Vivre avec un Breton
Quand on pense aux différences culturelles entre deux personnes, on pense à des religions, à des pays différents, on se dit mariage mixte, enfants métissés, mais jamais on ne pense à ces doux régionalistes qui se terrent dans une contrée humide et salée. C’est que je mange avec un Breton, je dors avec un Breton, je vais à des soirées avec un Breton, et je pars en vacances avec un Breton, et chaque fois son essence régionale s’exprime auprès de mon habitus de lyonnaise en exil.
Tout commence avec le beurre salé. C’est bon le beurre salé, c’est merveilleux avec des tartines, mais on sous-estime le militantisme et l’influence qui se cache dans cette plaquette de beurre. Très vite on se retrouve à réclamer du beurre salé à sa mère quand on rentre – dans une famille qui a des problèmes de tension – on le mélange à des tartines de Nutella, et si on prend par hasard des tartines dans un café un matin, on fait comme Monsieur, on va réclamer une salière avec. Nos artères ? Les problèmes de tension ? Mais non !
On apprend aussi que nos soirées crêpes de l’enfance sur un multi crêpes party n’en sont pas, elles sont un sacrilège, un blasphème : « surtout toi Marion qui fait des crêpes salées sur ton truc là ». Et le Breton de nous apprendre que le salé, c’est avec les galettes au sarrasin, pas à la farine de blé, et que non une galette « complète » ne se fait pas avec de la crème, voyons.
On apprend également à écrire le mot « kouign aman » – mot inconnu jusque-là – cadeau d’une belle mère nourricière quand Le Breton rentre de sa contrée natale : « Fais-le réchauffer ce sera meilleur », « Mais non c’est pas gras ».
Le Breton est persuadé d’être né dans un pays de cocagne, où il ne fait jamais froid avec toujours un grand ciel bleu et un soleil éclatant, ce qui peut s’avérer assez dramatique pour préparer des vacances : vous en bonne fille qui a passé ses étés dans le sud du pays, vous estimez que porter un gilet au mois d’août ce ne sont pas des vacances, quand lui trouve tout à fait normal de porter un pull de marin toute la journée : « Mais regarde il fait super bon ». Donc vous râlez, vous ne voulez pas vous les peler et avoir les cheveux qui frisent, lui a chaud à partir de 25C°. L’art du compromis en matière climatique est complexe, ce qui fait que quand on vous dit « En Bretagne il ne pleut que sur des cons », vous le prenez assez mal.
Au moment de choisir les vacances cela donnera peu ou prou cela :
« On peut aller en Bretagne une semaine un été !
- Mais non, je vais avoir froid.
- Mais non, je suis sûr qu’il fait aussi beau que dans le Sud en Bretagne… » et devant votre air perplexe qui menace d’allumer la Chaîne Météo pour vérifier : « Bon en Bretagne du Sud surtout ».
Puis après avoir fait preuve d’une considérable mauvaise foi climatique, il ajoutera :
« J’ai souvenir d’été où il faisait très chaud, un soir on a même pris un bain de minuit »
Dans la Manche donc, un bain de minuit, oui, oui.
Le Breton est également marin. Au début on se dit chouette un bateau, on prépare son bikini, la crème solaire, la serviette, on pense qu’on va manger des olives et boire du rosé. On se trompait, en vrai on sera trempé, un imper n’aurait pas été de trop, gelée, en pull, les cheveux emmêlés, car c’est ça la mer, la vraie, pas votre mer de pédés dans le Sud. Quand on voudrait tranquillement prendre le soleil comme la greluche que l’on est, le Breton écoute les histoires de son père qui part faire des traversées de plusieurs jours en se nourrissant de haricots blancs en conserve, à la dure, comme un vrai. Tout de suite, aller en Irlande en bateau c’est un poil plus frisquet.
Bien sûr le Breton est chauvin, amoureusement chauvin de sa patrie, mais chauvin quand même :
« Ma chérie tu es déjà allée au Mont St Michel ?
- Euh non, t’y es allé toi non ?
- Ah bah non !
- Bah ?
- C’est en Normandie ! »
Le pire étant quand le Breton se retrouve avec d’autres Bretons dans une soirée.
