Relou pride

28 juin 2009

Hier, c’était la Gay Pride à Paris, enfin je ne sais plus trop comment cela s’appelait (fierté pride?), mais c’était l’occasion de faire la fête en pleine journée dans les rues.

Ayant un peu trop fait la fête en pleine nuit dans une soirée la veille, j’ai préféré cancaner avec Chérie posées dans un joli parc parisien. Le soir par contre, on a démarré les hostilités par un apéro à plusieurs sur le champ de Mars. Comme des jeunes, comme des touristes. Mais surtout comme des cons. Parce qu’on a bu frais, chanté faux, rigolé gras et fait plein de blagues pourries. Du type « En fait la gay pride, on peut y déposer ses objets de valeurs… » (Regards étonnés de l’assistance) « Oui, comme ça on peut dire qu’ils sont chez ma tante ».

Mister N et sa douce nous on rejoint après le concert de Depeche Mode, on a migré vers le Marais.

Premier bar, un garçon s’exclame « Oh non pas des filles ». Je lui demande de pas nous jeter de cailloux, parce qu’on a plein de points communs : on aime la bite tous les deux. Il acquiesce, et nous conseille une petite boîte gay et gay friendly dans le coin. On y court, on y vole. On y est. On y danse. On y chante.

Un torse imberbe s’approche de moi pour danser. Cool un nouveau copain homosexuel. On danse.
Il me roule une pelle.

Ah, peut être une façon homosexuelle de me souhaiter la bienvenue.

Il frotte sa protubérance contre moi et tente de soulever ma mini-robe.

Enfer ! Damnation ! Je me suis faite rouler !

Désormais, pour tromper l’adversaire, les relous se déguisent en gays. Ils sont vraiment impitoyables.

Soyons réaliste, il est impossible

25 juin 2009

Dimanche, c’était donc un autre garçon que j’ai vu.

On a mis environ 15 jours à se trouver une date : il travaille beaucoup et j’ai des obligations en termes de mojitos.
Dimanche soir, pour un ciné, donc.

Je parle évidemment de Connard 1er, aka l’homme pressé. On a toujours de bons rapports – non - sexuels, on se voit de temps en temps et on passe toujours de chouettes moments.

21h30 : Rendez vous à Odéon pour aller voir les Beaux Gosses.

21h40 : « Marion j’ai un souci, je sors du taff là …» (Oui il travaille aussi le dimanche), « …et j’ai bêtement dit à un collègue que j’allais voir le film avec une copine, il peut venir ?
- Bah euh… oui… »
Je me dis intérieurement que vu la longueur de ma robe, le collègue va se sentir de trop.

21h42 : Han ! Il y a Damien de la Nouvelle Star au distributeur. J’ai envie d’aller lui faire un câlin.

21h45 : j’attends Connard 1er et son collègue. Sont t’il pareils ? Sont t’ils différents ? Tomberai je folle amoureuse de son collègue ?

21h47 : Toujours personne. A Odéon il y a deux cinémas. Il y a plein de gens à cause de la fête de la musique, je suis en mini robe, c’est Relouland. Je maudis intérieurement Jack Lang. Je tente de l’appeler. Impossible de le joindre. Ah, message sur mon répondeur

« Je suis finalement tout seul (NDM : Ah ! son collègue a du comprendre…), je t’attends devant le ciné , devant l’affiche du film. »

21h48 : Je ne vois pas l’affiche du film.

21h55 : SMS « c’est vraiment pas drôle un lapin, évite de me recontacter à l’avenir «
J’hallucine, je tente de l’appeler. Cela sature toujours.
Je me suis trompée de cinéma. Il y en a un troisième en face, bien caché. Et merde.

22h : Il s’agissait effectivement de ce cinéma là, je vois l’affiche du film. Sans personne devant. J’arrive à téléphoner. Il me renvoie sur répondeur, par deux fois.

22h05 : J’entre dans la salle. Je vois un beau mec super énervé tout seul au milieu d’une rangée. Pour un peu de la fumée sortirait de ses oreilles. C’est mon rencart raté du soir.

J’y vais. Il écarquille les yeux. Je lui explique ma petite confusion de cinéma. Je tente un sourire gêné. Il me fait un sourire soulagé. Je m’assois. On papote, on se raconte nos vies. Il a vraiment une vie de merde, il taffe tout le temps et n’a pas de copine. Dixit

« De toute façon je peux sortir qu’avec des blondes du genre de l’autre ». J’ai rétorqué qu’une non blonde lui demanderai beaucoup plus que ce qu’il peut lui donner. Il acquiesce et trouve mon analyse très juste.
Le film commence, on rigole beaucoup.

