Rencontres virtuelles
J’adore les sites de rencontres, et ceci n’est pas un poisson d’avril.
En fait je suis maniaque. Maman, si tu lis ces lignes, ce que je n’espère pas, je ne plaisante toujours pas, tu peux continuer d’aller brûler des cierges pour que je passe l’aspirateur.
Je n’aime pas le bordel relationnel. J’ai une sainte horreur des relations où l’on joue, des relations ambigües, des potes que l’on ne sait pas si cela en est vraiment, et des rencontres dont on ne sait pas ce qu’elles veulent vraiment dire. Je n’aime pas les « on ne sait pas ».
Moi j’aime savoir où je mets mes bottes. (En ce moment, chez le cordonnier chinois en bas de chez moi pour réparer la fermeture éclair de la botte droite, mais là n’est pas la question)
Sur les sites de rencontres les relations sont limpides : garçon parle à fille, fille parle à garçon, et vice versa. On checke les fiches, on essaie de voir les défauts rédhibitoires : un jogging Lacoste Jaune poussin, un pantalon en lin d’altermondialiste, un déficit en orthographe. On communique sur le fond d’une drague gentillette, on s’organise un rencart, la mayonnaise prend, on couche ensemble, youhou ! Tout va bien. La mayonnaise ne prend pas, youhou ! On repart en chasse, tout va toujours aussi bien.
Simple, clair, efficace, rationnel. Le Taylorisme adapté aux coucheries. J’aime.
Comme disait Ford : je peux choisir n’importe quel mec, pourvu qu’il ait une grosse bite. Hem ou pas.
En plus, l’avantage d’avoir 22 ans c’est que je maîtrise les codes d’Internet et des rencontres virtuelles. Sans déconner, vous verriez les copines quarantenaires de ma mère, qui partent en chasse sur Meetic, histoire de refaire leur vie auprès d’un fringuant divorcé/veuf. Vous rigoleriez.
Maman me racontait ce week-end qu’une de ses copines était folle amoureuse d’un homme qu’elle n’a eu qu’au téléphone, par chat et WebCam, qu’il l’appelait « ma petite puce », mais qu’elle comprenait pas pourquoi elle pouvait pas l’appeler pendant qu’il était en vacances.
Alors des fois j’aurai envie de leur expliquer :
- Tomber amoureuse virtuellement c’est du virtuel, du vent, du binaire, du code. Alors on évite les drames, et on ne s’emballe pas avant plusieurs rencarts.
- Internet ne résoudra pas vos problèmes relationnels. Pire c’est un agrandisseur de réalité, tout problème de la vrai vie deviendra encore plus gros avec ceux qu’on connait virtuellement. Plus ridicule aussi. Cf la relationnite aigue de la copine de ma mère.
- Des garçons qui veulent juste coucher avec vous, il y en a autant que de partout. L’avantage c’est que là, ils sont direct, à vous de zapper ce dangereux cochon, ou non.
- Ne jamais tout miser sur un seul cheval, ne jamais mettre ses œufs dans le même panier. Cynique, chronophage mais efficace.
En vous remerciant.
Nb : Une série sur comment survivre sur les sites de rencontres, ça vous dit?
10 réactions effrénées à “Rencontres virtuelles”

ra le cliché du pantalon en lin !!!
D’expérience, je souscris à tous tes conseils.
Bonne journée (et bonne continuation dans ta série ^__^)
Wai Marion encore un sujet dans le mille, apprend nous a survivre dans la jungle des sites de rencontre \o/
Que deviendrions nous sans toi, nous pauvre geek !
des pantalons en lin d’altermondialiste !
faut vraiment pas être clair pour rencontrer ce genre de filles.
Honteux.
Pire encore si elle portait des chaussures de marche.
Ou un sac vert.
Ou les trois !
le souci sur le site de rencontre c’est que tu es dans le "critére à froid".Moi j’aime bien les brunes mais il arrive que des blondes me plaisent plus que des brunes.Sur le web tu zappes d’emblée sur des critéres (il en faut bien) qui sont parfois fort subjectifs…
Hum Marion pour une fois je ne suis pas entièrement d’accord avec toi.
Je ne pense pas que les relations sur le net soient aussi simples que tu les décris, et je parle d’expérience. A moins d’être là clairement et seulement pour le cul, ce qui je veux bien l’admettre est le cas de pas mal de mecs, mais de peu de filles, ça peut facilement et rapidement devenir aussi compliqué qu’une relation réelle. Ce qu’elle devient forcément par nature, puisque une fois que la rencontre a eu lieu, le réel efface le virtuel…
Mais on devrait en discuter plus profondément devant une vodka non???
Ah au passage Marion, faut que je te refile l’article du journaliste et l’analyse du sociologue qu’il a contacté.
Et au passage je suis outré, tu fais un article sans même citer http://www.adopteunmec.com alors que c’est là dessus que tu chasses. On pourrait pas oublier Meetic 5 minutes ? ^^
Simon : je comprends ton désarroi, il est dur pour un site de rencontres d’exister face à meetic
Mais je suis un utilisateur des deux et je dois dire que meetic a pour lui de marcher à n’importe quelle heure de la journée, alors que pour adopte, entre 17h et minuit c’est même pas la peine d’essayer de se connecter et le reste de la journée c’est très difficile. Et puis vous mettez aussi des jours et des jours à valider annonce et photos (je le sais ça fait des jours que j’attends). Et nouveauté depuis hier, je n’arrive même plus à télécharger une photo sur ma page!! Et je ne te parle même pas de la limitation à 5 charmes par jour qui empêche les hommes et les femmes d’entrer en contact… Bref, quand vous aurez réglé ces soucis, vous pourrez prétendre à concurrencer meetic. Amicalement.
Réellment excellent.
Le coup des bottes, j’en ris encore. Et la citation de Ford…Dis moi que tu écris un livre et je cours à la librairie. Très honnêtement, j’adore
"Simple, clair, efficace, rationnel. Le Taylorisme adapté aux coucheries. J’aime."
Ca c’est fait