Le monde tranquille de Marion

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08 juil.

Madame Râteau

Ah que j’aime ce titre.

Déjà parce que j’aime bien me moquer de moi-même, et ensuite parce que le râteau est la chose la mieux partagée au monde. Même qu'il en existe plusieurs types.

Il y a le râteau formalisé : « je veux pas de toi ». Cash, clair, efficace. Pars pleurer dans ton coin.

Il a aussi celui auquel je suis habituée. C’est quand il n’est même pas formalisé, mais que je sais que non je n’y arriverai pas. Et croyez moi, vu ma tendance à me ridiculiser, je sais quand ça marche pas, cela se sent quasi instantanément. En plus, je crains l’eau froide. (Et le râteau aussi.)

Il y a aussi le râteau non formalisé mais qu’on sent passer. Et sans vaseline, s’il vous plaît.

Lors d’une obscure soirée, j’ai roulé des pelles. Notons que comme les contes qui démarrent par « il était une fois », mes histoires à moi commencent par « j’ai roulé des pelles ». Oui, je sais.

C’était avec le garçon à la meilleure technique de drague au monde. Lui-même. Soirée d’agence donc. Situation surréaliste qui fait dire à mes collègues : « merde c’est donc vrai le Marion Style, des trucs cons se passent vraiment ».

Les gars, ce n’est pas ça le Marion Style. La suite y correspond plus, vous allez comprendre. Par un heureux et alcoolisé hasard, ce jeune homme m’accompagne chercher mon sac dans mon open-space. Où l’on a fait du mal à un bureau en roulant des pelles dessus. Par un deuxième et miraculeux hasard, on habite à côté. Par un troisième et non-miraculeux hasard, ce soir là « j’peux pas j’ai mes règles ». C’est toujours quand on tombe sur un mec sexy qui nous fait des frissons de partout que ce genre de truc arrive. Mais peut être que cela ne tombe que sur moi en fait. Bref. On dort, on fait des câlins qui font des frissons partout durant toute la (courte) nuit. Il a une barbe toute douce (depuis je bloque sur les barbes toutes douces) et il porte des slips American Apparel, orange le slip. Il a la classe, convenons-en.

Au matin je rentre chez moi me préparer pour retourner bosser. Je mène l’enquête, je suis l'oeil de Moscou, rien ne m'échappe : ce mec est sorti de nulle part, pas de l'agence, personne le connaissait ce soir là, mais on a quand même un ami commun sur FaceBook. Youhou ! Je lui envoie donc un message drôle et inspiré, rédigé par Mister N lui-même, qui lui proposait un entretien pour discuter des modalités de réparation du bureau. Je vous le donne en mille, il n’a jamais répondu.

Les garçons sans humour sont un fléau.


07 juil.

Parlez-vous le Marion?

J’ai toute une batterie d’expressions que je place tout le temps et selon les circonstances. Déjà que je n’articule pas, et que donc je suis très souvent inaudible, je tiens quand même à révéler les clefs de mon langage à moi.

Quand j’ai décidé d’être peste :

Je fais des comparaisons qui n’ont rien à voir : la présence d’esprit d’une armoire, la spontanéité d’un bulot cuit, aussi drôle d’un frigidaire. Ou encore, je fais des comparaisons qui ont tout à voir : « Alors lui, il fait mentir tout Bourdieu », pour un garçon qui a des parents CSP+++ et qui a oublié son cerveau quelque part. Ou pour une fille vraiment trop bête, blonde de préférence : « alors elle, elle justifie à elle seule toutes les blagues sur les blondes ».

Pour parler des garçons :

Dans mon petit monde manichéen, on trouve des fiottes, les garçons sans courage et les connards, les autres. Au milieu il y a les poulpes, les bestioles gluantes, et les copains gays, qui ne sont pas des fiottes. (Pardon aux amis, tout ça)

Parfois je peux même sortir du champ, pour parler d’un copain très fort physiquement je dirais « alors lui c’est pas une fiotte ! »

Quand je fais une blague pourrie

Soit tout le temps. Je m’excuse après.

Exemple : dans une soirée dans un appart. J’entends « Mets pas Deezer pour faire la musique ».
J’ajoute donc « mets plutôt Onze Heures ». Oui je sais.
Devant les regards désespérés des gens autour de moi et leur « Marion…… » de circonstance, j’ai ajouté, comme toujours dans ces cas là : « désolée ».

Mes cris de ralliement en soirée :

« A pooiiiil », « Paye ta teub ! » « Paye tes plots !»

Désolée.

Je fais « yiiii » aussi, souvent.

Quand je m’énerve :

Un soir je rentrai chez moi en métro, alors que je descends un escalier, je croise un groupe de mec qui montait. J’étais en mini robe, ils ont commenté « Oh t’as chaud toi !! ». J’ai donc hurlé : « et ta sœur ? ».

Variante en discothèque, plus comique : « et ta bite sur mon épaule ? »

Mes mots récurrents :

Le célèbre « bite » qu’on ne présente plus. Ainsi que ses acolytes : chatte, couille et nichon.

« Oh ça va hein ! », quand quelqu’un se moque de moi. Je le dis donc très souvent.

« Roulage de pelle », « rouler une pelle », curieusement souvent présent dans mes débriefs de soirée.

« Caliiiiiiiiins », « bissssssouuuuuuus » : je suis bisounours, vous l’ignoriez ?

« Non mais attends », tic de langage horripilant, vous m’en voyez désolée.