C’est un peu comme les retrouvailles d’une immense famille : et je te tape dans le dos, je te demande d’où tu viens, si tu connais mon grand-père, ma grand-mère, on a sans doute été au centre aéré ensemble, on fréquente la même crêperie, on a des copains en commun, des souvenirs de TGV pour y retourner, on compare les recettes de nos mamans. Et l’on dit aux autres (à tout hasard : vous l’étranger) que c’est le plus beau pays du monde, et que oui c’est vrai, il n’y pleut que sur les cons. Ils vont également se lancer dans un grand débat politique, « la ville de Nantes est-elle bretonne ? » « Faut-il brûler Nolwenn Leroy ? », puis ils vont tous se mettre d’accord en buvant un grand verre d’alcool et aller festoyer, fest-nozer sur la piste de danse. J’exagère à peine.
J’avoue aussi sans honte que la plus grande qualité du Breton est de ne pas sourciller quand j’écluse les mojitos et que je viens chanter faux les Forbans sur la piste de danse. Le matin, cela va même l’attendrir que j’entende le loup, le renard et la belette chanter.
79 réactions effrénées à “Vivre avec un Breton”
Preums… Excellentisimme ce post, faut que j’arrête de rire et reprenne le boulot!!
ma soeur a épousé un breton. Ils boivent même du lait ribot avec les galettes. au secours.
en même temps, ils ont vécu en Normandie aussi, donc c’est un breton à l’esprit ouvert. ça va
@ Clarence : tu vis avec un Breton toi aussi?
@Mamzelle : Tu sais que moi il m’a dit qu’il me ferait goûter le lait ribot car c’est délicieux? j’ai un poil peur.
moi c’est un slovaque!
( et je viens de Nouvelle Calédonie, soit l’autre bout de la terre)
Ha ha ! Je suis aussi avec un breton, moi petite parisienne !
J’suis sur Nantes alors que je viens d’un peu plus bas & j’avoue que mes passes-temps sont de troller sur le beurre salé & l’appartenance de la-dite ville à la Bretagne ou non.
Mais pourquoi le beurre salé ? Pourquoi ?!
euh, mais elles sont où, les histoires de bites, de bitures, de string oublié le petit matin, de chagrins d’amour (ou de sexe et viennoiseries), de connards etc ?
Est ce que tu es désormais complètement pathignonne ?
Non, c’est bien que tu sois heureuse, Marion franchement… Mais est ce que tu te rends compte du changement majeur que ça fait subir à ton blog ? Tu n’es pas la seule, les gens qui se mettent en couple et qui sont heureux n’ont visiblement plus vraiment besoin de s’exprimer autant sur un blog… ça doit être comme pour les romans, on préfère la noirceur et les rebondissements à la guimauve (je me trompe ? ah bon, y’en a aussi qui aiment marc lévy ???)
Et puis les bretons… (d’ailleurs, c’est un breton de la terre, ou un breton de la mer ?) n’ont pas à eux seuls la palme du régionalisme (les alsaciens, les savoyards, les auvergnats…), probablement une question d’enclavement historique, avec soit moins de brassage par passages, soit une histoire d’annexion mal vécue (mais je caricature sûrement)
Et doit falloir ne manger un sacré paquet, de beurre salé, pour en faire de l’hypertension !
Et moi je suis…. tout simplement breton ^^
Olivier, je vais être, simple et précise. Tu es ici sur un blog perso. Personnel, qui raconte ma vie, ce que J’AI envie de dire et de raconter. Si cela ne te plait pas, tu peux tout simplement cliquer sur fermer l’onglet. Ce blog est une détente pour moi, écrire un article me permet de garder la forme, de me détendre, chacun ses loisirs hein, tant pis s’il plait pas à une bande de relous qui jubilaient de me voir galérer avec des cons. Parce que devine quoi? je suis effectivement très heureuse, bien plus que je l’aie jamais été.
