Ma fin du communisme
Il y a un an j’entrais dans une phase de transition : toute fin d’école, et recherche d’un avenir, rien que ça. Dossier de master 2, le cauchemar que l’on sait, recherches pour le mémoire, nostalgie des derniers partiels dans ces putains de matières dont on n’a rien à foutre.
C’était aussi les ultimes moments à partager avec les potes. Avec cette seconde famille étudiante qui allait se disséminer à droite à gauche. Week-end en kolkhoze à la campagne, où l’on chantait magiquement autour de cette table recouverte de Pastis. Soirées avec la promo, sous l’orage, pour se dire au revoir après l’ultime examen.
On était une communauté, liés les uns aux autres par un cadre commun.
Puis on est tristement passés à autre chose, avec plus ou moins de mal, en tentant, parfois avec succès, parfois non, de faire revivre cet esprit communautaire : entre chouettes week-end vitamines et réveillon sordide. On s’aime toujours autant, mais juste que ce n’est plus pareil que les emmerdes et l’incertitude ont eu un peu raison de notre insouciance. Et puis, l’avenir bordel.
Ces potes là partis de Lyon, j’ai eu la chance de recréer un petit bout de quelque chose avec ma mafia gay, que je ne remercierai jamais assez d’ailleurs. De m’avoir sauvée d’un guêpier sentimental sordide dans lequel j’ai sauté à pieds joints comme une grande, et d’une solitude presque inexorable. Francky, Charlie, leurs mecs, leur ex et les pelles de l’amitié.
LeGeek, mon padawan, me disait qu’il ne savait pas qui de moi ou de Paris était fait l’une pour l’autre. On ne le saura jamais, mais toujours est t’il qu’ici je retrouve cette douce impression que j’ai eu pendant mes 4 années d’école. Celle qui me dit que je suis là où je devrais être. Et ça, c’est quand même super chouette.
Le seul truc qui me fait bizarre c’est que j’ai l’impression de vivre la fin du communisme en URSS. (Ouais je sais j’ai des références bizarres)
D’une communauté étudiante, soudée, avec ses codes, ses rites, son langage, et mêmes ses pratiques sexuelles, tiens, je passe à l’individu. J’ai successivement un Jod (dépressif) à l’apéro, une Chérie entre deux trains pour l’Allemagne, un Pierrot qui passe à Paris pour un entretien, un Francky en week-end.
Et ça, ce n’est pas vraiment 2.0.
9 réactions effrénées à “Ma fin du communisme”
C’est un chouilla cafardeux votre texte mademoiselle, zete plus drôle que ca d’habitude… ou alors c’est moi qui vois la vie en noir jourd’hui.
Arff
Touchant. Bonne courage. Bisous
Mais si, c’est 2.0.
Il y a toi, et quelqu’un d’autre? Vous êtes donc 2(.0).
Je vous laisse je vais jouer à la marelle sur l’autoroute.
Je comprend bien ce que tu ressens, je vie pratiquement la même chose en ce moment. Passer d’une vie d’étudiant presque insouciant à la vie active chronophage et même motivation-phage.
Le plus important c’est de pas se laisser entrainer dans le cycle infernal du train-train, continuer à croire qu’on peut réaliser ses rêves et se garder des moments de n’importe quoi pour s’évader (ça j’ai l’impression que tu t’en sors bien ;-))
La vie étudiante c’est vraiment la meilleur période de la vie pour beaucoup mais la vrai vie après, ça peut être tout aussi bien tant qu’on continue à avancer. Courage !
Good bye Lenine
Tu penses quand même pas te recréer un réseau social à Paris en moins d’un mois j’espère ?
meuhhh marion tu me manques aussi!!!
tu crois que je me fais pas chier dans ma banlieue. viens donc a la remise des diplomes le mois prochain
t’as pensé à pousser au doctorat ? ou devenir prof ?
comme ça étudiante à vie !!
… Sur ce sera plus jamais pareil, je t’envie Chérie, essaies de pas nous remplacer trop vite … Gros bisous ma vieille catin