Comment protéger son profil Facebook?
Certains médias s’emploient à nous expliquer qu’Internet c’est le mal. Envoyé Spécial considère Facebook comme le dernier endroit à la mode pour acheter de la drogue, et on a un homme politique qui dit qu’il faut réguler le grand, le terrible Internet parce qu’à cause de ce grand Satan des filles se font violer. (Mais lol)
Je ne rentrerais pas dans la polémique, non, non. Mais j’aimerais juste expliquer un truc sur Facebook.
J’entends souvent, autour de moi, des gens qui se plaignent qu’ils sont taggués sur telle et telle photo sur Facebook, qu’ils ne veulent pas être retrouvés via ceci, que c’est dangereux, et tout, et tout. Dans le reportage d’Envoyé Spécial sur Facebook, on nous a ressorti ce bon vieil exemple de ce pauvre mec qui a perdu son emploi à cause de Facebook.
Un matin, il s’était fait porter pâle auprès de son entreprise. Alors qu’un de ses collègues l’a vu sur des photos ivre mort de sa soirée de la veille sur Facebook. Il n’était pas pâle, il était juste encore trop saoul pour se pointer au taff, ce qui arrive à des gens très biens. Dénoncé au boss, ce salarié festif a été renvoyé.
Tout ça c’est la faute de Facebook, cela porte atteinte à la vie privée des gens.
Personne ne fait l’amour devant la fenêtre alors qu’il n’a pas de rideau, pourtant. Mauvais exemple. Ok.
Ce mec qui a été viré a juste été infoutu de fermer les rideaux correctement. Et au nom d’un obscurantisme désespérant, on en fait une véritable légende urbaine, un mythe moderne des méfaits du Web.
Scoop : un profil Facebook, cela se protège, de A à Z, de catégorie en catégorie, de feed en feed. Nous sommes les seuls maîtres de nos identités numériques, pas les autres, pas les réseaux sociaux, il suffit juste chercher un peu.
La question à se poser c’est juste “qu’est ce que je veux montrer de moi, qu’est ce que je veux cacher?”
Par exemple : Si je raconte environ un jour sur deux que j’étais ivre mort la veille, socialement, ce n’est pas acceptable que mon boss soit au courant, donc je ferai bien de protéger mes statuts.
Si mes amis mettent des messages stupides sur mon Wall, c’est pareil. Idem pour les photos.
Si ma vie est plate comme une assiette creuse, que je ne mets jamais mon statut à jour et que j’ai la sexualité trépidante d’un mormon en fin de vie, je peux me désintéresser de ce qui va suivre.
Etape 1 : Les listes d’amis.
Très pratique, cela permet d’attribuer des propriétés différentes aux gens.
Moi je fais une liste de gens qui “ont le droit”, comme ça par défaut j’ai un profil sécurisé et je n’ai pas à (trop) m’inquiéter de qui j’ajoute.
Il faut donc aller dans votre page “amis”, “créer une liste”, et ensuite sélectionner les amis que vous mettez dedans.
Etape 2 : le paramétrage des outils de confidentialité.
Dans mon Facebook d’intégriste encore en anglais, je vais dans “settings>privacy settings”.
Là je peux modifier plein de trucs : les informations accessibles depuis mon profil, qui peut me chercher, les histoires que mon “mur” va afficher, ou encore les applis à la con qui me pourrissent la vie.
Une fois dans profil, j’ai la liste des catégories que je peux restreindre.
Exemple sur les photos. Je peux autoriser mes réseaux et mes amis, seulement mes amis, seulement moi, ou bien je peux customiser.
C’est là que j’autorise les gens que j’ai mis dans une liste spéciale de voir les photos moches dans lesquelles je suis tagguée.
On peut même autoriser tout le monde, sauf exception. Par exemple, l’adresse de mon blog, tous mes amis peuvent la voir, sauf Connard 1er, forcément.
Petite remarque pour finir : cela ne sert à rien de protéger ses photos si on voit les commentaires que l’on fait dessus apparaitre sur votre mur. Donc là c’est dans Settings>Privacy settings>New feeds and wall.
