Putain, trois ans
Le 26 juin 2006, j’avais pris ma carte bleue, et acheté un nom de domaine et hébergement chez OVH, suivis de quelques jours de bidouillage de Mysql, de Dotclear et de CSS (SS !).
J’avais décidé d’ouvrir un blog pour moi, un journal de bord dans lequel raconter mes conneries. J’avais commencé 6 mois plus tôt, chez Over-blog, à raconter mes petits tracas (surtout les anglais à qui je roulais des pelles) alors que je zonais en Angleterre, entre la bière et les chips au vinaigre.
Premier article ici le 10 juillet 2006. Ouch.
Trois ans ont passé et ce blog est devenu cet espace où des gens viennent lire, sourire et commenter. Parfois me rentrer dedans, au propre comme au figuré.
Putain, trois ans.
Putain, trois ans que je blogue, que je rencontre des mecs foireux, que j’en fais des histoires, et que j’échafaude des théories absconses.
C’est ambivalent un blog : je me fous du trafic, mais je suis toujours super touchée quand je reçois un mail de lecteur, une replie sur Twitter qui me dit que mon blog l’a fait rire, ou bien quand quelqu’un me linke quelque part. Ou quand un garçon me roule des pelles, mais cela n’a rien à voir.
Mes lecteurs je les aime, leurs commentaires me font rire, et pourtant j’ai envie d’assassiner les lecteurs qui estiment me connaître juste via mon blog, qui me donnent des leçons et font les rabats-joie. J’ai même vécu un (mini) Twitter Clash de l’ombre avec un sombre inconnu qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de m’expliquer le pourquoi du comment de ma vie sentimentale de merde en 140 caractères, que j’étais ceci et pas cela. Pareil pour
certains commentaires.
Putain, trois ans. Un joyeux anniversaire à mon blog, mais également une petite mise au point par rapport à tout cela :
Je raconte ma vie ici, et pourtant ce n’est pas que moi. Je m’expose, mais je choisis intégralement ce que je dis. Je transforme, je surnomme et j’occulte pleins de trucs. Scoop, on appelle ça éditorialiser.
La vie privée est un problème de vieux cons, ce blog c’est stricto sensus ce que j’ai envie de dire, ce que j’ai envie d’apporter aux quelques personnes qui s’égarent par là, essentiellement les faire marrer, faut pas déconner. D’ailleurs du moment que ça me concerne, je ne regrette rien. Tant pis pour les garçons vexés comme des poux par certains articles, car leur dernière conquête les aura reconnus. Faut assumer des fois.
Quand je n’ai rien à dire, je ne dis rien, et réciproquement. Pour la psychologie de comptoir, merci d’aller voir autre part.
Putain, trois ans.
Mais merci, aussi. Aux lecteurs silencieux, aux commentateurs actifs, à mon Super Admin qui règle mes problèmes de base de données quand je pleure, à ceux qui envoient des gentils mails, à ceux qui me font des demandes en mariage.
D’ailleurs, je le dis et le redis, j’étudie toute demande en mariage avec le plus grand sérieux. Faut juste accepter les chats.
26 réactions effrénées à “Putain, trois ans”

euh… pour les chats, c’est négociable ?
eh bien moi ton blog je l’aime et je l’ai lu intégralement, jusqu’à la dernière page, qui était à ce moment-là la n°51 si ma mémoire ne me trahit pas, durant mes pauses déjeuner. Je trouve que ce que tu nous fais partager est tout simplement beau, sur le fond comme sur la forme.
merci et, si je puis me permettre, bisous
Tout les jours je passe sur ton blog, voir si tu as écrit un nouveau post…
C’est une sorte de rendez-vous…
tes histoires de mecs foireux, me font marrer et au moins, je suis soulagée, je ne suis pas la seule à rencontrer des sales cons !! ^^;
Continues à me faire marrer.
