Garçons et soutifs
Il y a un apparat féminin qui reste une sorte de mystère insondable pour le mâle moderne.
Ce truc qui enveloppe nos jolis seins, qui les rends pigeonnants, rapprochés, bombés, coqués, recouverts de dentelle, et j’en passe.
Il y a des garçons qui se la jouent à la Joey Tribianni (de Friends pour les incultes) et qui d’un coup, de deux doigts le dégrafent en un temps record. Hop ! Plus rien ! Ils feraient sortir un lapin de leur chapeau que ce serait la même chose.
Il y a les garçons qui maîtrisent le concept, les agrafes dans le dos par exemple, et moins bien la théorie. Donc ils s’appliquent, respirent un grand coup, tendent la langue, farfouillent notre dos, et dégrafent l’intrus, et terminent pas un « Hé oh ! je sais dégrafer un soutif hein ! »
Oui, oui, oui.
Puis il a les garçons pour qui ce truc est un mystère, qui bataillent, trépignent, luttent contre le monstre à bretelles. Cela n’arrive pas qu’aux lycéens de nos années de jeunesse, un garçon qui a eu une fille dans son lit pendant 3 ans m’a dit : « Non mais c’est normal que je ne sache pas faire, une fille maquée elle est tout le temps sans soutif (comprendre au moment opportun), donc tu n’as pas à le dégrafer ». C’est beau la vie de couple.
Il y a aussi les esthètes et les non esthètes. L’esthète, curieux et raffiné, va frémir à la vue d’un Aubade ou d’un Chantal Thomas. Il apprécie la lingerie fine, les jolies courbes et les bretelles bien placées. Le non esthète enlève le bazar et puis c’est tout. Chantal qui ? Aubaquoi? C’est pas un gel douche?
Les temps sont durs pour les soutifs.