 2 décembre 2011 13:16

    Merci pour cet article!!! Merci mille fois! J’ai déjà connu cette situation tellement désagréable d’être la seule fille dans une soirée avec mon copain et ses potes et d’être traitée comme une lépreuse! J’en étais venue à penser que ça devait être de ma faute! Heureusement, quelques soirées en célibataire avec des groupes de mecs m’ont fait tirer la même conclusion de toi (et ont remonté mon amour propre!)

  4. Antoine le 2 décembre 2011 15:02

    L’analyse de ton post n’est pas évidente… Qu’est-ce qui est dû au réflexe plutôt sympathique « on ne drague pas la copine d’un pote », qu’est-ce qui est dû à l’ostracisme par lequel on fustige l’étrangère au groupe…

    Dans la deuxième hypothèse, je te suis entièrement: moi qui adore la compagnie des femmes, ce stupide principe qui les laisse entre elles (souvent à la cuisine) et les hommes entre eux (au salon…) aux relents 19ème siècle surannés m’horripile. Je n’ai jamais été tenté par la camaraderie virile des vestiaires, simplement parce qu’elle est unisexe ! Un monde sans femmes a pour moi une odeur de suicide…

    Quant-aux réunions de cousins, il ne faut pas généraliser: j’en ai vu 3-4, et ni les « pièces rapportées » ni les copines accompagnatrices ne faisaient l’objet du susdit ostracisme.

    Bises, ma puce.

  5. Anaïs le 2 décembre 2011 17:10

    Et s’il y avait aussi l’âge là-dessous? Je suis sortie d’une promo universitaire à 90% féminine (langues et lettres), équitablement divisée entre pestes et non-pestes. Une seule d’entre nous s’est mise en couple avec un des seuls hétéros d’entre eux (les 5 types de la classe). On était potes avec les deux depuis le début, je me rappelle de l’époque où lui et moi on s’appelait tous les jours pour débriefer nos partiels. A cette époque, c’est moi qui étais en couple, il n’y a donc jamais eu d’ambiguïté.

    Depuis qu’ils sont ensemble, gare à lui parler plus de 30 secondes d’affilée en sa présence à elle, et leurs Facebooks respectifs dégoulinent de conversations ésotériques d’une pathignonerie insupportable. Ils se marient en août.

    Sans parler de cette autre camarade (pas pote) de promo: doctorante en lettres, casée avec une sorte d’huitre neurasthénique et assistée, qui se pâme de joie sur son blog sublimissime de connerie anti-féministe (« pourquoi la cuisine est ma chasse gardée », « comment je m’attaque à ma cellulite quand Biquet passe ses soirées au foot » et j’en passe).

    Finalement, on dirait un peu que « grandir » doit, pour certaines personnes, forcément signifier « arrêter de faire semblant de croire à l’amitié fille-garçon », ranger ses couilles au placard et se greffer un tablier autour de la taille. J’ai appris à mon dernier garçon à moi à repasser et l’ai prévenu que la vaisselle serait son domaine perso. Parfois il cuisine et ces jours-là c’est la fête parce que lui au moins n’oublie jamais les bières. Au secours, il y a un mec qui habite dans mon appartement. Et j’adore ça.

  6. Lucie le 2 décembre 2011 19:01

    Ca me fait penser, en écho, à la note de Laurel : http://bloglaurel.com/coeur/index.php/2011/12/01/3097-aujourd-hui-je-vous-previens-c-est-hyper-mal-dessine

    Dans ma coloc j’ai remarqué un peu ça : on est deux nanas fraçaises avec un argentin (plus vieux que nous) et au moment de débarrasser la table, ou de la mettre, il est très très rare qu’il prenne l’initiative, quel que soit le temps que nous attendions ! Et quand une de nous commence à débarrasser, il nous regarde faire … c’est assez terrible et je ne sais pas a quel moment ce genre de réflexes s’ancrent dans la tête mais j’ai l’impression que c’est quasiment de l’ordre du comportement inconscient, une sorte de norme absolument pas remise en question et encore moins constatée.
    J’ai bien aimé ton article, en tout cas

  7. Ana le 3 décembre 2011 19:07

    L’inverse existe aussi malheureusement… Mais oui, c’est triste, ça relève du même principe que les gens qui considèrent qu’une fille et un garçon ne pourront jamais être amis parce qu’il y a forcément une attraction à un moment donné (avec souvent ce magnifique détail « sauf si l’autre est vraiment moche » hem).

