Le crash-test des travaux

Pour ceux qui ont vu une des premières saisons de How I Met Your Mother, Barney y exposait une théorie très intéressante, celle des autoroutes. En gros, chaque relation suit un chemin sur sa propre autoroute, et à un moment, elle se dirige inéluctablement vers la sortie. Il y a la sortie du premier soir, la sortie des trois semaines, la sortie des trois mois, la sortie à un an, la sortie à trois ans, la sortie à sept ans.

En creusant un peu la métaphore de la route, et croyez-moi, cela m’en coûte, je n’ai pas le permis, on peut aussi estimer que cette trajectoire est émaillée de crash-tests qui vont déterminer si l’on prend la prochaine sortie ou non. Dans ces crash-tests, on trouve le premier week-end à deux, les premières vacances, la rencontre des parents, la rencontre avec le terrible chat, le test de la cohabitation, etc.

Avec le Dernier Garçon, on s’est plutôt bien débrouillés sur les autres crash-test jusque là, alors, non sans appréhension, sans angoisse pour l’avenir et se poser des questions sur la future garde partagée de la balance électrique offerte par sa mère, on s’est lancé dans un gigantesque crash-test, le pire de tous : la réfection de l’appartement, à deux, dans des fringues sales.

Tout commence dans un magasin de bricolage, à choisir de la peinture, chose pour laquelle jusqu’à une date récente, je n’avais strictement aucune connaissance.

« Mais c’est quoi de la monocouche ? On devra passer qu’une couche ?
– Non, justement, on devra en passer deux.
– Mais, pourquoi mono ? Faudra pas passer plusieurs fois avec le rouleau ?
– Non, il faudra passer deux couches
– Je comprends toujours pas ? Pourquoi deux couches si c’est une monocouche ?
– …»

« Ma chérie, tu peux aller prendre du papier de verre ?
– Je prends quoi ?
– Bah du gros grain
– Euh…
– … Laisse je vais y aller »

Je vous passe le détail de la demi-heure passée devant les peintures pour choisir la bonne teinte : « t’es sûre que tu veux bien celle que j’ai choisie ? » « mais oui, il est très bien ce gris » « non mais je suis nul en couleur, on prend celle que tu veux » « non la tienne ». Sachant qu’il s’agissait de couleurs différentes d’environ un demi-ton.

Le lendemain, nous y voici, chacun dans vieux jean, à déplacer les meubles, et à devoir scotcher une bâche pour protéger le parquet. Dans un premier temps, il tendait la bâche, je posais le scotch.
« Marion, on a dit droit le scotch ! Et scotche la plinthe, pas le mur ! Fais un effort !»
– Mais j’y arrive pas, il y a ton bras devant moi ! »

Devant tant d’incompétence manifeste de ma part, il a posé le scotch et tout allait mieux.

Je ne sais pas vous, mais j’ai un souvenir assez mémorable de voir mes parents bricoler, ou plutôt, de voir ma mère commander un travail de bricolage à mon père, comme poser une porte de douche, entendre mon père hurler contre cette-putain-de-notice qui veut rien dire, contre les objets, les trucs qui vont pas comme il veut, contre ma mère, voir ma mère faire l’inspecteur des travaux finis et mon père lui crier dessus d’avoir réclamé des travaux si chiants. Autant vous dire, que le bricolage, chez moi c’est culturellement source de conflit.

Le Dernier Garçon a de son côté un père plutôt doué pour le bazar et qui a appris à ses fils certaines tâches manuelles, mais de manière plutôt musclée. En criant et avec beaucoup d’exigences sur les résultats attendus, donc.

Quelque soit le côté, on peut dire que le bricolage est plutôt une épreuve de la vie qu’un chemin pavé de roses.

Une fois la crise du scotch réglée, il m’a interdit de poncer : « je veux pas que tu encrasses tes poumons ». La vraie raison étant que je n’allais pas tenir dix minutes avec ma faible condition sportive. Puis on a sous-couché, mis une première couche, puis une deuxième le tour dans la joie et la bonne humeur. C’est plutôt amusant de peindre, surtout quant j’essaie de voir cela comme une gigantesque pose de vernis à ongles : base, première couche, deuxième couche, top-coat (finitions). En plus salissant, bien sûr.

Tout s’est donc passé dans le meilleur des mondes, ce qui au vu de nos backgrounds respectifs, n’était pas gagné… Jusqu’au terrible moment où il a fallu remettre les appliques au mur. Les fils étaient trop courts, on n’en avait pas de rechange, donc il a galéré, beaucoup, pendant environ une heure. C’est là que j’ai vu cet amour de garçon prononcer un torrent d’injures que je ne pensais pas possible venant de lui, qui est si doux, si délicat, si poli, si bien élevé, si civilisé :

« Putain de cons qui ont posé ces trucs ! C’est dangereux ! Putain de merde ! Bandes de connards ! Bras cassés ! Pignoufs ! Pourquoi faire 6 cm de fil quand on peut en mettre que trois hein ? Connard ! Si j’avais ce putain d’électricien je lui planterai le tournevis dans l’œil là ! »

Et autres mots fleuris et insultes en breton dont je ne me rappelle déjà plus. Autant vous dire que j’ai bien cru voir mon père face à un objet qui lui résiste. Ce qui n’est pas sans m’inquiéter.