Le film terminé il me propose d’aller manger. « Ca te dit un Macdo Marion ? » Vu l’heure c’est le seul truc potentiellement encore ouvert.
« Mais enfin tu manges au Macdo toi ?
- Bah tout le temps…»

Je me demande encore comment un mec qui est plus maniaque que ma propre mère, qui adore faire du sport et a de la salade dans son frigo peut manger souvent au McDo.
Notre destination est fermée. Evidement. On rentre, donc. Dans le métro, on est un peu serrés. Film oblige, on se raconte nos histoires de collège.

Retour chez moi, seule. J’envoie un SMS mignon et sincère. Il me répond un truc encore plus mignon.

Connard 1er , sur le papier personne n’a envie de lui dire non, car quel que soit son passif, il reste craquant et adorable. En plus, je le sens super seul et pas heureux, et cela flatte mon côté Mère Theresa. Mais au final, il reste impossible, et c’est bien dommage.

Le One Shot Récurrent

24 juin 2009

Il s’est passé un truc bizarre ces dernières semaines. Ce n’était pas prévu, mais j’ai fait un simili revival sur des garçons bien connus de ce blog. Ainsi que des trucs drôle que je ne peux pas vous raconter de suite de suite. Mais promis un jour je vous raconterai, en douce.

Revenons à nos garçons.

Il y a quelques mois, j’avais embrassé un garçon en revenant d’un apéro. Garçon déjà pratiqué quelques mois plus tôt. Personne n’a voulu deviner en commentaires, mais il s’agissait de Monsieur Rhum Arrangé, celui qui invite les jeunes filles à boire du rhum chez lui, et plus si affinités.

Par un hasard numérique, on s’est retrouvés à s’envoyer des DM sur Twitter. Notons qu’on a pas songé à utiliser le SMS, ce qui est dramatiquement révélateur du niveau d’addiction au Web que l’on a. Puis quelques jours plus tard, suite à une soirée entre jeunes branleurs du Web durant laquelle son unique objectif était de se saouler et de me mettre la main aux fesses. On a glissé.

Oups, I did it again.

Il m’a dit : « c’est marrant c’était il y a un an ».
J’ai répondu « Non, 11 mois, c’était le 13 juillet ». A l’époque, comme il est fils de militaire, j’avais été particulièrement fière de faire coïncider cela avec le 14 juillet. Aujourd’hui, il est toujours fils de militaire, et a toujours des fruits qui macèrent dans du rhum chez lui. C’est beau la constance.

Le Garçon aux Suédoises, devenu le Garçon d’une Danoise m’a dit : « c’est con il est trop immature pour que tu puisse envisager quelque chose d’un peu durable ».

Je crois que j’ai répondu : « Vu les circonstances actuelles de ma vie sentimentale de merde (VSDM, nouveau concept), c’est un truc que je n’envisage jamais par principe ».

Je crois qu’on tient un nouveau concept : le OSR. Il y avait le plan cul régulier qui s’opposait au one shot. Lui c’est juste un One Shot Récurrent. Un One Shot qui revient de temps à autre.

Il a pris un peu des caractéristiques du PCR et un peu des caractéristiques du One Shot. Il a pris un peu d’un côté, un peu de l’autre.
Au secours, je crois que j’ai couché avec un centriste. S’il vous plait, ne le répétez pas.

Dimanche, j’ai vu un autre garçon bien connu. A suivre.

Ta guitare dans la vitrine

18 juin 2009

Hier soir, je discutais avec deux garçons, entre deux mojitos. Et non avec deux mojitos entre deux garçons.
L’un deux me parlait d’une fille qu’il a pas eu. Le deuxième me dit :

« Cette fille là… » (elle est terrible ?… Non.) « C’est sa guitare dans la vitrine ».

J’ai demandé « la quoi ? »

La guitare dans la vitrine. La fille qu’il n’aura jamais, même s’il en rêve. Il s’approche, s’approche, bave, et paf, il se cogne la tête contre la vitre.

J’aime bien ce concept, moi aussi j’ai des guitares dans la vitrine. Quoi que comme je joue pas de guitare, ça pourrait être un cupcake, une paire de stilletos hors de prix ou une sublime robe bustier trop chère pour ce que je la mettrai. Mais au final, l’idée reste la même.