  8. boris le 3 décembre 2011 19:19

    Bouh les vilains sudiste qui sont pas chaleureux et accueillant!je crois que je vais inauguré un nouveau dicton volé au breton :
    « dans le sud, y’a que les con qui sont mal accueillis » na!

  9. Antoine le 4 décembre 2011 12:49

    Mais faut dire que tout en étant du modèle « vieille bourgeoisie de province », ma famille n’a pas le réflexe régionaliste.

    *Think…*

    « Le patriotisme, c’est… » et la suite.

  10. Emmanuelle Raimbault le 4 décembre 2011 15:21

    Alors j’ai eu aussi droit à ces repas scindés en 2 groupes bien distincts les HOMMES intelligents et les filles très filles…en plus l’ex était élu politique donc le côté homme parlait politique…Une femme peut elle comprendre?Intervenir?Non,elle sourit ,sert,propose un autre verre etc etc .Alors je me suis mise à faire la lourde(sport favori),blagues de merde,interventions stéréotypées sur la politique,constat navré de la situation que nous vivions NOUS pauvres gourdasses.Bilan:rupture,non mais oh!Cette situation se produisait seulement à table car après j’ai découvert que tt le monde couchait avec tt le monde,bref.2èhomme,footballeur,repas:premier constat,je suis la seule brune et merde,2èconstat,les hommes refont le match et les femmes parlent encore moins que dans ma première situation quand tt à coup GRAND CHEF SIOUX (l’entraineur)prend la parole et nous enseigne à nous FEMMES comment s’occuper et bien nourrir HOMME????J’ai cru que j’élevais un chien!Là chéri s’est levé ,m’a prise par la main ert on s’est barré car en plus c’est lui qui cuisine…le lendemain il était convoqué.Maintenant il est entraineur et ne fait aucun repas de merde;mais c’est consternant!Dernier point,je continuais à vivre cette exclusion sociale du « repas »chez ma belle mère sauf que je ne me levais pas pour aider et puis quoi encore jusqu’au jour ou j’ai décidé d’arrêter ce jeu hypocrite et je n’y vais plus!La seule solution c’est :résister!

  11. FICELLIENNE le 5 décembre 2011 3:32

    j’ai rien compris :(

  12. Alphonsine le 5 décembre 2011 14:35

    J’avoue n’avoir pas bien suivi les subtilités de ton texte, mais je pense avoir compris où tu voulais en venir.
    Je n’ai jamais vécu l’extrême que tu évoques, sauf une fois où en effet les hommes étaient placés d’un côté de la table, les femmes de l’autre. Mais nous n’avons pas été choqués, ce sont nos hôtes qui ont eu un haut le coeur lorsque mon garçon s’est levé pour aider à débarrasser… Il y a eu un de ces silences… Je lui ai fait signe de rester assis, et tout est rentré dans l’ordre (nous étions invités, il ne m’appartenait pas de donner des leçons).
    Nous en rions encore…

  13. Ju le 6 décembre 2011 13:49

    Je suis désolée Xavier, mais il n’est pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver ce genre de comportement. Je suis originaire de Lille et j’ai toujours vu des hommes aider pour porter des sacs, des jeunes aider des vieilles à traverser la route, etc. Depuis que je vis à Paris, c’est clair, c’est différent. Sauf que pour moi c’est naturel d’aider alors, Paris ou pas, je continue. Et alors là, à Paris c’est soit « oh merci, merci, merci, merci, merci, merci…. » tellement la personne n’en revient pas. Soit c’est plutôt « non, mais qu’est ce que vous faites là oO »