Putain, cinq ans

J’ai bien compté. Mais depuis quelques jours, ce blog a cinq ans. J’avoue, j’ai failli oublier la date. Tout ça parce que Facebook ne l’annonce pas.

Cinq foutues années pendant lesquelles j’ai très peu scrupuleusement raconté des bêtises ici. Limite je ne voulais pas le fêter. Bon, j’avoue sur les blogs, la mode pour fêter son blog-anniversaire c’est de trouver des sponsors, se faire offrir des trucs et des bidules tactiles et se faire rincer par des marques en mal de visibilité pour faire « plaisir aux lecteurs ». Je vous aime beaucoup les lecteurs, mais faut pas déconner non plus, déjà qu’organiser mes propres anniversaires est un sacerdoce…

Donc pour faire simple et résumer ces cinq très chouettes années ici, voici quelques chiffres et données qui ont émaillé ces 5 années de vie de blog :

632 articles
8813 commentaires
Aucun classement rationnel des articles
Pas ou peu de tags
Aucun intérêt, appétence ou talent particulier pour le référencement.
Un gentil admin qui vide régulièrement la base de logs sinon la base de données fait la gueule.
3 ans et 3 mois de célibat plus ou moins joyeux
6 mois d’emmerdes
1 ans et 4 mois (tout pile) de joies avec le Dernier Garçon
Un chat, 3 ans, deux kilos cinq, 25 tonnes de mauvais caractère.
Un stage, Un CDD, deux CDI.
Deux apparts, 56 mètres carrés en tout. (Merci Paris)
Nombre de relous : inconnu.
3 ans et 3 mois à Paris, 1 ans et 9 mois à Lyon.
Nombre de mojitos éclusés : inconnu.

Putain, cinq ans.

La terrible liste des effroyables series TV qui prennent du temps à suivre

Souvenez vous, au tout début que l’on était ensemble, une des premières choses que l’on s’est présentées avec le Dernier Garçon, ce sont nos séries TV préférées.

Depuis, la situation n’a fait qu’empirer, et la situation est devenue critique de part le volume de séries suivies ou regardées dans leur intégralité. C’est quand même formidable, on arrive à ne plus avoir envie de regarder la télé, à se dire que c’est fini la perte de temps devant l’écran, pour vite replonger dans une addiction quasi similaire à base d’écran projetant des images et de surface moelleuse sur laquelle s’allonger. Donc pour changer un peu de d’habitude ici et enfin confesser au monde, que dis-je à l’univers, cette terrible chose, voici une liste, certainement pas exhaustive, et vaguement thématique de l’étendue du désastre.

Les séries qu’on a découvert à deux.

Misfits. Imaginez la fille cachée des amours coupables (je paraphrase Dédé Manoukian là, hein) entre Heroes et Skins. On obtient une série anglaise assez géniale, complètement anti politiquement correcte sur l’histoire d’une bande de jeunes délinquants anglais qui obtient des supers pouvoirs. Rien de joli et de propre là-dedans, on se doute bien qu’il ne vont pas s’en servir pour sauver le monde, mais pour sauver tant bien que mal leur peau. A noter, sauf si vous avez passé des années en banlieue anglaise, les sous titres sont obligatoires, l’accent y est, dirons-nous, très marqué. C’est jouissif, hypra drôle et excessivement bien fichu, non Misfits, ça a le génie des séries anglaises.

Chuck : Notre grand plaisir du moment. Connue il y a bien 8 mois, cette série, je ne pouvais pas la regarder. L’acteur principal ressemblait beaucoup trop à mon (enfoiré d’) ex. Depuis, le temps a fait son œuvre, et magie de la mémoire, je confonds désormais leur deux apparences, dans des souvenirs très flous et très lointains. Cette série est nerdy à souhait, imaginez un geek un peu paumé qui se retrouve à devenir le super ordinateur des Services Secrets. Rajoutez beaucoup d’humour, des références un peu partout, de l’action, des personnages excessivement attachants, des bad guys, et un scénario très cool qui se prend pas la tête et qui vous force à regarder l’épisode suivant, voilà comment on a tombé les trois premières raisons en quelques semaines.

Glee : Celle là, tout le monde ou presque connaît, la plupart des mecs détestent, ça chante, ça danse, c’est la plupart du temps ridicule et le scénario est devenu un poil creux, mais le mien continue d’adorer, musicien dans l’âme, il chantonne avec les personnages et tape des mains quand il y a du rythme. Moi, de mon côté, je suis une boule de sensibilité, qui pleure à la moindre vocalise.

