Jalousies
Avec le Dernier Garçon; d’ailleurs je vais éviter de faire commencer tous mes articles par « Avec le Dernier Garçon » sous peine d’aller rapidement pointer à la ligue des pauvres filles qui ont perdu toute indépendance, dignité et humour; on a ce que j’appelle des caractères complémentaires. Cela ne veut pas seulement dire qu’il est doué dans ce que je fais le plus mal, soit beaucoup de choses, et que je me débrouille dans ce qu’il rate ,soit bien peu de choses, cela veut aussi dire qu’on se retrouve en opposition parfaite sur certains sujets.
Prenons la jalousie.
Avant, je me gaussais de ce sentiment. Je m’en roulais par terre de rire. Jalouse ? Moi ? Jamais. Peut être des filles qui font un 38, ou des gens qui sont doués à l’oral (rien de sexuel), ou de ceux qui arrivent à écrire un bouquin d’une traite, ou qui arrivent à se poser pour écrire un livre tout court. Mais jalouse pour un garçon, jamais, je me répète.
Puis je suis tombée amoureuse, et quand le Dernier Garçon se fait draguer par une fille, au choix par une jolie brune qui fait la même chose que lui dans la vie et qui lui fait les yeux doux dans une soirée, quand une demoiselle lui envoie des mots doux par SMS (je ne fouille pas son téléphone rassurez vous, il me l’a montré), ou quand une autre – quel playboy – le dragouille via réseaux sociaux interposés, même s’il dément ce dernier cas de figure, je fais « FFFFFFF » et « RRRRRRRRRH » et je montre les griffes et je boude. Je suis jalouse donc.
J’ai la jalousie de prospective, c’est l’avenir qui m’angoisse, je me dis que personne n’est à l’abri d’un gros craquage extra conjugal, et d’expérience, je sais de quoi je parle.
Lui, il a choisi le mode de jalousie à l’exact opposé. Celui qui est un peu macho, le mode rétro-actif. Alors qu’au début, lui aussi se gaussait, se roulait par terre de rire et s’en tapait les cuisses de mes exs, mes relous et des autres enfoirés qui ont traversé ma vie. Aujourd’hui, il a un léger souci à gérer cette donnée.
Si vous voulez un conseil : ne jamais jouer au jeu « je n’ai jamais » avec des potes et un garçon avec lequel on sort. Si vous ne connaissez pas, il consiste à dire faire avouer des trucs en buvant. Du type quelqu’un autour de la table dit « je n’ai jamais eu un blog qui parle de bite », et comme moi j’ai un blog qui parle de bite je dois boire. Oui, c’est fin.
N’y jouez jamais en couple. Jamais. Jamais. Même pas sous la torture ou la promesse de mojitos gratuits à l’année dans le bar. Parce vous pourriez très bien avouer des choses que vous ne lui aviez pas encore avouées, car cela vient d’une obscure soirée, dans des circonstances encore plus obscures et d’ailleurs vous vous en souvenez à peine. Du coup, lui ne comprenant du tout pas le « mais c’est obscur ce n’est pas important », vous allez vous retrouver à clopiner sur vos talons, et votre mini robe, en le poursuivant dans tout Bastille, et de le retrouver à se prendre la tête avec une bande de relous qui essaient de lui dire « mais calme toi mec, ça sert à rien de t’énerver comme ça, mec» et lui de s’énerver de plus belle sur la dite bande de relous.
Puis, il y a elle. La pire jalousie qui existe, celle qui nous empêche de dormir la nuit et nous réveille le matin car elle est de mauvaise humeur. Elle n’aime pas quand on est tous les deux chez moi. Elle adore quand je suis là toute seule avec elle. Elle adore quand il est tout seul chez moi à la câliner, mais dès qu’on est tout les deux, elle nous tire une gueule de six pieds de longs. Elle, c’est la jalousie féline. Au secours, je crois que mon chat est monogame.
Back !
Notez mon immense inspiration pour les titres.
Me voici donc revenue, la peau bronzée, le cheveu ondulé, et le quota de sommeil remonté de manière conséquente. J’étais dans cette chose miraculeuse, inventée par un bienfaiteur de l’humanité : les vacances. Deux semaines au bord de l’océan dans une maison avec des copains et le Dernier Garçon. Pèle mêle :
- Je n’avais aucune mais alors aucune barre de réseau, donc pas d’appels, ni de SMS à l’intérieur ni même dans le jardin. Il y avait du Wifi, mais je ne m’en suis servie que pour télécharger Civilization Revolution pour mon Iphone, car parfois il pleuvait.