Bon anniversaire à ton blog et au plaisir de te lire une année de plus et plein d’autres encore
« je voudrais que quelqu’un me linke quelquepart »…
Mon premier site date de 98 et j’ai transformé mon site perso en blog vers 2004… j’y racontais très peu de choses privées et je n’avais quasiment aucun retour. Il aura fallu que j’ouvre un autre blog carrément obscène de détails privés pour avoir des lecteurs…
Le people ça marche, même avec des inconnus
Toujours un plaisir de passer ici. Bonne continuation
rha, le blog anglais, comme je m’en souviens ! 2006 qu’est-ce que ça passe vite, ça me donne froid dans la dos… et je note quand même une évolution dans ton blog, ça veut dire qu’on grandit en plus.
et merde.
je me demande combien d’années ton blog a encore devant lui
(mince, ça c’est encore plus flippant!)
en tout, c’est un vrai bonheur de te lire la petite russe qui loves vodka !
Tu as un étonnant recul sur toi-même et sur les choses de la vie, doublé d’un humour et d’une passion pour le roulage de pelles qui fait qu’on ne peut que succomber au charme … de ton blog
Continue.
Bon anniversaire!
Je fais partie de ces lecteurs silencieux, mais je lis toujours tes articles avec plaisir. Bonne continuation.
Et si on mariait nos chats ?
Belle vie à ton blog Marion. Et merci, de me faire aussi souvent rire et sourire.
Merci.
Un plaisir, ton blog, bravo! Une vraie écriture, un vrai style, des aventures de filles dans lesquelles nous nous reconnaissons, même si elles sont « éditées » ;-). Je fais également partie de ces lectrices/lecteurs qui passent presque quotidiennement sur ton blog, pleine d’espoir d’y trouver à dévorer quelques nouvelles lignes savoureuses! Bravo et bonne continuation.
Longue vie au monde de Marion ! \o/
Putain, trois ans.
Putain, bon anniversaire.
Putain, bravo.
Putain, putain pour les rageux =p
Putain, Marion c’est à nous de te dire merci
(avec modération, c’est l’alcool non? Sinon tu peux modérer mon commentaire =D )
Trois ans… Pour ma part quelques mois que je te lis. Quelques mois que je ris, en passant par là de temps à autre. Quelques mois que je savoure ces phrases, ces mots justes, quelques mois que je découvre de nouvelles expressions genre « le retrait non contraceptif »..etc… C’est vrai que tu nous fais sourire marion, avec ce ton léger et détaché, agrémenté d’une bonne dose d’autodérision. En meme temps, malgré l’humour récurrent, on sent parfois une pointe de lassitude,de déception,suite à ces plans foireux, suite à ces garçons exercant le « retrait non contraceptif » justement^^. Alors j’espère Marion, que tu trouveras le bon. Celui qui adoptera ce chat indomptable, celui qui rira à ton humour parfois un peu décallé, celui qui appreciera ton aptitude à l’ecriture franchement remarquable…
Je ne demanderais pas en mariage parce que je suis comme toi, j’aime la bite. Mais sinon, je n’hésiterais pas! Happy bloggiversaire!
Je n’aime pas les chats, ce sont eux qui m’adorent (en toute modestie)
Néanmoins, je pense que Marion est lesbienne par ses talents littéraires.
Les plus grans chef d’oeuvre de la littérature féminine sont l’oeuvre de goudous
Non mais quel lèche cul. (et quel talent dans le léchage).
Un jour que je badaudais gaiement le long des méandres tortueux de la Toile, j’ai trébuché (j’en ai le doigt de pied virtuel encore tout amoché) et je suis tombé ici. La raison pour laquelle je me trouvais dans les parages est tout à fait obscure, à tel point qu’elle n’a probablement jamais existé, ou encore qu’elle est aussi impalpable qu’un insondable trou noir, aussi inutile que l’adjectif ‘insondable’ dans la proposition précédente ou enfin aussi incompréhensible et absconse que cette phrase dans sa globalité.
Quoi qu’il en soit, soudainement, j’étais sur le blog de Marion. Étant par nature quelqu’un de fondamentalement inoccupé, j’ai donc fait ce qui paraissais le plus logique à faire : j’ai lu.
Je suis resté.