Je dois bien en avoir d’autres, mais ce sont ceux qui me viennent à l’esprit spontanément.


06 juil.

L'art ancestral et délicat de l'esquive

Pendant la mythique soirée de vendredi, Damien nous a dit « Ah les filles j’avais oublié à quel point vous étiez cons quand vous êtes toutes les deux ».

Cons, bêtes, gratuites, et tout ce que vous voulez. Du genre à chanter toute la soirée « Brazil, la la la la la la » sans raison vraiment définie. Bref.

On attire aussi tous les mecs collants de la soirée, Damien craquait à la fin "j'avais également oublié à quel point les mecs sont relous".

Il faut le savoir : virer le mec relou, c’est un art ancestral quasi impossible à réaliser.

La première technique spontanée, c’est l’esquive. Dassou se faisait poulper, oui, du mot poulpe, par un obscur garçon. Elle fuit. Dix minutes plus tard, il revient à la charge « Marion, au secours, il me poulpe ».

Bon, on décide de changer de méthode. Partant du principe qu’il n’y a rien de tel pour faire fuir un mec que de lui faire peur, je m’y attelle.

En effet, j’ai déjà viré un relou en lui disant de lâcher l’affaire parce que j’avais une mycose/des champignons/de l’herpès, et que donc c’était dangereux. Il avait détalé sans demander son reste. Là je décide donc d’employer les grands moyens : « Hé ! Lâche l’affaire, c’est un transexuel pas opéré, avant on l’appelait Julio ». Dassou prend tout à coup l’accent brésilien pour appuyer mon propos.

Le garçon part, on croit avoir réussi. Manque de bol, dix minutes plus tard il revient. Grands moyens bis, on décide de dire qu’on est lesbiennes.

J’arrive donc en courant, en alpaguant le malheureux : « Hé toi, lâche ma femme ! ». Notons que je me comporte comme Josianne Balasko dans gazon maudit, la batte de criquet « légèrement plus contondante qu’une batte de base ball » en moins, mais qu’avec ma mini robe et mes talons, j’étais tout sauf dans le personnage.

D’ailleurs, je déconseille la technique du « on est lesbiennes, on n’aime pas les mecs », cela n’a d’effet que d’exciter le chaland, et on se retrouve vite avec quatre garçons autour de soi, comme si le relou se multipliait comme des Mogwais.

Au final, c’est Dassou qui aura le dernier mot : « Mais qu’est ce que tu me saoules toi ? Je n’ai pas envie de te parler, tu comprends ?! JE VEUX PAS TE PARLER! ».

Parfois, le plus simple est le meilleur.


04 juil.

Les soirées avec Dassou, c'est toujours un succès

Je sors de l’agence en frétillant. Mon premier bébé web est sorti, wouhou, et elle arrive. Dassou est dans le train. Elle va arriver Gare de Lyon. Je cours, je saute, je vole jusqu’à chez moi. Je chope Dassou au métro, on pose sa valise, on perd pas de temps. On court, on vole, on fonce vers Bastille.

Happy Hour. Le Barman râle parce qu’on arrive juste avant la fin. On a quand même nos mojitos, Dassou a agité ses cheveux blonds en faisant « Yiii », redoutable. On discute avec des habitués. Le barman est grognon, nous dit qu’il est débordé et que pour (re)commander ça va être long.

Je lui dis ne de pas s’inquiéter, car plus c’est long, plus c’est bon. Il rigole, Dassou de même. Nos shooters arrivent très vite finalement. On change de bar, on discute, on rigole, je lui raconte mes bêtises parisiennes que je n’avais pas eu l’occasion de lui dire de vive voix.

Je lui avais réservé une surprise. Elle a une sainte horreur des soirées déguisées. Enfin, à vrai dire, cela lui fait peur. Pour la peine, je l’emmène à la « Nan mais tu vas pas sortir comme ça ?!! ». Improbable soirée dans un bar, dont le thème est toujours de se dire qu’on ne sortirait jamais comme ça.

« Marion, c’est déguisé ?!
- Oui, tiens j’ai des accessoires ».

Je sors deux paires d’oreilles de lapin de mon sac. Hi hi hi.

Je croise des blogueurs, (Davidous, Po et Lys (des desperate singles)). Si tu ne vas pas à la blogosphère, la blogosphère vient à toi.

Bière. Dassou a peur. J’lui présente Flo, qui porte un tee-shirt et juste un porte jarretelles avec des grandes chaussettes. Le cauchemar de toutes les mamans du monde : « Mais ma fille ? Tu ne vas pas sortir comme ça ? ».

« Toi c’est Dassou ? » « Toi c’est Flo ? »

Ah bah j’avais balisé le terrain, yaha!

Bière pas chère, wouhou ! J’enfile mes oreilles, dans les starting-blocks, prête, ready, en position, yaha !

Un garçon est déguisé avec plein de fleurs, je lui demande si je peux lui faire une fleur. Il me répond que c’est la première fois qu’on lui fait celle là, et il apprécie l’originalité. Je lui demande à qui il compte offrir sa petite fleur. Il trouve cela moins original, forcément.

Il engage la conversation avec Dassou, il nous offre une bière. Il ne boit que du coca, on insiste pour lui offrir un coca. Il refuse. Il est déçu d’apprendre que Dassou n’est là que ce week-end. Comme Dassou fait des études pour devenir huissier, je lui dis : « Bah maintenant la seule solution pour la revoir, c’est te mettre ton entreprise en faillite » Dassou éclate de rire, lui un petit peu moins.