La guitare dans la vitrine, on commence par la voir. On flashe, on se dit que c’est elle qu’il nous faut, qu’elle a tout ce que l’on attend d’une guitare. On se rapproche, on se rapproche, et PAF, Aïe. On se fait mal, car elle est purement et simplement pas à notre portée. Donc on change de trottoir. Peut être qu’un jour on y reviendra, armé d’un objet contondant pour casser tout ça, ou bien avec les mêmes illusions, et les mêmes désillusions évidemment.

En attendant, il y a toujours le stand du vendeur de Ukulélés, qui eux ne sont pas derrière une vitrine.

Edit : rajout d’une vidéo suite aux commentaires. D’un film cultissime.

Le statut ingrat du PCRA

8 juin 2009

Le débat fait rage en ce moment. Chez LaNe et chez les Ra7or, qui ont lancé les bonnes pratiques en la matière.

Mais de quoi je parle?

De ce nouvel avatar de nos vies amoureuses tourmentées. Le plan cul. Le phénomène n’est pas récent, déjà en 2000 Samantha Jones nous expliquait qu’il ne fallait jamais sortir avec son plan cul. (”Never date your sex buddy”).

J’en ai déjà parlé, j’ai une certaine expérience de la chose, comme beaucoup de célibataires navigant gaiment entre histoires foireuses et histoires foireuses.

Mais dans leurs articles, mes chers confrères blogueurs parlent de la déclinaison pure et brute de la chose. Le plan cul et picétout. Pas de câlins, on dort pas sur place, pas d’effusion en public, même si on ne connait personne, on ne s’attache pas, on a le droit de s’attacher mutuellement mais pas en même temps. Oui, sinon on ne peut plus rien faire.

Ne faisons pas les oies blanches, ce plan cul là, on l’a tous pratiqué. Ramasser son string et puis partir, un bisou sur le front, quand même on est pas des sauvages, et puis ensuite on retourne voir son chat. Cela n’engage que moi, mais je pense qu’un vibromasseur, un ami hétérosexuel et un chat affectueux apportent plus d’épanouissement que ce plan cul et picétout.

Il y a un type de plan cul que je chéris tout particulièrement. C’est le PCRA. On me demande en général “le quoi?!”. C’est le Plan Cul Régulier Affectif. C’est le garçon, c’est comme si on sortait avec, sauf qu’on sort pas ensemble.

C’est subtil. On se fait des câlins, on couche ensemble, accessoirement, on papote, on rigole, on discute, on va boire des bières.
Sauf que. Il y a un mais. Ce garçon là, on ne l’intègre pas à notre vie, et lui non plus, on ne connait ses amis que de nom, voire de réputation. On sait juste, l’un comme l’autre, que ce que l’on partage à l’instant T est suffisant, pas envie de se voir tous les soirs, pas envie d’avoir à introduire une multitude de contraintes (quotidien, exclusivité, fidélité…) dans cette histoire qui est très bien comme ça.

Si j’étais cynique, je dirais que le PCRA c’est de la paresse amoureuse, tout ça parce qu’on est infoutus de s’investir un peu plus, mais je vais TedMosbyser, parce que je suis d’humeur romantique, le PCRA il est très bien comme ça, mais c’est juste pas celui qu’il faut, que ce soit une affaire de personne, ou bien de moment.

Nadine Morano, on te voit.

5 juin 2009

En général, on parle pas souvent d’actualité sur ce blog. Celle de ma vie perso, certes, mais pas celle que j’écoute le matin sur France Inter.

Pourtant, là en tant qu’internaute lamdba, et surtout en tant que blogueuse, et acharnée de la conversation en ligne, il y a un truc qui me chiffonne : une mère de famille est convoquée car elle a dit “Ouh la menteuse” sur Dailymotion en parlant de Nadine Morano.

Sur Twitter les réactions fusent, “honteux”, “inquiétant”. Peu à peu les blogueurs s’organisent, réagissent, participent.

Je ne sais pas, mais j’ai l’impression qu’à défaut d’être une menteuse, Nadine agit de manière disproportionnée. Internet est bien souvent un repaire de trolls, il n’y a qu’à voir les commentaires laissés par les lecteurs des médias en ligne. Bien souvent ces commentaires m’exaspèrent, et me scandalisent, si certains propos tenus sont carrément illégaux, je ne vois pas en quoi un simple “Ouh la menteuse” peut être taxé d’illégal, ni même de trollage, mais cela pose quand même la question de notre liberté d’opinion tout ça.

Une des règles immuables sur le net est “Do Not Feed The Troll”. Ne fais pas attention à lui, il se lassera tout seul.

Porte plainte Nadine, empêche nous de te traiter de menteuse, cela montre que toi aussi tu n’as encore rien pigé au web. C’est une insulte ça : “Incompétente en web” ?