- le Dernier Garçon est certainement l’espèce animale la plus facile à vivre sur Terre. Autant de jours collés ensemble, et on en a même pas eu marre. Nous avions une chambre avec des lits jumeaux que l’on avait rassemblés, alors on dormait en général sur un seul matelas. Malgré cette promiscuité, et une bataille constante pour les draps, aucun drame n’est à relever, ni chute, ni rien. En plus, son gâteau au chocolat est meilleur que celui de la propre mère de Chérie, grande experte en chocolat devant l’éternel.
- Puisque je parle de cuisine, j’ai pu démontrer que je ne savais pas uniquement préparer des apéros, même si j’excelle dans la préparation de nachos et disposition d’olives dans un bol. J’ai fait un truc fou, j’ai cuisiné : des quiches, et ma célèbre salade de pâtes au melon et muscat. Je crois que crois qu’il s’est dit que je n’étais pas si handicapée que ça pour le quotidien.
- Même qu’un matin j’ai fait du pain perdu en suivant une recette. Notez-le d’une croix blanche.
- Un garçon à la plage, c’est très pratique : il vous met de la crème solaire, fait attention à ce que vous ne soyez pas recouverte de sable, et il constitue une occupation tout à fait valable quand on s’ennuie de dormir au soleil : lui mettre de la crème solaire, le recouvrir de sable, l’écraser de tout son poids, tirer sur son short de bain (hin hin hin), etc.
- J’ai peur de l’eau, enfin surtout des bestioles qu’il peut y avoir dedans, méduses, poissons, monstres marins et je nage dramatiquement. Lui il est Breton, voileux et bon nageur. Alors, quand il a voulu qu’on aille se baigner, il m’a prise par la main pour m’aider à affronter les vagues (l’océan, le terrible océan…) en me parlant doucement. Même s’il a quand même rigolé quand un rouleau m’a fait râper le sol.
- Du coup il a mis un zèle tout particulier à enlever le sable que j’avais dans le bikini.
- A un moment du séjour, n’importe quelle parole avait 100 % de chance de finir sur un « CTB » « CMB » ou le très classe « comme ta mère ». Être stupide est assez réjouissant.
- On a d’ailleurs tous constaté que l’on était une bande de fieffés sacs à vin, au vu de la disparition mystérieuse et rapide des bouteilles de rouge. Mais que par contre, la vodka disparaissait moins vite et que cela doit être l’âge ou les non sorties en boîte.
- Il y en a eu une de sortie justement, dans une discothèque obscure, très obscure du coin. La population avait au moins 5 ans de moins que nous, et on était les plus bourrés. On va mettre ça sur le compte du pouvoir d’achat. Dans cette fameuse soirée, Chérie a, sans le vouloir, renversé son verre sur une fille de grand maximum 17 ans, qui s’est mise à râler en poussant des petits cris et en lui en voulant très fort. Chérie a éclaté de rire, et elle est partie renverser son verre un peu plus loin. Du coup j’ai rigolé très fort et je suis partie ailleurs ne pas renverser mon verre.
Merci aux commentateurs qui réclamaient mon retour à corps et à cri, je vous adore, mais quand même, il y a des priorités dans la vie, le vin rouge et l’océan en sont une tout à fait valable.
Me voici de retour à Paris, ce blog peut reprendre une activité normale.
Off !
Vacances, plage, le dernier garçon nu sur le sable (les yeux dans l’eau), etc.
Bisous !
Comment j’ai rencontré ma belle famille
Ce week-end j’ai donc pris le train pour aller rencontrer les parents du Dernier Garçon, car on s’est dit qu’au bout de cinq mois cela se faisait bien de se présenter aux parents. D’ailleurs depuis que les miens savent, ils l’attendent de pied ferme pour septembre, je suis sûre que ma mère est à la limite d’inviter toute la famille pour l’exhiber.
Donc vendredi soir, débarquée au train, dans une charmante ville Bretonne, toute sa famille est là pour m’accueillir, on me serre la main, me vouvoie et on se rend direction leur chez eux. Une soupe, au lit, et hop, chambre séparée imposée.