Je vois un des organisateurs de la soirée, qui est mon Copain de problèmes d’élocution. Il parle vite en chochotant, je parle vite sans articuler, cela crée des liens. Il me demande pourquoi je raconte tout ça sur mon blog, et où j’en suis avec mes 5 mecs.

Hum. Il ne sait pas lire, définitivement.

« mais, euuuuh, j’écris sur mon blog parce c’est drôle, et puis j’ai pas 5 mecs en rotation,tu sais pas liiiiiiire, yiiii »

(Oui je fais des « yiiii » moi aussi)

Pas de chance, on en arrive à discuter du « Non mais tu vois Marion, pour que nous les parisiens sortions avec une fille faut qu’elle soit comme ceci, comme cela, et pas comme ça, ça et ça ». Le malheureux. Il n’aurait pas du dire ça. Il a réveillé le monstre, la combattante qui sommeille en moi. La bête immonde qui redresse les torts à coup d’épée.

Il a lancé Marion la Walkyrie. Je sors mon épée, je hurle qu’il est un cochon machiste ; je lui tranche la tête, et je me ressers une bière pour la peine. Yaha !

Flo roule des pelles. Walkyrie Marion va voir l’impudent pour le questionner : « Et quelle est ta conception des rapports homme/femmes ? Et sur une échelle de machisme sur dix, tu te situes où ? Hein ? Et ta maman elle est féministe ? »

« Flo, elle me fait peur ta copine… »

Bref. Je retrouve Dassou :
« Mariiioooon, yiii, il te dit pas quelque chose le mec là ? ce n'est pas le frère d’Amandine ?
- Dassou t’es bourrée, qu’est ce qu’il foutrait là ? ».

Pour situer : Amandine est une copine de collège, de notre banlieue lyonnaise, avec laquelle Dassou jetait des tomates sur des voitures et piquait des seaux et des pelles dans des jardins d’enfants.

Le mec vient me parler : « On se connait non ? »
- Merde… t’es le frère d’Amandine ?
- Oui !
- DASSSSSSSSSOUUUUUUUUUUUUUU ! Yiiiii ! Tu avais raison ».

Small World.

Je pars sur la piste, Flo roule des pelles. Je montre des dents. Flo veut se débarasser de son roulage de pelles . Je le menace à l’épée. Il s’en va, penaud.

Ils passent « Résiiiiiste, prouve que tu exiiiiistes ». Fort à propos. On chante, on crie. On Yiiise.

Un mec à la barbe toute douce porte un Stetson en paille. Je lui échange contre mes oreilles. Il trouve qu’elles vont mieux à moi, même si je porte bien le Stetson.

Fin de soirée. Dassou « Oh mince c’est fini ? On va manger ? »

Trouver manger vite.

Des garçons déguisés en révolutionnaires sortent en même temps que nous. On chante l’Internationale.

On ne trouve pas à manger. On pleure, on crie famine, on se roule par terre, on yiise, bon on rigole aussi. On rentre chez moi. Je fais des pâtes, amoureusement.

On fait de beaux rêves alcoolisés.


02 juil.

I'll be back soon

Merde, je n’ai pas écrit depuis 4 jours. Bon, rassurez vous, je suis en vie, je n’ai tué aucun garçon, ni aucun coiffeur. C’est juste que pas trop sortie ces derniers temps pour cause de rapport de stage. (Berk et re berk)

La grande nouvelle c’est que l’immense Dassou vient demain soir pour deux jours. Deux soirées. Pour la petite histoire, Dassou c’est ma meilleure pote depuis la maternelle, et quand on nous lâche en soirée toutes les deux, on est ingérables et puis c'est tout. (Elle est )

De nouvelles aventures bientôt donc.


29 juin.

Les garçons sont des porcs limités

Ami lecteur, ne pars pas tout de suite. Tu vas comprendre.

Dans mon article sur le Zorro, ce phallocrate de Mister N m’a demandé de définir de qu’était pour moi la féminité. Car selon lui, mon rapport avec la féminité est biaisé, et je ne suis donc pas ce qu’un garçon attend en termes de fille féminine. Donc ce ne sont pas les garçons les fiottes, c‘est moi la Walkyrie et la goudou hystérique.

Soit, j’assume mon côté redresseuse de tort bornée. Mais je tiens à vous dire un truc, c’est que je vous emmerde. Parce que si pour lui, une fille féminine c’est une nana que l’on protège, et si pour vous aussi cela l’est, j’ai envie de vous dire que vous n’êtes que des porcs limités.

Reprenons là où les choses commencent, avec le mot. Wikipédia la toute puissante nous explique que : « La féminité caractérise d’abord la femme en tant qu’être biologique. Elle qualifie ensuite la femme en tant que genre sexuel (différenciation liée aux aspects de la condition féminine : psychologie de la jeune fille, maternité), et comme la virilité il s’agit d’une vertu au sens antique. »

La féminité caractérise donc ce qui est du sexe féminin. Comme je suis une fille qui a fait beaucoup trop de socio malgré elle, je crois fortement à l’acquis. Donc la féminité c’est ce qui a été inculqué aux petites filles pour qu’elles se comportent comme telles. Le rose, la douceur, la candeur, les battements de cils. Faire une filière littéraire et pas scientifique, être infirmière et pas mécanicien auto. Ce genre de choses, qui à l’âge adulte existe toujours. Sauf que les barbies ont été remplacées par des tubes de gloss, et l’amoureux de la récré qui faisait tomber ma trousse pour me dire qu’il était amoureux de moi a été remplacé par des connards/fiottes/machos/garçon qui me plait, ou pas. (Rayez la mention inutile). Je pense pas que ce soit dans mes gènes d’aimer les comédies romantiques.