Et effectivement, il y a plein de gens qui aiment Marc Lévy, moi même je suis fan de Danielle Steel.
hola hola, faut pas le prendre mal comme ça, je sais très bien où est la petite croix, en haut à droite, n’est ce pas ?
mais comparativement à ce que tu racontais avant Le Breton, j’ai juste remarqué le « petit » changement.
je n’ai pas dit non plus que ça ne me plaisait pas, encore moins que je jubilais (quelle drôle d’idée) avant… c’est peut être le terme guimauve qui t’a fait bondir
N’empêche, même heureuse, t’as un sacré caractère
Non mais Olivier, bordel, qu’est ce que ça peut te foutre que ce soit « guimauve », que ça aie changé? Tout le monde change non? Bah ouais ça a changé, je me ramasse plus à cause de connards, je pleure plus à cause d’un enfoiré et je pense pas que je vais me faire dévorer par mon chat. Ca vous emmerde? Tant mieux.
Bah moi, je sors avec un breton, et je suis moitié bretonne moitié tunisienne ! Oui, c’est assez animé à la maison
Ça nous emmerde pas ça nous ravit ! Du moment que tu me place de temps en temps un « chaud et long comme sa bite », ça va, je reconnais ma Marion. Mais heureuse en plus, que demande le peuple ?
Quoique quand tu nous dis que la Bretagne te fait friser les cheveux, j’ai peur: c’est pas le casus belli absolu, ça, les cheveux qui frisent ?
Pour les galettes, je m’étonne: il-y-a tant de crêperies
partout que le distinguo Sarrasin pour le salé et froment pour le sucré me semble une notion universellement partagée, non ? Chez moi, je n’ai que de la farine de sarrasin, d’ailleurs. Et tout le monde ne sait-il pas qu’une galette complète, c’est jambon-oeuf-fromage ? Où vois-tu de la place pour la crème ?
A part cet étonnement, délicieux post, Marionnette. Un régal !
Bisous.
En tant que bretonne, j’approuve à 100%!
Au fait, super écriture aussi. Celui-là est vraiment de qualité « littéraire », on sent que tu l’a soigné.
N’empêche, là où on trouve le plus de Bretons, c’est en dehors de la Bretagne !
Super article !
Heureusement que ce post fait suite à celui de la vaisselle, à part la plaquette de beurre, le ciré et le pull, il a quand même des qualités le breton !
J’aime beaucoup ton style, c’est vraiment plaisant à lire ! Merci pour ce bon moment passé.
Haaaan, je vis avec un Lyonnais. Qui, de ton aveu propre tu devrais le savoir, est quand même assez le petit frère du Breton!
Sauf que ça se situe plus au niveau du Saint Marcellin de la Mère Richard, du saucisson à cuire pistaché-truffé, de l’art de la pogne et de la bugne, qui NON n’est pas un churros, mon dieu quel blasphème, du Bouchon des Carnivores, de la Brasserie Georges, du marché de la Création, du 8 décembre, des Monts, et qu’on est à 1h de la montagne et 3h de la mer, bref, près de partout.
Je l’aime, que veux-tu.
Damned… je suis bretonne !!! (sauf pour le lait ribot)
Et moi aussi, mes copains me regardent un peu bizarrement quand je rajoute du sel sur le beurre !
POuahhahahaahahahaaaa merci pour ce post ! Mille mercis ! Je suis amoureuse de la Bretagne, de ses Bretons mais je ne suis qu’arrière petite fille de Breton … mais pire … je n’y suis allée que deux fois en 34 ans ! uuuh uuuuh ouuuuh ! Merci beaucoup d’avoir partagé !
Je suis 100% Bretonne et je me souviens encore de mon séjour de trois mois en Ecosse lorsque j’ai du demandé à un employé de magasin que je voulais du beurre avec du sel dedans…
Je m’y reconnais !
Et puis on est gentil nous les Bretons, non ?
moi Breton habitant Nantes, je confirme que Nantes n’est pas bretonne ! mais c’est un très charmante ville de .. Pays de la Loire :p
et Nolwenn, nan ne la brûlons pas, elle est gentille quand mm !
et à l’occas’ essaie de faire du Kouign Amann à l’occasion, c’est le dessert le plus dur du monde lol mais le + bon !
Nantes c’est en Bretagne ! J’habite meme devant le chateau des ducs de … BREETAAAGGNNNE !