  14. Ju le 6 décembre 2011 13:55

    Et puis aussi, j’ai jamais connu ce genre de situation extrême (et puis, tu as eu du courage !), mais ça ne m’étonne que moyennement. Depuis que j’ai un copain régulier, moins de type me demande ce que je fais dans la vie. Non pas que tout à coup je suis devenue une fille chiante (au contraire, grâce à ma relation stable, je suis beaucoup plus posée et heureuse), non, c’est parce que les types savent que j’ai quelqu’un dans ma vie alors soit :
    - ils pensent qu’il est très jaloux et que du coup, vaut mieux pas trop essayer d’en savoir plus sur moi
    - ils se disent qu’une fille n’est intéressante que lorsqu’elle a les jambes écartées, et du coup, bah là, bon, les jambes écartées ce sera pas pour eux
    - ils trouvent que si j’ai un copain régulier je suis donc une fille rangée et donc, je dois être une fille chiante qui ne pense qu’à sa future robe de mariée ou aux prénoms de ses futurs enfants.

    Faudrait l’avis d’un mec là !

  15. Antoine le 6 décembre 2011 17:51

    Et si c’était tout simplement qu’inconsciemment, une fille qui n’est plus libre est moins incitative, moins « open »? Il-n’y-a pas que vous qui avez des antennes, indépendamment des codes amoureux.

    Un fille qui cherche un mec, ça se sent, tout simplement.

  16. Emmanuelle Raimbault le 6 décembre 2011 21:50

    Antoine je meurs là en fait les hommes ne parlent à une fille que s’ils sentent qu’elle est « open »au sens figuré d’abord of course…En couple nous sommes moins incitatives et donc plus enclines à débarrasser la table ???J’ose espèrer qu’on puisse avoir envie d’échanger sans arrière pensée.Mais il est vrai quand étant naturelle,drôle,un poil lourding bref « open »il a fallu recadrer certains mâles et leur dire que déconner ne signifie pas « voulez vous coucher avec moi ce soir? »

  17. Antoine le 7 décembre 2011 1:39

    Ressuscite, c’est au commentaire de Ju que je répondais. Elle ne parle pas de débarrasser la table, mais dit simplement qu’elle est moins abordée depuis qu’elle est en couple… Et j’ai dit: « abordée », pas « draguée ». Qu’on ne se méprenne pas.

  18. Antoine le 7 décembre 2011 1:44

    Et Ju ne dit pas que cela ne lui arrive plus, elle dit que ça lui arrive moins. Comme statistiquement un certain nombre des types qui engagent la conversation avec vous le font avec une arrière-pensée, ceci explique peut-être cela.

  19. Raimbault Emmanuelle. le 9 décembre 2011 21:58

    je suis ressuscitée ayé merci!!!!!!et comment je pouvais savoir que c’était une réponse hein????Faut préciser mon cher et puis les statistiques on en fait ce que l’on veut;certaines évoquent même que le nain agité du bulbe pourrait sortir la France de la crise alors…

  20. Emmanuelle Raimbault le 10 décembre 2011 21:30

    je suis ressuscitée merci mais comment savoir que tu réponds à qqu’un en paticulier si tu ne le précise pas????Je suis SOTTE c’est pour ça en fait que les gars ne viennent pas me parler et qu’ils attendent( longtemps)avant que je débarrassse la table…Et puis les stats hein faut s’en méfier il y a encore des gens qui pensent que seule le nain agité du bulbe peut sortir la France de la crise.

  21. FilGB le 11 décembre 2011 3:45

    Depuis quelques temps, voire quelques années, j’avoue être aussi un des « leurs ». Dans le sens où, en soirée, j’évite de parler aux filles maquées.

    Simplement par peur de m’en prendre une de la part du mec qui pourrait croire que je drague sa nana.

    J’avoue, je tombe souvent, en soirée, sur des hommes et/ou des couples à la vue basse. :-/

    Mais du coup, je prends mes précautions.