Le truc c’est que comme on m’a tout le temps parlé de Pierre Bourdieu, notre maître à tous, (pensée spéciale pour la personne qui va lever les bras au ciel en lisant ceci), je crois fortement aux mécanismes de domination et de violence symbolique. On reproduit ces schémas parce qu’on nous les a appris, qu’on les a intégrés et que on le fait sans même s’en rendre compte. Ainsi une fille se doit d’être féminine, d’être protégeable, et d’adopter les comportements que l’on attend d’elle, sinon c’est une pariah, une esseulée, une trainée, une catin, une Bridget Jones, un lapin crétin… mais je m’égare. La seule question que j’ai envie de dire à Mister N, c’est : qui a dit ça en premier ? L’œuf ou la poule?
Homme protéger feu, tuer bison, nourrir femme, enfant, honorer couche, protéger foyer. Voi-là.

Je me fais encore l’avatar d’une néo génération de filles « émancipées » ou du moins qui essaient, mais je suis pas pour autant une féministe pure souche, les gars, les hommes, je vous aime. Je veux pas vous battre, ni même vous ressembler, je suis pas non plus une « freudienne » (comme on me l’a dit un jour) parce que je ne veux pas être à votre place (ciel non), je veux pas un pénis non plus, moi ce que je veux c’est pouvoir vivre ma vie dans toute sa complexité et sa cohérence.

Complexité. Le mot est lâché. Les filles ne sont pas compliquées. Non elles sont aussi complexes que la terre entière.

Parce que cela parait difficile à croire, mais je peux très bien me bourrer la gueule et faire des blague potaches à la cool, faire une crise d’hystérie parce que je trouve pas mon crayon noir « ah non sans mon crayon je sors pas », condamner mon coiffeur sadique aux mines de sel, pleurnicher toute seule chez moi parce qu’on m’aura dit des choses blessantes, faire des soirées de filles, entre filles à parler de trucs de filles, trainer avec des geeks et parler geekerie, refaire le Web autour d’un MacDo à deux heures du matin, pleurer et m’exalter devant une comédie romantique (encore elle), tenir à quelqu'un, me dire que quelqu'un me manque. Avoir des sentiments, des émotions. Tout ça quoi.

Tout le monde a besoin de tendresse, tentez sur les gens qui ont pas l'air d'en avoir besoin, c'est là que cela marche le mieux en général.

Je suis tout à fait capable d’accepter qu’un garçon puisse être névrosé un jour, content le lendemain, et primate le surlendemain, voire même un peu cochon entre les deux. C’est un être humain, au fil des jours on adopte des comportements différents selon le contexte et les gens avec qui l’on se trouve. Sauf que j’ai l’impression d’être mise dans une case : pour untel je suis « la fille qui chope », pour un autre je suis « super pote », et le reste ne je préfère pas le savoir. Pour Flo c’est pareil, elle passe subitement du statut de fille libérée, à celui de pétasse parisienne, à la fille drôle et sympa. Sauf que dans le fond, elle est tout ça, et avec un cœur gros comme ça en prime. (et de super robes, et de super chaussures, et des gros seins...)

Vous êtes des porcs limités parce que vous ne vous concentrez que sur une seule partie de la personne en face de vous. Comme si de la même façon que vous êtes incapable de faire deux choses à la fois, vous êtes incapables de prendre en compte plusieurs réalités. Après la mère et la putain, on se retrouve avec une quantité de mini rôles féminins bien définis selon les filles : celle avec laquelle on couche pour l’hygiène ,la copine sympa, celle qu’on aura jamais, celle dont on tombe amoureux, maman, la copine lesbienne…Sans compter les multiples déclinaisons de plans culs et de bricolage relationnel.

J’en entends souvent râler comme quoi les filles en demandent trop : « viril mais pas macho, sensible mais pas pleurnichard ». Les mecs ne vous sous estimez pas, vous êtes tous cela à la fois. On n’en demande pas trop, c’est vous qui n’en demandez pas assez.


26 juin.

Le Geek est un incompris

Francky, il a un choupi mimi. Mignon, mais terriblement pas geek, et c’est rude à vivre. Merde quoi, désormais, le minimum syndical avant de coucher avec quelqu'un ça va être de vérifier qu'il a Internet chez lui, qu'il ne croit pas que un flux RSS est un ancien pays communiste, et qu'il sait que l'Ajax n'est pas qu'un produit ménager. Merde, il y a des limites à ne pas franchir

Parce que mon Francky, il lui a montré ceci, son blog, (qu’il a intérêt de mettre à jour souvent maintenant qu’il a résolu ses problèmes de serveur). Le choupi lui a répondu :

« Mais c’est pas un blog ça, c’est un site, pourquoi tu utilises pas Skyblog ? »

Il y a des jours comme ça, où l’on se sent incompris.


Le complexe du Zorro

L’homme est un gardien du troupeau, un héros des temps moderne, un chasseur de gazelles, un ouvre bocal de cornichons.

Non je n’en demande pas trop. Je ne veux pas à la fois un homme câlin et viril, doux et dur de partout, et j’en passe.

Non je constate juste que vous endossez souvent un espèce de rôle mythologique. J’en ai déjà parlé, mais j’aimerai revenir sur le Zorro, le sauveur, le chevalier à l’épée scintillante.