Et moi (puisqu’on parle beaucoup de soi sur le sujet de ce post, comme il est logique puisqu’il-y-est question de racines), francilien bon teint, j’avoue que du beurre salé sur une tartine de pain Poilâne légèrement toastée est un plaisir divin … Voire sur une tranche de Boule Bio Carrefour si on en connaît un dont le boulanger connaît son affaire, ce qui est mon cas (c’est à Jean-Pierre Coffe
et à son passage chez ce distributeur que l’on doit ce bonheur). Et moi aussi je demande facilement une salière avec des tartines beurrées !
Nan mais je comprends olivier. Se retrouver avec un blog qui parle de mariage, de vaisselle et de coiffeur…
Allez, je clique sur la croix.
Bises.
Excellent \o/ Merci beaucoup pour ce petit moment de bonheur.
Ah j’adore ton article. Je vis avec un presque breton et je connais une bonne partie de tes exemples. Sauf que lui a chaud à 21°, et on passe 2-3 semaines de vacances dans le Finistère l’été. Moi qui suis frileuse, c’est pas l’ideal… Par contre en tant que vendéenne, le beurre salé à toutes les sauces, je connais
Le beurre salé, y’a que ça de vrai ! Et mes parents sont crêpiers, je sais de quoi je parle
Profite de ton Breton, ce sont des gens bien, oh oui ! Et non non, je ne dis pas ça parce que j’ai une demi-fesse bretonne !
Je suis de Vendée (y a de quoi faire un article aussi), je suis nantaise depuis plus de 15 ans (le truc qui m’a frappé quand je suis venue m’installer à Nantes c’est que quasiment tout le monde était habillé en noir, signe de bretonnitude parait-il) et depuis quelques années j’ai découvert un truc bizarre: le mi-nantais-mi-normand et les vacances en Normandie dans une famille de pêcheurs taiseux c’est un vrai exotisme…
Arrivée ici par un détour de FB, je me suis régalée…merci pour cet excellent article. Nous sommes » jeunes Bretons » depuis 5 ans et avons adopté la majeure partie de leurs belles coutumes, à nos amis Bretons. Le repas galette du dimanche midi est devenu une coutume, le cidre, notre boisson, le beurre salé une obligation…
Quant au kouign aman, notre petite ville, Taupont, a gagné plusieurs années de suite le prix du meilleur….
Le temps ? Ben oui, il fait toujours beau chez nous, plusieurs fois par jour…
Seul le lait Ribot me laisse perplexe…pas osé encore y gouter…
Nolwenn Leroy a une très jolie voix, n’y touchez pas STP
Belle journée à tous
Mony
C’est exactement ça XD. Je compatis, je vis aussi avec un breton.
Comment je m’y reconnais trop
Moi lyonnaise, lui breton, c’est exactement ça…ça fait peur
(C’est assez drôle, c’est le premier Breton que je lis qui dit que le Mont Saint-Michel est normand…Encore un sacré sujet aussi ça…:))
Ça m’a étonné aussi. J’avais lu que les bretons comme les normands revendiquaient le Mont St Michel…
Alors à quand l’omelette en amoureux chez la Mère Poulard ?
Tout a fait d’accord avec Olivier. Ca en devient presque lassant tout ça. A croire que tu as désormais besoin de prouver que tu es rentrée dans la norme, tout ça, tout ça.
Allez, vite, la croix.
De la même manière que tu écris ce que tu veux sur ton blog, on a le droit de trouver que ça devient de la vraie guimauve, sentiment croissant au fur et à mesure pour moi. Et dans la mesure où on a pu beaucoup apprécier ce blog et son ton, ça n’est pas anormal de le dire ou de s’en étonner. Oui, on dirait que tu finis tout doucement par ressembler sans t’en rendre compte à ces gens dont tu te moquais avant, et oui le blog perd en saveur et en crédibilité pour certains – pas tout le monde apparemment. Peu importe qui tu es en réalité, il est permis de te le faire remarquer, de la même manière que tu as eu aussi beaucoup de compliments. En ce qui me concerne, je pense comme le lecteur qui t’a mise hors de toi et pourtant, à aucun moment, je ne t’ai lu par plaisir de te voir « te ramasser ». Je ne pense pas que beaucoup soit venus ici dans ce but. C’est dommage que tu mélanges tout. Bientôt tes anciens lecteurs seront jaloux de ton bonheur? La pathignonerie te va mal, si c’est vraiment ce que tu penses. Je crois que tu pourrais tout à fait vivre une relation pleinement heureuse sans pour autant virer si mièvre et dégoulinante dans l’écriture. Et ça n’est pas de placer « bite » dans un article qui y changera quelque chose.
bonjour,
on sentirait presque les embrins dans le recit. ca ravigotte
Tu ne nous as pas dit si tu t’etais mis au breton (la langue)autre que culinaire ?