Le midi ils ont critiqué les fainéants de fonctionnaires, et on a déjeuné devant Pernaud. Dieu merci, avec le Dernier Garçon on a réussi à s’échapper l’après midi pour se promener tous les deux sur les falaises bretonnes.
Non, en vrai je déconne.
Vendredi soir, arrivée au train, le Dernier Garçon m’attend avec son frère. On sort de la gare, son frère me dit « ne regarde pas par là ! » et dit au Dernier Garçon « ils ne sont pas possible hein ». Je vois une moto s’échapper, surmontée de deux personnes en blouson de cuir: ses parents qui étaient venus espionner mon arrivée. Il est 23h, on arrive chez eux, on débouche le champagne.
Voilà.
Vacances en 1990
Alors que j’étais au collège, les premiers téléphones portables ont fait leur apparition. Ma mère avait fait à l’époque l’acquisition d’un Nokia flambant neuf, du genre frigo de 500 grammes, on dépliait l’antenne et l’écran LCD affichait fièrement deux lignes. L’été de la première année de cette nouvelle ère avait été un drame pour les possesseurs de portables, sur la plage, sur les terrasses, et un peu partout sur la côte, de réseau il n’y avait point, ils ne pouvaient pas se joindre pour se dire qu’ils se rejoignaient à la plage ou qu’il y avait apéro à 19H30, alors qu’un an auparavant tout le monde se débrouillait bien sans.
Aujourd’hui je peux recevoir mes emails depuis la plage car la station héberger la 3G depuis l’an dernier, faire bisquer tous mes followers Twitter et amis Facebook car je suis en vacances en envoyant des petites photos de mer d’huile et de ciel bleu. Je peux également avoir des nouvelles de mes trolls, de mon boulot et des projets en cours, de ma mère qui me harcèle au téléphone régulièrement, une destinée d’earlyadopteuse du téléphone portable ne s’oublie pas. Des fois je me prends à regretter le temps où en colonie de vacances mes parents me donnaient une carte téléphonique pour que je puisse leur téléphoner de temps en temps. Les mails, les réponses sur Twitter, le compte Facebook, tout ceci devient à la longue très stressant, c’est tout un tas de petites intrusions sur mon ilot de tranquillité, là allongée sur mon transat, surtout quand on n’a pas vraiment possibilité de décrocher totalement, notamment pour des questions professionnelles. Heureusement je me soigne.
Cri de joie du jour, alors que pour début août quinze jours de vacances sont prévus dans une maison en bord de mer avec mes fous alcooliques de potes et un Dernier Garçon dans la valise, j’ai appris que là bas, le réseau passait très mal. Joie ! Joie ! Joie ! Isolement, soleil, mer et verres de pastis et c’est tout, comme si on était une bande de jeunes des années 1990.
De nos jours, utiliser son Iphone juste pour savoir l’heure, c’est devenu un luxe indécent.
Du sexisme ordinaire
Petit billet d’humeur, les quelques exemples que j’ai vu passer ces derniers temps sont à compléter, par vos soins, si vous le voulez bien.
Je dis parfois sur ce blog que je ne suis qu’une vieille féministe. Je reste persuadée que certains qui lisent (mal) comprennent là dedans que j’ai envie de pendre le dernier des garçons avec les tripes du dernier de mes exs, que j’estime qu’il faut rabaisser les mecs au même titre que les filles ont été rabaissées, ou autre sort peu enviable pour un être humain, comme le coller 8 heures d’affilée devant Secret Story 3 pour le punir de ses péchés.
Mais en fait, non, je ne brûle pas mon soutien-gorge en place publique, je ne déteste pas les garçons (même que je les adore), j’estime juste qu’il est injuste, sexiste et terriblement rétrograde de vouloir attribuer à certains sexes des qualités, attributs, défauts, comportements à avoir, en fonction de la nature de ses organes génitaux, ou bien de sa production d’hormones.
Je rigole bien quand on me dit que non, ce n’est pas vrai, on a l’égalité, on est paranos les féministes-en-guerre-des-sexe. Sur l’égalité professionnelle par exemple, je ne reviendrai pas dessus car il y a des gens qui le font bien mieux que moi comme ce site, VieDemeuf, parlant, surréaliste parfois, et on y rit jaune, très souvent.
