L’amour post-moderne
Dans un de ses mails concernant sa Ford Fiesta, Martin Solveig et un garçon avec une barbe douce, Laurent m’avait dit « qui parle le mieux d’amour post moderne que toi Marion ? ».
J’étais restée bête. L’amour post-moderne ? Qu’est ce que c’est que ce machin encore ? Encore un truc opaque donc il a le secret ?
Puis j’ai réfléchi, chose qui ne m’arrive que peu, rassurez vous.
Wikipédia nous dit « La postmodernité est un mouvement philosophique et intellectuel (à ne pas confondre avec le postmodernisme), de la fin du XXe siècle qui tente, après l’effondrement des idéologies de s’inscrire dans le prolongement du structuralisme et du déconstructivisme, tout en critiquant l’héritage du freudisme et du marxisme. »
Une critique des anciennes idéologies ? Moi qui râle tout le temps contre l’héritage judéo-chrétien (dédicace à Francky) ? Formidable.
Mais en amour ?
J’ai réalisé que Garçon Correct était tout sauf post-moderne. Il est même sorti tout droit d’un scénario que Bridget Jones n’aurait pas renié, que Carrie a du voir et revoir. Fin de l’année 1999 tout au plus.
Je prends ton numéro, je te recontacte, je t’emmène au jardin des Tuileries pour une balade main dans la main, je te fais des câlins. Des bisous partout. Je te présente même tes potes. A un moment je me suis même dit : « mais enfin il en existe encore des mecs comme ça ? ».
Puis à la fin je te jette comme une vieille capote usagée au motif que je préfère ma vie de célibataire.
Mister Big lui-même n’aurait pas osé, c’est dire.
N’hurlez pas au connard, je l’ai déjà fait pour vous.
Mais si on remarque la situation, il met une espèce de dichotomie extrême entre « être avec quelqu’un » et « ma vie de célibataire ».Ce qui est Old School, terriblement Old School. Désolée.
Parce que sans être dogmatique, j’essaie parfois, je prêche inlassablement la théorie du bricolage relationnel et de l’amour liquide.
On m’a aussi dit un jour « dans le fond on cherche tous quelqu’un qui nous bouleverse ».
C’est exactement ça, l’amour post moderne c’est bidouiller ses plans culs, ses plans câlins, et ses coups d’un soir. Se dire en rigolant, bourrés, en pleine nuit : « Oh ! et si on jouait à aller aux Tuileries ? ». Où l’on tâte, où l’on expérimente, où l’on touche, où l’on gratte, où l’on piétine. C’est partager ses histoires avec ceux qui vivent presque les mêmes, tout en attendant quelqu’un qui nous bouleverse.
15 réactions effrénées à “L’amour post-moderne”
« en attendant quelqu’un qui nous boulverse ».
Je ne sais pas encore si ce billet va me faire du bien ou me faire plonger dans une grande depression (type 29)…
Ton postulat de base est faux, « l’amour » ça ne se définit pas, ce n’est pas un tout uniforme.
il n’y a pas de corrélation entre l’amour (sa forme) et l’époque, avec sa façon de le voir par contre… c’est ça qui évolue, la perception des relations, pas leur nature qui sont trop diverses et tributaires de leurs acteurs.
Je plussoie.
Il est trop tard pour moi pour comprendre qqch à ce qui a été écrit au dessus…
On verra demain
Oui, ce commentaire était AUTEMENT constructif, je vous l’accorde
avc un H à HAUTEMENT, ca le fera peut être plus
L’amour post-moderne ce serait plutôt la recherche du bouleversant tout en préservant l’usage et la pleine maitrise de sa liberté. D’où le couple post-moderne qui s’aime et finit par partouser d’un commun accord (en référence au bidouillage de plans cul). Ok je sors. C’est beau l’amour.
En quoi le fait d’être un Mec Bien/à l’ancienne/Bouleversant/Galant… est-il incompatible avec le fait que non finalement « ça colle pas »?
As-tu idée du nombre de mec qui t’ont trouvée Bien/Top/A l’ancienne/Bouleversante…mais dont tu t’es aperçu que non « ça collerait pas »?
@Theman : blog de filles = salauds de mecs cqfd (et c’est bien « normal »)
Ouai jsuis assez d’accord. Parfois on arrive pas vraiment à trouver de défauts ni de véritables raisons de ne pas sortir avec quelqu’un … c’est juste qu’on le sens pas.
@fabien : mais non c’est dans l’alcool qu’il faut plonger
@Gmail : Attention, je parle pas d’amour au sens sentiment amoureux et le tout non uniforme qui va avec. Quand Laurent m’a parlé de ça, il parlait d’un ensemble de relations amoureuse, ou non, qui forment un tout incohérent que l’on peut nommer « amour post moderne »
@Tim ^^
@Mell : ya pas de mal
@Sukie : Non au libertinage? Oui à l’échangisme? Yeurk.
@Theman : tu m’as mal comprise (comme toujours? :)) je parle d’un mec à l’ancienne en tant qu’un connard de film, un salaud des années 90 (Mister Big, Daniel Cleaver, Christian d’Hélène et les Garçons, celui qui se pose pas au préalable la question du collage, mais qui agit quand même en tant que mec pour qui ça colle. Qui simule une collage préalable. Ca c’est pas classe.
Quant à moi, je l’ai déjà dit que au grand jamais je n’ai laissé espéré quelque que chose à qui que ce soit quand jle sentais pas. J’ai des témoins, quand ça me va pas, si j’hésite, jle dis que je tergiverse.
@Gmail : relis le Salaud d’un autre, tu verras que je pense pas que les mecs sont tous des connards absolus. A l’instant T peut être. Mais pas toujours. Modernité liquide quand tu les tiens.
(Mais pour le coup garçon Correct est totalement hors de ce schéma de pensée, vu que c’est un garçon des années 90)
@eracius : Cf réponse aux deux zigotos
Mais je suis d’accord, on le sent pas, bien pour ça qu’on attend quelqu’un qui nous boulverse.
[...] Marion, ma belle Marion, toi qui a les mains si douces [...]
Merci pour les petits bouleversements quotidiens que tu m’offre
C’est mignon quand cela devient « presque » obsessionnel
Mais c’est vendeur, j’en redemande ^^
Moi je dirais les relations hommes femmes post moderne parce que c’est pas de l’amour tout ça, ça dépend bien trop des personnes et du contexte.
J’avais prévu une belle explication mais pas assez de temps. J’arrête là puisque l’on ne se comprend pas. lo,gue et Belle Vie à toi, surtout offline. Cheers. T.