Les trois phases de la rupture

11 juin 2010

Il est commun de dire qu’une rupture c’est un peu comme un deuil : dépression, colère, acceptation. Je n’apprends rien à personne, c’est le genre de clichés que l’on retrouve chez Danielle Steel, Arlequin ou bien chez la vieille Cartland.

Comme ce blog devient de plus en pus pathignon, cartlandesque, dégoulinant et rose, alors que je suis plus du genre à n’aimer les trucs roses que s’ils sont longs et durs, pardon pour cette blague douteuse, je vais m’autoriser à parler de ce bon vieux clichés des trois phases de la rupture, et à distiller ce message d’espoir à toutes les filles qui sont au fond du gouffre après une rupture.

D’abord il y a la phase de dépression, ça y est, c’est fini, l’odieux personnage est sorti de ta vie. Le congélateur est rempli de glace, le chat à la bonne idée d’être compatissant et affectueux et ah, mon dieu, ce que la couette est douillette, et ce que le monde extérieur est affreux. Si vraiment tu n’as pas d’amour propre tu vas tout faire pour le récupérer, le harceler de messages, d’appels, de mails, débarquer chez lui nue sous un trench, pour retourner ensuite, brisée, peut être baisée, mais toujours aussi seule, à ta TV et ton chat. Dans ton for intérieur, tu sais, tu sais vraiment que plus rien ne sera comme avant, il t’a brisé le cœur, tu as eu tellement mal que tu en as envie de vomir, et que non, vraiment, tu ne peux pas continuer sans lui.

Mais tu te trompes, car tu vas petit à petit être de plus en plus furieuse contre ce con, qui a osé se moquer de toi, te prendre pour une conne, te faire croire des choses. Donc tu vas passer aux insultes, au pourrissage systématique de sa personne, les cas extrêmes de colère crèveront ses pneus ou bien appelleront sa femme, jusqu’au jour où tu décideras que te taper la moitié de la ville et de profiter de ton célibat, et donc de passer à autre chose est une bien meilleure thérapie.

C’est un truc que les garçons ont toujours du mal à comprendre d’ailleurs, en bon machos : il est très courant qu’après une relation longue, une fille enchaîne les plans culs sans lendemain pendant un moment, c’est sa façon à elle d’accepter la rupture et de passer à autre chose.

Puis au bout d’un moment, tu ne seras plus en colère, ni amoureuse, ni triste, ni rien, ta vie aura peut être changé, mais la reconstruction aura été faite, doucement, calmement, et tu seras capable de dire, le plus naturellement du monde : « Mon ex ? Petite bite ! »

Et puis tout ira bien.


27 réactions effrénées à “Les trois phases de la rupture”

  1. aterraki le 11 juin 2010 11:44

    MMMmmm est le point de vue du garçon là dedans ? (bah ça peut être le contraire, aussi, un peu nop ?)

    mais bon c’est vrai qu’on a un peu de mal à accepter les plans cul d’après rupture…

  2. Emmy le 11 juin 2010 11:46

    « C’est un truc que les garçons ont toujours du mal à comprendre d’ailleurs, en bon machos : il est très courant qu’après une relation longue, une fille enchaîne les plans culs sans lendemain pendant un moment, c’est sa façon à elle d’accepter la rupture et de passer à autre chose. »

    MERCI!!!!!
    Et que pour autant nous ne sommes pas des salopes.
    Ou plutôt si, pendant cette période nous le sommes et nous l’assumons mais c’est pas bien grave parce que ça passe. :)

  3. La Marmotte le 11 juin 2010 12:51

    Yeay, j’ajouterais: On finit par retrouver un autre garçon (ou une fille) et l’ex disparait complètement, effacé par cette nouvelle personne bien mieux, à tel point que l’on réalise que jamais on aurait pu espérer être aussi heureux dans son ancienne relation.

    True story.

  4. Nicolas le 11 juin 2010 13:12

    En fait c’est pas exactement dépression colère acceptation. Je dirais plutôt refus, négociation, colère, dépression, acceptation.
    Généralement on l’accepte seulement le jour où on a rencontré quelqu’un pour qui on craque un peu, enfin quand on est honnête avec soit même :-))
    Quant aux plans culs voulus par les filles, je dirais, et alors? Il est temps que ça devienne « normal ». Y a rien qui me choque sauf que certaines d’entre vous tombent dans la caricature du macho. Car c’est vrai, je l’ai vu plusieurs fois, des filles me proposant un plan cul mais en étant bien trop directes du genre « on baise? »(texto). Même un dragueur de première n’est pas aussi brut de fonderie je pense…
    Et directe comme ça c’est nul finalement…
    voilà :-)

  5. Aurélie(TheBest) le 11 juin 2010 14:33

    Je souhaiterais des informations quant à la 4e phase. Heureusement, elle n’arrive pas à chaque rupture, mais lorsqu’elle est là: elle est sacrément agaçante! Tu sais, une fois qu’on a dépassé la colère, qu’on a couché avec tout le monde, qu’on pense qu’en plus d’avoir une petite bite, ce gars- là n’avait vraiment pas de couilles… Mais qu’il continue à hanter le coeur et l’esprit, et que tous les autres nous paraissent fades à côté.
    Merci,
    Cdlt.