Parce que le garçon de base, mignon, poli, bien élevé, ce qu’il aime ce sont les filles à protéger. Les petits moineaux tombés sur lit, les fragiles au cœur sensible, les princesses emprisonnées dans un château fort de tourments.

Notre garçon de base, il voit ça, il a le cœur qui s’emballe, qui palpite, il saute sur son cheval, empoigne son épée, et part en galopant sauver sa future douce. Tagada, tagada, tagada.

Moi, je ne suis juste pas une fille à protéger. Pas de casseroles, que des Tupperwares. Pas de névrose, juste une cirrhose. Pas de bobos, juste trois kilos en trop.

Alors voilà, quand un garçon, même un ami, vient me voir parce que j’aurai de mauvaises fréquentations, j’ai envie de crier très fort, de trépigner que merde, je sais me débrouiller avec mes fréquentations, si mauvaises soient elles.

Je suis une grande fille indépendante.

Je vous arrête tout de suite, les lecteurs qui voudraient faire de la psycho de comptoir (sans rancune chouchou :) ), ce n’est pas parce que j’aime bien me débrouiller toute seule, faire mes petites affaires, que j’accepte pas qu’un garçon me plaise. Bien au contraire.

Dans le fond c’est ça que j’aime chez mes Connards divers et mes Bad Boys, c’est qu’ils n’ont pas le complexe du Zorro,et croyez moi, c’est reposant.

Version petite annonce : Grande Fille indépendante (1m70) cherche Garçon pas connard, mais pas sauveur du genre humain pour autant.


25 juin.

Et j'vis toujours des soirées de Geekette

Lecteur, lectrice, je suis désolée de vous l’annoncer, mais je ne passe pas mon temps à choper, draguer, boire (ouais bon ok), sortir. J’ai une vie en dehors.

Je sais je suis certainement de mauvaise foi, mais il est vrai qu’en ce moment par un procédé bizarre qui se nomme « blogosphère » je me retrouve à plein de soirées où je peux parler RSS sans faire fuir mon interlocuteur. Et croyez moi, c’est appréciable. En plus cela me permet de vous faire des billets qui vous intéresse pas, mais ou je peux faire plein de name-dropping de gens avec qui j’ai bu de l’alcool en parlant RSS, et ça, c’est la classe.

Dans mon Open-Space, il y a Ulrich. Il y a deux semaines, il m’a embarquée à une présentation Phillips. Sur le toit d’un hôtel, avec petits fours, champagne et plein de gentils blogueurs un peu geeks. On nous a montré des trucs pour se réveiller en douceur le matin, des lecteurs MP3, des supers écouteurs, , ils nous en ont même offert d’ailleurs, je compte vous les faire gagner bientôt. Il y avait également un super lisseur pour cheveux longs, et il me fait regretter amèrement d’être à la fin du mois, parce qu’entre le massacre de mon coiffeur et mon lisseur à moi qui est en fin de vie, j’en aurai bien besoin. Merde quoi, j’ai un standing à tenir si je veux que les affaires reprennent.

La semaine dernière, ce même Ulrich a organisé sa Mix Blog. Concept : discuter entre geeks du Web 2.0, et de la blogosphère. J’avais embarqué Simon dans mon sac à main. Non en fait il ne rentre pas dans mon sac, alors il restait debout, sagement. J’ai retrouvé Laurent et Thien au passage. J’ai assisté à la table ronde sur « l’évaluation des blogs », l’influence, le billet sponso, la réputation, tout ça. Bon alors, concrètement c’était ultra intéressant, surtout quand on pense comme un communiquant, surtout que des fois j’en suis une. Mais mon cœur de blogueuse qui parle de bite a eu envie de crier « et le plaisir (de bloguer) bordel ? ». Mais je me suis tu, je suis une blogueuse qui parle de bite beaucoup trop bien élevée pour hurler dans un lieu public.

Le mardi, il y avait le pathétique match de l’équipe de France. Je me fous du foot, mais mater le match à l’Etoile avec du champagne en compagnie de gentils blogueurs c’est juste surréaliste. Mention spéciale à ceux qui ont mangé comme des cochons.

Jeudi, en possession de mon Francky préféré (il vient à Paris en septembre pour son Master, oui ! oui ! oui !), on m’a présenté Liligo, nouveau moteur de recherche de voyage. En tout cas Liligo c’est rudement pratique, je me dis que le jour où j’aurais un salaire, il y a des chances que je m’en serve pour trouver des billets de train à pas cher. Pas cher mon vol, pas cher !

Etre une geekette, c’est chouette.

Non cités dans l’article mais vus quand même : Angie, Victor, Amandine, Pauline, Cat, Ludo, Xia, Mel, LaurentC, Patapon, Juliette, Benjamin&Anne Laure,etc…


23 juin.

La majestueuse sortie de Connard 1er

Je suis une spécialiste mondialement reconnue de ce que l’on nomme la « Friend zone ».

Prenons un garçon, de préférence mignon, marrant et bien élevé. Si l’on s’entend bien, très vite, il va me faire basculer dans sa « Friend Zone ». Je suis la fille que l’on adore, mais avec qui, il se passera rien, rien du tout, mais alors vraiment rien. Je vous laisse juger sur mon histoire de molaires de jeudi la véracité de ces faits.