Better Off Ted : Une que je lui ai présenté et qu’on a continué ensemble, le monde impitoyable d’une grande entreprise capitaliste et quasi satanique. Cynique, loufoque, et malheureusement arrêtée au bout de deux saisons. Tristesse absolue.

Community : Ah, Community. Mes copines ne comprennent pas l’intérêt de la série qui fonctionne à l’humour de référence (geeks, et souvent très obscures). Vos potes geeks vont adorer et trouver ça génial. Moi je me demande à chaque épisode ce que prennent les scénaristes, au juste, et s’il ne leur en reste pas un peu. Du coup, j’adore.

Modern Family Pour voir ce qu’est devenu Al Bundy, pour l’accent hispanisant de sa femme dans la série et pour voir un vrai couple gay, pas une caricature, qui a adopté une petite fille. En vrai car c’est une super comédie qui change la vision que l’on a du sujet « famille » aux Etats-Unis. Surtout si comme moi vous avez trop regardé Notre belle famille plus jeune.

Mad Men : On ne la présente plus, la série sur les années 60 et la pub’, ultra réaliste. Tellement réaliste que je suis obligée de la regarder à petite dose, tellement la condition des femmes me met mal à l’aise.

Breaking Bad : Je connaissais déjà. Tellement glauque et angoissant que c’est à petites doses uniquement, même si c’est objectivement très très bien.

(petite nature)

Sinon on a regardé Walking Dead, monsieur est fan des comics, V, mais ça s’est arrêté, c’est parce que j’adooooore à la folie les séries de SF, vous parler à une fan absolue de la franchise Stargate. Du coup on a Firefly qui nous attend au chaud. On a ri, beaucoup, devant the IT crowd, et je veux regarder Games of Thrones, mais il veut lire les livres avant donc j’attends.

Les séries que l’on connaissait déjà et qu’on regarde ensemble

How I met your mother : Je sais, c’est plus très drôle, plus très novateur. Mais bordel, on veut savoir qui c’est la mère !

The Big Bang Theory : je ne peux pas m’empêcher de ricaner bêtement devant, impossible.

True Blood : Moi pour Eric, sinon par habitude car la saison 1 était bien, et pour le générique (il paraît qu’il va changer, je suis désespérée).

Scrubs : Quasi terminé la série, elle devient moins bien avec le temps, mais ça se laisse regarder, pure distraction.

Sinon, monsieur prend des cours de rattrapage sur Californication, pour qu’on regarde ensemble la dernière saison.

Les séries que je regarde toute seule, de manière plus ou moins coupable

Spartacus Blood&Sand et Gods of The Arena. En gros, cela raconte l’histoire de Spartacus, de manière plus ou moins déformée, comment il est devenu gladiateur, comment il en est venu à se révolter, etc. C’est hypra violent, hypra sexuel et vraiment cliché. Certains diront que c’est un nanar absolu. J’ai envie de dire que c’est pour ça que l’on aime. Pour moi, c’est tellement violent, tellement exagéré, mais surtout tellement assumé que cela confine au pur génie, celui que l’on regarde tout seul dans son coin comme s’il l’on était en train de vider le pot de glace.

Gossip Girl & 90210 : séries de filles, c’est le même principe que de feuilleter un magazine féminin, après on a envie de mettre du vernis et de se faire un brushing.

Pretty Little Liars : Découverte lors des vacances de Noël de l’ennui à Lyon, c’est un mélange de Desperate Housewives et de Gossip Girl, je regarde les deux, je ne pouvais qu’accrocher. Après, les garçons y sont mignons, et ils font tout pour qu’on regarde le suivant, alors…

The Vampire Diaries : Mieux que Twilight, moins trash que True Blood, moins bien que Buffy, mais sympa comme tout quand même, et puis j’adore les histoires de vampires suite à un fantasme adolescent sur Entretien avec un Vampire, alors…

J’en ai certainement oublié, je pense consulter. Mais vous pouvez suggérer aussi, hein !

Le lit, lieu de toutes les batailles

Depuis donc tois ans et demi que j’étais dans mon mini studio sous les toits, je dormais sur un canapé-lit. Amené en petits morceaux dans des boîtes, matelas encore roulé et sous plastique, depuis le grand Suédois de Lyon. J’avais choisi avec le plus grand soin un BZ, qui s’ouvre en tirant et pas un clic-clac qui s’ouvre en dépliant. C’est une différence très importante vous savez. Le BZ ayant l’avantage de pouvoir garder les draps et la couette en place une fois replié et ne force pas à tout ranger dans un tiroir du dessous. Et surtout, il n’a pas l’audace de basculer en pleine nuit car, suite à une repas trop chargé, on est devenu un peu trop lourd et on fait pencher le lit telle une vieille balance rouillée. Pour ensuite tomber sur le sol. Riez, riez, ça m’est déjà arrivé.