Allez, trollons gaiment tous ensemble : Morano Je te vois ! Tu mens! Ouh la menteuse!

Revendiquons notre droit au trollage.

Le geekisme, c’est chic

3 juin 2009

On sait grosso modo tous ce qu’est un geek, enfin, presque, ou pas, ou bien on se bat avec des définitions wikipédiesques. Bref, je m’essaierais peut être à une nouvelle définition un de ces jours, mais là n’est pas le propos. Aujourd’hui, on parle de geekisme.

Le geekisme est une géniale invention du non moins génial Pascal. Sur son blog, il prend tout fait marquant (la couv d’un journal, Ségolène Royal, une pub pourrie ou bien un gimmick) et le raconte sous le prisme de la figure de style. Comme si la langue française n’était pas assez riche comme ça, il en invente, et ainsi naquit le concept du geekisme, qui est :

“Un geekisme c’est un mot de geek banal dans le digital et qu’on exporte ensuite dans la vraie vie pour faire genre.”
Donc quand on utilise des subtiles, ou pas, références à la geekeries, aux technos web, dans la vraie vie, pour bien montrer qu’entre geeks on se comprend, c’est un geekisme.

Mon plus beau geekisme fut quand un garçon m’a dit qu’enfiler une capote, c’était le moment page de publicité avant le film, et que je lui ai répondu “non c’est un billboard“.

Comme je ne suis pas sympa, je lance une chaîne de blogs, de twits, de commentaires, de ce que vous voulez, sur les geekismes.
Expliquez nous vos meilleurs geekismes, ces moments ou pour faire genre vous avez sorti un mot de son royaume digital de joyeux illuminés et ainsi suscité l’incompréhension de vos amis moins illuminés.

Je taggue aussi mes amis, geeks et moins geeks : Tim, Greg (qui va adorer cette intrusion d’anglicismes barbares dans la langue française), Romain, Francky, et Stéphane Poussin.

How my mother ripped me off

1 juin 2009

Les articles sur les emmerdes sont toujours dans les cartons, il y en aura trois. Mais pour le moment, comme je n’arrive strictement pas à sortir une ligne sur le sujet, je vais vous raconter comment ma mère m’a roulée.

Pendant mes vacances, je lui ai expliqué que j’avais une vie sentimentale de merde et que je ne croyais pas pouvoir y faire grand chose. Mes parents commencent à s’inquiéter pour moi : “Alors Marion, les amours?”.

Je crois qu’ils attendent quand même qu’un jour je leur ramène un garçon, gentil, poli, mimi, sans tatouages, sans piercing, qui n’a pas fait de prison et qui vote à gauche. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents (anciens) gauchistes, hein.

J’ai donc expliqué ma situation à Maman, qui n’a pas tout compris, comment expliquer par exemple que le dernier garçon que j’ai rencontré m’avait dédié un blog et un compte Twitter?

Le lendemain, elle est revenue me voir : “Marion je vais te donner des conseils avec les hommes”.
Ah!

Non !

J’ai hurlé évidement “Mais Maman tu as 61 ans comment veux tu me donner des conseils sur cette bande d’abrutis même pas trentenaires! “. (Oui je suis un chouya énervée en ce moment)

Moi je m’attendais à ce qu’elle me sorte plein de clichés old school et protecteurs dont les mamans ont le secret. Quand on avait 14 ans, la mère de Dassou nous avait expliqué que certains actes sexuels de type oraux se faisaient uniquement par amour, par exemple.

J’ai donc refusé en bloc, têtue que je suis.

Puis quand même, elle m’a dit : “Marion, les hommes qu’ils aient 25 ans ou 60, ce sont tous les mêmes, ils ont besoin d’être rassurés, il faut les flatter, leur faire des compliments”.

Ah?

Oh!

Voilà une technique que je n’ai jamais expérimentée. Ma mère m’a bien roulée. Pour les prochains garçons, je pense essayer.

Chers futurs destinataires de cette méthode, car j’espère que vous existez, que malgré le Waterloo Morne Plaine ambiant, toute ma vie amoureuse foireuse ne s’est pas jouée là, avant mes 24 ans et que je ne suis pas condamnée au Rien; si cela ne vous convient pas, merci d’aller vous plaindre auprès de ma mère.

Retour de vacances et petites contrariétés

27 mai 2009

Ces derniers jours furent un silence radio du blog. Pas d’articles, rien, pas de trucs stupides à raconter.
J’étais juste en vacances en fait, loin d’un traitement de texte et de toute envie d’écrire. J’ai quitté Paris quelques temps, je suis partie voir le soleil, 800 kilomètres plus loin, par là.