Canard m’a même dit que je transformais les tigres en chatons, du moins à mon égard. De gentils animaux inoffensifs voilà ce qu’ils deviennent. Il n’a pas tort, mes amis garçons sont de véritables saloperies (Mais oui Mister N je pense à toi un petit peu), mais avec moi ce sont également de gentils chatons sans griffes.

La semaine dernière, après m’être rendue compte que Connard 1er trainait ses guêtres dans mon petit bordel depuis plus de deux mois, j’ai décidé qu’il était temps d’en finir. Au motif que l’on était dans une « non relation », pas ensemble, pas amants car on se voit presque pas, et pas amis non plus, et que donc cela ne rime à rien. Surtout qu'avec nos points communs très limités (il a une existence monacale : ne boit jamais d'alcool, n'a pas Internet, sort très peu, fait beaucoup de sport, est aussi spontané qu'un bulot cuit) je savais pertinemment que je n'en ferai rien de plus.

Je lui ai envoyé un long mail Facebook expliquant la situation. Il m'a répondu 6 jours plus tard, dans un mail Facebook qui passera à la postérité. Car, sur ce coup il s’est surpassé. Il m’a répondu, entres autres platitudes : « Marion, je suis d’accord pour qu’il se passe plus rien entre nous, mais me refuse pas ton amitié, ce serait la double peine ! »

J’ai refusé poliment, lui disant que des amis j’en avais suffisamment et que je n’avais pas de place pour lui dans ma vie, puisque on avait très peu en commun.

Ci-git Connard 1er, attraction du printemps.

Mais quand même, il faudrait peut être trouver quelque chose pour que les garçons arrêtent de me vouloir comme amie.


20 juin.

Petit voyage en Irlande

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J’ai été contactée par Blogrider pour leur faire un article qui parle d’Irlande, ou de voyages, ou bien des blogueuses qui ont été envoyée en Irlande par l’office du Tourisme d’Irlande, ce qui est quand même très urbain de leur part.

C’est marrant, parce que à l’origine de ce blog, il y a un blog. Oui, c’est drôle à dire, je sais, mais il y a deux ans et demi, j’avais ouvert un blog sur mon voyage en Angleterre, j’y ai quand même passé 6 mois. Dessus je parlais de ma vie là bas, des mœurs étranges des autochtones et des petits anglais, forcément. Donc oui, les voyages, j’en parle avec plaisir.

Sur leurs blogs respectifs, les demoiselles, Emilie de Be-Noot et Marie Ange de Un Monde Ailleurs racontent leurs visites en terres irlandaises.

Dans un article d’Emilie, un truc m’a interpelé : « La ville se réveille doucement ce matin, alors je décide d’aller m’abreuver d’un symbole de la culture irlandaise : le musée Guinness ».

La Guinness, mais bien sûr. La bière dont mes potes disent « La Guinness ce n’est pas de l’alcool, c’est un repas ». J’espère quand même pour Emilie qu’elle n'a pas attaqué la Guinness au petit dej’ ce jour là, c’est le genre de truc qui n’est pas recommandé par le médecin.

Voilà pourquoi l’Irlande me parle. Un souvenir de Saint Patrick, forcément. En Angleterre, la Saint Patrick était aussi une institution, communauté irlandaise oblige. A la base, je trouve ça un peu fort pour moi la Guinness, mais ce soir là, on avait descendu les pintes pour célébrer la tradition. A un moment, je tombe sur des Irlandais pure souche, ils avaient le visage peint en vert. Je n’ai pas pu m’empêcher de réclamer ma part de maquillage, et en l’espace de deux minutes, j’étais une parfaite compatriote, avec ma gueule toute verte et ma pinte de Guinness à la main. J’étais à mi-chemin entre le farfadet et Hulk pour le coup. Moche, mais intégrée, il faut ce qu’il faut.

A la lecture des articles des demoiselles, je me rends compte qu’elles ont pas mal vadrouillé : villes, parcs, musées, monuments. Donc si vous voulez en savoir plus sur l’Irlande il faut aller les voir car elles sont revenues avec plein de jolies photos et de jolis récits de leurs découvertes.

Quand je voyage je suis une chieuse puissance 10, car j’ai une sainte horreur des visites, se prendre en photo devant chaque statue avec un sourire crispé, non ce n’est définitivement pas mon truc. Je ne suis pas contre un peu de culture et un peu d’histoire, quand même, je ne suis pas une sauvage, mais quitte à aller en Irlande, je préférerais écumer les pubs, les restos et rencontrer des Irlandais. Discuter, échanger, me fondre au paysage. Pour moi, voyager c’est s’immerger dans les mœurs locales. Car en dehors du patrimoine, ce qui fait qu’un pays bouge ce sont bien ceux qui y vivent.

Ce billet est sponsorisé par Blogrider


19 juin.

Quand mon dentiste ne pouvait rien faire pour mes molaires

Cette semaine, j’héberge un Francky, venu à Paris pour s’occuper de plein de trucs ultras sérieux pour préparer un truc con qui se nomme l’avenir. Bon, ne vous en faites pas, on festoiera aussi dignement ce week-end.

Mais cette incursion de mon Francky favori dans ma petite vie parisienne m’a rappelée une époque pas si lointaine qui me parait pourtant à des années lumières de maintenant. Cet article ne parle pas de bite, il sera pour le moins mélancolique, mais ne vous inquiétez pas, c’est juste une histoire comme j’aime les raconter, parce qu’au final elles nous font grandir.

