Ne dites pas à ma mère que je sors avec un garçon…
… elle risquerait de sortir le champagne en me demandant son pedigree.
Puis, c’est un drame suffisamment difficile à vivre pour être noté. Je sors avec un garçon. Un garçon sort avec moi. Il râle quand j’ai trop d’apéros tous les soirs auxquels je peux pas l’emmener, du type la réunion de jeunes gens trop génération Y pour être fréquentables. Il me fait du thé le matin, et me propose du paracétamol quand je me sens fiévreuse.
En plus maintenant quand on me dit « t’as vu je suis trop ton genre de mec ». Je ne réponds plus « Bouge pas, je sors mon agenda », je réponds « Oui mais j’ai un mec. ». Ou encore quand on me dit « C’est pas ce soir qu’on se roulera des pelles », je réponds « Bah non, j’ai un mec ».
Ah, douloureuse expression « J’ai un mec ». Je préfère le taper dans un article que de le dire en vrai. En vrai, dire ça, même si c’est une parade que toutes les célibataires du monde utilisent pour se débarrasser des dragueurs lourds, c’est moche, c’est affreux, cela fleure bon la relationnite aigue de la fille qui a rien de mieux pour compléter sa misérable vie.
En général, comme je suis une grande fille indépendante, je dis « Le garçon avec lequel je sors », la périphrase ayant au moins l’avantage d’enlever toute notion de possessivité.
Sans blague, parce qu’il y a pire que la fille qui dit « mon mec » à tout bout de chant, il y a la fille jalouse, celle qui épie le téléphone portable, qui ouvre les historiques de conversations MSN, et essaie de pirater les sessions Gmail, qui demande avec qui tu étais et c’est qui elle. Devenir une fille folle, une espèce de tyran domestique aux yeux fous. L’horreur.
Puis, dans la gradation du pire, il y a la fille chiante, qui n’a plus envie de sortir, qui a juste envie de rester avec son mec au lieu de voir ses amis et qui aussi sûrement que rapidement, devient une sorte de monstre relationnel infréquentable, vu qu’elle ne fréquente plus que lui. Forcément.
J’espère éviter toutes ces tares affreuses, je n’écris plus trop sur mon blog certes, mais c’est juste que
vous vous foutez de savoir qu’il a un tout petit sexe, qu’il dort avec son doudou, et qu’il a une calvitie précoce.
Franchement, ce genre de problèmes ne fait rire plus personne.
11 réactions effrénées à “Ne dites pas à ma mère que je sors avec un garçon…”
Ne digresse donc pas trop sur ces filles chiantes auxquelles je suis certain que tu n’appartiens pas… Enfin, j’espère pour ton mec.
Enjoy !
« Franchement, ce genre de problèmes ne fait rire plus personne. »
Certes restons serieux.
Deadly serious.
Hum pour le doudou, je ne sais pas, ça peut devenir un rival important…
Je n’ai qu’une chose à te dire: Bienvenue au club…
Avant, c’était la liste de prétendant et maintenant mes colocs parlent de liste d’attente.
Les stratégies de dragues toutes plus élaborées les unes que les autres dans les soirées ont fait place à des stratégies d’évitement. (« excuse moi, en temps normal, je n’aurais pas dit non, mais j’ai un copain, oui, et en fait, j’aimerais vraiment si c’était possible, éviter de le tromper! »)
Avant, les questions que je me posais c’était plutôt: qui vais-je rencontrer ce soir? Comment ça va se terminer avec ce charmant jeune homme? Quand va il enfin m’embrasser?
Et maintenant: Est-ce qu’il va m’appeler ce soir? Qu’est ce qui lui ferait plaisir? Est-ce qu’il a plein d’amies très sexy?
Bref, tout fout l’camp!
Et toujours, toujours, je parle de ce garçon avec lequel je sors. Et jamais, je ne dis « mon copain », ou alors je me surprends à le faire. Ca faisait si longtemps.
Fuck mon indépendance de fille libre et féministe, j’avoue que j’aime cette tranquille et délicieuse dépendance qui s’éveille…
Je suis d’accord avec @Mlle Jones, et je pense que ça mérite un article même !
Ouep…
(pensive)
Ca fait trois mois. Ca fait bizarre.
Bienvenue au club !
il est chef de projet ?
Toutes les nouvelles catastrophiques sont elles annoncées un 11 septembre ?
J’adore !
J’ai de la chance on dirait, la fille avec qui je sortais n’est jamais devenue comme celle que tu décris… je l’ai donc épousée…
j’ai peur d’avoir commis un crime a lire tes lignes !
j’ai moi aussi une petite amie, depuis déjà deux ans avec des hauts et des bas, plus de haut malgré tout.
Mais certains différents l’on poussée à se mettre ses amies à dos. Peut être un peu à cause de moi, du fait que je lui prenais beaucoup de son temps, peut être trop pour ses amies.
Du coup maintenant plus d’amies, et des regrets, des reproches (rarement).
Mais tout s’arrange, avec le temps, elle s’ouvre a nouveau vers l’amitié et je la vois partir, peut être un peu trop vite. Elle retrouve son indépendance, ce qui me ravi pour elle et m’inquiète pour nous.
L’autre jour elle m’a parlé d’un garçon, et de partir en vacances sans moi…