Je me demande d’ailleurs ce qui peut pousser tous les ados de la terre à réclamer un canapé lit en même temps qu’un scooter, moi y comprise, dans la mesure où – vieille conne que je suis devenue – rien ne vaut un lit douillet plein de coussins. Sans doute en prévision de gagner de l’espace pour avoir un lit deux places et de ramener sa petite copine en douce. Quoi que, quand on est jeune et fou, le lit une place, cela a son charme. Fin de la parenthèse.

Avec un matelas couchage régulier, le plus cher, histoire de ne pas me tuer le dos, déjà que je ne fais pas de sport, on n’allait pas en rajouter comme ça à ma mauvaise condition physique. Puis, ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai pris un 160. Un grand lit. Un poil trop grand pour le studio. Si grand qu’on peut quasi y dormir à trois. Ne cherchez pas, ça tient, j’ai testé un soir de cuite entre copines. Rien de sexuel.

Depuis trois ans, je suis l’heureuse propriétaire d’un BZ très douillet, qui a constitué le point névralgique de l’appartement pendant tout ce temps. Le temps a fait son œuvre terrible, et un boulon est tombé, la barre centrale ne tient plus, le matelas a absorbé tellement de liquides divers, scabreux, ou de chocolat chaud de régression, ou de sauce soja des sushis de lendemain de soirée, ou bien du Mister Freeze – mon ultime rempart à la gueule de bois, ce que je mange quand tout l’espoir est perdu – il grince horriblement, qu’il va bien falloir s’en séparer un jour.

Ce n’est pas l’amour qui dure trois ans, ce sont les canapés-lits Ikea.

Ces considérations d’équipement, non pas pour vous aider à vous endormir, mais pour amener un sujet grave : le lit, ce combat.

Le premier combat est celui de la température. Je suis ce que l’on peut qualifier de malade mentale. Même par 30° la nuit, je suis incapable de bien dormir sans une couette très épaisse sur moi. Le Dernier Garçon lui ne supporte pas la chaleur. En bon Breton, il a chaud à partir de 24° au soleil. Récemment, à cause des températures qui rendaient l’appartement sous les toits invivable la nuit, il a gagné, et on a enlevé la couette pour mettre un drap à la place. Donc chaque nuit, je me réveillais, en tirant et retirant le drap, en grelottant alors que j’avais chaud et en me collant à lui, qui avait déjà trop chaud « : « mais j’ai froid ». Depuis, j’ai gagné, et j’ai remis la couette, je me roule en boule dessous, tandis que lui est à moitié dessus. Un point pour moi.

Le deuxième est celui de l’espace. On pourrait croire que dans un lit 160 on dispose de tout l’espace souhaité. C’était sans compter l’intervention du chat. Parfois, quand le matou est de bonne humeur, il décide de se coller à moi la nuit. Pile dans l’espace que je laisse entre le rebord et moi. De l’autre côté dort le Dernier Garçon, toujours en ronflant, toujours en grinçant des dents, mais toujours sans me réveiller, c’est beau. Ce qui fait que je me retrouve coincée, comme si l’on dormait à trois, sans pouvoir bouger. Je ne sais pas par quel miracle de la nature, mais ce chat – deux kilos et demi- est un poids mort, il est impossible de le bouger d’un poil, alors je pousse le Dernier Garçon – soixante-sept kilos- qui roule un peu plus sur le côté, sans râler, heureuse nature qu’il est. Un point pour le chat.

Le troisième combat est celui de la folie nocturne. Quand lui me réveille en pleine nuit pour me dire « Il faut faire un trou dans le mur. ». Et moi de ne pas comprendre, de lui demander s’il ne serait pas en train de rêver de Minecraft au juste. Moi je me réveille en sursaut, je lui dis qu’il y a des serpents à un mariage neutre. Il ne comprend pas. Je répète, il ne comprend toujours pas. Je pleure dans un demi-sommeil. Il me dit que je suis en train de faire un cauchemar de mes deux grandes phobies et que ça va aller. Un point pour lui pour la compréhension.

Le dernier et ultime combat est celui de la violence conjugale. Pendant une nuit paisible, j’ai ouvert les yeux, pile au moment où son front rejoignait mon nez pour un magistral coup de tête dans son sommeil. J’ai crié, cela l’a réveillé, il s’est excusé. Le lendemain j’avais le nez un poil contusionné et un joli mal de tête. Pendant une autre nuit paisible, j’ai entendu le parquet grincer bruyamment, j’ai alors cru qu’il était debout pour un verre d’eau dans la cuisine. J’ai donc décidé de m’étirer, de prendre toute la place. C’est là que je lui ai mis un magistral coup de coude dans son œil droit. La personne sur le parquet, c’était le chat, toujours deux kilos et demi, toujours plus bruyant qu’un grand garçon d’1m84. Je me suis rendormie après le coup, sans même m’excuser. Egalité dans la violence, prime pour moi pour le sommeil profond. Un point de diversion pour le chat.

Le pire dans l’histoire, c’est que c’est le chat qui gagne. C’est pas comme s’il dormait dessus toute la journée. Non, non, non. Enfoiré de chat.