J’ai donc commencé par visiter Sexy Geek à Montpellier. Jours pendant lesquels je me suis rendue compte d’une injustice criante : les parisiens sont petits. Sans blague, les potes de Sexy Geek culminent tous au moins à 1m85, et plage aidant, j’ai pu constater qu’ils sont tous musclés comme il faut, là où il faut. Une injustice cruelle et terrible. Et non, tout ceci n’a rien à voir avec le fait qu’ils fassent tous partie de son club de natation. Ah mais.

J’ai également fait un petit tour à Lyon, séjour ensoleillé, apéro et soirée avec Dassou, pendant lequel j’ai échappé de peu à Garçon Correct qui venait festoyer aux Nuits Sonores. Et non, de peu ne veut pas dire qu’on a juste bêtement pas eu de place pour la soirée. Pas du tout.

Le truc avec les fuites en avant, la prise d’un sac trop lourd pour un TGV qui emmène au soleil 3h30 plus tard c’est qu’on laisse un nombre notable de trucs derrière : un chat, une habitante de mon appartement, des gens à qui on manque, il paraît, une paire de chaussures; et au milieu de tout ça, un nombre considérable d’emmerdes, qu’elles soient juste futiles ou bien terriblement pesantes.

Forcément, les emmerdes, elles nous attendent bien étalées sur leur chaise, en rigolant grassement.
Et ceci est le thème d’une série de trois quatre articles à venir.

[Chronique Chroniquante] Jean qui rit et Jean qui pleure

13 mai 2009

Lecteur, lectrice, j’inaugure une nouvelle rubrique. Une chronique. Un récit de trucs inintéressants sous un angle précis. J’avoue c’est un pur exercice de style, je sais bien que vous vous foutez de mes semaines, seul vous intéresse de savoir avec qui je couche. Carrément. Mais blague à part, j’ai pas envie que le concept tue le récit, qu’on s’embourbe à tourner autour du pot, à bloguer pour des idées d’accord, mais bloguer lent. Alors voilà, je chroniquerai de la façon la plus ennuyeuse du monde ma vie. Ou pas.

Samedi, au Musée des Arts Décoratifs, nous admirions l’expo de jouets. Aller au musée un samedi, c’était juste une clause de bonne conscience avant d’aller tuer des zombies dans une salle d’arcade, puis siffler des vodkas quelque part. On est tombés sur une représentation de “Jean qui rit, Jean qui pleure”, ce vieux machin que ma mère me sortait quand j’étais toute petite.
Jeudi, Jean riait, Jean pinçait les fesses du petit frère de Simon, j’en avait bu de la vodka-jet. Pour une fois, le “pardon aux familles, toussa” s’appliquait parfaitement. Rassurez vous le petit frère était du genre majeur. Vendredi, Jean pleurait, la gueule de bois, j’en aurais pleuré.

Samedi, encore, Jean riait. j’ai chanté au karaoké, faux, et fort, en dansant, telle une candidate qui veut séduire Dédé Manoukian. J’en devenais ridicule. J’ai fait les chœurs sur Francky Vincent, avec Francky tout court, parce que vas-y-Francky-c’est-bon-bon-bon. J’ai chanté sur Dalida aussi, une histoire de caramel, bonbons et chocolat; et j’ai lancé des piques à ceux qui ne chantaient pas : ils auraient quand même pu faire les chœurs eux aussi.

Dimanche soir et lundi soir, j’ai retrouvé ma colocataire éphémère, Chérie, qui loge chez moi le temps d’avoir son appart à Paris. Toute conversation sérieuse terminait en histoire de bite, immanquablement, j’en ai ri.

Hier soir, j’ai vu des Led s’allumer et s’éteindre, au 104, haut lieu culturel parisien. C’était du Light Painting, ou comment dessiner avec de la lumière. Ce happening organisé par Yahoo, se déroule cette semaine un peu partout dans Paris. Alors si vous voyez des loupiottes et des points d’exclamation, c’est de cela qu’il s’agit, un moment d’art dans la rue qui est “certifié brillant”. (Plus de photos et d’explication sur http://www.pointdexclamation.fr)

J’en ai pas pris de photos, d’autres le font mieux que moi. Par contre, je me suis essayée au Light Painting. Mais ma vaine tentative de dessiner un sourire sur un mur avec mes lampes s’est soldée par un bel échec. J’en ai souri, aussi.

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