  6. Emmy le 11 juin 2010 15:08

    Et je ne peux que plussoyer La marmotte. :)

    True story.

    Tmtc.

  7. Sullivan le 11 juin 2010 15:19

    C’est surtout fantastique les filles en phase de reconstruction! Une aubaine !

  8. kate le 11 juin 2010 15:38

    je plussoie absolument sur la véracité chronologique de ces trois phases. En revanche sur ta conclusion je dirai qu’a la fin quand tu t’es retrouvé, quand ton ex n’est plus qu’un vieux souvenir, tu n’en parles pas forcement en mal (même si c’est lui qui t’as largué). « Mon ex? il était gentil mais finalement il avait raison, on n’était pas fait l’un pour l’autre!! »(même si il en avait une grosse)

  9. B le 11 juin 2010 15:44

    Quoi ?!

    (À part moi, mais je me soigne, et quelques uns de mes potes que je ne te présenterais pas—) tu connais beaucoup de garçons qui ne comprennent pas ou n’acceptent pas le concept du plan cul ?

  10. Fabien le 11 juin 2010 18:37

    Tout ça est très juste. Mais cela fonctionne de la même manière pour les garçons largués :)

  11. Laura le 11 juin 2010 19:03

    Tout à fait d’accord! Pour tous les stades, d’ailleurs.

  12. Flo le 11 juin 2010 19:28

    je t’ai inspiré dans cet article tu crois?

  13. Mel le 11 juin 2010 21:26

    B: ils accenptent, bien sur, pour leur propre plaisir mais ne comprennent pas ! parce que l’image « pure » de la fille doit rester et mine de rien quand elle « baise », ca casse l’image.

    POur en revenir a nos moutons, tres bon résumé que celui ci, ces 3 phases sont bien réelles et dans la majorité des cas, permettent bien une reconstruction !

  14. Boris le 12 juin 2010 13:06

    Effectivement, il ne faut pas penser que les garçons sont différents, c’est certainement notre côté féminin !
    Pour un mec aussi, ça peut faire mal à en crever ! A en déprimer, avant de la haïr et enfin d’accepter !
    Pour se reconstruire

  15. Nmind le 12 juin 2010 20:48

    Je suis assez d’accord avec le contenu de cet article, bien qu’il soit possible que d’autres modes existent chez certaines personnes, légèrement différente de dépression colère acceptation. Mais celui là est le plus courant en effet. Chez les femmes, comme chez les HOMMES !

    En tout cas, sympa ! ;)

  16. nico le 13 juin 2010 1:19

    Du très mauvais « copier coller » de Katerine Pancol. J’ai pas lu (heureusement pour moi), mais je sais à quoi ça ressemble (ouais, toi même Marion tu devrais comprendre).

    Pour faire simple, allons-y allonzo :
    - Tu es parisienne
    - Tu es moyenne
    Donc, soit tu attires les loozes, les bas de tableau, les lanternes rouges (mais de ligue 1, je te rassure), soit tu lorgnes sur plus des relations plus inaccessibles, mais là, tu te planteras.
    Et ces 3 phrases, à moins d’un gros coup de bol (ce que je te souhaites), ben… tu les entendras souvent.

    Donc, donnes une chance à ces lacrymaux. Sois pas bête.

    Enfin, dernière chose, pourquoi perd-t-on son temps à critiquer ? me diras tu.
    Ben, parce qu’on perd son temps à faire pas mal de choses inutiles.
    Et de choses inutiles, il y en a autant dans ton blog que dans les redites de Kauffmann (psychologue ? non écrivain ? non plus. moustachu ? Ah ça, ouais).

    Bon je te laisse, mais avant de répondre à mes doux mots, saches que décrire mon profil psychologique ou m’insulter ne servira à rien (car je reviendrais quand j’en aurais envie).

    Gros bisous

  17. dal le 14 juin 2010 4:01

    la phase « plans cul » c’est aussi moins fréquent chez les mecs parce que techniquement plus facile à faire pour une nana ?

    vous en connaissez beaucoup des filles qui répondraient « ok » à un texto « on baise ? » ? Moi pas. des mecs en revanche, j’en connais plein.

