Travail et intimité

5 novembre 2008

Lecteur, lectrice, je vais te décevoir, mais, malgré ce titre racoleur, je ne te raconterai pas ici comment j’ai cassé un bureau avec un collègue. Hélas? Ou pas. Et je précise que je n’ai cassé aucun bureau ces derniers temps. Hélas? Oui.

Ce dont on parlera ici c’est des parallèles étranges que l’on peut faire entre vie sentimentale et vie professionnelle.

Tenez par exemple, trouver un taff c’est limite partir à la chasse à l’homme sur un site de rencontres : on se connecte à Internet, on met son profil (CV sexuel?) à jour, on épluche les offres (les profils?), on envoie un mail sympa. On a une piste, une touche. Éventuellement on transforme cela en entretien. On transpire, on se lave les cheveux, on a peur, on se dit quoi mettre, on essaie des tenues : chemise? Ouverte comment? Jupe? Talons? Rhgnn….

Une fois le rendez vous passé, on débrieffe la terre entière comment ça s’est passé, ce qu’on s’est dit, ce qu’on s’est dit à la fin : « je vous rappelle », « A bientôt », « vous ne convenez pas ». Enfer et damnation. On attend ensuite prostré derrière le téléphone, on hésite à relancer, on trépigne ou bien on est mort de trouille.

Une fois en place, on développe une intimité. Tenez, le mec avec qui je parle le plus en ce moment, c’est un prestataire que j’avais environ 10 fois par jour au téléphone la semaine dernière. Au départ on est cordiaux, les mails sont formels, à base de « cordialement » et de « tu trouveras en PJ », puis on devient intime, on se met à faire des blagues. Oh! Il m’a lancé une preuve d’affection : un smiley dans un email! Comme c’est mignon. Si on continue comme ça on pourrait se rouler des pelles virtuellement.

Avec un mec c’est pareil, du blanc des yeux, tous gênés, on passe au blanc de la bite, débridés. Pardon. Avec un collègue du blanc des yeux on passe à la camaraderie solidaire. C’est beau.

Ah et on a des petits surnoms aussi, j’ai un flasheur qui se nomme Fayaz. J’ai arbitrairement décidé de le surnommer « Fayazounet », oui, bon… Il m’a soutenu que un surnom aussi ridicule ne prendrait jamais. Peine perdue, vendredi il s’est rendu compte que notre grand chef à nous l’avait appelé « Mon Fayazounet » et m’a regardé totalement désespéré : « Marion…. »

C’est pas étonnant que après les études, le taff soit un haut lieu de rencontres, cela créé des liens ces petites bêtes.


5 réactions effrénées à “Travail et intimité”

  1. Flo (Loula...) le 5 novembre 2008 20:06

    « du blanc des yeux, tout gênés, on passe au blanc de la bite » hummm… marion…. :D LOL

  2. Fayazounet le 6 novembre 2008 10:07

    Je te le répète ça prendra pas ! Par ailleurs j’admire le sens de la rhétorique “du blanc des yeux, tout gênés, on passe au blanc de la bite”. Du marionnete tout craché.

    :)

  3. madinlove le 6 novembre 2008 11:01

    Moi j’attends le cassage de bureau…

  4. Niko le 6 novembre 2008 11:08

    « Avec un mec c’est pareil, du blanc des yeux, tout gênés, on passe au blanc de la bite, débridés. »
    J’adore !!!

  5. Chatton le 26 novembre 2008 22:51

    bouh et moi j’existe plus! :(

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