Non, moi j’ai envie de parler, rapidement, de sexisme ordinaire, de celui que l’on rencontre dans la vie de tous les jours, dans nos vies amoureuses et sociales, sur Internet, de la part des filles, comme des garçons.
Le sexisme ordinaire, c’est dire que des filles qui montrent leurs seins sur Twitter, lors d’un concours plutôt second degré, sont des salopes. Un mec qui montre son cul, on trouve cela beauf, ou drôle, ou bien drôle et beauf, mais y met t’on du sexe là dedans ? Non. Traiter publiquement quelqu’un de salope, c’est avilissant, c’est la ramener à un rôle d’objet sexuel alors qu’elle est bien plus que cela. (Chouette article qui résume bien ce que je pense ici)
Moi j’ai même un troll qui a réclamé publiquement mon « string », lui trouve ça drôle, moi pas, c’est connoté et vulgaire, avoir un blog qui parle franchement de sujets frivoles ne dispense pas d’un peu de politesse de la part des autres.
C’est aussi une fille comme toutes les autres, qui se fait agresser dans le métro par un mec, qui aura vu sa robe comme une invitation. Récit édifiant ici, et qui arrive malheureusement tous les jours. Je vous conseille d’aller le lire, et de méditer.
Finalement ces petites histoires se résument à ce paradigme : on peut vouloir être jolies sans être prises pour des objets sexuels, on peut rire de nous-mêmes, disposer de nos corps, de nos sexualités et vies amoureuses sans que cela autorise qui que ce soit à devenir déplacé.
Simple non ?
Un fieffé cuistot
La vie de couple n’a pas encore fait de moi une ménagère de moins de trente ans, qui porte un petit tablier et qui s’occupe de son intérieur en attendant le retour de son homme. Je suis et je reste une incapable culinaire : mon frigo c’est le désert de Gobi, dans lequel on aurait installé une étagère pour du vin et du fromage. Je ne sais pas acheter de légumes et je me nourris selon mes obsessions alimentaires du moment : j’ai par exemple toujours des Mister Freeze dans le frigo et en ce moment, je ne jure que par les œufs de lompes et les blinis. Ne cherchez pas à manger autre chose, vous ne trouverez rien d’autre qui soit comestible chez moi, ou alors vous prenez des risques avec votre santé. Et il est interdit de songer à faire rôtir le chat hein.
Par contre, chez le Dernier Garçon, il y a tout ce que l’on peut rêver pour une vie saine et équilibrée : du pain frais, des jus de fruits qui ne trainent pas depuis 2 semaines, des légumes, des épices, de la viande. Bref, ce garçon cuisine, et dans mon bonheur, cela lui fait plaisir de me nourrir correctement.
Les matins où je me réveille chez lui, alors que chez moi nous avons à peine droit à un jus d’orange, il m’intime de m’asseoir autour de la table, car il y a des tartines grillées et beurrées par ses soins, du lait frais et des Chocapic si j’ai encore faim.
Il doit y avoir un certain renversement des rôles, car je connais pas mal de personnes chez qui c’est le cas : les garçons, désespérés de leurs petites copines inaptes aux fourneaux, se mettent à cuisiner comme des chefs. Ou bien c’est peut être l’inverse, les mâles modernes ayant progressé en cuisine, et la livraison de sushis faisant des miracles, on ne voit pas pourquoi il faudrait s’activer gastronomiquement. Le débat reste ouvert.
Comme la vie de couple c’est aussi une somme de petites attentions, un dimanche matin où il dormait paisiblement, j’ai décidé que moi aussi j’allais lui préparer un petit déjeuner. J’ai donc fait les courses en ramenant des œufs, du bacon, du lait frais, du pain frais et du jus d’orange. Un peu plus et je portais une robe à fleurs et un panier en osier.
Miracle des miracles, je n’ai pas fait brûler les œufs, mais j’ai été plus que perplexe devant le goût du lait acheté chez le fromager.
Quelques jours plus tard, alors que j’ai pris quelques jours pour dormir sur une plage 800 km plus au Sud en famille, il est en charge de mon chat. Il décide même de dormir chez moi un soir. Au petit matin, comme à sa grande habitude, il se prépare un petit déjeuner, avec les moyens du bord, des céréales, du lait… Mal lui en a pris, vu que le lait, qui ne devait plus être très frais, lui a provoqué une intoxication alimentaire.