Prévenez juste vos amis de faire de même, et comme ça vous éviterez de vous retrouver dans des feeds auxquels vous ne tenez pas forcément.
Voilà, c’est tout. C’est tout simple.
Tergiversations relationnelles sur Facebook
Le mot est lâché. Facebook. Réseau social du malin. Outil du démon. Messagerie instantanée à la con. Haut lieu de drague. Briseur de carrières.
J’arrête là pour vous parler d’un sujet auquel Facebook a donné une saveur toute particulière : l’outing de relation. Quand on dit « yiiiii j’ai un copain ». Rassurez vous, cela ne m’arrive pas, je préfère parler d’endives, de machins, ou de garçons corrects. La faute de ma non relationnite aigue tout ça.
Dans l’outage de la relation, il y a deux écoles. J’aime bien dire qu’il y a deux écoles, cela me rappele affectueusement de pompeuses dissertations.
La première est celle des gens relationnables. Oui, ceux qui, quoi qu’ils fassent, enchaineront les relations et vivront ceci comme un élément naturel de leur vie. Hop, aussitôt, un nouveau garçon, une nouvelle relation, et ils changent leur statut. Untel is now in a relationship, pire ils rajoutent même le « With » tout de suite. Enfer et Damnation. Bon, il se peut qu’ils créent des relations de toute pièce, mais cela ne nous regarde pas.
Notons qu’en bonne intégriste, j’ai gardé mon Facebook en anglais. J’essaie ainsi de préserver le peu de culture anglophone qu’il me reste. Et puis, Facebook en français, c’est moche.
La deuxième est celle des flippés de la relation, des perplexes et des cyniques en tout genre. Ils s’accrochent à leur statut comme une vierge s’accroche à sa culotte en coton. Jalousement.
Quelqu’un dans leur vie ? Ouuuuh, frilosité. Bon si on est « single », on va déjà dire qu’on ne l’est plus, et encore, on va attendre quelques semaines. Bon, ok, il se pourrait qu’on soit « in a relationship » ? Bon, ok le « with Machin » attendra encore un peu.
Ce qui fait beaucoup de « bon », mais plus c’est bon, plus c’est long.
Autour de ces deux écoles, gravitent plusieurs déclinaisons.
L’absence totale de statut peut signifier un flip total quand à l’outing de sa vie relationnelle sur Facebook, on le comprend. Ou bien quelqu’un qui n’assume pas sa relation naissante, sa relation pourrie, ou bien son célibat difficile. Notons que Connard 1er arborait fièrement un non statut relationnel.
Il y a également l’open relationship, qui va faire rire l’intégralité de vos potes, comme quoi vous faites vraiment de la merde. Certes, mais vous, vous baisez. Ah mais.
Notons que si une fille est « In a relationship » avec une de ses amies filles, alors qu’elle dit préférer les garçons, on va dire qu’une tripotée de connards a du passer avant. Arrière connard ! Ou l’on te la coupe !
Le truc drôle c’est qu’à une époque pas très lointaine, j’étais mariée à Francky, avec qui a tendance a les aimer plus jeunes, plus orientaux et de préférence dotés d’un pénis. Blasée des garçons, un peu, oui je l’étais. Des personnes qui ne m’avaient vue qu’en soirée, en grande forme donc, demandaient à mes amis : « je ne savais pas que Marion était mariée ! » Tous surpris qu’une telle chose (et je pèse mes mots) soit possible. Cultissime, convenons en.
On va terminer par ces putains de « feed », ce qui fait que régulièrement on reçoit des « Untel is now in a relation ship ». « Machin is now Single »
Voyeuriste, dramatique et étrangement jouissif.
Que celui qui n’a jamais vu son cœur se briser à voir quelqu’un se caser me jette le premier octet. Que celui qui n’a jamais jubilé de voir quelqu’un qu’il n’aimait pas devenir subitement célibataire m’offre un mojito. Que celui qui n’a jamais guetté le célibat de certains m’offre son abonnement Meetic, j’ai des expérimentations à faire.