Kenavo
ps : en argot kenavo est aussi appropri, semble-t-il, pour les casse-pieds
En plus, ils disent des mots bizarres, « ils ont hâte à », ils font des cuches aux filles et le matin ils ont des pikouz! Et en plus, ils envoient tout! ^_^ Mais c’est tellement bien que je viens de l’épouser, mon breton!!
En fait, ici les galettes c’est en paquet dans les magasins comme les pépitos…
Dans le finistère, la « galette » des Rennais c’est une crêpe de blé noir !
Y’a crêpes de froment et/ou crêpe de sarrazin/blé noir et pis c’est tout.
ARRETEZ DE NOUS FAIRE CHI*R AVEC LES GALETTES qui ne se mangent qu’en janvier à l’épiphanie…
Sinon vu du « 29″, tout ce qui est à l’est d’une ligne StBrieuc / Vannes c’est la bretagne administrative héhé.
Et ce qui est encore plus à l’est de cette ligne?
Eh ben, c’est le reste du monde lol
Donc Nantes… C’est pas en taggant 44=BZH partout qu’on va revenir là-dessus.
Sinon je voulais savoir si ton hom était accro au breizh cola? Important ça le bzh-cola !
On pourrait lister pdt des heures, et finallement j’ai du boulot moi lol
En tout cas tu as de la chance, sisi, bon maintenant il est parisien ton breton donc il n’est plus mais bon 2fois par an apparemment il le redevient…
Allez Kenavo
Ah ah ! je suis Bretonne, Finistérienne d’origine et je vis avec un Vosgien et chacun défend son bout de gras.
D’un point de vue personnel, je persiste et signe : il fait souvent beau en Bretagne. C’est le micro-climat ^^ ! Le beurre aux cristaux de sel de Guérande, je me limite à n’en manger que durant mes vacances en Bretagne ou pour Noël avec les fruits de mer …
Bonne journée
Ah ah, effectivement les différences culturelles (au sens large), c’est pas tout le temps facile à gérer
@Mentallo, ben il a raison sur tout ton copain, je ne vois pas où est le problème (comment ? oui, oui, je suis de Lyon aussi, pourquoi…^^
Un breton qui admet que le Mont St Michel est en Normandie..? C’est soit un fake, soit un traître.
(moi jmen fous, je suis breton ET normand)
(hahahahahaha)
J’en rajoute une couche : il y en a des qui vivent avec un Beur salé, un Mouloud dont la mère est née à Brest. Qui dit Malo, parce que c’est un pur laïcard.
Mais qui est bien content d’être venu vivre à Nice où il peut boire du rosé au soleil même à Noël.
Kenavo du vrai Sud
Soit dit en passant, on peut aussi cliquer sur la croix
avant d’agresser les gens. A moins qu’on aime ça ?
Marion, c’est la première fois que je poste un commentaire sur ton blog que je suis depuis quelques temps maintenant… mais là c’est tellement bien vu!
Bravo Tu as bien cerné ton breton! Je ris devant mon ordi et reconnais l’esprit familial et les petites habitudes! Bon petite remarque bretonne… le meilleur kouign aman est de Quiberon! ^^
Merci pour tes articles!
HALLUCINANT,je suis brestoise on peut guère faire plus loin non????24 ans à supporter cette bruine incessante en ne rêvant que de me tirer et enfin la MUTATION à Tours.Plus besoin de faire 10h de route pour trouver une mer (chaude )ou la montagne.Plus jamais cet accent qui me sortait de tous les trous mais pour ma famille je suis folle d’avoir quitté Brest pour l’inconnu.Pour moi naitre et mourir au même endroit me fout les flubes.Je déteste les régionalistes ,je ne sais même pas ce que signifie « être française »je sais juste qu’il faudra me tuer pour passer mes vacances en Bretagne et qu’on ne me parle pas des ballades sur les sentiers côtiers avec joues rouges et nez qui coule …a donné.L’amoureux est de Blois et se fout comme moi de savoir d’ou on est et ou on va tant que c’est sous la même couette.