Le dilemme du nouvel appartement

Donc on a un nouvel appartement. On a quasi tout rangé, on pense repeindre les murs, mais je ne vous parlerai pas de déco dans cet article, j’ai déjà un traumatisme sous-jacent sur le sujet dont je parlerai certainement un peu plus tard. Non, le problème du nouvel appartement c’est qu’il comporte un luxe inconnu dans mon studio d’antan: un lit et un canapé. Le lit ne se transforme ni en canapé, ni en salle à manger le jour, ni même en lieu d’apéro le soir. Il ne contient pas de miettes et ne se retrouve pas tâché au vin rouge. De même qu’on a un frigo qui tient plus de deux bouteilles de coca alignées, et une salle de bain avec baignoire. Du chauffage, l’eau chaude, pas de câble électrique dans la douche, une fenêtre dans la salle de bain…J’ai limite l’impression d’être Liliane Bettencourt tellement tout ce luxe est indécent.

D’ailleurs, cela me fait penser à un truc que je soupçonnais depuis longtemps, une des principales raisons pour lesquelles les gens se mettent en couple dans les grandes villes, et Paris, n’en parlons pas, c’est pour optimiser le logement. Qu’est ce que l’amour à côté d’un dressing qui tient toutes nos paires de chaussures, franchement ?

Face à tout ce luxe, chaque jour, en rentrant du boulot, mon cerveau rentre dans une sorte de frénésie intense de dilemme. Mon ange et mon démon personnels s’affrontent dans une lutte sans merci, pour savoir si je dois être une fille chiante ou une fille sympa. Entre profiter un peu du luxe du nouvel appart, et faire ce que j’aime faire d’habitude avec le Dernier Garçon. Tout commence par la question : « je rentre directement ou je fais quelque chose avant ? ». Au choix, aller boire un verre, aller au cinéma, aller à un apéro, etc.

Démon personnel : « Non, rentre, tu pourras prendre un bain pendant que le Dernier Garçon te prépare un bon petit plat »

Ange personnel : « Non mais ça va pas ? Allez faire un tour au bar d’en bas d’abord, il faut toujours avoir de bonnes relations avec les commerçant du quartier. »

– Mais, non, Ange, ils ont du vendre un rein pour payer la caution de l’appartement, ils doivent rentrer, car ils n’ont pas le premier sou pour fraterniser avec cette racaille que sont les tenanciers de bars.
– Que nenni, tu sais bien qu’en gens déraisonnés, ils ont toujours une petite enveloppe pour ne pas tuer leur vie sociale.
– Mais, c’est qu’elle bosse le lendemain Marion.
– Oui, mais je te rappelle qu’il y a une voisine folle au-dessus qui marche en talons tous les soirs sans s’arrêter, cela n’a rien de reposant. Donc autant sortir !
– Mieux vaut la voisine que les relous du coin du bar.
– Oui mais regarde comme elle dépérit Marion quand elle ne sort pas ou quand elle s’ennuie en soirée, elle a besoin d’une vie sociale cette petite. Et puis elle adore les relous dans le fond, discuter avec des piliers de bars obscurs, ou juste des inconnus, et chanter faux.
– Oui mais il faut bien profiter du nouvel appartement, regarde comme c’est douillet, et ils ont plein de séries à regarder…
– Oui mais non, elle est trop jeune pour devenir chiante et boire de la tisane le samedi soir !
– Mais tu dis n’importe quoi, on est jeudi ! »

C’est ainsi que l’on se retrouve avec une migraine carabinée, et que l’on rentre effectivement ronchonner en réclamant du paracétamol et un petit repas.

Les cons avec des poussettes

Au risque d’encore me mettre le lobby des heureux parents à dos, je vais dans cet article vous raconter des saynètes effroyables dont j’ai été le témoin malgré moi.

Un terrible fléau sévit dans les villes et leurs transports en commun, il envahit l’espace vital, et fait culminer la grossièreté de leurs propriétaires à son paroxysme. Ce sont les poussettes, et surtout, les gens avec des poussettes.

Par un beau samedi matin du mois de juin, nous voilà, le Dernier Garçon et moi, partis acheter des cartons. Heureux et le cœur léger, on allait à grands pas, ayant mis ce jour là, pour être plus agiles, ballerines simples et souliers plats. La boutique spécialisée dans le déménagement n’était pas très loin de mon ancien chez moi, mais suffisamment éloignée pour rentrer en bus une fois les bras chargés de cartons. Car les cartons, à défaut d’êtres lourds, sont encombrants.

Dans le bus, pile poil un arrêt avant notre descente, un couple monte, un enfant qui marche et un enfant dans une poussette. Avec nos cartons de 1m de large, on occupait l’espace où les gens se tiennent debout en général, qui est aussi celui où l’on gare les poussettes. Comme on est des gens polis, on s’est poussés avec nos grands cartons pour prendre chacun une allée du bus, en se tenant tant bien que mal aux barres du bus pour leur laisser la place. Et puis. Et puis c’est tout, même pas un merci de la part du couple, rien, que dalle, nada, niet, nein. Même pas un merci inaudible, jusqu’à présent aucun de nous n’est sourd. La place leur était due, et l’on pouvait bien se casser la gueule avec nos cartons, ils s’en foutaient.

