Survivre sur FaceBook I
A moins que vous ayez passé les trois derniers mois sans connexion Internet au fin fond de la Patagonie intérieure, vous n’avez pas pu échapper à ce mot : « FaceBook ». Cet endroit presque chaleureux que l’on déteste autant que l’on adore, qui nous fait flipper autant qu’il nous fait procrastiner.
(Nb : Article en plusieurs parties, deux ou trois, je verrai selon la longueur…)
Autant le dire, Facebook, c’est un peu une trappe à l’inactivité, mais c’est aussi, comme tout réseau social, le moyen de faire des rencontres ou au moins d’établir des contacts. Mais comme tout lieu de socialisation, c’est la jungle, alors dans ma grande expérience geekesque de l’endroit, voici tous mes conseils pour survivre sur FaceBook.
1) Savoir où l’on met les pieds
On a tous reçu ce mail un jour « Machin veut être votre ami sur Facebook », suivi d’un lien qui nous invitait à venir nous inscrire. Facebook est un ré-seau so-cial. Je passe sur le côté totalement pléonastique du terme : sorti des réseaux techniques, s’il réunit des personnes, le réseau est par essence « social ».
A la base FaceBook est un truc d’étudiants américains et anglo-saxons, si bien qu’au début on ne pouvait pas s’inscrire sans une adresse mail à l’en tête de l’université. Ils l’ont ensuite ouvert au reste du monde, voyant que ça marchait bien, et dans la foulée aux développeurs d’applications, et on a donc le FaceBook que l’on connaît, avec nos copains d’amphi que l’on attaque avec des vampires.
Parmi les sites les plus connus de « social networking », on trouve Facebook, MySpace, LinkedIn, Viadeo pour les Français. Sachant qu’on peut les diviser arbitrairement en deux catégories : une utilisation amicale et ludique, et une utilisation à visée professionnelle.
Même si, depuis son ouverture au reste du monde, FaceBook ne compte pas que des étudiants qui s’échangent leurs photos de soirées, mais une belle proportion d’actifs. (Ne nous voilons pas la face, c’est plus un truc d’actif branchouille qui travaille dans les secteurs « hype » qu’autre chose.) Cela reste tout de même un truc récréatif où l’on socialise plutôt que l’on ne cherche à développer sa carrière. Allez donc faire un tour sur Viadéo, ou sur LinkedIn si vraiment vous ne voyez pas la nuance.
Donc sur FaceBook, on s’amuse avec des applications qui servent à rien, on espionne ses contacts pour savoir avec qui ils couchent, on voit la tête horrible que l’on avait à la soirée de la veille, parce que nos amis postent des photos et disent gentiment « Regardez c’est lui là ! » en nous taguant sauvagement. On garde aussi un vague contact avec les personnes que l’on a connu dans une autre vie, au lycée, au collège, à l’étranger.
2) Big Brother is watching you
Voilà. On y est. Le nerf de la guerre sur FaceBook, c’est l’espionnage. A quoi cela sert d’avoir ses ex dans ses amis si ce n’est pas pour savoir qui ils se tapent ?
En plus là où FaceBook est quand même bien fait, c’est qu’il nous envoie des notifications pour nous dire « Untel est désormais célibataire », « untel est désormais fiancé ». Le problème majeur de tout ça, c’est quand même qu’on a le droit à (un peu) de vie privée, et qu’il y a des personnes dont on ne veut pas qu’ils sachent ce que l’on trafique de nos journées et de nos nuits.
Par défaut votre profil est relativement ouvert, et pourvu en informations diverses et variées, si vous avez bien voulu les remplir. Pour peu que vous adhériez à un « Network » (à tout hasard « France »), toutes les personnes de ce network peuvent aller sur votre fiche, et le network France, cela commence à faire beaucoup de monde.
Donc il faut restreindre les accès. Une page « Privacy » vous permet de dire ce que vous voulez montrer ou non, et vous faire une page limitée pour le reste du monde. Les photos, vidéos, et autre trucs compromettants, c’est quand même bien de les cacher.
Si vous avez des « amis » sur FaceBook qui ne sont pas intimes au point de savoir que samedi dernier vous étiez en train de danser la salsa sur une table. C’est possible de leur cacher aussi, en leur attribuant un profil limité, toujours sur cette fabuleuse page où l’on contrôle la diffusion de sa vie privée.
Vous pourrez aussi me répondre que le plus simple serait de ne pas s’inscrire du tout, certes. Mais après se priver d’un tel outil de procrastination et d’amusement, ce serait trop dur, non vraiment.
(A suivre…)
10 réactions effrénées à “Survivre sur FaceBook I”
J’ai essayé Bebo l’année dernière (c’est le même stytle mais en moins bien apparement) pour voir les photos de nos soirées que mettait notre coloc irlandaise dessus mais franchement ça m’a pas particulièrement plu.
C’est vrai que c’est rigolo si tous tes pôtes sont inscrits et se laissent des commentaires assassins sous les photos mais je m’en suis vite lassé quand même.
Jsuis donc un geek non inscrit sur facebook (c’est rare ?)
ce n’est pas rare, ou alors ça dépend de ta définition de geek…pour ma part, je n’y suis venu que sur le tard, et je n’y passe pas plus de temps que ça dessus. après, il faut savoir que la GO de ce blog est une fanatique de facebook, alors fait attention à ce que tu dis, si tu veux te lever demain matin
Idem, j’y suis mais passe peu de temps dessus. Fouiller, mouais, on voit jamais grand chose de croustillant. Du coup il reste les applications à la con dont on nous spam à longueur de journée, et les groupes qui sont marrants soit, mais qui ne sont que très rarement un haut lieu d’échange.
Moi j’y suis et à vrai dire je passe pas mal de temps à fouiller… et à supprimer les tags de mes "cops" sur les photos foireuses LOL!!!!
ça c’est de l’intro dans les règles de l’art, une mise en bouche façon académique, un tour d’horizon classique..
moi j’attends la suite, celle qui rentre dans le vif du sujet^^ (comment ça j’suis exigeant..?)
Jen suis aussi.
Je suis restée au petit Netlog sur lequel je ne vais même plus d’ailleurs…Geek mais pas trop hein…
Mais non c’est pas trop dur. Regarde, moi, je le fais bien.
Je suis un anti-FB, définitivement. Quand je me suis inscrit, il m’a posé trop de questions. J’ai eu la vague impression d’être un dissidents chinois ça m’a fait flipper. "Comment avez-vous connu cette personne?" "Quelles sont vos opinions politiques?". Je sais bien que les réponses n’étaient pas obligatoires, néanmoins, je trouve que le simple fait de les poser était à la limite du viol, je me suis pas senti en sécurité, j’ai mis un faux nom, des fausses infos, et j’ai fermé le compte.
Et pis j’ai pas envie que tout le monde sache avec qui je couche. Déjà que des fois j’en suis pas sûr alors hein…
Au fait, tu crois réellement qu’il y a d’autres choses à dire sur le sujet Marion ? Un article ne suffit pas ?
Longtemps j’ai résisté à l’appel de Face Book…
Et maintenant je suis complètement addict !
J’avoue que c’est aussi un nouveau Meetic non ?
A suivre aussi…