Micro-typologie des mots d’amour
Il y a des mots que l’on prononce qui ont une sorte de vocation à se réaliser. Les dire c’est annoncer une action prochaine, imminente, un truc qui va se produire, ce sont donc les plus durs (CTB) à prononcer.
Prenez le « Je t’aime » par exemple, c’est toujours une forme d’engagement envers l’autre, même si ces quelques mots peuvent impliquer une multitude de contextes et de réalisations différentes. Même si des goujats les prononcent pour coucher, on peut estimer que dans une majeure partie de la population, ces mots ont encore un sens.
En général, c’est au garçon de le dire en premier, car c’est après tout lui qui a des problèmes d’engagement, je ne suis pas forcément d’accord avec cette affirmation, connaissant des filles avec des problèmes d’engagement, mais ce cas de figure existe, j’ai des copines qui l’ont expérimenté, ce connard de mec qui veut pas s’engager et surtout chérie ne lâche pas ton appart même si tu es chez moi 8 jours sur 7. Quand ce garçon dit enfin « je t’aime » alors que sa copine n’attend que ça depuis quelques mois, cela veut dire qu’il est prêt à assumer cette relation pour de vrai. Il a encore l’angoisse qui lui monte au nez quand elle ouvre un catalogue Ikea, mais doucement, il admet qu’il veut bien faire quelque chose avec cette demoiselle et il fait donc taire cette veine qui palpite sur son front. Brave garçon.
Il y a le « Je t’aime » qui nous a échappé, au bout de quelques jours, à peine, il marque le glas d’une histoire passionnelle, fusionnelle, et annonce pour sa part autant d’emmerdes que de joies. Celui là passera. Si, si.
Il y a celui qui apparaît tout seul au bout d’un certain temps, tout ça parce qu’il vous aura beaucoup manqué, et que le moment était propice, que vous étiez bien, qu’il avait un joli sourire et encore sauvé le chat d’une mort certaine sur les toits de l’immeuble. Il marque un peu le fait que là, cela commence à tenir la route cette histoire.
Il y a 8 mois, je n’avais rien vu de tout cela, les plans cul et autres bidouilles me suffisaient, depuis j’en ai vécu deux sur les trois, on peut dire que j’ai rattrapé mon retard. Je suis telle Moundir, une aventurière de l’amour.
18 réactions effrénées à “Micro-typologie des mots d’amour”
Le « Je t’aime » pré-relation est définitivement old-fashionned que tu n’en parles pas ?
/sad
j’ajouterais à ta liste le je t’aime du début de relation, quand on se rend juste compte que c’est le bon, et qu’on se dit à quoi bon attendre pour le dire, de toutes façons je vais passer ma vie avec.
voila c’était le commentaire cul-cul du lundi. bonne semaine à tous !
Personnellement j’ai eu droit au « Je t’aime » par un mec de vacances au bout de 22h (si si!). Cela ne faisait même pas une journée entière qu’on se fréquentait. Je peux vous dire que ça refroidi très TRES vite!
Récemment encore, je vivais avec une demoiselle qui le disait assez régulièrement… Ca ne l’a pas empêché de draguer / se faire draguer par un mec dans mon dos avec qui elle vit et dont elle porte l’enfant.
Il est terriblement facile de dire je t’aime et de se donner physiquement à l’autre.
Il est plus dur de montrer qu’on aime plutôt que le dire. Il est plus dur d’accepter d’ouvrir les portes de son coeur et de son âme si c’est pour qu’on vous les claquent à la gueule.
En tout cas, j’espère que celui qui te prononcera ses mots le pensera… Ou alors il va se prendre ta quirielle de fans dans la face… Ca… ca sera du gang bang de mandales. : )
J’ajouterai le
« Bisous je t’aime » quand tu raccroches ton tél d’avec un mec du net et que tu dis ça par automatisme …
C’est du vécu et autant te dire que le mec, il est pas près de te rappeler !
Mais sinon, mon mari la première fois qu’il m’a dit « je t’aime », c’était du genre :
- Tu sais bien que je t’aime de toutes façons.
- Aah … Putain tu viens de dire quoi là ?
Je me retire après ce petit témoignage ^^
Je valide grandement le commentaire de Juliette, très cul-cul mais tellement vrai. J’aurais pu l’écrire!
ya le je t’aime qui ne viendra jm
Hum…à croire que j’ai le même mari que Superboulet (nan, je déconne, ils font juste partis de la même race, celle des amoureux maladroits/timides) : le mien, il m’a dit « non, mais c’est pas comme si j’étais amoureux de toi »….(me rappelle plus du contexte exact)…
et moi : « Euh non mais, c’est-à-dire, euh…comment ? hihihihihi (rire bestioune) »
C’est le drame, effectivement : quand on dit à quelqu’un « tu sens des pieds », il part du principe que c’est une information passagère et non définitive, alors que « tu m’aimes » devrait engager à dieu sait quoi. Je m’insurge.
En fait tu tombes super facilement amoureuse!! Espèce de midinette va!! A quand l’abonnement à Voici ???
N’oublie pas de faire un bon lapsus quand tu rencontres sa mère, en lui susurrant un tendre « je t’aime » à la place du traditionnel « bonjour Madame »….
(j’ai bon espoir que ça se réalise, maintenant que je t’ai mis l’idée en tête…)
Ceci étant, ta typologie est loin d’être exhaustive…. Je comprends que tu passes sous silence tes « je t’aime » avinés, mais tu ne devrais pas avoir honte de nous raconter que tu dis tous les jours à ton chat que tu l’aimes….
ça me ferait encore plus plaisir de boire un mojito avec toi pour que tu me re-racontes tout avec les détails…
Je te fais des bisous
« je t’aime ».. il faut le dire à bon escient
Il y a aussi le « je t’aime » d’assouvissement, celui qui traduit la plénitude de l’après…
Le « je t’aime » qui sort tout seul, spontanément après quelques mois de relation est le plus appréciable de tous, je trouve. On sait qu’il est vrai et qu’il est pensé.
C’est très joliment résumé
et ultra guimauve!
Pourquoi les filles ne disent pas « je t’aime »???