Habitant Marseille avec un vrai marseillais amoureux de sa ville et moi amoureuse de ma bretagne (oui oui c’est la mienne!), c’est clairement ce qu’il se passe ! Et ouiiii dans la manche on se baigne (enfin après plusieurs bain dans la méditerranée, j’ai un léger doute).
Au début de ta tirade, j’ai failli écrire « ôh scandallleeee! » en bonne chauvine que je suis mais ça m’a fait bien rire !
Pour répondre à tes questions…le mont st michel c’est en Normandie (parce que j’y suis jamais allée), Brest c’est tout gris et il pleut tout le temps, à Dinan (près de st malo), il y a un micro climat, Nantes n’est pas en Bretagne (révisez votre géographie!!), Nolwenn Leroy elle m’a gâché mon été et je parle même pas de Manau, le lait ribot c’est magic et seul les vrais bretons comprennent tout comme la galette saucisse durant les match de Rennes route de Lorient
Merci en tout cas pour ce récit sympa !
Etrange, mais à chaque fois que je lis le titre, je le dis sur la même intonation que « vivre dans un donjon »…
A toi les One Man Show
Excellent billet, pour avoir vécu avec des bretons, on reconnait les faits vécus, quelle #marrade!
Juliette vivre à BREST c’est comme vivre dans un donjon t’es sûre de choper une PNEUMOOOOOOOOOONIE!
Salut Marion, C’est… Marion! et une Marion… Bretonne!!!
ton article est en train de faire un buzz chez les bretons!!! Surement parce qu’on s’y reconnait vraiment bien et qu’il nous fait bien sourire!!!
Tu as une très jolie plume, je te souhaite une vraie bonne continuation
A tous ceux qui critique mon pays (le « beau » est bien sur sous-entendus) je vous dirais que c’est pas grave de ne pas être breton… personne n’est parfait.
Il ne pleut pas chez nous, c’est du « crachin » ou un « embrun » selon l’endroit où tu te trouve.
Le mont St-mich est évidemment Breton, comment des Normands auraient-ils put faire quelque chose d’aussi magnifique. La seule chose dont ils sont capable c’est de nous le volé, « pirates ».
Leroy n’a de breton que le prénom et je dis brûlons cette auvergnate qui détruit notre culture!
Je finirais donc par dire que Nantes est bretonne! Ne laissons pas un nain corse nous spolier et me réfère à La référence et le juge pour beaucoup de débat bretonnant: le Breizh-cola! Sur l’étiquette se trouve la Bretagne complète avec le 44.
PS: désolé pour l’orthographe mais moi ma langue maternelle c’est le breton
Bretonne de Père, nomande de Mère, j’ai grandi dans le fin fond du trou du cul du monde dans le morbihan. Je suis accro à ma Bretagne, j’ame y retourner surtout pour les soirées, l’alcool et les potes.
Je vie en Indonésie avec une Estonienne. Donc ex-soviétique et Bretonne… les racine ne doivent pas être lointaines étant donné les tête de caboches que nous sommes.
Merci pour cette histoire en tous les cas, c’est la seule que je connaisse de ton blog découvert par une amie qui vient de partager sur face de plouc.
Je vais m’empresser d’aller découvrir les autres. laisse tomber les commentaires qui ne te plaisent pas, surtout ne les laisse pas t’atteindre, t’en as assez de positifs et amicaux pour ne pas t’arrêter à ceux-là.
la bise
Breton pur beurre « expatrié » (oui on fait pire comme arrachage de racines) à Nantes depuis 6 ans, je me reconnais bien évidemment dans tout ça ! C’est vrai que le beurre doux n’existe pas chez nous (je ne sais même pas si l’on en trouve facilement en magasin). C’est également tellement vrai qu’en soirée, nous avons très vite fait de parler Bretagne si, par grand bonheur, nous trouvons un « compatriote »…je le fais systématiquement ^^ (« t’es breton toi aussi ? tu viens d’où ? ») !