Près d’une semaine plus tard, nous voilà dans un métro, pour aller chercher un Vaporetto chez une copine afin de nettoyer l’ancien appart. Voilà toute l’essence du bonheur du couple moderne, aller chercher un nettoyeur vapeur un dimanche après midi. Dans un métro suffisamment plein pour que les nouveaux arrivants ne puissent pas s’asseoir. On monte dedans en même temps qu’un couple de personnes âgées. Le monsieur manque de tomber au départ du métro, il s’appuie contre les portes, en face, une colonie de gamins assis sur les strapontins. Le vieux monsieur râle devant cette jeunesse décadente, leur mère lui dit en gros d’aller se faire foutre, ou bien de demander plus gentiment la place. Soit.

J’emmène le Dernier Garçon un peu plus loin dans le métro, afin qu’il ne devienne pas subitement un membre de la ligue des personnes âgées opprimées. On se met pas loin des places en carré. Le métro s’arrête à nouveau, rentre une famille, 5 enfants, une poussette, quatre qui marchent. La mère se rue sur les places en carré, note qu’elles sont toutes prises et dit brusquement à deux personnes qui n’avaient rien demandé : « Vous pouvez vous lever ? ». Et y assoit deux de ses enfants.

Je crois que ce métro était maudit, la chance qu’on a eu c’est que l’on est descendu juste après.

Mon ancien appartement était situé dans un quartier de vieilles dames à chiens et de familles riches à poussettes. Chaque fois que je sortais, à tout hasard faire des courses, le samedi ou le dimanche, j’étais face à une nuée de poussettes qui se déployaient dans le quartier aussi sûrement que les pollens allergènes attaquent la moitié de la population parisienne pour leur filer le nez et les yeux qui grattent. Je slalomais, donc, et je me retrouvais toujours bloquée à un endroit du parcours, par une poussette qui refusait de bouger de 1cm de côté.

Non mais sérieusement vous avez vu la complexité technologique de la chose ? Ca se plie, ça se déplie, ça se transforme en je ne sais pas quoi, certaines sont double ou triples sur la largeur, d’autres sur la longueur, ça protège de la pluie, du vent, de la neige, et pourtant. Autant de technologie réunie en un seul ustensile, et il n’y en a pas une qui est foutue d’être maniable et de ne pas squatter l’intégralité du trottoir.

Je me doute bien qu’il existe aussi des gens civilisés qui remercient ceux qui laissent une place dans le bus, ou bien qui réalisent qu’ils empêchent les gens les bras chargés de leurs courses de la semaine de passer, mais j’ai comme l’impression que pour beaucoup la poussette est une sorte d’équivalent moins controversé du 4×4 en ville. Concentré de technologie, polluant – un bébé ça pue – et qui permet à leurs propriétaire à prendre toute la place,de rouler sur les fleurs sans demander leur avis aux autres.

Poussette-toi de là que je m’y mette.

Quand le déménagement va, tout va II

En mars 2008, j’emménageais dans mon studio parisien. Sous les toits, petit, mais c’était mon premier appart, à moi, où je pouvais faire exactement ce que je voulais, avec qui je voulais. J’avais débarqué avec le break de Papa, conduit par Papa, rappelons que je suis inapte en conduite, que je n’ai pas le permis, et que même à vélo je suis un danger public. Break rempli de boîtes de meubles suédois en kit, d’un sac de fringues, d’une télé cathodique, d’une couette, d’un lisseur à cheveux et de quelques livres.

Ceux qui suivent depuis cette époque savent que les boîtes de meubles en kit ont trouvé le moyen de bloquer l’ascenseur ridiculement petit, que j’ai passé ma première nuit dans mon appart sans placards et que le reste des locataires du 8ème étage m’a maudit sur sept générations.

En trois ans, se sont amassés dans l’appartement : d’autres sacs de fringues, une machine à laver séchante – alias mon premier investissement d’adulte – , un micro-onde grill qui n’est pas foutu de cuire une pizza surgelée, une quantité astronomique de poussière , ainsi qu’un chat de deux kilos et demi beaucoup trop capricieux. Tout plein de choses qu’il allait falloir déplacer, ranger, trier et apporter dans le nouvel appart.

Comme c’était mon déménagement de grande fille, j’avais fait les choses bien : équipe de potes recrutés depuis quelques jours pour aider à porter, camion loué, cartons empaquetés, étiquetés, triés, tout. Chat dans son sac. J’ai gardé la TV cathodique, jeté une table basse qui tenait plus debout ainsi que l’armoire suédoise penchée, et j’ai remarqué honteusement que j’avais autant de cartons de cosmétiques que de cartons de livres. J’avais préparé un petit dej pour tout le monde, jus de fruits et brioches, et le nouvel appart attendait avec des bières au frais. Du luxe.