  18. BSA le 14 juin 2010 9:48

    Au début j’ai pensé à un billet humoristique sur la rupture, homme ou femme d’ailleurs, car les histoires se font et se défont à deux…
    Mais j’avoue que je ressens presque de la misandrie, à ceci près que le rose long et dur semble rester (du plus) intéressant, c’est tout ??
    Il faut aller jusqu’au bout de la démarche alors, un bon post sur « le vibro des filles », ou « comment se passer du rose »… Et là plus de problèmes de ruptures, enfin normalement.

  19. daal le 14 juin 2010 13:14

    Pour ma part les ruptures se passent parfois différemment, plutôt comme suit :

    PHASE 1 (1 jour à 2 semaines) :
    - Petit coup sur la gueule si c’est moi qui me suis fait larguer, mais j’ai l’impression de gérer. Je m’obligé à m’occuper au maximum. Je suis en colère contre l’autre, je lui en veux et ça m’aide à passer outre.
    - La variante, quand c’est moi qui largue et que c’était quand même une chouette relation, c’est une phase qq jours de tristesse profonde et de questionnement. Est-ce que j’ai bien fait ?

    PHASE 2 (1 semaine à 3 semaines):
    - Youhou j’suis célibataire ! Je recommence à sortir à fond, souvent avec des gens que j’ai pas trop cotoyé depuis un moment.

    PHASE 3 (Quelques jours à plusieurs mois):
    - Putain ma relation m’apportait quand même plein de trucs chouettes au quotidien. J’arrête pas d’y repenser, je suis nostalgique. Pas forcément de la personne mais plus de la relation et des apports chouettes. Je commence à ausculter les mauvais côtés car ça fait un moment. J’arrête de cotoyer les gens revus en phase 2 car je me rappele pourquoi je les voyais pas plus souvent : c’était pas parce que je manquais de temps, juste qu’ils m’apportent rien.

    PHASE 4 (plusieurs semaines) :
    - Je vais clairement mieux, je reprends la main sur ma vie et profite pour m’investir à fond dans des activités. L’autre ne me manque plus au quotidien, mais bizarrement quand j’y repense je peux pas m’empêcher de me dire que ca pourrait repartir. Même si il ne me manque plus trop, la perspective de le voir en soirée ou de le voir casé me fait gravement chier car je suis assez seul malgré tout.

    PHASE 5 :
    Rien à branler.

  20. Sam Lowry le 14 juin 2010 16:01

    Je ne suis pas sûr que ce genre de lieux communs t’aide à quitter la sphère cartlandesque…

  21. Marion le 14 juin 2010 16:11

    Bonjour,

    Je suis au regret de ne pas répondre à tout le monde individuellement, car il y a des redites et je ne déborde pas non plus de temps sur mes journées. Mea Culpa, toussa.

    Concernant le caractère féminin centré de l’article : n’ayant pas de pénis je ne peux pas savoir comment les garçons résolvent ce genre de situation, mais s’ils veulent m’en parler, mon mail est ouvert, les comms aussi. Précisons que cet article, comme l’essentiel de ce blog, est à prendre à un dégré qui n’est pas forcément le premier.

    Concernant la phase de plan cul, @B et ceux qui en parlent : plein de garçon ont du mal à accepter que leur copine ait eu un passé sulfureux, la mère, la putain, toussa. Oui, en 2010, encore.

    Mais @Tous, sérieusement vous avez reçu des « On baise? » par sms vous?

    @Nico : manque de bol je ne connais ni Katherine Pancol, ni ces phases de ruptures, mes garçons de bas de tableau allant très bien merci. Sinon, puisque tu adores faire des choses inutiles, les commentaires sont ouverts pour quand tu reviendras. Pour le reste Jc Kauffmann est sociologue, c’est une discipline différente de la psychologique, si, si.

  22. daal le 14 juin 2010 17:03

    Je précise que je suis un mec ^^

  23. Kokoro le 15 juin 2010 10:21

    Je connaissais la théorie des phases de dépression,acceptation et colère, mais elle était également précédée d’une phase de « déni » du style « il va revenir, il n’en est pas possible autrement ».

  24. Bernard Pivot le 16 juin 2010 16:04

    tu sais que si on tape « pathignon » dans Google, on tombe avant tout sur ton blog…faut vouloir le taper en même temps

    voilà on s’en fout

    signé connard n°6 qui n’a pas suivi ce qu’était « Pathignon »

  25. Bernard Pivot le 16 juin 2010 16:06

    après clic j’ai trouvé l’explication dans ton blog
    bravo là
    oui oui je me tais

  26. Cyn' le 11 août 2010 20:01

    C’est tellement vrai c’que tu dis… Mais perso, en amour j’ai plutôt bien vécu la rupture, c’est en amitié que ça coince… J’attends la phase « Petite bite » avec impatience…!

  27. C’est la rentrééée ! Youpiya n’est-ce-pas ? « Le Blog de MaCravate le 3 septembre 2010 15:11

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