    Et puis c’est quand même plus tentant d’aller parler aux célibataires… :)

  22. Gentil Salaud le 12 décembre 2011 21:35

    Ca fait beaucoup de sud tout ça! Prenons ça comme un voyage dans le temps (genre 1960) sans quoi nous finirons attristés de tant de médiocrité.

  23. marion q le 13 décembre 2011 9:18

    Bonjour Marion, cela fait un petit moment que je lis vos histoires, en attendant toujours impatiemment les suivantes.
    Je me permet de commenter, car effectivement il y a beaucoup de Sud dans ce texte…
    Je suis une pure Sudiste et jamais au grand jamais je n’ai vu/vecu/entendu parler par mes amis du telle situation… Enfin je dis ça, car ça m’a assez véxée, et je pense sincérement qu’il y a ici un probléme au niveau de l’éducation de ces personnes. Ce qui m’a véxé est que dans le Sud (ouest), c’est que l’on est loin de tout ça, on est la plupart du temps une grande famille, à rire à gorges déployées et n’attendant qu’un regard pour engager la conversation. Tel est le monde que j’ai toujours connu et à moins de tomber dans un diné de bourgeois coincé, il y aura toujours peu de chance que vous tombiez dans une telle ambiance.

  24. Marion le 13 décembre 2011 18:32

    Précisons que je n’ai rien contre les sudistes hein, et que j’imagine que ce genre d’ambiance se trouve partout et jusqu’à une date récente je ne croyais pas cela possible du tout, j’en ai juste fait l’expérience à cet endroit là, ça aurait été dans le Nord, dans l’ouest, ou en Bretagne je l’aurais dit pareil (juste pour avoir une famille du côté de ma mère très méditerranéenne, je trouve le machisme (et la culture latine) très bien réparti chez eux, hommes comme femmes).

    Un pote (qui était là) a interprété cela comme un problème de jalousie latente « on parle pas aux autres filles car les nôtres vont être jalouses ». Enfin, bon quand même quoi, on peut discuter en toute sympathie sans penser à autre chose, n’est-ce pas?

  25. Labelleisa le 20 décembre 2011 1:49

    Supposons que ce sont des garçons qui n’ont que pour expérience de parler à une fille que pour la « draguer »
    J’en connais, c’est mes potes, et je sais que la seule raison pour laquelle on a franchi ce cap, c’est qu’ils ont été obligés de me parler, il y a neuf ans de celà, mon premier amour/leur meilleur pote étant du genre fusionnel chéri bibi, à m’imposer durant la durée de notre relation.

    Tout ça pour dire que j’ai dans mes amis proches, des garçons, (aujourd’hui maqué ou pas), qui sont juste terrorisés à l’idée d’adresser la parole à une fille. Peur de se prendre un vent, de paraître lourd etc…

    Je pense que ce qui est le plus étrange, c’est la nouveauté de ces rencontres ou tu es perçue non plus comme individu au premier abord mais comme couple, et que de cette image dépend tes futures relations. Quand on a été seule ( constat non jugement ) pendant un certain temps, c’est toujours un choc d’être perçue comme  » associée à », peu importe à quel point l’associé en question est au top.

    Des caresses à Pénélope

  26. Eliane le 11 janvier 2012 0:33

    C’est marrant, là où je suis (Lyon), je ne constate pas ça du tout ! Je passe pas mal du temps avec mon mec et ses potes, et ça se passe super bien, je me sens pas rejetée du tout, sauf quand ils partent dans des délires que je ne partage pas ! C’est juste qu’en Rhône-Alpes, les relations hommes-femmes gèrent la fougère ;) Je rigole ^^ En tout cas je n’ai jamais rencontré ça, ni en famille ni entre amis :) Enfin si… Plutôt dans l’autre sens en fait : en Haute-Savoie, les filles ne parlent pas au pauvre garçon venu se perdre dans leur groupe –> Haute-Savoie = matriarcat

Réagissez à votre tour

Nom(obligatoire)

E-mail(obligatoire)

Site web

Allez-y, ça va bien se passer.

  • Je Twitte

  • Le pire du pire est sur Facebook