Puis j’ai regardé mon appart et toutes les traces de ces trois jolies années passées : la tâche de rouge sur le parquet (et celle de vodka, de chips et autres stigmates de soirée), l’emplacement pour la machine à laver rajouté par un gentil plombier du magasin d’électroménager, la nouvelle serrure de quand je suis restée à la porte un soir, le néon de la salle de bain bricolé à la patafix pour qu’il tienne, le câble électrique qui passait dans la douche en fait, des vieilles chaussettes couvertes de poussières, les bouteilles de coca light sur le toit du 7ème, tombées de la fenêtre car on avait plus de frigo, etc.

Telle une hystérique névrosée, ça fait beaucoup, le jour J j’avais les yeux grands ouverts à 5h34, ce qui fait que tout était prêt de chez prêt, archi prêt, à l’arrivée des aides de camp, vers 10H30. Le Dernier Garçon a pris en charge la descente de la machine à laver, accompagné de bras forts, musclés et compatissants. J’ai proposé plein de brioches à tout le monde, mais tout le monde préférait descendre des cartons, alors je me suis occupée de mettre le chat terrorisé dans son sac, de tout finir d’organiser, de fermer la porte et d’emmener tout le monde, encore lui, dans le nouvel appart en métro, pendant que le Dernier Garçon guidait le valeureux conducteur du camion (pouet pouet) dans les rues de Paris un jour férié.

12h30, tout était installé dans le nouvel appart et il y avait plein de bières au frais pour tout le monde. Facile.

Toi, moi, et surtout mon bordel irrécupérable

Ce week-end, on était dans les cartons. Vider mon appartement, trier, emballer, et découvrir tout plein de trucs que l’on avait oublié. Pour le Dernier Garçon, ce fut ma tendance pathologique au bordel. Il le savait déjà, il vit avec moi, mais ce qu’il a certainement réalisé ce week-end, c’était que tout ce qui s’approche de moi devient irrémédiablement désorganisé sans même que j’y sois pour quoi que ce soit. Je vous jure.

Alors qu’il sortait d’une boîte un tas de fils et de câbles complètement noués, emmêlés, irrécupérables, il a commencé à sérieusement désespérer :

« Mais comment c’est possible ? Il y a des nœuds sur CHAQUE fil ? Comment tu fais ?
– Bah je sais pas moi, je les mets dans la boîte et ils s’emmêlent tous seuls…
– Non mais non, les câbles font pas ça naturellement ! »

Je ne comprends pas ce phénomène, dès que je touche un câble, et que je le range quelque part, tiroir, sac, boîte, il se met comme par enchantement à faire des nœuds comme un grand. Non, vraiment, je ne comprends pas.

Puis, alors que je triais mes papiers, et qu’il désespérait de me voir crouler sous les enveloppes de relevés bancaires jamais ouverts, il s’est dit qu’il allait s’occuper des placards de la cuisine. Alors que j’étais en train de me demander si ma banque ne pouvait pas avoir la bonne idée de m’envoyer mes relevés de compte en PDF au lieu de contribuer à la déforestation en envoyant avec ces foutus relevés des prospectus pour du crédit qui terminent tous à la poubelle, il m’a appelée pour me montrer un truc. Le contenu de la bassine sous l’évier.

« Mais Marion, c’est quoi tous ces cadavres de bouteilles ?
– Ah ? Euh. Bah, c’était avant que tu arrives, les apéros, tout ça, je les mettais là quand il y avait plus de place dans le conteneur à verre. Sinon je les descendais, jte jure. »

Il décide donc de prendre le problème à bras le corps et de descendre les bouteilles. 10 minutes plus tard, il arrive, à moitié exaspéré, à moitié amusé : « tu sais que je viens de remplir les ¾ du conteneur à verre là ? Tu voulais juste rester en bons termes avec tes voisins et pas faire de bruit en jetant du verre le dimanche hein ? » (sous entendu dans cette phrase, j’en faisais suffisamment lors de l’apéro préliminaire)

Puis je retourne à mes papiers, il retourne à sa cuisine, avant de débarquer triomphalement muni d’un paquet de biscuits apéro au fromage.

« Mais ça vient d’où ça ?
– Bah… je sais pas ?
– Ils ont périmé en février 2009. »

Promis, pour le nouvel appart, je ferai des efforts, l’avenir de mon couple est en jeu.

Pourquoi l’allergie à l’engagement n’existe pas

Avec le Dernier Garçon, on a un fonctionnement quasi paritaire au quotidien, voire militaire : il gère l’alimentaire, je gère le vestimentaire. Il fait la vaisselle, je nettoie la salle de bain. En gros : il sait cuisiner, et j’ai plus de fringues et de produits de beauté que lui, donc chacun s’occupe de son royaume. Cela s’est instauré naturellement sans que personne ne râle.

