Le salaud d’un autre

29 juillet 2008

Un jour, j’ai dit à Simon que je n’avais jamais brisé le cœur de quelqu’un. Ce qui est vrai. Principalement parce que j’ai bien souvent été la chaussette laissée sur le bas côté de l’autoroute, on ne reviendra pas dessus.

Sauf que. Un jour, bien avant que je connaisse Simon, un garçon m’a dit que non, à une époque reculée, genre il y a deux ans et demi, quand j’étais jeune et décadente (hem), j’avais déçu un garçon ( ?) qui apparemment aurait aimé faire quelque chose avec moi. Je ne sais toujours pas de qui il s’agit. La personne en question ne voulant strictement pas le révéler. (Garçon (?) déçu, si tu me lis…)

J’essaie toujours d’agir honnêtement, de pas faire croire des choses à qui que ce soit. Quand je ne sais pas quoi faire d’un garçon je lui dis, quand je tergiverse, je lui dis aussi. Mais cette révélation qui me trotte toujours dans la tête, me fait dire que quelle que soit la façon dont on essaie de mener sa vie, en respectant la morale, religieuse, ou pas. On est toujours le salaud d’un autre à un moment donné.

De même que mes salauds à moi seront les mecs biens d’une autre.

Le jour où j’ai appris qu’un de mes super potes que j’avais toujours considéré comme un vrai mec bien et honnête s’était comporté comme un mec de base avec sa copine : « Oui mais non », « je ne sais pas », « je te quitte puis je reviens », jusqu’à la laisser durablement en larmes et traumatisée j’ai levé les bras au ciel. C’est donc un connard ! Enfer et damnation ! Qu’on lui coupe !

Oui mais seulement dans ces circonstances particulières.

Depuis je suis très tolérante à ce que l’on nomme les connards. Je ne pense pas rencontrer spontanément des gens odieux et malfaisants, ou alors c’est rare, seulement face à un mec très limité comme Sexy Bâtard, merci pour lui, alors la salaud attitude n’est finalement qu’une conséquence directe de nos existences liquides.

Avec les différentes contraintes qui nous font face, on se retrouve dans une incertitude généralisée. Des fois on se comporte en personne bien quand les circonstances font que, des fois non. L’amour est révocable à la demande. Le salaud est convocable à l’envie.


11 réactions effrénées à “Le salaud d’un autre”

  1. romain blachier le 29 juillet 2008 12:08

    parfois on est salaud par méchanceté ou par orgueil, on l’est souvent pat faiblesse mais la plupart du temps c’est pour se sentir fort, avoir du pouvoir sur l’autre…

  2. Steffen le 29 juillet 2008 12:38

    Et parfois, on est salaud sans le vouloir, sans le faire exprès.

  3. Mademoiselle le 29 juillet 2008 14:36

    Cela pose une question :
    Et si c’était la fille qui rendait le mec salaud, ou non ?

    Ptete qu’on a notre part de responsabilité…

  4. Netsplit le 29 juillet 2008 14:48

    Du moment ou tu feras quelquechose pour toi et qui ai un impact sur les gens qui t’entourent , tu seras toujours le salaud d’un autre.
    Apres tout depend ce qu’il sont pour toi " Socialement " ( amis , Petit ami , collegue , famille etc )

  5. LudoFJ le 29 juillet 2008 14:57

    chuis pas sûr qu’on soit tous salauds à un moment donné.

    des gens savent ne pas l’être.

    parce qu’ils se plongent dans l’Enfer du Couple Ultime dès la 1ère rencontre et ne lâchent pas leur victime de toute leur vie. l’autre étant consentant et dans le même état d’esprit, ce sont deux salauds mais ça s’annule.

    il y a aussi ceux qui ne tombent que sur des salauds. ils savent pas, s’en prennent plein la gueule à chaque fois mais continuent en attendant le Big One qui leur sauvera la vie. bonne chance.

    et d’autres encore, qui sont plein de belles et bonnes vertus et qui font les choses de manière très très carrée. rares et chiants mais ils existent.

    être salaud est un choix. pas obligatoire. juste humain.

  6. Simon le 29 juillet 2008 15:27

    Si on se comportait tjs pareil quelque soit les gens avec qui l’on est, ça se saurait :p

  7. Don Fenice le 29 juillet 2008 18:13

    Comme dirait notre ami Marco :
    "On ne peut pas plaire à tout le monde"

    Le plus important est de savoir être honnête avec soi même et franc avec les autres tout en n’oubliant le plus important : "le tact".

    Après, pour ce qui est de la personne qui a été déçue par ton comportement, ben c’est bien dommage. Si toi, tu n’as rien à te reprocher, alors n’y pense plus.
    C’est toujours plus facile de condamner les autres que de se remettre en question et c’est probablement ce qu’a fait le gars.

  8. Holy le 29 juillet 2008 22:28

    C’est tellement vrai. Mon mec parfait qui est un amour avec moi ne l’est qu’avec moi. C’est de loin le pire des salauds avec toutes les autres et je pèse mes mots.
    Quant à moi, j’ai beau essayer d’être une fille bien sous tous rapports j’ai du consoler un mec dont j’avais brisé le coeur, et c’est clair à ses yeux j’ai été la pire des salopes…

  9. sunrise le 30 juillet 2008 0:44

    merci pour le lien: la modernité liquide: un concept intéressant

  10. Falconhill le 30 juillet 2008 9:02

    Ca fait deux billet où tu arrives vraiment à me toucher, à mettre le doigt à des endroits où ça me fait très mal… (et n’y voit rien de scabreux ou coquin là dedans, petite galapiat ^__^)

    Plus sérieusement, c’est vrai que la maxime du diner de con est applicable aussi dans ce sens là : on est toujours le salaud d’un autre…

    Maintenant, la fille (ou le mec) qui n’est pas interressée par une partie d’écarte-gambette, est ce une salope (un salaud) ? Sans doute pas, il y en aurait plein.

    Bonne journée

  11. L’amour post-moderne dans Le Monde Tranquille de Marion le 28 août 2008 19:19

    [...] Parce que sans être dogmatique, j’essaie parfois, je prêche inlassablement la théorie du bricolage relationnel et de l’amour liquide. [...]

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