Mon premier petit copain foireux, dernière partie
Non l’histoire n’est pas tout à fait terminée.
Je spoile à l’avance : on n’a jamais couché ensemble, que les lecteurs qui viennent ici uniquement pour lire des tâches douteuses sur la banquette arrière de la 205 tunée (non en vrai il avait une Daewoo grise) sortent. Merci.
Avec Sébastien on avait donc rompu début décembre 2002, après 9 mois de bons et loyaux services. Le contact n’a pas été rompu totalement. D’abord sa petite soeur porte le même prénom que moi, donc j’ai reçu quelques SMS qui disaient « Dis à Maman que je rentre pas manger », généralement suivis d’un « Ah merde, bon je me suis encore planté. » Je n’ai jamais osé lui demander à quelle « Marion » il m’avait mise. « Marion boîte de nuit sous un centre commercial », « Marion ex » « Marion chevaliers du zodiaque »?
Puis je l’ai croisé aux Nuits Sonores première édition, ce qui me rajeunit pas, et deux trois fois à une autre soirée électro.
Un an et demi plus tard, j’allais entrer en deuxième année d’école. Fin août, j’étais revenue de vacances avec une entorse à la cheville, contractée dans d’obscures circonstances de soirée, j’en ai déjà parlé. J’ai eu droit à une semaine d’attelle et de repos forcé. Le soir où j’ai pu enlever mon attelle, pour fêter ça, avec mes copines on est allée dans le bar australien dans lequel on peut danser sur les tables et embrasser des Erasmus. Black Russian, wouhou! Et un peu de White aussi, parce que l’on est pas racistes, wouhou!
Au bar, je tombe sur Sébastien, qui était saoul, plus que moi, et de loin.
Dans un élan soudain, on se roule des pelles. Accusons l’alcool.
Fin de soirée, tout ce petit monde se retrouve sur la place de l’Opéra. Les lyonnais reconnaitront. Par ce que je qualifierai d’impulsion subite, avec Sébastien on s’est retrouvés sur le sol, par terre, à se rouler des pelles. Cet acte barbare demeure encore inexpliqué.
Tout ceci est resté sans suite, on a continué à s’envoyer des SMS pour nos anniversaires respectifs pendant encore un an. Ce qui fait au bas mot un SMS chacun. Puis je n’ai plus jamais eu de nouvelles.
J’ai trouvé sa soeur sur Facebook, mais pas lui. Tristesse.
Ah, ce n’était vraiment pas le mec qu’il me fallait.
12 réactions effrénées à “Mon premier petit copain foireux, dernière partie”
Damned. Je suis déçu, j’attendais une fin un peu plus dramatique.
Néanmoins, j’aurais payé cher pour des documents d’archives concernant le roulage de pelles à même le sol. Ca devait être fort, ça oui.
Ah non … il se passe rien fait… :’(
(on était quand même pas drôles à l’époque de notre jeunesse assexuée)
C’est ça la chute?
Nan je blague…
« Elle est belle la jeunesse française »
Rouler des pelles sur le sol de la place de l’Opéra ça devait être pas mal à voir. Enfin remarque on voit tellement de chose là bas que bon ça a du passé presque inaperçu ^^
oui rouler des pelles par terre place de l’opéra on le fait depuis l’antiquité…moi je l’ai fait en deuixmée année c’est dire comme vieux..et c’était la premiére année du bar où australien où on roulait des pelles à des erasmus (australienne pour ma part, pas été original).
Merci pour l’histoire, qui à défaut de queue sortie fini en queue de poisson comme toutes les histoires loosesques.
Comme tu contes bien les nuits lyonnaises… On s’y croierait
J’ai quand même envi de dire… Tout ça pour, ça ?!
Des fois, une bonne grosse histoire loosesque ça assure bien aussi..
Pour un premier coup cher Marion ce petit copain était finalement pas si mal: il a tenu 4 épisodes!
@Mister PN:
Ah non, 5 épisodes finalement. Désolé!
se rouler des pelles au sol place de la comédie? excellent!!!
effectivement, ça finit en eau de boudin cette histoire mais bon tu nosu avais prévenus dès le titre de la saga!
Tu ne parles que d’endroits que je connais bien, ça fait plaisir ^^
Pour ton histoire, triste tout de même. Parfois c’est pas facile de comprendre pourquoi et comment ça s’est fini. Le hasard surement.
A mon avis l’alcool fait plus de couples que meetic