Deux garçons…

2 octobre 2008

…et beaucoup de complications.

Je n’ai même pas eu le temps de vous raconter mes dernières complications.

Connard 1er d’abord, qui après m’avoir proposé un dimanche à Disneyland, tels Nicolas Sarkozy et Carla, et dieu merci le temps pluvieux m’a protégée d’une telle folie, s’est transformé en nouveau meilleur ami hétérosexuel.
Je lui ai donc encore (gentiment) expliqué qu’il n’était pas mon ami.
Réponse de l’intéressé, horrifié : “donc tu voulais juste coucher avec moi?!”. Je lui ai répondu que oui, je perdais mon temps avec lui dans l’unique but de le prendre pour un objet sexuel. Bref. Fin de la saison 2, les scénaristes sont en grève infinie. J’ai une sainte horreur de perdre mon temps dans des machins bancaux.

Tout de suite après, il y a eu le garçon qui ne promettait rien, mais qui en fait s’est avéré prometteur. Sauf que il y a un mais, comme d’habitude.

Dans la vie d’une célibataire, il y a souvent des plans culs, j’en ai déjà parlé, ne revenons pas sur le sujet. J’ai pour ma part expérimenté un nouveau concept de relation bancale. Cela se nomme le Doudoutage.

Il y a de cela très longtemps, avant de bosser en agence (ah oui, scoop j’ai un taff), j’étais étudiante. J’avais une copine d’école qui pratiquait allègrement le doudoutage. Du genre à faire venir un plan cul pour lui faire des câlins. A l’époque j’avais pitié du mec, je me disais qu’il l’avait derrière l’oreille et que c’était dur pour lui, dur de partout je veux dire.

Jusqu’au jour où, moi aussi j’ai doudouté. Pardonnez moi mon père car j’ai doudouté.

Le doudoutage c’est quoi? C’est choisir (tomber sur?) un garçon tout ce qu’il y a de plus adorable et disponible, faire intervenir de sombres histoires de midinettes aigries, de fille déçue des garçons, d’éternelle romantique qui place la barre trop haut, de chieuse quoi, et donc en faire un plan câlin. Rien de plus, rien de moins que d’avoir un garçon à voir de temps en temps mais pas trop, de lui faire des câlins lors des soirées entre amis communs.

C’est doux, c’est chaud, ça sent bon. C’est sympa.

On se dit peut être qu’il y aura quelque chose de forcément mieux après, de plus complet, donc on pourrait en rester au statut quo.

Sauf qu’au final, j’ai trouvé ça cynique le plan câlin. De type solution de facilité. J’aime pas vraiment les solutions de facilité. Donc plutôt que d’être méchante avec mon plan câlin, de l’abandonner lors d’un apéro sur le pont des arts pour faire des déclarations d’amitié sous muscat à un autre garçon, d’être sympa un jour, lui dire que c’est cool même si la situation me convient pas, d’être horrible le lendemain, de le remballer sur MSN, et au final de perturber tous les repères de cet adorable garçon. J’ai préféré arrêter de doudouter et j’ai relâché mon plan câlin dans la nature.

Rassurez vous, il va bien, il boit toujours de la bière blonde, sort dans des endroits sympas, drague des jolies filles et vaque à ses occupations.

Moi, j’ai cessé les complications, je vis avec un chat et un Francky, et je me familiarise avec mon nouvel environnement de travail. Le monde pro, le vrai, bordel, on dirait que je suis en train de devenir (presque) adulte.

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