Avant-hier soir, j’ai enfin pu rencontrer LudoFJ, qui m’a dit qu’il trouvait ça marrant de lire ici, car je ne me posais jamais en « victime » des garçons. Non je ne suis pas victime des connards, mais je dois confesser, il n’y a pas si longtemps, un mec m’a fait perdre tout sens commun et m’a fait ramasser mes molaires en petits morceaux.

Il y a très très longtemps et au royaume de fort fort lointain, j’étais tombée nez à nez avec un garçon. Sur le coup, j’en ai fait un pas en arrière. Puis, par un horrible secret qui n’appartient qu’à moi, on est devenus amis, complices, et très proches. J’avais l’horrible rôle de la confidente, de l’épaule sur qui pleurer. Mais il était aussi la petite voix qui me disait toujours : « ça va aller Marion, ça va aller Marion » quand j’étais en proie à des doutes et à des angoisses concernant mon avenir. Ce garçon était définitivement trop tactile pour moi, à me prendre dans ses bras et à me parler à une distance que la bienséance réprouve.

A l’époque, on naviguait à vue dans un bordel relationnel touffu, si bien qu’un jour je lui avais posé la question du « Et si ». Et si ce n’était pas comme ça, toi et moi qu’est ce qu’on serait ? Ensemble, et puis c’est tout. Un jour au milieu de tout ça, on s’est même roulé des pelles, mais c’était encore la faute d’un mauvais rosé.

Sauf que, le temps a passé, on a été séparés par les aléas des semestres de mobilité pendant plusieurs mois, j’ai poursuivie ma vie étudiante mouvementé, lui la sienne. Je me disais que quand même, si on jour on se retrouvait dans la même ville, il fallait peut être que cette salope d’ambigüité se concrétise.

C’est arrivé de se retrouver plusieurs mois au même endroit alors que ce n’était pas prévu. J’ai craqué, j’ai tout balancé : que je ne gérais pas son ambigüité, parce qu’il me plaisait énormément et que je tenais à lui. Il est tombé des nues, car entre mes histoires de Sexy Bâtard et mes histoires de bite, il s’attendait à tout sauf à ça. Car, malgré mon mètre soixante-dix, parfois plus en talons et mon humour qui prend de la place je suis d’une habilité incroyable à me cacher.

Il a ensuite avoué, que oui il n’avait jamais été aussi complice avec une fille que moi, que oui il m’adorait, que oui je lui plaisais, que oui il y avait pensé un jour, mais que non il ne se voyait pas avec moi.

Cash, clair, efficace.

Ce n’est pas parce que la chute a été rude que j’ai pour autant tout oublié d’un coup, cela m’a pris plusieurs mois, à le voir régulièrement malgré moi, à se hurler dessus en soirée, et à s’insulter réciproquement de Connard et d’Emmerdeuse, à balancer devant ma gueule qu’il avait couché avec telle fille, à finalement atteindre un tel point de non retour que j’ai décidé de plus lui parler, jamais, jamais. J’ai changé de point de vue depuis, on se reparle un peu, mais il appartient désormais aux limbes d’une époque révolue.

Au milieu de ce semestre troublé, j’ai fait la connaissance de mon Francky qui m’a intégrée à un joli cercle de beaux garçons dont je n’avais rien à craindre : la mafia gay. Je me suis parfois retrouvée la seule fille au milieu d’une armée de chouchous. A faire des soirées à parler de bite, j’ai refait surface, et pour ça, je les remercierai jamais assez car dans le fond mon dentiste n’aurait rien pu faire pour mes molaires.

Après coup, Dassou m’avait dit : « Marion je t’interdis de te rapprocher d’un garçon hétérosexuel susceptible de te plaire ». Ouais, certes, elle est gentille, mais moi hormis draguer des connards et me faire des amis hétérosexuels, je sais rien faire d’autre. Francky me disait hier : « On est catastrophiques car quoi qu’il se passe on reproduit toujours les mêmes foutues erreurs ». Je sais pas si je reproduis toujours les mêmes erreurs, mais toujours est il que depuis cette histoire, je suis foutrement incapable de faire comprendre à un garçon qu’il me plait.


18 juin.

Crédibilité : zéro

Il y a quelques semaines, j’ai réellement songé à me reconvertir dans la finance.Refaire un M2 et un stage dans un truc super chiant, avec des gens chiants et un boulot chiant où je n’aurais pas le droit de Twitter, de bloguer, de venir habillée avec un bermuda, et de faire des blagues de merde.

Parce que bon, je cumule les bourdes et les bêtises. Crédibilité : zéro.

Dans la finance, je ne viendrai pas en bermuda. Forcée d’avoir un brushing impeccable, je ne me plaindrais pas parce qu’à cause d’un coiffeur sadique je dois désormais me lisser les cheveux chaque jour que Dieu fait, car je n’aurais pas le choix.

Puis dans la finance, je ne me serais pas affichée devant tous mes collègues, avec des oreilles de lapin lors d’une opération blogueurs, parce que ces bougres ont suivi en plus, puis avec ces mêmes oreilles de lapin dans Stratégies (le magazine sérieux de la communication).

Dans la finance, je n’aurais pas roulé des pelles à la soirée de l’agence à cause d’un open-bar et d’un garçon sorti de nulle part. Même que le garçon ne m’aurait pas suivie dans l’open space alors que je tente de rentrer chez moi pour dormir, m’affichant devant un collègue mort de rire : « Alors Marion on amène des garçons dans les bureaux ? ». Et le garçon ne m’aurait pas stupidement soulevée sur un bureau fragile qui n’en demandait pas tant. Crac, le bureau.

