Où l’on est rock’n roll

10 avril 2009

Cette semaine je n’ai pas écrit. Honte à moi. Pas le temps. Il paraît même que je suis moins rock’n roll qu’avant.

Etre Rock’n Roll, en voilà une expression désuète. Normal, elle vient de Pascal (Allez sur son blog, il est super : bien écrit, drôle et intéressant. Et je dis presque ça parce que je le vois tous les jours dans l’open space.). Il m’a demandé, à la lecture de mon dernier article « Mais Marion t’es pas amoureuse quand même? ».

Donc parce qu’on embrasse chastement un joli garçon en pleine nuit on est amoureuse et pas rock’n roll? Ah. Tristesse. Je proteste, je m’insurge, je suis rock’n roll.

Je suis la digne héritière de l’attitude rock’n roll : je bois, je chante en criant très fort, j’hurle de rire, je prends des substances mauvaises pour mon corps (la red bull), j’oublie de me démaquiller quand je rentre trop tard, je déchire mes collants, j’oublie de nourrir mon chat, je casse un talon à défaut de casser ma guitare, je fouette des gens qui n’avaient rien à faire là, je mord des oreilles et je lèche des épaules, je rentre à pied sous une averse. Presque tout en même temps.

C’est le printemps. Avec cela tout un cortège d’apéro et de soirées reviennent au pas de course.

Jeudi dernier, avec Flo, on est allée à la « Nan mais Tu vas pas sortir comme ça?! ».Le but étant de venir habillé d’une façon insortable. Le thème étant axé autour du cuir, j’ai pour l’occasion ressorti le chapeau haut-de-forme volé un jour dans un bar à 5 heures du matin par une Chérie en grande forme. Et le joli martinet que l’on m’avait offert pour mes 20 ans. On a les accessoires que l’on mérite. Ce fut rock’n roll, oui monsieur. Vu que j’ai rencontré un « C Jérome » des temps modernes, auquel j’ai jamais répondu, et un garçon déguisé en pirate, qui m’a ajoutée sur FB, mais à qui j’ai pas trop envie de parler non plus. Vendredi dernier c’était l’apéro que l’on sait, et samedi soir une autre soirée, avec d’autres gens et d’autres lieux. J’ai embrassé un Jeune Branleur de Droite, mais c’était suite à un pari, que ma conscience de gauche me pardonne.

Rappelez moi également de plus me mettre en mini robe et en bottes quand je suis dans un quartier aussi pittoresque que Pigalle. Je suis rock’n roll mais j’ai encore un minimum de dignité.

Les roulages de pelles en série, c’est un peu comme un casting de la nouvelle Star, on voit plein de candidats, et il y en a que l’on aimerait bien avoir à Baltard.
Reste à les y emmener.


13 réactions effrénées à “Où l’on est rock’n roll”

  1. pascaloo le 10 avril 2009 13:09

    rouler des pelles c’est rock’n roll..
    t’es vraiment amoureuse de ta dernière pelle !!

  2. Universe le 10 avril 2009 16:42

    on peut aussi voté comme pour la nouvelle star ?

  3. Marion le 10 avril 2009 17:10

    @ Univ : ouééé et un casting aussi !

  4. Miss E le 10 avril 2009 19:55

    Et un hit des inoubliables!!

  5. Capu le 10 avril 2009 21:29

    Moi, je l’aime bien le Jeune Branleur de Droite. Peut-être parce que je suis une Petite Conne de Droite.

  6. Simon le 10 avril 2009 22:26

    Genre « être rock’n roll » c’est de Pascal ! GENRE.

    Et être rock’n roll ça exclut toute connaissance de la Nouvelle Star normalement :p

  7. DrMorisset le 11 avril 2009 0:41

    Y parait que le jeune branleur de droite embrasse mieux que le gaucho de base, mais qu’il bande mou.

  8. Tiriel le 11 avril 2009 1:56

    Je me dois d’appuyer Simon.
    Namého, on a ses principes tout de même.

    Encore que, de nos jours…

  9. Le Garçon Insolent le 11 avril 2009 19:34

    Le jour ou tu ne seras plus rock’n roll, je ne serai plus insolent!

  10. Flameboy le 11 avril 2009 21:21

    Waw, ça c’est être Rock’n'Roll. ♥

  11. ... le 15 avril 2009 15:03

    Mon Dieu… être rock’n'roll… qu’est ce qu’être rock’n'roll ?

    c’est peut être avoir le coeur qui bat à la même allure que la grosse caisse de « don’t be afraid of the dark » des Sonics ?
    c’est peut être envoyer un magnifique coup de poing à la face d’un type juste parce que la violence est la chose la plus risquée et la plus suave que je connaisse avec l’amour ?
    c’est peut être décider de partir, de tout foutre en l’air, sa vie, sa famille, ses amis, ses amours ses sacro-saintes possessions qui te définissent par rapport aux autres…seulement comme ça, pour le fun…car rien n’a d’importance.
    c’est aimer sa femme, son couple, cet idéalisme désuet en nourrissant une passion folle et libertine avec d’autres ?
    c’est peut être ne jamais pleurer ceux qui partent pour se réjouir de ceux qui restent ?
    c’est aussi tout bruler juste pour le plaisir de voir tout cramer…

    Mais c’est une erreur que de vouloir montrer que l’on est rock’n'roll, (comme de le définir d’ailleurs) ; il faut juste le faire sentir aux autres, le regard suffit amplement : pas besoin d’accessoires, de démonstrations, de costumes.
    le parfait courtisan de Castiglione l’a très bien compris…

    pourquoi ai je écrit ce commentaire ? Comment suis je arrivé ici ? j’en sais rien et je m’en moque…
    ce que je peux dire c’est que tu n’es pas rock’n'roll !

    je finirais juste sur ce commentaire avec le titre d’un ouvrage de Klosterman : « je, la mort & le rock’n'roll »

  12. Marion le 15 avril 2009 15:15

    Hé « … » du calme, justement si tu sais pas comment tu es arrivé ici ne penses tu pas que tu mécomprends totalement l’auteur de ces lieux?
    Rappelons que la plupart du temps je plaisante, je me fous d’être rock’n roll, ou non, ou pas, ou oui ou que sais je, c’est une réponse à une vanne qu’on m’a envoyée dans la journée, rien qui ne mérité 25 lignes de commentaires :)

  13. ... le 15 avril 2009 15:43

    haha ! Je plaisantais ! je devais m’occuper pendant 5minutes au travail alors je suis parti sur cette burlesque tirade…
    le titre était accrocheur alors je m’y suis accroché !

    rock’n'roll

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