Personnellement, je trouve ça formidable. On m’aurait dit il y a deux ans que j’emménagerai avec un garçon, et que je lui ferai sa lessive, je crois que j’aurais ricané très fort et très jaune. A moitié partagée entre « vous plaisantez je vais finir dévorée par mon chat » et « ahahaha ». Non mais c’est vrai quoi, dans l’imaginaire que j’entendais, que je voyais, la vie à deux c’est compliqué, ce sont des concessions, des efforts à faire, des emmerdes, tout ça. Une harpie qui vous pourrissait la vie, vous empêchait de sortir, vous forçait à dîner avec elle alors que vous aviez autre chose de prévu, vous imposait son gel douche de meuf. L’inverse est vraie aussi.

Puis je n’ai jamais été véritablement allergique à l’engagement, pour la simple et bonne raison que pendant très longtemps personne ne voulait s’engager avec moi, donc la question ne s’est jamais posée.

Pourtant, avec le Dernier Garçon, je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu un seul effort à faire pour en arriver là et il me semble que lui non plus. Ou bien j’ai déjà oublié, ce qui note la taille des efforts consentis. Notez que pour vivre à deux dans 18 mètres carrés pendant un an, il faut être de bonne constitution, être très amoureux, très bien s’entendre, ou être d’accord sur à peu près tout (du repas à l’éducation du chat, en passant par le gel douche).

De son côté, il était infoutu de rester plus de quatre semaines avec une fille, au bout d’un moment, pouf il ne voulait plus la voir, il n’avait pas envie de l’amener chez lui et encore moins de lui faire partager un bout de sa vie.

Du coup je me suis dit que toutes ces histoires d’allergie à l’engagement, ces questions existentielles où l’on se demande quand est ce que qu’il va rappeler, pourquoi il ne rappelle pas, et pourquoi il ne veut pas qu’on mette sa brosse à dent sur son évier, étaient juste l’arbre qui cachait la forêt. S’il refuse de s’engager, si c’est compliqué et qu’il fait chier, qu’il faut crier, s’engueuler, râler, forcer la concession, il faut juste passer à une histoire plus simple – une longue période de célibat, ça marche aussi – et à une personne qui en aura réciproquement envie. Autrement dit : arrêtez de pleurnicher et tirez en les conséquences, passez à autre chose.

Tenez, même Bridget Jones, dans le premier bouquin, qui a un peu conceptualisé le principe de l’Allergie à l’engagement, en fait les frais : elle s’entiche de son boss, qui est un connard de type 3, pleurniche, se demande pourquoi il téléphone pas, insiste, finit par vaguement sortir avec en le forçant à montrer des signes d’engagements comme le week-end en amoureux, et au final réalise qu’elle est cocue avec une fille qu’il voudra épouser dans la minute.

Voilà pourquoi l’allergie à l’engagement n’existe pas : dans 90 % des cas*, c’est juste une affaire de personne.

* : Je dis 90 % des cas, car il doit bien y avoir 10% d’irréductibles gaulois : connards de type 4, homosexuels refoulés, vieux garçons pathologiques, fils à maman, etc, dont jamais aucune fille ne fera rien.

On a un appart, on a un appart !

(air connu)

Tout d’abord, avant de poursuivre sur ce petit miracle de la vie, je tiens à m’excuser auprès du lectorat, s’il en reste encore, vu l’abandon que j’ai fait, pour justement cette absence.

Tout d’abord j’ai travaillé, journées chargées pour de vrai, et une grosse tendance à la procrastination le reste du temps, c’est-à-dire que le week-end, j’ai mystérieusement mieux à faire que d’ouvrir l’admin du blog, allez savoir. Pour tout vous dire, j’ai quelques articles d’avance, même un à poster, entier, complet et tout, que je n’ai pas trouvé le temps de poster, me demandez pas comment j’ai fait. J’ai même commencé à écrire un article sur la procrastination dont je suis victime, et j’ai… procrastiné de le terminer, et il gît, inachevé, sur un point virgule, quelque part dans un document word. Le comble.

Bref, ces explications foireuses terminées, la nouvelle du moment, c’est qu’après des recherches infructueuses, des tonnes d’yeux de chatons aux agents immobiliers pour montrer qu’on est mignons comme tout, des doigts meurtris à force de les croiser très fort, on a trouvé un appart. Dans un quartier avec plein de bars. C’était notre critère principal et non-négociable, faut pas déconner.

Du coup, on commence à organiser le déménagement. Trouver des cartons, louer un utilitaire (et un conducteur aussi, vu que ni le Dernier Garçon ni moi n’avons le permis). Le pire, c’est que malgré la tonne de poussière que je vais devoir soulever, les cartons à faire, la machine à laver à descendre du 8ème sans un ascenseur valable pour aider, je suis relativement sur excitée.

Bon, j’avoue, l’appart a un dressing, c’est surtout pour ça.