Par contre oui, Nantes est bretonne, mais les Nantais ne sont absolument pas branchés Bretagne…même que ça les gonflent à un point…du coup je m’amuse beaucoup
!
Merci pour ce « post », « article »…très sympa de bon matin
!
Kenavo (mwahahahaha) !
Eh, on sent là une vraie pratique du Breton, 100% beurre salé ! Et encore c’est que le début de la vie commune, il en a sûrement gardé sous le coude… je vais rien suggérer, mais… Je peux pas dire que vous avez tout faux, Marion, lankou me louperait pas… Mais enfin, c’est une telle singularité qui nous rend attachants et tellement enrichissants, que le monde serait fade, sans ces différences et toutes les émergences de nos racines !
allez Yéré mad !
Une amie mayennaise (donc issue d’un endroit où il pleut VRAIMENT), m’a aiguillée par ici. Gast, je dois admettre que l’image est assez juste. Seulement, le mont Saint Mi, désolée, mais c’est chez nous ! Toute la folie du Couesnon ne suffira pas à me faire admettre cette honteuse spoliation effectuée par de vilains voisins cultivateurs d’avaloù même pas douar (chez lesquels il pleut VRAIMENT, tout autant, et c’est bien fait). La seule chose qui les sauve, c’est d’ailleurs le calva, pas mauvais après avoir essuyé une saucée locale (ou quelques embruns en bateau, parole !). Et il fait agréablement flamber nos crêpes (qui ne sont pas grasses non plus, tout comme pour le far, et contrairement au kouign amañ, pas de beurre dans la pâte, il s’y trouve [parfois en couche épaisse il est vrai] à l’extérieur.
Et je ne rajoute pas du sel que sur le beurre … mais également dans beaucoup de plats et desserts (oui, de desserts) qui me semblent en manquer (sans doute parce que préparés, non avec ledit beurre salé ou du moins demi-sel mais avec ce qu’indulgente, je nomme en souriant margarine animale.)
Le beurre est salé en Bretagne pour trois raisons: 1) d’abord parce qu’il y en a; 2) parce que ça conserve mieux; 3) parce que les Bretons, qui n’étaient pas vraiment Français, ne payaient pas l’impôt sur le sel, la gabelle. (D’où le nom de gabelou pour dire douanier). Après, c’est un affaire de goût; mais quand on a commencé très tôt on ne peut plus s’en passer. Pour la mer à 17° l’été, c’est pareil, même chose, ya pas à discuter. Pour sûr.
Cet article est bien écrit, super. Mais en effet, on remplace le breton par un savoyard, les crêpes par le Reblochon, la flotte par la neige, la navigation par le ski.. et on reproduit à foison ce vieux thème récurrent (et qui récure..). Bref, aucun intérêt. Du déjà lu, tellement usé qu’on le connaît par coeur. C’est nul et miévreux. Je rejoins les impressions d’Olivier; c’était bien mieux avant. Il arrive un jour chère Marion, où il faut savoir fermer son blog: lorsqu’il n’y a plus rien à dire ou quand crier son bonheur vide n’a plus d’écho.
Excellent cet article ! De mon côté, Monsieur est du Noooord (et non, le film n’exagérait pas tant que ça….) et franchement c’est un peu pareil. Le pire c’est clairement quand il croise des compatriotes… Youhou le furet de lille, les courses dans les dunes, zt surtout, surtout les dictons familiaux (en ch’ti bien sûr). Je commence à en connaitre une bonne série mais je tire encore bien la tronche quand ils se liguent et éclatent de rire (chéri included) parce que j’ai mal compris un mot !
En même temps, soyons honnêtes/lucides, et faisons fi, pour une fois, de la proverbiale mauvaise foi féminine. On le fait aussi ! J’ai grandi dans le Sud Ouest avant d’arriver à Lyon et j’ai aussi mon lot de petites expressions et souvenirs regionaux ! Sans compter que chaque région traversée laisse une trace et que l’on se met à mixer les accents, les expressions et les habitudes…et à se réjouir de croiser dès gens qui ont les mêmes références !
Allez avoue Marion, que tu dis « les gens y peuvent pas » et que tu manges dès yaourts avant le dessert en essayant de convaincre tes convives que c’est un fromage !
