Pilliers de comptoir
Je vous ménage un suspense insoutenable, je ne vous parle même pas du Cadeau. Garçon qui fut en ma compagnie quand on m’a volé mon sac.
L’autre soir, je devais le rejoindre dans un bar près de chez lui. Au métro je l’appelle pour avoir l’adresse, il me donne une mauvaise adresse, je me perds. Je le déteste. Je suis perdue dans le 19ème, horreur. rappelons que j’habite le 7ème et que je bosse dans le 8ème : sortez nous des beaux quartiers, moi, mes mini robes et mon nouveau sac, et on panique. Oui, Paris me rend snob.
Je le rappelle, il me donne la bonne adresse et dément formellement m’avoir donné une mauvaise. J’arrive finalement saine et sauve, transie de froid.
Le Cadeau c’est une version moderne du pilier de comptoir, propre sur lui, mignon, sympa, mais qui a ses habitudes dans au moins un bar par rue. Et j’exagère à peine. D’ailleurs, le terme “bar” il ne connait pas. Il utilise le terme “rade” comme Renaud dans une de ses vieilles chansons (anarchistes). Ou alors bistrot, genre un lieu habituel et accueillant. En même temps il est Lillois, donc la bière c’est génétique.
J’arrive, on se pose au comptoir, évidement, les tables c’est pour les gens qui connaissent pas. Il me présente son copain de comptoir, qui est venu mater le foot, mais surtout boire de la bière.
Le Cadeau, ce fourbe, a deux pintes d’avance. J’en commande une. On papote. On se roule des pelles. Je papote aussi avec celui qui regarde le match. Une heure passe. Quelques shooters de vodka mirabelle aussi. J’ai ma robe pull, celle dont on me demande si je porte pas juste un pull. Le Cadeau me rétorque que de toute façon il ne m’a jamais vue habillée avec du long. Hum.
Je file aux toilettes, quand je reviens mon Cadeau est en train d’expliquer au buveur de bière que il devrait draguer la meuf qui vient de passer. Puis il sort fumer sa clope dehors.
Me voilà avec le Buveur de bière, à lui donner des conseils sur comment draguer dans les bars. Pêle mèle : ne jamais attaquer un groupe de fille, trop risqué. Si elles sont deux, c’est bon, mais faut draguer la moche pour être sûr de marquer.
Le Cadeau m’avait dit un peu avant qu’il ne m’avait jamais entendue dire trop d’énormités. Quel innocent. Il revient de sa clope, se mèle à la conversation, repart évacuer sa bière. Quand il revient le buveur de bière me disait que pour draguer il fallait de toute façon être beau, drôle, riche et intelligent. Non?
Non.
Je lui ai répondu “Mais non suffit d’avoir une grosse bite!”
Le Cadeau est revenu pile à cet instant. Médusé. On en a convenu que c’était la bonne réplique pour sortir de là.
4 réactions effrénées à “Pilliers de comptoir”
« Mais non suffit d’avoir une grosse bite! »
Rah Marion pourquoi toutes les filles sont pas comme toi???
C’est tellement plus drôle de draguer quand les filles déchirent!
« Je vous ménage un suspense insoutenable, je ne vous parle même pas du Cadeau. Garçon qui fut en ma compagnie quand on m’a volé mon sac. »
Vu que tu parles de lui dans l’article, je comprends pas bien ce premier paragraphe.
Damned je fais des émules…
Après, je proteste !! Draguer un groupe de filles, c’est possible, il suffit d’y être « introduit » par l’une d’elles avec qui on aura discuté 5 minutes au premier prétexte venu… Par contre, être tout seul, à un comptoir, matant le foot et buvant des bières, ça, généralement, non, ça n’aide pas…
Moi je l’aime bien en tout cas le cadeau
Excellent !!! Excellent !!!