Quand je vous dis que mon intérieur est dangereux.
La mort du Prince Charmant
Dans le fond, j’ai toujours été une grande romantique, même si j’entends ici les lecteurs hilares qui me jettent en pâture tous mes anciens plans-culs, one-shot et relous du dance-floor en buvant de la bière.
Si, si je suis sérieuse. Comme beaucoup de filles, j’ai été nourrie et biberonnée à la culture Hélène et les Garçons, à pleurer devant Dawson (oui, bon), et à idolâtrer Ally McBeal. Ensuite j’ai découvert Samantha Jones, ceci expliquant cela.
Tous ces modèles à l’eau de rose ont fait de moi une incurable fleur bleue, qui croyait dur comme fer au prince charmant, au cheval blanc, à la mandoline, laï, laï, laï, laï. Au mec de ma vie, dont je serais amoureuse pour toujours, avec qui tout collerait, qui serait le premier et le dernier dont je tomberai dingue et que ce serait formidable.
Riez, riez, cela faisait sens dans mon âme de midinette fleur bleue et rose.
Un beau jour, j’ai reçu un mail d’un lecteur égaré à qui on avait conseillé la lecture de ce blog, j’ai répondu, il a répondu, et stupidement on est tombés amoureux en cassant tout ce qu’il y avait autour de nous. Il était une version masculine de moi, un peu plus vieille, défauts, manies, aspirations, tout collait. Quelques années plus tôt, je disais que je n’allais pas attendre que le Prince Charmant tape à ma porte un matin alors je chopais à droite à gauche pour le trouver, c’est pourtant ce qu’il faisait tous les matins de semaine. La coïncidence était trop belle, j’y ai cru dur comme sa bite.
Il s’est avéré que le Prince Charmant était un vilain crapaud à la bite pas si grosse que ça, et la passion, ça passe, vite, très vite, une fois que l’on a pigé. Au tout début de nos échanges, il surnommait sa femme « The One », ensuite il a arrêté, sans doute que cela devenait mal venu, au vu des circonstances.
Depuis, j’ai fortement revu mes croyances. « The One », « le prince charmant », et tout ça, le mec dont vous serez amoureuse toute votre vie, c’est de la connerie, pure, qui a été inventée à l’époque on se disait à 35 ans qu’avec deux gamins et un mari, on avait plus rien à attendre des histoires d’amour car notre vie était établie. Quelques milliers de divorces et de cocufiages plus tard, beaucoup de gens finissent dans des relations SARL par confort et croient encore que la personne qu’ils ont trompée au dernier degré est celle avec qui il passeront toute leur vie. On rencontre trop de gens, nos vies sont un chouya trop contraintes pour que tout roule tout le temps, et même si ça ne va pas, on reste ensemble.
Moi j’aime les couples quand c’est facile, quand ça glisse, que c’est évident, on n’est pas ensemble pour des raisons rationnelles car on n’a pas besoin de se poser la question du pourquoi, juste parce qu’on est amoureux car c’est le truc le moins rationnel de la terre. Sans vouloir faire mon oiseau de mauvais augure, mais quand on commence à se demander pourquoi on est avec quelqu’un, il faut courir vite.
J’en ai presque eu la larme à l’œil hier soir quand un garçon à qui j’ai roulé des pelles il y a longtemps m’a annoncé qu’il mettait bientôt un bébé en route avec sa douce. C’était mignon, car c’était évident, naturel, spontané, et même si statistiquement ils ont peu de chance de finir ensemble à la maison de retraite, on peut leur souhaiter tout le bonheur possible.
Avec le Dernier Garçon, on fait des projets, il se sent prêt à adopter mon chat, à prendre en charge l’organisation du frigo car je ne sais pas m’alimenter correctement, de toute façon il est déjà 7 jours sur 7 chez moi, même si cela durera ce que cela durera cela reste incroyablement chouette.
Je reste romantique, le Prince Charmant reste une vaste escroquerie, mais les garçons charmants existent encore. Dernier Garçon, peut être pas, Dernier Garçon en date, certainement.