Dans la finance une collègue ne serait pas entrée non plus, me surprenant en pleine conversation passionnée avec le dit jeune homme, et elle n’aurait pas dit « Ah désolée, je n’allume pas la lumière hein ! ». Dans la finance, le lendemain, le jeu du « qui a chopé qui » n’aurait pas eu lieu non plus.

Dans la finance, aucun collègue de me raconterait sa vie sexuelle, sentimentale, et je ne pourrais même pas me moquer de ceux qui ont des sacs à main ou bien des ceintures avec des strass.

Dans la finance, je n’irais pas non plus à des soirées blogueurs, MixBlog, et autres geekeries.

Finalement, la finance c’est moins marrant.


17 juin.

Salut à toi

Hier j’ai reçu un mail. Les 4x3 sont dans Paris, le mien avec. Ce qui fait qu’il y a peut être un quidam intrigué par cette affiche qui va arriver ici.

A toi, le quidam curieux, je voudrais te saluer et te souhaiter la bienvenue sur mon blog.

Si tu es un simple passant, tu dois te demander qu’est ce que c’est que de bordel, parce que oui, ami blogueurs, amies blogueuses, il y a plein de gens qui ne savent pas que l’on existe, nous et nos petits blogs finalement très insignifiants.

A toi, jeune quidam égaré, il faut que je t’explique. Il y a des gens qui un jour ont eu envie de partager un truc avec le monde. Les 12-18 le font sur un Skyblog, et quand on est un peu plus vieux, qu’on ne danse pas la TCK, et que l’on a un français à peu près correct on le fait sur un blog. Il y en a plein des blogs, je crois qu’il y a finalement autant de blogs que de blogueurs. Chacun a sa petite spécificité, chacun a son petit domaine de compétences.

Ici tu es sur mon blog (moche) à moi. J’ai 22 ans, je suis une gentille provinciale débarquée à Paris il y a trois mois, j’ai un humour de merde, et j’ai un blog qui parle d’on ne sait quoi. Essentiellement de moi, de mon quotidien ennuyeux (ou pas), mais pas que.

Bien souvent on parle de filles pour les garçons, on parle de mecs, généralement à 80% connards, à 20 % paumés, on parle d’une jungle relationnelle impitoyable, on parle d’obsessions de midinettes, je fais des blagues de merde, et je provoque des catastrophes.

Comme je suis un peu une Geekette, on parle aussi de Facebook, de sites de rencontres, de SMS et de toutes ces nouvelles technologies à la con qui nous prennent du temps.

Donc Salut à toi, quidam égaré ici.


13 juin.

Le PC entre acronymes et dysfonctions

Partout où je passe, où je vais, quelle que ce soit la personne avec laquelle je discute, il est connu, pratiqué, adoré, encensé, détesté, enrubanné,ou bien l’a été.

On nous vend le Plan Cul, PC pour les intimes, plan cul régulier (PCR) pour les gens organisés temporellement, comme le summum de la facilité relationnelle : pas d’attaches, du cul, du cul et encore du cul, simplicité, efficacité, crédibilité. Oui, bon, on va enlever la crédibilité.

Mais je ne vois pas en quoi le PC nous simplifie la vie.

Déjà faut le trouver son PC : entre les personnes avec lesquelles on n’est pas compatibles, celles avec lesquelles non cela ne va pas être possible, et toutes les situations foireuses dans lesquelles tout un chacun se trouve, le chouette PC (CPC) est aussi rare que les cheveux sur la tête à Mathieu.

Pour un PCR réussi combien de PC Dysfonctionnels ?

Petit florilège :

Le FPC (faux plan cul). C’était bien parti pour pourtant, mais à un moment ce qui allait devenir une belle histoire d’entente sexuelle à dégénéré en faux plan cul. Se passe rien, ça marche pas. Pourquoi ? Bah on ne sait pas, mais c’est comme ça.

Le PCRA : (Plan cul régulier affectif). Le summun de l’hypocrisie : On s’adore, on couche ensemble, on se voit tout le temps mais on est pas ensemble. Donc en gros nous avons là deux personnes qui dans un système relationnel normal seraient ensemble, mais là, non à cause de choses et d’autres, elles ne le sont pas et se contentent de se plancul-ifier. Mignon, pratique, mais dangereux.

Je parle en connaissance de cause, il fut un temps j’étais dans une « open relation ship ». Pendant quelques semaines on s’est vus à la fin des cours, le samedi soir, le mercredi aprem. Des fois c’était même juste pour boire une bière. Je l’aimais bien mon « open petit ami », mais au bout d’un moment je me suis dis que la situation était certes très sympa mais que ce statut quo ne durerait pas aussi longtemps que les impôts. Parce qu’un petit-ami, même s’il est « open » cela m’embêtera toujours qu’il drague à côté, même si je ne l’avoue pas.

Le PCPC : le plan cul porte cochère, celui avec lequel on fait des trucs, mais jamais dans un lit. Pourquoi ? Bah on ne sait pas. Funky à souhait, mais des fois dans un lit c’est bien aussi.

L’EDPC : l’ex devenu plan cul. Non, non, non, et non. Ca c’est sale, c’est mal, c’est une source d’emmerdes sans fin.

PCP : le plan cul Picard, quand on tente de transformer un One Shot (plan d’un soir) en CPC au motif qu’il était super bien le One shot. Des fois cela marche, mais des fois cela sent le réchauffé, comme mon plat surgelé Picard.

La vie est vraiment une sombre jungle.


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