C’est vrai, on ne dit pas galette… Et chez nous dans le sud (Bretagne) il fait beau plusieurs fois par jour. Y a pas pire breton que celui qui est parti. Ou bien, il revient toujours. Excellent billet.
Kenavo!
C’est très exagéré et notoirement incomplet, il manque par exemple le syndrôme de la « vraie Bretagne » et les danses tribales… mais parfaitement exact, j’ai adoré !
Moi je suis roumain. Je vis avec une parisienne d’origine bretonne dont les grand-parents avaient migré dans le midi… par conséquence celui qui a chaud au delà de 25°, c’est moi… Mais la Bretagne commence petit à petit a rentrer, a force de passer des années au pieds des remparts de Saint Malo, et depuis mai de vivre sur mon bateau dans le Morbihan (devrais-je écrire Mor Bihan?). Beau pays, on peut (et on est) en tomber amoureux… Et magnifique article, merci Marion. Kenavo…
Après toutes ces apologies des particularismes régionaux, je sens le besoin d’affirmer bien haut que mes racines, ce sont mes pieds, et qu’elles se nourrissent du sol où je me trouve. Et que si les nationalismes, régionalismes et autres esprits de clocher donnent des couleurs au monde, c’est bien souvent du rouge sang…
A ce dernier je préfère, mais oui, un peu de fadeur, si c’est le prix à payer pour la paix et l’harmonie.
De l’amour des siens à la haine de l’autre, et n’en déplaise à Romain Gary, il-n’y-a qu’un (petit) pas.
Au fait les BRETONS il manque une référence au paté Hennaf(j’ai oublié l’othographe exacte)mais Marion DOIT en manger NON?
* Hénaff, si je peux me permettre. Les saucisses Hénaff sont tout aussi délicieuses, dans une galette (de blé noir of course) froide ou chaude, mmh!
Ton article est vraiment drôle ! J’avoue me reconnaître (moi, Bretonne) et reconnaître mon compagnon (Lui, Lyonnais).
En passant, j’ajouterai que j’apprécie également de lire tes autres articles.
Entièrement d’accord pour la rencontre entre Breton !!
Et merci France5
Excellent, ça me rappelle un peu le style de Hervé Bellec. (Lui aussi il adore raconté sa Bretagne)
Ma doue ! Je me suis reconnu dans ton cantique ! Cuiçi il parle bien de la Bretagne ! Nedeleg Laouen d’an holl kecé !
Coucou !
Un commentaire ici parce que voilà, un article sur la Bretagne quand même (je fais partie de ces fous qui aiment la Bretaaaaagne). Je voulais le laisser sur le dernier article mais bon tant pis.
J’ai découvert ton blog sur le net, rubrique conseils blogs sûrement et j’ai cliqué par curiosité, et parce qu’on te disait lyonnaise.
Au final, ça fait une semaine que je me tape tous les articles chronologiquement (les blogs d’inconnus c’est comme les romans, j’aime avancer de manière progressive… logique) et une semaine que je me marre comme une petite folle.
Je voulais te dire merci de ces éclats de rire et que j’ai beaucoup aimé (après c’était pas du tout intentionnel je sais, mais c’est l’avancée de la vie et j’aime observer l’avancée de la vie !) te voir progresser sentimentalement et professionnellement. Par petites touches tout change, tout avance. C’est marrant !
Et puis aussi, c’est chouette de voir évoquer Lyon, ça recoupe mes souvenirs, ça m’ouvre des portes, etc.
Voilà !
PS : et puis fan de Mister N. & The One – si c’est encore
MERCI.
Je vis avec un breton et j’aurais pu écrire ce post (certainement pas avec une aussi belle plume, m’enfin sur le fond). TOUT est vrai, TOUT y est, j’ai l’impression d’appartenir à une communauté de « femme de breton » et ça fait chaud au coeur !
NB: effectivement, il manque le Paté Hénaff. Il faudra donc prévoir un Tome 2 !
Ca manquait un peu de commentaires… Très juste texte, c’est vrai que les bretons, on s’y attache !
http://debordsdemere.canalblog.com/archives/2011/08/10/21769399.html