Le coup de la panne
Non, ma vie amoureuse va très bien, rassurez vous. Ou bien soyez déçus, au choix.
Je reçois quelques commentaires me disant que je n’écris plus, que cela doit être la vie de couple, et tout ce qui va avec qui fait que je n’ai plus rien a dire.
D’abord je vais vous remercier, vous êtes encore plus anti-couples que moi, je me sens moins seule dans ma croisade contre les relations de confort et les mariages qui s’effondrent mais qui restent en place pour du matériel. Ensuite, je vais vous rassurer : la vraie version c’est que je suis victime de fatigue chronique, à dormir 12h par nuit le weekend, à enchaîner sur des siestes et à refuser de me coucher après 23h30 la semaine si je veux survivre à la journée qui suivra. Donc forcément, rallonger le temps de sommeil diminue les histoires à raconter.
Je suis allée chez le médecin qui m’a regardée comme si j’étais une dingue hypocondriaque et qui m’a dit de faire du sport (enfer), j’ai quand même eu une liste d’analyses de sang longues comme le bras à faire. Dassou était venue pour une merveilleuse formation pour son-métier-juridique-très-sérieux la semaine dernière, je crois que je lui ai fait peur, moi qui étais son rocher inébranlable, capable d’enchaîner les cuites et les mecs dans un temps record. Donc elle a alerté mes parents.
La malheureuse, j’ai été à deux doigts d’avoir ma mère en train de ranger mon appartement et de me préparer des soupes toute la semaine à domicile, arrivée avec le premier TGV qui passait par là, l’espace d’un instant j’ai même eu peur qu’elle décide de me faire un mot d’excuse pour l’école. Ou bien d’avoir la garde nationale qui tape à ma porte pour m’emmener d’urgence au vert. Entre nous, j’aurais préféré la garde nationale.
J’ai juste, un peu, beaucoup, besoin de vacances, parce qu’un weekend en Bretagne fin mai à ronronner avec le Dernier Garçon ne suffit pas, que j’ai pas mal de travail, peu de temps pour écrire, et encore moins pour vivre les trucs que j’écris habituellement.
Lecteurs, lectrices, propriétaires de chats, bougez pas, je vous fais le coup de la panne, mais je reviens bientôt avec des trucs à raconter.
Le connard de type 5
Des connards en liberté, il y en a partout. J’ai pris l’habitude de les ranger en 4 catégories. Pour récapituler, pour ceux qui n’auraient pas suivi :
- Le connard de type 1 est le connard connard, facile à repérer, il vous demandera « on baise ? » le premier soir, ou par SMS. On sait d’avance que c’est un connard, et c’est pour cela qu’on y va.
- Le connard de type 2 est le connard déguisé en mec bien, c’est le connard des séries TV où l’on apprend aux jeunes filles à pas coucher avec leur petit ami, car il va les larguer tout de suite après. C’est celui qui se fait passer pour un mec bien pour obtenir des faveurs de tous types. Il existe en vrai aussi, ne nous méprenons pas.
- Le connard de type 3 est celui qui cherche la femme de sa vie. Tout sucre tout miel tant qu’il y croit, vous finirez lessivée et larguée comme une chaussette sale car vous ne l’êtes pas.
- Le connard de type 4 est un ancien connard de type 3 qui a trouvé la femme de sa vie, mais qui on ne sait pas pourquoi, la génétique, sans doute, va continuer sa destinée de connard en allant fourrer ailleurs. Typique : les mecs mariés et autres infidèles notoires qui ne veulent pas larguer pour autant « The one ».
Puis il y a le connard de type 5, ce garçon là, vous êtes allée le voir un peu timide, avec un sourire gentil, histoire de montrer pattes blanches. Vous lui avez parlé de vous, de vos envies et de vos doutes, il a sourit, vous a dit que tout allait bien se passer. Vous le croyiez homosexuel et gentil. Il s’est bien occupé de vous : offert un verre, fait un massage, et fait ce que vous lui demandiez.
Pourtant vous êtes sortie de cette histoire complètement furax, quasi en larmes, il ne vous avait pas écoutée du tout, et sans même pouvoir lui hurler dessus, paralysée par la peur et l’angoisse de la suite : comment allez vous faire le matin désormais ?
Le connard de type 5, c’est votre coiffeur.