Alors oui, je sens déjà les adeptes de la précision absolue me fusiller du regard, qu’ils ont par essence plutôt menaçant. Ils le font car je suis dans l’incapacité totale de dire quand, exactement, j’ai posé mon premier pied (à l’orteil endolori, rappelons-le) ici. Il y a six mois peut-être. Sans doute plutôt un an.
Disons un an. Un an à me gorger des aventures amoureuses et sexuelles d’une autre, moi qui n’y entend goutte. Un an à lire les ondulation d’une riche vie sociale, à travers le prisme de ce que tu (hop, Marion je te tutoie, c’est comme ça) veux bien nous montrer.
Alors bon, certes, c’est très agréable et distrayant à lire. Oui, si je viens régulièrement, c’est que tant le contenu que la forme me ravissent les sens et même le diesel. Mais par contre, il faut le dire, je crois que ces lectures ne m’ont pas fait progresser d’un iota dans ma connaissance des relations sociales entre gens de l’espèce humaine et plus encore, ont contribué à renforcer toujours plus mon incompréhension crasse de ce que sont les choses dites ‘de l’amour’ et du fonctionnement de l’intellect féminin. Encore qu’il ne soit prouvé nulle part qu’il fonctionne, quand il me semble acquis que le masculin, lui est complètement déconnecté depuis de nombreuses années.
Bref donc. Marion, mademoiselle, j’ai l’insigne honneur de vous demander officiellement en mariage ce jour et de vous offrir à titre de gage, cet anneau virtuel que je vous passe au doigt avec une délectation qui confine à la bétise : O (<– c’est l’anneau, ça. Notez au passage que pour une demande en mariage, pour que ça sonne un peu plus classe et rituel, j’ai ré-employé un vous de circonstance qui s’accorde parfaitement à ma voix douce et chaleureuse et à cette si charmante robe que porte en ce moment même la future mariée, étant entendu que l’intérêt premier des déclarations enflamées virtuelles est cette possibilité d’en façonner le contexte comme on l’entend, ce qui explique d’ailleurs que cette robe soit à ce point décolletée).
Il m’apparaît des plus opportuns de nous marier un jour de fête, prenons le 14 juillet, acclamés par les bidasses du plus troufion au plus gradé de notre si fière nation. Rendez-vous est pris, donc.
Connaissant si bien le personnage par son blog (:-°), nulle doute que Marion sera enchantée d’épouser le jeune garçon le plus coincé qu’elle ait jamais rencontré et d’en faire un époux comblé.
Je suis profondément opposé au chantage affectif, aussi je ne dirais pas ici que si d’aventure elle décidait, pour une raison qui m’échappe, de refuser ma demande, je me verrais dans l’obligation de mettre fin à mes jours en avalant un grand verre de Scheppes agrume ou pire, un bol entier de thon haché, sans mayonnaise. Je ne dis pas que je le ferais, mais j’aime autant vous prévenir tous, je le ferais !
Quoi qu’il en soit, je souhaite une longue vie à ce blog, et j’offre toute ma plus sincère compassion aux hommes qu’il décrit, pauvres hères qui justement èrent à la rechercher d’un peu d’air (à dire en roulant les R).
Bref y a pas à dire, trois ans, ça pète grave.
Bon blog anniversaire
Ouai !
Normalement a trois ans, on ne donne plus le sein depuis longtemps et le blog commence a marcher !
quoi ? ça ne marche pas comme ça ?
Trois ans et je me demande comment j’ai fait pour ne pas m’achouper sur ton blog auparavant… honte à moi. Je t’ai trouvé grâce à twitter et surtout grâce à paroles d’homme…
J’adore les chats! (surtout les burmillas…) Marion, veux-tu m’épouser?
C’était moi le clash ?
joyeux anniversaire à ton blog! Si ça te fait plaisir alors moi je te lis très souvent mais c’est vrai que je laisse peu de com’ à chaque fois je me marre j’adore ton blog! Continues pour nous
Super ton blog !
TU as un vraiment beau clavier ! (ou réelle belle plume, mais faut vivre avec son temps :-p).
Toujours un plaisir de te lire. Et égoïstement faut que tu continues à te faire manger par ton chat, les relations trop sérieuse ça prend trop de temps
Bizxxx et bon annif !